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28 mai 2016 6 28 /05 /mai /2016 18:20
MAYOTTE : LA CHIENLIT, L'INSECURITE, L'EXPULSION DES IMMIGRES, APPEL A LA LEGION ETRANGERE !

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Mayotte : et maintenant la légion!

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Mayotte : et maintenant la légion!

27 mai 2016 0 commentaire

Michel Lhomme, politologue ♦

Ainsi, le week-end dernier de nouvelles expulsions ont été organisées par des habitants des villages de M’tsahara (commune de M’tsamboro) et Kani Bé (commune de Kani-Kéli). C’est le triste balai des expulsions populaires conséquence logique de la politique de la drauche socialisante et humaniste (Sarkozy et Hollande). Le discours des « expulseurs » est toujours le même : « si l’État ne fait rien, nous agissons à sa place ». Or, l’État ne fait rien.

Manifestation des « expulsés » place de la république

En fin de week-end prochain et comme dimanche dernier, de nouveaux «décasés » arriveront dans le camp de fortune des « expulsés » installé à Mamoudzou. Ils s’ajouteront aux 100 ou 200 sans-abris qui se sont déjà amassés sur les lieux. Se voulant agissant, le nouveau préfet, Frédéric Veau, a tenu sa première conférence de presse pour annoncer le détachement immédiat d’un peloton de la Légion étrangère à Mtsamboro, porte d’entrée des Anjouanais (l’île d’Anjouan est visible par temps clair de Mtzamboro) et l’organisation d’états-majors de la sécurité la semaine prochaine. Le préfet a affirmé que l’immigration clandestine, la sécurité et le développement économique et social de l’île constituaient les trois priorités de son action. Cela fait plus de trente ans qu’on nous serine les mêmes choses.

Sur l’immigration, Frédéric Veau a indiqué qu’au-delà de ce détachement d’un peloton, soit 16 militaires de la Légion étrangère, la police aux frontières allait poursuivre ses contrôles au niveau de la barge, sur les routes et dans les villages. Politique nécessaire certes mais totalement absurde. Il n’y a même plus de vedettes de la Paf réellement utilisables. S’agissant de la situation des expulsés sur la place de la République, le préfet a rappelé qu’un recensement avait été effectué par la police aux frontières et la police nationale et que donc « les personnes en situation irrégulière ont vocation à être éloignées ». Curieuse expression en effet, « vocation » : elles le seront ou ne le seront pas ? Ce qui est bien clair c’est que les forces de l’ordre sont incapables d’empêcher les expulsions populaires et là encore, c’est du joli : « L’intervention des forces de l’ordre ne doit pas augmenter le trouble de l’ordre public ».

Frédéric Veau, nouveau préfet

Concernant l’insécurité et la délinquance, Frédéric Veau a rappelé que l’État ne pouvait pas admettre qu’il y ait des zones de non-droit. Que peut-il dire d’autre ? Comme en France, les zones grises ne lui sont même plus accessibles. Il a insisté sur les actions de prévention pour lutter contre ces fléaux : la mise en place de la vidéosurveillance, de lecteurs automatiques de plaques d’immatriculation ou encore d’actions éducatives à destination de la jeunesse. Des états majors de la sécurité devraient se tenir la semaine prochaine.

Le problème mahorais est un problème de diplomatie internationale, pas seulement un problème de politique intérieure. La preuve : sous la pression de la France et de son ambassadeur, l’Union des Comores a annulé la note de service qui stipulait que « Par instruction de Monsieur le Ministre de l’Intérieur, il est strictement interdit d’accepter toute embarcation des personnes faisant objet de reconduite aux frontières en provenance de Mayotte. » La note aurait en fait été rédigée par le gouvernement sortant qui devra laisser sa place dès jeudi à Azali, au nouveau président des Comores.

Manifestation des Mahorais

Suite au climat anxiogène qui règne à Mayotte », c’est la fuite des « blancs ». Des enseignants auraient saisi depuis le début des « décasages » le vice-rectorat pour pouvoir quitter Mayotte début juillet, « hors du cadre du mouvement des personnels » au motif de difficultés de vie privée, de mise en danger de leur famille. Thierry Galarme, le président du Medef de Mayotte, reçu hier mardi au ministère de l’Intérieur a signalé que suite à un questionnaire qu’il a élaboré sur 231 chefs d’entreprise, 54,3% envisagent de quitter l’île, plus de la moitié invoquant la cause sécuritaire. Le Conseiller du Ministre a assuré le MEDEF de l’élaboration en cours d’un Plan Sécurité Mayotte intégrant des partenariat avec les entreprises.

Enfin pour couronner le tout, Madagascar est depuis quelques jours en ébullition avec des barrages et des troubles publics sur fond de rumeurs de coups d’Etat .

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