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22 janvier 2016 5 22 /01 /janvier /2016 16:05
VERS LA CRISE ECONOMIQUE ET UN KRACH BOURSIER EN 2016 !

~~ A terme la BCE et la Fed n’auront fait que reporter et aggraver la crise!

http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-nous-ne-sommes-plus-en-2008--ce-qui-arrive-est-bien-pire.aspx?article=8011399696H11690&redirect=false&contributor=Michael+Pento.

Nous ne sommes plus en 2008 : ce qui arrive est bien pire

IMG Auteur Michael Pento Delta Global Advisors Publié le 21 janvier 2016 1324 mots - Temps de lecture : 3 - 5 minutes ( 3 votes, 5/5 ) Article Commentaires Commenter Notation Tous les Articles Le S&P 500 a commencé l’année sur sa pire performance de tous les temps, ce qui a poussé les défenseurs de Wall Street à faire tout leur possible pour expliquer pourquoi le chaos sur les actions et les devises globales ne donnera pas lieu à une nouvelle année 2008. Ils ne veulent pas non plus que les investisseurs s’imaginent que les évènements actuels ont quoi que ce soit de semblable avec la bulle sur le dot-com qui a fait perdre 78% au NASDAQ et 35% au S&P 500. Selon eux, la débâcle chinoise n’est même pas comparable à la crise de la dette qui a frappé l’Asie en 1997, alors que la dette libellée en dollars ne pouvait plus être remboursée, que le baht thaïlandais perdait la moitié de sa valeur et que le marché boursier plongeait de 75%. Les individus peu scrupuleux qui dominent les institutions financières et les gouvernements prédisent une brève baisse sur Wall Street. Ne vous attendez pas à ce qu’ils nous mettent en garde face à une récession globale et un chaos général sur les marchés. Une récession se produit cependant en moyenne tous les cinq ans depuis la fin de la seconde guerre mondiale, et sept années se sont déjà écoulées depuis la plus récente. Plus important encore, le déclin moyen enregistré depuis le point le plus haut et le point le plus bas de ces six dernières récessions a été de 37%. Cela porterait aujourd’hui le S&P 500 à environ 1.300, si tant est que la récession à venir ne soit que « moyenne ».

*

Mais celle qui arrive sera pire encore. L’un des plus gros contributeurs à la récession qui nous attend au tournant sera les retombées du déclin de l’économie chinoise. Le gouvernement communiste mégalomaniaque du pays a multiplié sa dette par 28 depuis l’année 2000. La dette totale de la Chine est passée à plus de 300% du PIB sur une très courte période afin notamment de donner naissance à une bulle non productive sur les actifs immobilisés. Maintenant que la bulle sur la dette se dégonfle, la croissance chinoise est en déclin. La baisse de valeur du renminbi, la cascade des prix des titres sur le marché de Shanghai (qui ont perdu 40% depuis le mois de juin 2014) et l’effondrement des volumes de transports ferroviaires (moins 10,5% sur un an) illustrent clairement que la Chine n’enregistre plus une croissance de 7% et, bien au contraire, qu’elle ne croît plus du tout. Le problème, c’est que la Chine représentait 34% de la croissance globale, et l’effet multiplicateur du pays sur les marchés émergents portait ce nombre à plus de 50%. Attendez-vous à voir plus de pressions sur les bénéfices des multinationales à mesure que la croissance globale continue de ralentir. Mais la débâcle chinoise de la dette n’est pas le catalyseur primaire de la récession qui se développe aux Etats-Unis. Elle apparaît parce que les prix des titres et les valeurs immobilières ne peuvent plus être supportés par les revenus et le PIB. Maintenant que le QE et les taux d’intérêt à zéro pourcent ont pris fin, les prix de ces actifs succombent aux forces gravitationnelles de la déflation. Le ratio médian du prix d’une propriété immobilière par rapport aux revenus est de 4 pour un, alors que le ratio moyen est de 2,6. Ainsi, malgré des taux de prêts immobiliers plus bas que jamais, les nouveaux arrivants sur le marché ne peuvent pas se permettre de verser d’acompte initial. Et sans nouveaux acheteurs, les propriétaires existants ne peuvent pas non plus s’acheter une maison plus grande. De la même manière, la valeur totale des actions est désormais dangereusement déliée de l’état anémique de l’économie sous-jacente. Le ratio de la capitalisation boursière par rapport au PIB est en moyenne de 75 sur le long terme, mais il est actuellement de 110. Le rebond du PIB ressorti de la Grande récession a été artificiellement engendré par la Fed. Et aujourd’hui, les bulles générées sur les titres et sur l’immobilier se renversent et devraient laisser place à une sévère contraction des dépenses des consommateurs.

Wall Street continue toutefois d’essayer de nous réconforter en nous expliquant qu’une nouvelle vague de déflation et dépression similaire à celles de 2008 est actuellement impossible parce que les banques sont mieux capitalisées. Il se trouve en revanche que les banques puissent être bien moins capitalisées que ce que pensent les régulateurs, parce qu’une majorité de leurs actifs sont représentés par des bons du Trésor et des prêts à la consommation qui se retrouveront la tête sous l’eau une fois qu’une nouvelle récession se sera abattue sur les secteurs public et privé. Plus important encore, même si nous en venions à concéder que les institutions financières sont moins endettées, la vérité est que les entreprises, le gouvernement fédéral et la Réserve fédérale ont accumulé de très grosses quantités de dette additionnelle depuis 2007. Même la dette des ménages est repassée à son record de 14,1 trillions de dollars enregistré en 2007. Depuis lors, la dette des entreprises est passée de 10,1 à 12,6 trillions de dollars, la dette nationale est passée de 9,2 à 18,9 trillions de dollars, et le bilan de la Fed a explosé depuis 880 milliards jusqu’à 4,5 trillions de dollars. Les banques sont peut-être mieux placées aujourd’hui qu’elles ne l’étaient à l’approche de la Grande récession, mais les bilans du gouvernement et de la Fed sont devenus insolvables suite à leurs efforts de reprise économique par l’emprunt et la création monétaire. En conséquence, la dette du gouvernement fédéral représente désormais près de 600% de ses revenus. Et la Fed a passé ces huit dernières années à gonfler son effet de levier jusqu’à 77 pour un dans ses efforts de maintenir les taux d’intérêt proches de zéro.

Une récession brutale est ainsi inévitable, et elle coïncidera avec deux conditions sans précédent et extrêmement dangereuses qui devraient la rendre pire encore que celle que nous avons traversée en 2008. Premièrement, la Fed ne sera pas en mesure d’abaisser les taux d’intérêt et d’alléger la dette de l’économie. A l’approche de la Grande récession, l’ancien gouverneur de la Fed, Ben Bernanke, a porté en l’espace d’un claquement de doigts les taux de prêts interbancaires de 5,25 à zéro pourcent, et imprimé 3,7 trillions de dollars de dette de plus long terme afin de forcer les prêts immobiliers et les autres formes de dette jusqu’à un niveau record à la baisse. Le mieux que la Fed puisse faire aujourd’hui est annuler sa hausse des taux d’intérêt jusqu’à 0,25% mise en place en décembre. Deuxièmement, le gouvernement fédéral a fait gonfler la dette cotée en bourse de 8,5 trillions de dollars (une hausse de 170%), et généré un déficit d’1,5 trillion de dollar pour stimuler la consommation au travers de paiements de transferts. Un nouveau gonflement similaire du déficit et de la dette – qui est la conséquence normale d’une récession après l’effondrement des revenus – entraînerait une flambée des taux d’intérêt qui à son tour transformerait cette prochaine récession en une dévastatrice dépression.

Je suis d’avis qu’afin d’éviter une flambée du coût du remboursement de la dette des secteurs public et privé, la Fed sera forcée de lancer un programme illimité d’achat d’obligations. En revanche, non seulement les taux d’intérêt ont déjà atteint des records historiques à la baisse, la confiance en la capacité des banques centrales à fournir une croissance soutenable du PIB a été détruite par leurs huit années d’expérimentations avec le QE et les taux zéro. Ajouter 1,5 trillion de dollars par an à la dette américaine de 19 trillions de dollars ne sera pas accueilli par un simple haussement d’épaules des marchés. Ainsi, la capacité des gouvernements à sauver les marchés et l’économie sera très limitée, sinon impossible.

Attendez-vous à voir se développer le chaos sur les marchés des devises, des obligations et des actions à l’échelle internationale. Il a déjà commencé à apparaître ici et là.

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