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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 15:54
VERS L'EXPLOSION DU PRIX DE L'OR PHYSIQUE EN VOIE DE DISPARITION A LONDRES ET A NEW-YORK !

~~ Le terrain glisse sous les pieds du LBMA et du Comex IMG

Auteur David Jensen David Jensen Publié le 11 janvier 2016 1129 mots - Temps de lecture : 2 - 4 minutes ( 4 votes, 5/5 ) Article Commentaires Commenter Notation Tous les Articles [titre article pour referencement] Avertissement Rubrique : Or, Argent et Monnaie

Un titre assez imagé, en effet. En revanche, comme je l’ai déjà expliqué en 2014 puis une nouvelle fois en janvier de cette année, au vu des volumes bruts échangés chaque jour sur le LBMA qui en janvier s’affichaient à environ 200 millions d’onces, il est évident que la plateforme de détermination des prix de l’or et de l’argent finira par céder sous le poids de la loi de Gresham. Tout indique qu’elle soit aujourd’hui en phase d’effondrement. Selon la loi de Gresham, l’introduction d’une devise dévaluée (ou de moindre qualité) chasse la devise la plus précieuse hors de la circulation, pour n’y laisser plus que la devise dévaluée qui finit par n’avoir plus aucune valeur. Beaucoup riront de l’idée d’un échec potentiel du marché de l’or occidental, et souligneront que le prix de l’or n’est allé nulle part.

Si les marchés s’effondrent en raison d’une disponibilité d’or trop peu importante, pourquoi le prix de l’or n’explose-t-il pas à la hausse ? L’or et l’argent digitaux existent encore en des quantités très copieuses et continuent de s’échanger sur le LBMA comme sur le Comex – il est possible de trouver des quantités infinies de métal digital et virtuel sur ces marchés. Il n’existe pas de pénurie de métal papier, c’est pourquoi le prix virtuel que suivent la majorité des investisseurs ne grimpe pas. Les banques commerciales ont toujours vendu en période de hausse de prix pour le forcer à la baisse.

Ce qu’il faut observer est la quantité de métal disponible, c’est pourquoi je me tourne d’abord vers le LBMA – le premier marché « physique » du monde. Le LBMA nous indique dans son propre guide de marché que ses propres contrats, des contrats non-alloués rattachés au prix au comptant, n’offrent à leurs propriétaires qu’un titre de propriété incertain sur du métal physique. C’est ainsi qu’a été créé et échangé de l’or non-existant au point que le marché au comptant de Londres enregistre aujourd’hui des échanges équivalents à deux fois la production minière annuelle – chaque jour. Au vu des chiffres relatifs aux réserves d’or sur le marché physique de Londres (mention spéciale à la recherche faite par Ronan Manly et Koos Jansen de chez Bullionstar.com), nous pouvons remarquer qu’en dehors de l’or appartenant à la Banque d’Angleterre (réserves du secteur officiel) et de celui des ETF et fonds basés à Londres, il existe approximativement 6 tonnes d’or privé potentiellement disponible au marché au comptant. Nous pourrions dire que les réserves du secteur officiel détenues par la Banque d’Angleterre sont susceptibles de devenir disponibles sur le marché au travers de prêts, mais les 6 tonnes d’or privé présentés par le graphique ci-dessous nous indiquent une situation bien différente. L’or privé (potentiellement disponible sur le marché au comptant) est passé de 1.651 tonnes en 2011 à 6 tonnes aujourd’hui.

Sur la période, l’or physique occidental s’est majoritairement déplacé vers l’Orient, où il a été absorbé par des acheteurs asiatiques Afin de pouvoir être revendu en Asie, l’or occidental a été fondu en Suisse sous la forme de barres d’un kilo d’or pur à 99,99%. L’or stocké dans les coffres de Londres est logistiquement plus difficile et plus cher à déplacer vers les raffineries suisses que l’or venu d’autres marchés. Nous pouvons donc en déduire qu’il devrait être le dernier à être affiné en Suisse en vue d’être acheminé vers l’Asie. Cette consommation des réserves de Londres nous indique que les réserves disponibles d’or occidental ont disparu. De petites quantités d’or pourraient être rendues disponibles par les banques centrales ou encore les ETF et autres fonds, mais le déclin rapide des réserves d’or présentes dans les coffres londoniens nous indique que le marché de Londres est déjà en train de glisser. Pour vous donner une idée d’échelle, nous pouvons estimer les intérêts ouverts des contrats au comptant en multipliant par deux ou trois les volumes quotidiens comme nous le faisons souvent sur d’autres marchés de marchandises physiques. Pour rendre le calcul aussi simple que possible, nous utiliserons les 200 millions d’onces de volumes quotidiens, qui représentent un intérêt ouvert de 400 à 600 millions d’onces – ou de 13.000 à 19.000 tonnes d’or. Contre six tonnes d’or disponibles dans les coffres de Londres, une fois déduit le métal de la Banque d’Angleterre et des fonds sur l’or.

Le marché de l’or du Comex n’est pas très différent. Le nombre de contrats est récemment passé à trois-cent fois le nombre d’onces d’or disponibles dans les entrepôts du Comex. Même sur ce marché papier dont les clauses autorisent un règlement en liquide, il ne reste plus que 153.000 onces d’or livrable pour trois-cent fois plus de contrats papiers. 24hGold - Le terrain glisse so... John Exter, ancien membre de la Réserve fédérale, a surnommé l’or la « monnaie du pouvoir » ou « forme ultime de rédemption de dettes ». L’or n’est pas sujet à la promesse d’une tierce personne (ce n’est pas le cas de notre système fiduciaire au sein duquel la monnaie nait en tant que dette). En raison de l’intégrité de l’or en tant que monnaie et en tant qu’actif, il a toujours joué le rôle d’indicateur des excès des banques centrales et des gouvernements en termes de politiques fiscales.

La suppression du prix de l’or physique au travers de son prix papier finira par atteindre ses limites une fois que le métal disponible sur les marchés de Londres et de New York aura complètement disparu. Epargnants et investisseurs se tourneront ensuite vers d’autres actifs réels pour protéger leur capital, et notre système bancaire de réserve fractionnaire touchera à sa fin – cette destinée du système fiduciaire est abordée depuis déjà 300 ans en Occident. Une crise des marchés monétaires et des obligations viendra nous indiquer que les citoyens en auront une fois de plus eu assez des manigances des banquiers centraux et des gouvernements. Au cours de ces quelques derniers jours, le taux du GOFO sur une semaine (le taux du LIBOR duquel est retiré le taux de prêt de l’or) est soudainement passé à -0,30%. Le GOFO sur un mois est passé à -0,23%. Tous deux ont chuté à partir de valeurs positives, ce qui indique un climat de stress sur les marchés.

L’avenir nous dira si une quelconque importance doit être accordée à ces déclins, mais les faits sont là : l’or a disparu des marchés de Londres et de New York.

Une dernière chose : l’OTAN, la Russie, la Chine et l’Iran sont devenus au cours de ces deux dernières années bien plus actifs sur le plan militaire et géopolitique. Se préparent-ils à une crise financière occidentale et au conflit militaire qui naîtra ensuite (l’outil de choix des politiciens pour détourner l’attention des crises qu’ils ont générées) ? De là où je me trouve, il semblerait que ce soit le cas.

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