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31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 22:34
POURQUOI LA CATASTROPHE FINANCIERE, L'ECROULEMENT A VENIR SONT INELUCTABLES ET TRES PROCHES !

http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-six-evenements-majeurs-qui-changeront-le-cours-de-l-histoire.aspx?contributor=Egon+von+Greyerz.&article=8773933836H11690&redirect=False

Six événements majeurs qui changeront le cours de l’Histoire

Egon von Greyerz

Matterhorn Asset Management

Publié le 27 juillet 2016

1138 mots - Temps de lecture : 2 - 4 minutes

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Les investisseurs du monde entier n'ont jamais été confrontés à des risques aussi élevés que ceux auxquels nous sommes exposés en ce moment. Malheureusement, très peu d’entre-eux en sont conscients. Ceux qui comprennent la nature du risque et prennent les bonnes décisions, « feront fortune ». Mais la plupart des investisseurs continueront à vivre en croyant que les tendances actuelles perdureront et, malheureusement, se retrouveront « dans les bas-fonds et la misère ».

Voici quelques-uns des événements qui bouleverseront la planète :

1. Aucun État souverain ne paiera jamais sa dette – Cette affirmation est irréfutable et quiconque ne comprend pas cela vit dans le déni. La dette souveraine a augmenté de façon exponentielle lors des deux dernières décennies. Les gouvernements ne peuvent pas et n’ont aucune intention de payer leurs créditeurs. Ils ne peuvent même pas payer les intérêts sur cette dette, et c’est pourquoi de plus en plus de pays ont des taux d’intérêt négatifs. Alors non seulement ils ne rembourseront pas la créance, mais les investisseurs paient maintenant des pays en faillite pour détenir leur papier sans valeur. Il est incompréhensible que des investisseurs acceptent de détenir près de 100 000 milliards $ de dette sans rendement, ou avec rendement négatif, sans aucune chance de revoir leur argent. Personne ne se soucie du retour de son argent, et maintenant il semblerait que les investisseurs ne s’inquiètent même pas d’obtenir un rendement sur leur argent. C’est une situation choquante qui entrainera l’effondrement total de toute la dette souveraine.

2. Aucune banque ne rendra leur argent aux déposants – Je sais que très peu de gens croient cela. Car s’ils y croyaient, ils ne détiendraient pas environ 200 000 milliards $ d’actifs dans le système financier, en plus des 1 500 000 milliards $ de produits dérivés dans le système bancaire. Les actions des banques en Europe, qu’il s’agisse de Deutsche Bank en Allemagne ou de Monte Paschi en Italie, continuent de dégringoler vers de nouveaux bas. Comme je l’ai dit dans un récent article, le prix des actions de la plupart des banques européennes, ainsi que celles de plusieurs banques américaines, comme Citigroup ou Bank of America, se sont effondrées de 70-95% depuis 2006, et elles se dirigent vers ZÉRO. Les prêts à la consommation grimpent toujours de façon exponentielle. Les prêts étudiants aux États-Unis représentent maintenant 1 400 000 milliards $, en ayant SEULEMENT triplé depuis 2006. Le taux de délinquance sur ces prêts augmente aussi, vu que la majorité des étudiants ne trouvent pas d’emploi.

3. Les marchés actions perdront 90% ou plus – Je sais que la plupart des investisseurs trouveront cette affirmation sensationnelle, venant de quelqu’un passablement dérangé. Mais laissez-moi seulement vous rappeler que lorsque le Dow Jones s’est effondré, entre 1929 et 1932, les conditions économiques aux États-Unis et ailleurs étaient bien meilleures qu’aujourd’hui. Les conditions économiques se détériorent rapidement dans le monde entier, mais les marchés d’actions continuent de grimper vers des niveaux étourdissants. Les investisseurs accordent leur confiance à une monnaie imprimée. Les revenus du S&P déclinent depuis cinq trimestres consécutifs. Le Dow Jones est maintenant évalué à un étourdissant 24 X les revenus GAAP. Les revenus des ventes, ajustés aux rachats d’actions, ont baissé d’un tiers depuis 2006. Oui, les gouvernements vont, cette année, lancer le plus grand programme d’impression monétaire de l’histoire. Mais cela n’aura aucun effet sur l’économie mondiale. Le temps des méthodes keynésiennes, mal conçues, pour créer de la prospérité en imprimant des morceaux de papier sans valeur (ou de la monnaie électronique) est dépassé. L’impression monétaire ne fera qu’exacerber le problème de la dette. Le monde se rendra bientôt compte que l’on ne peut régler un problème en appliquant les mêmes méthodes qui l’ont causé au départ.

4. Le marché immobilier s’effondrera – Les bas taux d’intérêt et la folie spéculative ont créé des bulles immobilières dans le monde entier. Le premier signal d’alarme a eu lieu en 2006 mais, grâce à une impression monétaire massive et des garanties à hauteur de 25 000 milliards $, les gouvernements et les banques centrales ont réussi à retarder l’inévitable. Mais depuis, la dette mondiale a augmenté de 2/3 et les taux d’intérêt ont baissé, de 6% à zéro, voire devenus négatifs. En Suisse, un prêt hypothécaire sur 15 ans coûte dorénavant 1,25% et, en Suède, vous n’avez même pas à amortir votre hypothèque. Au Royaume-Uni, six fonds investis dans l'immobilier commercial ont été gelés. Cela représente 50% des fonds immobiliers et constitue un sévère avertissement qui devrait être autant pris au sérieux que la crise des subprimes de 2006. La Chine, avec sa dette de 34 000 milliards $, ses villes-fantômes et ses édifices vides, va aussi avoir de sérieux problèmes.

5. Les devises atteindront ZÉRO – Le déficit budgétaire de la plupart des pays et l’explosion de dette qui en découle continueront à mettre la pression sur les devises. La plupart des devises ont d’ailleurs perdu 97-99% de leur valeur en termes réels, ces 100 dernières années. La dernière baisse de 2-3% aura probablement lieu dans quatre à sept ans. Le problème est que cette chute finale représente 100% à partir de maintenant. Cela signifie que toutes les devises atteindront leur valeur intrinsèque de ZÉRO dans les années à venir. Donc, les épargnes en liquide ne vaudront rien.

6. Risques géopolitiques, terrorisme et troubles sociaux – Ces risques sont plus élevés que jamais, que ce soit au Moyen-Orient, entre les États-Unis et la Russie, la Chine etc. ou des émeutes en Europe, aux États-Unis, en Chine ou ailleurs au monde. L’agitation sociale, le terrorisme et la guerre civile feront bientôt partie du quotidien. Ce qui est arrivé à Paris, Bruxelles, Nice, Orlando, Baton Rouge et en Turquie n’est que le début d’une tendance qui va s’étendre à travers le monde. Cela rendra la planète beaucoup moins sécuritaire pendant plusieurs années. Le tourisme et les vols commerciaux seront affectés de manière dramatique. Dans un environnement moins sécuritaire, les gens préfèreront rester chez eux.

Tout cela peut ressembler à une prophétie de malheur. Les investisseurs qui ne veulent entendre que de bonnes nouvelles n’ont qu’à regarder la télé ou lire les journaux. Il y a peu d'endroits où le risque est correctement abordé. J’espère évidemment que mes prévisions seront fausses, mais je crains avoir raison. Il est donc essentiel pour les investisseurs – et les gens qui ont un peu d’épargne – de prendre les mesures nécessaires pour se protéger.

L’or et l’argent ne régleront pas tous les problèmes potentiels ou les catastrophes à venir. Mais ils sont sans doute la meilleure assurance que les investisseurs puissent détenir pour protéger leur capital contre la plus grande destruction de richesse que le monde n’ait jamais connue. Naturellement, il doit s’agir d’or ou d’argent physique, et il doit être conservé hors du système bancaire/financier.

Achat d’or avec Gold Broker

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Les banques centrales vont créer une ruée vers l’or historique

Egon von Greyerz

Matterhorn Asset Management

Publié le 30 juillet 2016

1254 mots - Temps de lecture : 3 - 5 minutes

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SUIVRE : Argent Bce Citigroup Crise D’or Désastre Dette Erreur Faillite Fed Greenspan Guerre Japon L’or Manipulation Or Papier Or Physique Produits Dérivés Propagande Réserve Réserves Fractionnaires

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Rubrique : Editorial du Jour

Les banques centrales entraînent le monde dans un trou noir et n’ont aucune idée du désastre qu’elles ont créé. Ce qui, au départ, apparaissait comme une "vache à lait" pour les banquiers privés, lorsque la Réserve fédérale fut créée en 1913, s’est transformé en un monstre de 2 000 000 milliards $ (au moins) dorénavant hors de contrôle.

Les banques et les banques centrales sont les meilleurs faux-monnayeurs

Lors des cent dernières années, ce système de Ponzi a semblé fonctionner parfaitement, sous couvert du keynésianisme. À chaque fois qu’il y avait un problème dans l'économie, il suffisait de lancer quelque stimulus, sous la forme de crédit ou de fausse création monétaire. Il existe tellement de façons de créer de la fausse monnaie ! Grâce à la flexibilité illimitée du système bancaire de réserves fractionnaires, l’impression monétaire est devenue le système de mouvement perpétuel le plus parfait, car plus de crédit est crée, plus les banques peuvent émettre du crédit et de l’impression monétaire. Il n’y a absolument aucune limite à la quantité de monnaie qui peut être imprimée.

Alors les banques et les banques centrales se sont entendues pour imprimer de la monnaie-papier sans aucune valeur, qui ne représente pas un actif bancaire. Tout individu faisant de même passerait le reste de ses jours en prison. Mais quand ce sont les banquiers, ça les rend riche et respectable, vu qu’ils ont le soutien inconditionnel des gouvernements. Quel monde pourri !

La Deutsche Bank peut-elle survivre ?

C’est une erreur de croire que les gouvernements et les banques centrales sont les seuls à imprimer de la monnaie. La majorité de la fausse richesse est créée par les banques commerciales qui explosent leurs bilans de 10 à 50 fois. Si l’on inclut les produits dérivés, l'exposition d'une banque peut représenter jusqu’à 100 fois ses fonds propres. Prenons l'exemple de Deutsche Bank : l'exposition de leur bilan représente 25 fois les fonds propres. Si l’on ajoute leur exposition aux produits dérivés à hauteur de 68 000 milliards €, l’effet de levier de la banque est de 100 fois le capital-actions et les réserves. Tout déposant souhaitant revoir son argent devrait être conscient qu'une perte dépassant 1% des actifs pousserait la banque à la faillite. Il est évident que Deutsche Bank ne perdra pas seulement 1%... il est pratiquement garanti qu’elle perdra plus de 10%, voire 50% de l’intégralité de ses actifs, ce qui signifie que si vous y avez déposé de l’argent, vous ne le reverrez certainement pas. La plupart des banques européennes sont dans une position similaire, ainsi que plusieurs banques américaines, y compris JP Morgan, Bank of America et Citigroup. Ne croyez pas que les banques japonaises, chinoises ou des marchés émergents soient en meilleure posture. C’est pourquoi la plupart des actions des grandes banques ont chuté de 75-95% depuis 2006.

Le bilan des banques centrales a explosé depuis 2006

Les gouvernements et les banques centrales étaient virtuellement en faillite en 2006, et c’est alors que fut enfin révélée la fraude des banques centrales après cent ans de manipulation et d’abus. Rien, absolument rien n’a été amélioré depuis. À cause de la propagande et encore plus d’impression monétaire, le tout agrémenté de tours de passe-passe avec les taux d’intérêt, l’économie mondiale a été traînée comme une bête mortellement blessée. Le résultat n’a jamais fait aucun doute, mais le chemin pour y arriver a été long et douloureux. Une minorité inférieure à 1% de la population mondiale a continué de s’enrichir, tandis que la masse, elle, est accablée de 100 000 milliards $ de dette supplémentaire, à laquelle il faut ajouter le passif non comptabilisé et les produits dérivés, encore plus élevés. La plupart des banques centrales ont multiplié leur bilan par plus de quatre depuis 2006. Si l'on regarde uniquement la Banque du Japon, la BCE et la Fed, leur bilan total devrait passer de 3 200 000 milliards $ en 2006 à plus de 13 500 000 milliards $ au premier trimestre 2017. Cette augmentation « modeste » de 10 000 000 milliards $ ne représente qu’une goutte d’eau dans l’océan comparée à l’augmentation totale de la dette, les banques centrales donnant le ton avec leurs politiques irresponsables. Les actifs que ces trois banques centrales détiennent seront sans valeur d’ici cinq à sept ans. Mais, d’ici là, leur bilan explosera de manière exponentielle dans une dernière tentative keynésienne pour sauver le système financier mondial de l’implosion. Cela mènera à une courte période d’hyperinflation, avant une implosion déflationniste du système. Étant donné qu'il est impossible de résoudre un problème en utilisant les mêmes méthodes qui en sont à l'origine, cela se terminera par la nécessaire éradication de toute la dette. Mais ce n’est pas que la dette qui disparaîtra... La plupart des actifs financés par cette dette perdront aussi énormément de valeur, ce qui causera une destruction massive de richesse.

Les banques centrales vont tout essayer avant de jeter l'éponge. Cela inclura non seulement de l’impression monétaire et plus de taux d’intérêt négatifs, mais aussi l’annulation de dettes, des dévaluations, des moratoires, des ponctions de fonds de pension et de dépôts bancaires, des sauvetages internes (bail-in), ainsi que plusieurs autres choses qui appauvriront les gens ordinaires. Les gouvernements et les banques centrales n’auront aucun scrupule à détruire la richesse de leur population.

La mauvaise gouvernance du système financier par les banques centrales

Les taux des fonds fédéraux ces 60 dernières années démontrent que les banques centrales n’ont aucune politique, mais qu’elles réagissent aux événements dans leurs tentatives désespérées de manipuler le système financier et l’économie. Elles arrivent seulement à créer de la richesse pour elles-mêmes et leurs amis banquiers aux dépens des gens ordinaires. Entre la fin de la Deuxième guerre mondiale et 1980, les taux des fonds fédéraux sont passés de 1% à près de 20%. Ils sont presque descendus à zéro en 2008 et y sont restés. Ces taux sont dans une tendance baissière depuis 35 ans mais ils ont été extrêmement volatiles à cause des réactions de la Fed aux événements.

Maître Greenspan a joué au yo-yo avec les taux, démontrant clairement qu’il ne savait pas ce qu’il faisait. Quand Bernanke prit les commandes au beau milieu de la crise, il baissa ces taux à zéro et imprima plus de monnaie que l’ensemble de tous ses prédécesseurs à la Fed. Malgré cette helicopter money, le monde se retrouve dans une position où il n’y a pas de solutions, uniquement des conséquences. Malheureusement, ces conséquences seront terribles, avant que nous n'assistions àl'émergence de nouveaux bourgeons.

Greenspan et Bernanke ont joué au yo-yo avec les taux

Alors, voilà. Les banques centrales ont embarqué le monde dans un bateau qui ne peut que s’échouer. Je crois que nous sommes proches d’une catastrophe qui aura un des plus gros impacts que l’humanité ait connue.

Mais cet ajustement extrêmement sérieux ne signifie pas la fin du monde, à condition qu’il n’y ait pas de guerre nucléaire. Cela changera nos vies, mais les êtres humains peuvent s’adapter à l’infini, même si la transition risque d’être difficile.

La famille et les amis seront plus importants que jamais. L’or physique et l’argent seront les meilleures monnaies à détenir, au lieu des devises papier sans valeur. Les métaux précieux, dans les années à venir, vont refléter la mauvaise gestion de l’économie mondiale par les banques centrales, alors qu’elles tenteront une dernière fois, sans réussir encore, de sauver le système financier. Cela poussera les prix de l’or et de l’argent à des niveaux difficiles à imaginer aujourd’hui.

Achat d’or avec Gold Broker

Source : www.goldbroker.fr

http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-le-japon-et-le-syndrome-des-lemmings.aspx?contributor=Michael+Pento.&article=8772813110H11690&redirect=False

Le Japon et le syndrome des Lemmings

Michael Pento

Delta Global Advisors

Publié le 27 juillet 2016

801 mots - Temps de lecture : 2 - 3 minutes

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SUIVRE : Cash Fed Inflation Nation Trillion Weimar Zimbabwe

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Rubrique : Editoriaux

Le monde financier ne parle plus que du récent voyage de l’ancien gouverneur de la Fed, Ben Bernanke, au Japon, où il a conseillé le chef de la banque centrale du pays, Haruhiro Kuroda, quant à la manière dont gérer les conséquences de plusieurs décennies de stagnation. Comme l’économiste Milton Friedman, Bernanke a mentionné la vulnérabilité du Japon face à une déflation perpétuelle et une stagnation de sa croissance, et mentionné la distribution d’argent gratuit – l’émission d’obligations non-négociables et sans date de maturité par le gouvernement, que la banque centrale peut acheter à l’aide de crédit contrefait – comme la seule solution capable d’aider le pays à surmonter ses problèmes.

Bernanke a encouragé le Japon à poursuivre ses politiques surnommées d’Abénomie, qui ont jusqu’à présent échoué à aboutir à quoi que ce soit d’autre qu’apporter au pays davantage de stimulus fiscal, comme si un ratio dette / PIB de 230% n’était pas suffisant. Il a également assuré à Abe que la Banque du Japon disposait d’instruments susceptibles de relâcher davantage ses politiques monétaires.

Comme si le village avait besoin d’un idiot supplémentaire, le lauréat du Prix Nobel, Paul Krugman, a aussi partagé son opinion. Il a conseillé au Japon de porter son objectif d’inflation à 4% et de s’embarquer dans un programme de stimulus fiscal temporaire mais significatif afin de générer une hausse des prix suffisante. Lors d’une conférence qui s’est tenue jeudi à Singapour, Krugman a appelé à une flambée des dépenses gouvernementales ainsi qu’à de possibles dons en espèces.

Mais la vérité, c’est que malgré l’injection de trillions de yens dans le système financier, les programmes de création monétaire adoptés par le Japon n’ont eu aucun effet sur la reprise de la croissance. Et le Japon a déjà adopté un programme d’assouplissement quantitatif plus important que celui de la Réserve fédérale ou de la BCE.

Malgré cela, les législateurs japonais avalent le Kool-Aid keynésien, et adoptent l’idée que l’inflation soit créatrice de croissance. Ils appellent désormais à un programme d’endettement de 10 trillions de yens (94 milliards de dollars), financé par la Banque du Japon.

La Banque du Japon achète actuellement entre 110 et 120 trillions de yens d’obligations par an pour satisfaire sa promesse d’élargissement de ses bilans. Et la demande en obligations japonaises force leurs rendements en territoire négatif, des niveaux que seuls les banquiers centraux apprécient. Plus aucun investisseur privé ne cherche à acheter de ces obligations. Les seuls acheteurs qui restent encore aujourd’hui sont la Banque du Japon et les spéculateurs qui échangent des obligations à la manière d’actions, et espèrent obtenir une appréciation de capital suffisante pour couvrir des rendements négatifs avant de vendre à un autre spéculateur, ou de revendre à la banque centrale japonaise dans le cadre de son programme d’achat d’obligations.

Et les achats d’actifs de la Banque du Japon ne se limitent pas aux obligations japonaises. La Banque du Japon possède aussi plus de la moitié des ETF du pays. Comme vous pouvez l’imaginer, ces achats ont fait gonfler les bilans de la banque centrale, qui s’élèvent désormais à 432,8 trillions de yens.

Mais la question que j’aimerais poser à Messieurs Abe et Kuroda est la suivante : si l’impression monétaire est la solution, quel est véritablement le problème ?

En 2015, le Japon était la quatrième plus grosse économie du monde. Et malgré quelques périodes difficiles, l’économie japonaise stagne depuis le début des années 1990.

En revanche, son PIB par tête laisse supposer une tendance haussière impressionnante de la croissance du pays.

En effet, la croissance japonaise par tête est en hausse. C’est pourquoi Abe et Kuroda pensent qu’imprimer plus de monnaie fera gonfler la population. La population japonaise en âge de travailler a atteint un pic au milieu des années 1990, et est en déclin depuis cette date. Selon les prévisions du gouvernement, la force de travail devrait passer à 44 millions d’ici à 2060, soit la moitié de son niveau record.

Cette création incessante de nouvelle dette et de nouvelle monnaie est une solution à la recherche d’un problème. Si les banquiers centraux étaient plus honnêtes, ils nous diraient certainement que la Banque du Japon utilise l’excuse de la croissance pour faire face à son véritable problème : l’assiette fiscale du Japon ne suffit plus à régler sa dette.

Ainsi, la condition fiscale et monétaire du Japon doit être entièrement contrôlée par sa banque centrale afin que l’inflation ait une chance de venir le sauver. La conséquence de cette idée absurde serait un mystère si les pays du monde n’avaient pas déjà tenté d’adopter cette même solution de nombreuses fois par le passé. Tels des Lemmings, le gouvernement japonais et sa banque centrale suivront sans réfléchir le même chemin que l’Allemagne de Weimar, le Zimbabwe et la Hongrie. Peut-être devraient-ils se pencher sur l’histoire de l’hyperinflation

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Published by marcrousset
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