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4 juillet 2015 6 04 /07 /juillet /2015 13:03
LE REFERENDUM DES MAITRES-CHANTEURS D'ATHENES! LA DEMOCRATIE DEVOYEE PAR SYRIZA !

~~ Référendum trop technique, anti-constitutionnel, trop rapide+ question dépassée après le 30 juin et mal formulée pour un problème de cette importance = Manoeuvre politicienne de Syriza!

http://www.bvoltaire.fr/christianvanneste/soit-reponse-peuple-grec-democratie-sera-grande-perdante,185163?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=77851b83d6-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-77851b83d6-30425677&mc_cid=77851b83d6&mc_eid=58ff097ba7

Quelle que soit la réponse du peuple grec, la démocratie sera la grande perdante

Le peuple grec a été pris en otage par un gouvernement qui prétend lui demander son avis. Christian Vanneste Homme politique Ancien député UMP, Président du Rassemblement pour la France Au secours ! La France se noie ! Le gouvernement de la Grèce « moderne » vient de ridiculiser la démocratie que les Grecs de l’Antiquité avaient, parait-il, inventée. Les citoyens de la cité grecque se réunissaient sur l’agora et décidaient en commun de leurs lois. Le principe de la « votation » suisse est le même. La taille du canton, l’importance de la population ont substitué à cette pratique le référendum d’initiative populaire. En Suisse, la votation est une seconde nature à laquelle la tradition et l’habitude ont ôté la part d’excès passionnel ; en revanche, le gouvernement extrêmement irresponsable de l’extrême gauche grecque vient d’inventer l’anti-votation absolue, l’usage pervers de la démocratie pour ruiner la démocratie. Les grandes familles patriciennes qui ont monopolisé la République grecque après la chute des colonels ont bénéficié de leur image de restaurateurs de la démocratie.

La bienveillance des dirigeants européens, la complicité des socialistes en particulier, ont permis à ce pays d’entrer avec un billet de faveur dans l’Union européenne, et carrément en fraude dans la zone euro. Depuis que les conséquences douloureuses de ce privilège en totale contradiction avec la réalité grecque se font amèrement sentir à la population, le divorce est consommé entre le peuple grec et ses dirigeants. Ceux-ci l’ont trompé et sont apparus comme les commis d’un pouvoir européen que les Grecs n’ont pas choisi. Cette double absence de légitimité a conduit à la victoire de l’extrême gauche démagogique élue pour obtenir des partenaires européens que la Grèce puisse conserver ses mauvaises habitudes tout en gardant l’euro. Certes, la Grèce ne pèse pas lourd, et l’on pourrait faire preuve de faiblesse à son égard, mais ce serait mépriser les efforts consentis par les Espagnols, les Portugais, les Irlandais et, plus récemment, les Italiens. Ce serait encourager la démagogie irresponsable chez eux aussi.

Devant la relative fermeté européenne, Tsípras s’est donc livré à une gesticulation dénuée de sérieux. Le coup de force du référendum surprise est avant tout un coup de poker. SYRIZA joue avec la démocratie et, donc, avec le peuple. Tsípras voulait obtenir une nouvelle aide sans s’acquitter de ses obligations précédentes, ne guère bouger sur les dépenses pour mettre l’accent sur les recettes fiscales d’un pays où la fraude est un sport national. Autrement dit, le peuple grec a été pris en otage par un gouvernement qui prétend lui demander son avis, mais sans trop se soucier de savoir s’il a envie de le donner, et moins pour le connaître que pour faire pression sur les gouvernements européens. Décision unilatérale de l’exécutif qui devra démissionner si le « oui » l’emporte, brutalité et rapidité de la procédure, complexité technique du problème et de la question posée : l’exact contraire de la votation suisse, et en définitive utilisation tactique du scrutin comme d’une menace pour obtenir un résultat à l’étranger, comme si l’avis du peuple n’était pas l’essentiel ! Madame Merkel a raison de prendre les Grecs à leur jeu, en espérant bien sûr que le peuple sera plus sage que ses dirigeants d’occasion et votera « oui ». Au moins, le peuple se sera exprimé et peut-être se sera-t-il délivré de la démagogie. Il est navrant de voir M. Hollande privilégier la reprise de la négociation avec les maîtres-chanteurs d’Athènes. Cela éclaire sur sa conception de la démocratie. Quelle que soit la réponse du peuple grec, la démocratie sera la grande perdante, puisque la souveraineté et la légitimité du peuple grec auront été écrasées par la technocratie européenne d’une part, et par des élus totalement irresponsables de l’autre. Christian Vanneste

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