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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 17:45
DES DROITS DE DOUANE EN EUROPE CONTRE LES DELOCALISATIONS ET LES IMPORTATIONS A BAS PRIX !

~~ 1)Ce qu’il faut éviter :les usines de Renault à Tanger pour fournir le marché européen ! Avec des droits de douane pour défendre l’emploi en France et en Europe,Renault n’aurait jamais construit cette usine de délocalisation à Tanger ! Aux Etats-Unis, les entreprises industrielles délocalisent à tour de bras au Mexique!

2)Le deuxième danger,ce sont les importations des pays à bas salaires sans protection sociale et environnementale : l’exemple de l’acier chinois en Europe!

3) Il y a donc déflation et surcapacité mondiale de l’économie réelle avec un Système financier occidental qui tient avec les bouées,les ficelles,les sparadraps,les entre-loupes, les interventions, les mensonges, et les rustines des banques centrales!!

CONCLUSION: CA VA PETER !!!!! LA FIN DU LIBRE ECHANGISME MONDIALISTE! RETOUR A UN LIBRE ECHANGE SEULEMENT EUROPEEN POUR GARDER UNE INDUSTRIE MODERNE COMPETITIVE AVEC UN MARCHE SUFFISANT ET DES ECONOMIES D’ECHELLE, AVEC LA PREFERENCE COMMUNAUTAIRE ET DES DROITS DE DOUANE!

http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-panama-papers--le-premier-ministre-islandais-demissionne.aspx?article=8287215748H11690&redirect=false&contributor=Charles+Sannat

États-Unis, ça délocalise : quand les usines partent au Mexique

IMG Auteur Charles Sannat Insolentiae Publié le 08 avril 2016 405 mots - Temps de lecture : 1 - 1 minutes ( 0 vote, 0/5 ) Article Commentaires Commenter Notation Tous les Articles SUIVRE : Dollar Emploi Avertissement Rubrique : Opinions et Analyses Vous vous souvenez sans doute du mythe de la réindustrialisation des États-Unis ? Vous savez, une superbe histoire de croissance économique et de reprise géniale… L’Amérique, croulant sous les gains de compétitivité, sous l’énergie pas chère des gaz de schiste, était en train de relocaliser toutes ses entreprises parties trop vite et à tort en Chine… Finalement, encore une fois, ce que je disais depuis des mois, pour ne pas dire des années, en dénonçant ce mensonge économique commence à transpirer. Ainsi, cet article et reportage de France Télévision confirme ce que j’ai toujours dit, à savoir que les relocalisations étaient uniquement des relocalisations sans emploi car avec des usines totalement automatisées et des relocalisations “fiscales” donc reposant sur de la subvention… Pas de quoi fouetter un chat en définitive.

Plus grave, les délocalisations reprennent de plus belle, vers le Mexique cette fois, qui est la banlieue de l’Amérique avec une main-d’œuvre 20 fois moins chère et un peso qui a baissé de 30 % cette année, bref, de quoi vouloir aller produire là-bas, surtout que le Mexique fait partie de l’ALENA, l’équivalent du marché commun européen…

“C’est le biscuit préféré des familles américaines. Le fameux Oreo, est l’emblème du “made in USA” ou plutôt était. Les chaînes de fabrication de l’usine Nabisco qui les fabrique vont partir au Mexique. 600 emplois américains vont disparaître. La direction affirme qu’elle va ainsi économiser 44 millions d’euros par an. Les ouvriers de Chicago ont vite compris pourquoi, l’écart de salaire est énorme. “On gagne ici 22 euros de l’heure et avec le coût de la vie aux États-Unis, c’est le minimum pour survivre alors qu’au Mexique, les ouvriers gagnent en moyenne 1,20 euro de l’heure sans aucune protection sociale”, explique un ouvrier. Une localisation attractive Il n’y a pas que les biscuits qui s’en vont au Mexique.

Ford va déménager une usine d’assemblages de petites voitures citadines, 700 emplois sont menacés. Le géant du chauffage et de la climatisation Carrier vient d’annoncer 14 000 licenciements. Ce n’est plus la Chine, mais le Mexique qui attire les entreprises. Sa proximité géographique avec les entreprises permet d’économiser les frais de transport. L’ouvrier mexicain coûte 20 fois moins cher que l’ouvrier américain.

Enfin, le peso a perdu 30 % de sa valeur par rapport au dollar, les produits “made in Mexico” sont donc extrêmement compétitifs. En 10 ans, les États-Unis ont perdu 50 000 usines.

http://actu.orange.fr/monde/crise-de-l-acier-la-siderurgie-chinoise-dans-la-tourmente-minee-par-les-surcapacites-CNT000000mJkRy.html

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Crise de l'acier: la sidérurgie chinoise dans la tourmente, minée par les surcapacités

2partages Réagir Chargement en cours Des centaines d\ Des centaines d'ouvriers licenciés manifestent devant le siège de Guofeng Steel Company à Tangshan, province nord de la Chine, désormais contrainte de stopper sa production le 5 avril 2016 1/4 © AFP, GREG BAKER Tom HANCOCK, publié le 8 avril Chine: des centaines d'ouvriers ont manifesté cette semaine devant des aciéries contraintes de fermer en raison des surcapacités de la sidérurgie Les exportations à bas prix ne permettent pas d'absorber les colossales surcapacités de la sidérurgie chinoise: à Tangshan, capitale de l'acier en Chine, des centaines d'ouvriers licenciés ont manifesté cette semaine devant des usines désormais contraintes de stopper leur production.

Dans cette métropole industrielle du Hebei (nord), l'euphorie des années 2000 est révolue: comme plusieurs aciéries, le groupe étatique Guofeng a fermé la semaine dernière un de ses sites de production, arguant de "facteurs incontrôlables". D'où quelque 4.000 employés concernés par la vague de licenciements, ont assuré mardi à l'AFP d'anciens ouvriers, qui occupaient une route menant aux bureaux de l'entreprise. "J'ai une fille, je fais vivre ma famille. Qu'est-ce que je vais devenir ?", se lamente l'un d'eux. Plusieurs brandissaient des copies du droit du travail chinois, réclamant le versement d'indemnités, tandis que des policiers leur interdisaient l'accès au complexe industriel. Contacté par l'AFP, Guofeng s'est refusé à tout commentaire. Plombés par le recul de la demande intérieure et la dégringolade des prix, beaucoup d'aciéristes, non rentables, survivent grâce à l'endettement et aux aides publiques.

L'an dernier, les pertes combinées des principaux producteurs d'acier chinois ont été multipliées par 24 par rapport à 2014 pour dépasser l'équivalent de 13,6 milliards d'euros, selon leur fédération, la China Iron and Steel Association. - 'Choc pour le marché' - Entre 2000 et 2014, la production d'acier en Chine a été multipliée par sept, dopée par de massifs investissements, un gigantesque plan de relance, le boom du marché immobilier et l'urbanisation à tous crins. Les entrepreneurs privés s'ajoutant aux mastodontes étatiques, la Chine en est arrivée en 2014 à produire quelque 820 millions de tonnes d'acier par an: la moitié de l'offre mondiale. Mais c'est alors que la demande chinoise a commencé à fléchir brusquement, sur fond de refroidissement de l'immobilier et d'essoufflement de la croissance. Le décalage donne aujourd'hui le vertige: le géant asiatique pourrait sortir de ses usines jusqu'à 1,2 milliard de tonnes d'acier par an, alors que la demande nationale atteint laborieusement 700 millions de tonnes. Les aciéristes tentent donc de multiplier leurs ventes à l'étranger pour écouler leurs surplus.

"En 2015, la Chine a exporté environ 100 millions de tonnes (...) Une bouffée d'oxygène pour l'industrie locale, mais un choc pour le marché international", a reconnu Cai Rang, président de l'Institut de recherche chinois sur le fer et l'acier, cité par un média officiel. Le déferlement de cet acier à des prix défiant toute concurrence, qui compromet la fragile reprise des sidérurgistes européens et américains, a amené plusieurs membres de l'Union européenne, France comprise, à demander des taxes antidumping, alignées sur les sanctions déjà imposées par Washington. Seule une petite proportion des exportations chinoises est destinée à l'Europe, l'Asie restant leur débouché prioritaire.

Mais au vu des volumes chinois, "même une part limitée des exportations peut avoir un impact pénalisant", explique à l'AFP Kevin Bai, analyste du cabinet CRU Group. - 'Aimez votre pays' - Conscient du problème, Pékin a promis de supprimer entre 100 et 150 millions de tonnes de capacités de production d'ici à 2020, au prix de 500.000 emplois, soit plus que les 328.000 salariés de l'acier de toute l'UE. Pour les ouvriers de Tangshan, qui avaient vu leur salaire mensuel s'envoler depuis les années 1990 --de moins de 1.000 yuans à plusieurs milliers actuellement--, l'avenir paraît sombre. Autant que pour le secteur du charbon, lui aussi sinistré, qui pourrait voir disparaître 1,3 million d'emplois. D'importantes manifestations de mineurs le mois dernier à Shuangyashan (nord-est) ont été sévèrement réprimées, avec des dizaines d'arrestations. Dans un régime communiste soucieux d'étouffer toute contestation sociale, les ouvriers de Tangshan redoutent également l'intervention des forces de l'ordre. "Certains ont déjà été interpellés. La police m'a averti qu'ils m'emmèneraient aussi si je faisais du grabuge", raconte à l'AFP M. Shao, 41 ans, ouvrier de Guofeng. Venus pour beaucoup des campagnes, les licenciés "n'ont aucun espoir de pouvoir revenir à l'agriculture", se désole-t-il.

"A l'usine, on nous disait: +Aimez votre pays!+", poursuit Shao. "Mais je vais voir mon enfant manger un seul repas par jour, parce que les prix alimentaires sont trop élevés. Comment accepter ça ?".

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