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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 13:33
APRES LE BREXIT,VERS UNE CONFEDERATION CAROLINGIENNE ET LE RAPPROCHEMENT AVEC LA RUSSIE !

http://www.bvoltaire.fr/gabrielrobin/la-victoire-du-brexit-ou-la-deuxieme-chute-du-mur-de-berlin,264403?mc_cid=fe27d0fe3c&mc_eid=58ff097ba7

La victoire du Brexit, ou la deuxième chute du mur de Berlin !

Ce jour historique en appelle d’autres. Partout en Europe, les peuples voudront pouvoir décider librement de leurs destins respectifs.

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Gabriel Robin

Juriste


SG du Collectif Culture, Libertés et Création du RBM

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Il est parfois permis de s’enthousiasmer. Ce sera le cas ce 24 juin 2016. Les Britanniques l’ont fait, ils ont fait chuter le deuxième mur de Berlin ! Ils ont quitté l’Union européenne. Ils ont défié la froide machine administrative bruxelloise et ils ont gagné. Un très grand peuple a montré comment fonctionnait une vieille démocratie. Ils n’ont d’ailleurs pas fait les choses à moitié, le « Out » l’ayant largement emporté avec environ 52 % des suffrages exprimés, au terme d’un vote qui a passionné l’Angleterre en entraînant 72,2 % des inscrits dans les urnes (un chiffre important outre-Manche).

L’Union européenne est désormais en sursis. Cette entité post-politique a cru qu’elle pouvait se passer des peuples, de leurs identités, de l’Histoire. Elle s’est crue invincible après la chute du mur de Berlin, pensant l’histoire finie. Elle s’est trompée. Des premiers signes annonçaient que l’Union européenne était menacée dans ses fondements mêmes. Obligée de menacer les peuples, de se moquer de la démocratie. En Grèce, il s’en était déjà fallu de peu. La sortie était proche sans les chantages des technocrates et la soumission de dernière minute d’Aléxis Tsípras. Plus récemment, c’est l’Autriche qui a grondé en manquant d’élire (de très peu, et dans des conditions troubles qui pourraient amener une nouvelle élection) le candidat eurosceptique du FPÖ Norbert Hofer.

L’Union est une machine à fabriquer des crises. Elle planifie l’invasion des terres européennes en obligeant les nations d’Europe à recevoir des quotas de « migrants » clandestins dont nous ne voulons pas. Elle n’assure pas notre sécurité, en faisant de l’espace Schengen une passoire dans laquelle tout le monde peut s’engouffrer, y compris les terroristes. Elle nous ponctionne chaque année de 10 milliards d’euros, et bientôt un peu plus car il faudra payer sa jizya au sultan Erdoğan. Elle a érigé le « sans-frontiérisme » en religion officielle, avec une concurrence déloyale qui se fait toujours au détriment des plus petits. Elle nous impose les règlements les plus ridicules, légiférant sur les fromages au lait cru ou le gabarit des légumes destinés à l’exportation. Elle maîtrise notre budget parce que nos dirigeants vassaux l’ont bien voulu. Elle contrôle la valeur de notre monnaie au détriment de nos intérêts spécifiques. Elle ne nous protège de rien. Elle a fait de la France une petite nation alors qu’elle était grande.

« Il ne peut y avoir de choix démocratiques contre les traités européens » disait le cyborg Jean-Claude Juncker. Les Britanniques les plus modestes lui ont prouvé le contraire. Ils avaient des champions rassurants pour les guider, des hommes de la trempe de Boris Johnson (maire de Londres et probable futur Premier ministre) ou de Nigel Farage (chef de l’UKIP, parti eurosceptique), mais ils ont eu, seuls, le courage de faire revenir leur pays dans l’Histoire. Toute la machine médiatique prédisait l’apocalypse, le séisme, l’effondrement des places financières… Les Britanniques ne se sont pas laissés impressionner par les « sachants ». Ils ont choisi la liberté sans craindre les prophéties des Cassandre qui se trompent, finalement, toujours.

Ce jour historique en appelle d’autres. Partout en Europe, les peuples voudront pouvoir décider librement de leurs destins respectifs. Il est temps que la France soit invitée aux urnes, elle a droit à un référendum. Nous avons mille fois plus de raisons de sortir que les Britanniques, lesquels, rappelons-le, n’étaient pas dans Schengen et avaient déjà leur souveraineté monétaire. Une nation dépossédée de ses instruments politiques de souveraineté n’est plus vraiment une nation. Les Anglais ont tiré les premiers, à nous de porter l’estocade

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