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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 19:43
POUR REDUIRE LE CHOMAGE, IL FAUDRA UNE REVOLUTION ECONOMIQUE STRUCTURELLE CONSERVATRICE !

~~Christophe Servan écrit ci-dessous des choses dans l’ensemble exactes, mais il est parfois un peu à côté de la plaque!

IL ne parle pas : des 35h, des syndicats idéologues à mettre au pas,de la suppression de l’ISF avec une diminution de la pression fiscale décourageante, de la flexibilité du code du travail, de la réduction du nombre des fonctionnaires ,du changement de l’assurance chômage, de la folle dépense publique gaspillée, du sale esprit socialiste inefficace qui nivèle par le bas et conduit à la pauvreté pour tous, de l’arrêt de l’immigration et du retour dans leurs pays de tous ces poids morts étrangers qui nous coûtent une fortune (80 milliards d’euros par an) et parfois nous assassinent ..

http://www.bvoltaire.fr/christopheservan/reduire-chomage-faudra-revolution,231828?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=e93fbcab51-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-e93fbcab51-30425677&mc_cid=e93fbcab51&mc_eid=58ff097ba7

Pour réduire le chômage, il faudra une révolution

C'est la structure même de l'appareil exportateur français qui est défaillante. Christophe Servan Gestionnaire de fonds d’investissement Valls l’affirme : le FN n’accédera jamais au pouvoirPourquoi le Japon refuse-t-il toute immigration ?La France doit des excuses au Front national 175 SHARESFacebookTwitter Lorsqu’une grande entreprise cotée en Bourse annonce un plan social, son cours rebondit sur le champ. Si vous trouvez ça choquant, c’est que vous avez oublié un principe fondamental inhérent à l’économie de marché : l’entrepreneur entreprend pour faire du profit, non pour créer des emplois. Prenons un peu de recul. En 1800, virtuellement 95 % de la population mondiale au-dessus de 15 ans était employée, principalement à travailler la terre. Deux siècles plus tard, les inactifs (étudiants, chômeurs et rentiers) pèsent environ 40 % sur les 7,2 milliards d’humains et, plus significatif, seulement un quart de la population mondiale bénéficie d’un emploi à plein temps (plus de 30 h par semaine). Il n’y a là rien d’anormal car toutes les innovations technologiques de l’ère moderne ont été conçues pour être plus économes en ressources humaines que celles qui les ont précédées. En théorie, cette évolution aurait été tout à fait vertueuse si la part du chômage dans les inactifs s’était limitée à un petit nombre de chômeurs de courte durée. Pour y parvenir, il aurait fallu que les gains de productivité profitent à l’ensemble de la population afin qu’une fois à la retraite, chacun puisse jouir d’une rente ; or, il n’en est rien. Marx avait justement observé que les gains de productivité étaient accaparés par le seul apporteur de capital, il en avait conclu que le système capitaliste finirait par scier la branche sur laquelle il reposait.

Aujourd’hui, les économistes marxistes sont tombés dans les oubliettes de l’Histoire et pourtant jamais les faits ne leur ont donné autant raison. Lire aussi : Et si c’était la fin de l’emploi ? Selon les statistiques produites par l’Organisation internationale du travail, il y aurait 200 millions de chômeurs dans le monde, mais nous savons que cette statistique ignore tous ceux qui ont renoncé à trouver un emploi et tous les seniors qui ne bénéficient d’aucune rente (pension ou revenu du capital). Le vrai chiffre est plus proche du demi-milliard. Comment, alors, expliquer que deux États comparables et voisins connaissent des niveaux de chômage radicalement différents ? Si, donc, un taux de chômage compris entre 5 % et 7 % de la population active est désormais un plancher à l’intérieur du modèle capitaliste, les écarts observés entre des pays comme la France et l’Allemagne trouvent leur explication dans les conditions économiques propres à chaque État. L’insigne faiblesse des entreprises françaises à l’export éclipse toutes les autres explications : entre la France et l’Allemagne, l’écart est spectaculaire – 10 % de PIB, soit trois fois le déficit budgétaire. Le MEDEF impute cette terrible performance à la politique fiscale du gouvernement ; c’est aller un peu vite en besogne. C’est la structure même de l’appareil exportateur français qui est défaillante.

En effet, la France ne compte que 120.000 entreprises exportatrices, contre 300.000 en Allemagne et même 200.000 en Italie. Par ailleurs, la taille moyenne des entreprises françaises est bien trop faible : 35.000 entreprises comptent plus de 50 salariés contre 140.000 en Allemagne, et les trois quarts n’ont pas véritablement de stratégie export ni même de service export, pourtant indispensable pour garantir les délais et assurer un service après-vente. Ajoutez le fiasco de l’apprentissage et vous avez là les contours du « Mal français »

. Pour réduire significativement le nombre de chômeurs, la France ne pourra pas faire l’économie d’une révolution. Une révolution dans les rapports entre l’État et l’entreprise mais aussi à l’intérieur de l’entreprise afin de donner à l’apprentissage et à l’export la place centrale qui leur revient. À défaut, c’est par une révolution d’un tout autre genre que les exclus finiront pas nous demander des comptes.

Christophe Servan

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Published by marcrousset
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