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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 18:54
GLUCKSMANN? UN CONNARD DE PHILOSOPHE DROIT DE L'HOMMMISTE IRREALISTE ANTI -POUTINE !

~~Le fumeux maoïste et gauchiste Glucksmann, coqueluche médiatique bien-pensante s’est trompé toute sa vie !!

Sauf une fois dans son existence pour combattre le communisme stalinien!

Ses chroniques gauchistes droit de l’hommistes hallucinantes anti-Poutine dans le Figaro démontraient son crétinisme irréaliste ou sa mauvaise foi!

http://www.bvoltaire.fr/dominiquejamet/glucksmann-le-contre-et-le-pour,218684?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=e95f6b4c82-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-e95f6b4c82-30425677&mc_cid=e95f6b4c82&mc_eid=58ff097ba7

Glucksmann, le contre et le pour

En un temps et un pays où foisonnent les fausses idoles, André Glucksmann était juste quelqu’un de bien. Dominique Jamet Journaliste et écrivain Il a présidé la Bibliothèque de France et a publié plus d'une vingtaine de romans et d'essais. Co-fondateur de Boulevard Voltaire, il en est le Directeur de la Publication LatifaLes loups sont entrés dans PalmyreZéro de croissance : c’est la rentrée des cancres Poète, psychothérapeute, philosophe… Dans le monde chaque jour plus strictement et plus bêtement réglementé où nous vivons, il n’existe pas – pas encore ? – d’exercice illégal d’aucune de ces trois activités. Libre donc à n’importe qui de se dire ou de se prétendre philosophe, comme à chacun d’en juger… et c’est fort bien ainsi. C’est au milieu des années soixante-dix que déboula, en librairie, dans les journaux, à la radio, à la télévision, et dans l’arène politico-médiatique, sous le parrainage de Maurice Clavel une bande effervescente, sympathique et parfaitement hétéroclite de jeunes iconoclastes que le besoin maniaque de classification qui est une des plaies de notre société et de toute société amalgama sous le nom de « nouveaux philosophes ». Ils s’appelaient Guy Lardreau, Christian Jambet, Jean-Paul Dollé, Jean-Marie Benoist, Bernard-Henri Lévy, André Glucksmann… Etaient-ils réellement philosophes ? Ils étaient assurément nouveaux. C’est une qualité qui ne dure pas. La mort a prématurément éclairci les rangs de ce petit groupe. Tel avait eu la curieuse idée de rejoindre les rangs du Parti républicain de Valéry Giscard d’Estaing, tel autre est rentré dans la pénombre d’où il n’aurait pas dû sortir.

Plus télégéniques, plus brillants, peut-être plus talentueux que leurs camarades, deux d’entre eux apparurent dès le début comme les chefs de file de cette génération qui attestait, en ces temps aujourd’hui lointains, la vitalité de la vie intellectuelle française. On sait – comment pourrait-on l’ignorer ? – ce qu’il est advenu de l’homme à la chemise blanche qui depuis cinquante ans occupe le devant des écrans où il cherche à reprendre le rôle de Malraux avec un succès inégal qui lui a valu à plusieurs reprises de faire figure de ministre des Affaires étrangères-bis de la République mais d’être aussi l’un des acteurs les plus présents, les plus ridicules, les plus cabotins… et les plus entartés de la comédie française. L’autre, qui fut quelque temps, au temps de leur folle jeunesse et de leur égarement maoïste, son alter ego, vient de disparaître. Notre ami Nicolas Gauthier ne s’est pas privé, hier, sur notre site, d’ironiser sur la personnalité et le parcours d’André Glucksmann. C’était un peu facile. C’était un peu injuste. Car, s’il est exact que Glucksmann s’est abondamment fourvoyé – mais qui, en dehors de Bernard-Henri Lévy et, j’imagine, de Nicolas Gauthier, peut se prévaloir de son infaillibilité ? – il n’a jamais perdu de vue l’essentiel. Toute la vie, tous les combats de Glucksmann, totalement indifférent au qu’en dira-t-on, au qu’en pensera-t-on, au qu’en adviendra-t-il, n’ont d’autre moteur et d’autre explication qu’une soif ardente de justice et de liberté, que la haine de l’oppression, de la dictature, de toutes les oppressions, de toutes les dictatures. Toutes les erreurs qu’il a commises – et Dieu sait – en découlent. C’est parce qu’il voyait en Mao, comme des millions de dupes, de tous les pays et de tous les niveaux, un émancipateur, qu’il a cru un moment en la Chine « populaire », par détestation de Saddam Hussein qu’il a soutenu George W. Bush, par aversion pour Milosevic qu’il a idéalisé les Kosovars, par rejet de Poutine qu’il a pris parti pour les insurgés tchétchènes, parce qu’il s’était converti à l’europhilie et à l’atlantisme qu’il a même appelé en 2007 à voter Sarkozy, du reste sans en attendre et sans en recueillir aucun avantage personnel. Car il n’y a jamais eu aucune ambition personnelle, aucune bassesse derrière des choix qui devraient seulement nous rappeler que ne se trompent que ceux qui s’engagent et que ne se noient que ceux qui se jettent à l’eau. Lire aussi : André Glucksmann, un comique troupier nous a quittés…

Dans l’invisible balance où la postérité pèse les mérites et les fautes des hommes, qu’est-ce qui nous permet de dire que le fléau penche en faveur de Glucksmann et que le positif l’emporte sur le négatif ? Il fallait autant de courage que de lucidité, en 1975, pour écrire La Cuisinière et le mangeur d’hommes, c’est-à-dire pour dénoncer impitoyablement le caractère intrinsèquement pervers et criminel du bolchevisme et pour répandre dans le monde, avant Bernard Pivot, avant Philippe de Villiers, le nom et les accusations d’un certain Soljenitsyne, auteur controversé à l’extérieur et persécuté dans son pays de L’Archipel du Goulag. Il en fallait autant et peut-être davantage, à une époque où le Parti communiste français du stalinien Georges Marchais tenait encore le haut du pavé, obtenait 20% des voix aux élections et faisait la loi dans les milieux intellectuels pour dénoncer dans Les Maîtres penseurs Marx, Hegel et Nietzche, pères de tous les totalitarismes modernes. Et c’est encore Glucksman qui, en 1979, parvint à réunir pour la première fois dans une démarche commune les penseurs des deux rives, Sartre et Aron, ennemis mortels depuis un demi-siècle, pour aller plaider avec eux, avec succès, auprès du président du moment, la cause des boat people vietnamiens fuyant au péril de la mer la dictature communiste. Un tel homme mérite un autre adieu que le sarcasme et la dérision. En un temps et un pays où foisonnent les fausses idoles, André Glucksmann était juste quelqu’un de bien.

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