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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 17:28
LE BREXIT POURRAIT LIBERER L'EUROPE DAVANTAGE ENCORE QUE L'ANGLETERRE !

Ce n’est pas pour rien qu’Obama et tous les médias politiquement corrects du Continent européen font campagne d’une façon biaisée, orientée et éhontée contre le Brexit!

Et pourtant, même Giscard dit qu’il faut réformer l’Europe!

http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2016/06/20/c-est-extraordinaire-comme-ils-sont-lucides-quand-ils-ne-son-5817097.html

C'est extraordinaire comme ils sont lucides quand ils ne sont plus au pouvoir !

http://www.bvoltaire.fr/christianvanneste/brexit-ou-lappel-du-grand-large,263542?mc_cid=4e057a5a3e&mc_eid=58ff097ba7

Brexit ou l’appel du grand large

Aujourd'hui

Quel que soit le choix des Anglais, le plus incompréhensible est l’acharnement des Européens à vouloir qu’ils restent.

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Christian Vanneste

Homme politique


Ancien député UMP, Président du Rassemblement pour la France, Président de La Droite Libre

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Les Britanniques vont-ils choisir le grand Large ? La purée de pois qui illustre leur particularité climatique a envahi leur atmosphère politique. Le référendum qui aura lieu dans quelques jours ne ressemble pas à une votation suisse où l’on prend le temps d’opposer de manière équilibrée des arguments rationnels. Les sondages semblaient favorables à la sortie quand l’assassinat d’une députée travailliste très engagée pour le maintien paraît avoir retourné l’opinion. S’agit-il d’un crime politique commis par un nationaliste au cri de “Britain first” ou de l’acte d’un déséquilibré poussé à l’acte par l’exacerbation du débat ? Il a manifestement agi seul, comme Breivik en Norvège, et son acte est tellement contraire à l’objectif visé qu’il ne peut émaner d’un homme sain d’esprit ou doté d’une intelligence moyenne. Au mieux, c’est un crétin.

Le royaume pourrait-il donc survivre au désarrimage ? Il a toujours veillé à préserver une situation privilégiée. Il a conservé sa monnaie, et on remarquera d’une manière générale que la croissance a été plus forte pour les États de l’Union européenne restés en dehors de l’Euroland. Il n’a pas, non plus, adhéré à Schengen. Il a, en revanche, bénéficié des aides structurelles européennes pour le développement des régions périphériques et des villes sinistrées par la désindustrialisation, tout en obtenant grâce à l’acharnement de Maggie un rabais de sa participation au budget européen (6,3 milliards d’euros en 2015). Gagnant sur tous les tableaux, il pourrait effectivement perdre à quitter l’Union. L’Écosse pourrait en profiter pour s’émanciper. Les échanges devenant plus compliqués avec le continent, des entreprises pourraient choisir d’autres lieux fiscalement attirants mais encore dans l’Union – l’Irlande, par exemple. Son commerce extérieur, pour lequel l’Europe représente 44 % des échanges, pourrait s’en ressentir. La City, privée des passeports européens, pourrait vaciller, la monnaie risquerait de s’effondrer. Les instances officielles, comme le FMI, la Banque d’Angleterre et l’OCDE, formulent des pronostics pessimistes.

Cette perspective pourrait coûter 9 % du PIB à l’horizon 2030. Mais ces arguments brandis par les Européens pour pousser les Anglais à rester membres de l’Union se heurtent à trois lignes de défense. La première est celle des libéraux qui tablent sur un allègement des charges et des contraintes européennes qui favorisera la compétitivité britannique dans une économie mondialisée où la place du Royaume-Uni est, de toute façon, exceptionnelle stratégiquement. La seconde repose, comme ailleurs en Europe, sur la défense d’une identité menacée par la circulation des personnes et non par celle des marchandises. C’est sans doute la plus puissante auprès des électeurs, mais la plus discutable. Les Français se chargent de restreindre les entrées de migrants en Grande-Bretagne. Les travailleurs européens constituent, en revanche, un apport à l’économie britannique qui explique le Brexit populaire et la réticence des milieux économiques. Mais, comme le montre la récente élection du maire de Londres, le remplacement de population continuera de se faire à partir du Commonwealth, avec ou sans Union européenne. Enfin, après deux ans de flottement, il faudra trouver un accord qui pourrait mettre le royaume dans une situation analogue à celle de la Norvège ou de la Suisse, qui sont loin d’être épouvantables.

En fait, quel que soit le choix des Anglais, le plus incompréhensible est l’acharnement des Européens à vouloir qu’ils restent. La présence d’un porte-avions anglo-saxon dans notre port est un obstacle à l’indépendance d’une politique européenne qui, depuis des années, s’aligne sur celle des États-Unis, que les Britanniques, travaillistes ou conservateurs, suivent comme leur ombre. Une Europe davantage identifiée au continent pourra se tourner à nouveau vers l’Est, où le risque communiste a disparu. Surtout, le choc provoqué par le départ pourra susciter une refonte des institutions, un abandon de l’utopie fédérale qui, depuis Jean Monnet, veut en finir avec les identités nationales au profit d’une mondialisation qui ne pouvait qu’être dominée économiquement et culturellement par les Anglo-Saxons. Le libre-échange des produits et des services ne doit pas aboutir au nivellement des différences et des mentalités, à la disparition d’États qui, par une action confédérée, ont encore largement les moyens de peser sur l’Histoire. Le Brexit pourrait libérer l’Europe davantage encore que l’Angleterre.

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Published by marcrousset
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