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21 juillet 2015 2 21 /07 /juillet /2015 13:07
VIVE WOLGANG SCHAUBLE ! POUR UNE CONFEDERATION CAROLINGIENNE PUISSANTE! POUR UNE ZONE EURO RENFORCEE !

~~Excellente analyse dans la chronique ci-desssous, mais avec des conclusions diamétralement opposées pour me réjouir de l’amorce d’une zone euro-puissance souhaitée par Wolfgang Schaûble

Wolfgang Schaüble et Karl Lamers avaient déjà fait une proposition d’une Europe renforcée, d’un noyau dur zone euro, dans les années 1990 , mais elle avait été stupidement refusée par une France aussi suffisante qu’incapable , socialiste, orgueilleuse et décadente !

http://www.bvoltaire.fr/sylviabourdon/plan-schauble-sortir-de-zone-euro,194422?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=63dc1563a7-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-63dc1563a7-30425677&mc_cid=63dc1563a7&mc_eid=58ff097ba7

Le plan Schäuble : sortir de la zone euro i

L’humiliation de la Grèce est depuis longtemps le but de Schäuble. Il estime que l’Union européenne n’est plus viable. Son ambition est une union politique qui n’est possible, selon lui, qu’avec des États germano-compatibles. Sylvia Bourdon Chef d'entreprise. L’humiliation de la Grèce est depuis longtemps le but de Schäuble. Il estime que l’Union européenne n’est plus viable. Son ambition est une union politique qui n’est possible, selon lui, qu’avec des États germano-compatibles. Le « Grexit » est au programme. Schäuble s’imagine l’architecte d’une nouvelle Union européenne. Le « Grexit » est essentiel. Ce vieux cacique de parti rejette SYRIZA. Le couronnement de sa carrière serait de prouver que l’on peut y arriver, en s’appliquant avec discipline et persévérance. Il est amateur de grandes coalitions. « Son Union européenne » n’est pas composée d’associations incontrôlables, hautes en couleur, où chacun peut y trouver son bonheur. SYRIZA, du pain béni pour Schäuble. Il n’est plus contraint de composer avec le parti ami, Néa Dimokratía. Varoufákis livre dans une interview au New Statesman certains détails. La Troïka rejetait ses propositions, sans argumentations et sans contre-propositions. Selon Varoufákis, la Troïka a mené en bateau les Grecs.

Lorsque Varoufákis lançait à Schäuble qu’il n’est plus possible de négocier selon les vieilles règles, il rétorque : « Nous avons 19 pays dans l’eurozone où se tiennent des élections. Si après chaque élection nous devons changer les règles, ça n’est plus gérable. Il y a des règles auxquelles il faut se tenir, peut importe qui gouverne. » Signification : les sauveurs de l’euro veulent éjecter la Grèce. Ambrose Evans-Pritchard, du Telegraph, écrit que Schäuble, sans y mettre les formes, est le seul politicien à apporter une alternative pour la Grèce : la sortie de l’euro, une aide humanitaire, le soutien pour une nouvelle drachme par la BCE. Ceci sonne bien, alors que Tsípras fut contraint de signer. Cet accord ne peut tenir. 3 mois de souffrances supplémentaires. Au plus tard en octobre, une nouvelle réunion aura lieu pour un constat d’échec. Schäuble espérait que Tsípras choisirait le « Grexit ». Tsípras est naïf, n’est pas à la hauteur des « durs à cuire » de Schäuble. En « realpolitik », ce sont les intérêts qui priment. Le « Grexit » est inévitable. L’Allemagne ne suivra plus dans une eurozone en tel dysfonctionnement. Tsípras n’a pas compris le message martelé depuis des mois. La Grèce est indésirable. Si Merkel-Schäuble avaient vu une chance minime de garder la Grèce dans l’euro, ils auraient présenté un autre accord, avec de l’argent pour les investissements, d’autres fonds des États membres, l’aide de la BEI et de la BERD, ils auraient évoqué la protection des dépôts.

Schäuble veut la disparition de la Grèce de l’euro. En revanche, les banques devront être directement soumises à la BCE. Personne ne parle plus de l’union bancaire célébrée il y a quelques mois. L’Allemagne ne sauvera pas les banques grecques, Schäuble le sait. Sa proposition à Tsípras : « Si vous sortez de l’euro, vous obtiendrez une réduction de la dette. » Avec un « Grexit », le message Schäuble aux autres pays du sud est clair : « Tout le monde sera traité comme la Grèce. Ou vous jouez selon les règles, ou vous y serez contraints. » La « généreuse » proposition de la Troïka de transformer la Grèce en euro-protectorat devra intimider. Le temps est avec Schäuble. La situation italienne est catastrophique. L’Espagne présente une situation pire qu’officiellement annoncée. Podemos est un SYRIZA en puissance. Schäuble refuse de négocier avec ces partis, adversaires de l’austérité. Il leur mettra le couteau sous la gorge. Il veut un Parlement de l’eurozone, en estimant que l’unité politique ne pourra voir le jour que s’il traverse une crise. Restent l’Allemagne, l’Autriche, les Pays-Bas, le Luxembourg, la Slovaquie et, si possible, la France, laquelle deviendra problématique si Marine Le Pen arrive au pouvoir. Schäuble veut cette eurozone en tant qu’union politique, avec union de transfert, budget commun, un seul ministre des Finances qui aurait tous les pouvoirs, une sécurité des fonds communs, une assurance chômage commune et un programme d’intégration.

Rien ne le fera reculer pour imposer son plan. Il sait qu’une ligne rouge s’est créée dans l’Union européenne contre sa politique. Le temps presse. La destruction de l’ancienne Union européenne est engagée. Il y aura des dommages collatéraux, lesquels, selon Schäuble, seront moins importants que si l’on continue à se coltiner les Grecs, les Italiens, etc

. Sylvia Bourdon

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Published by marcrousset
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