Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
6 juillet 2016 3 06 /07 /juillet /2016 20:35
SAUVETAGE DES BANQUES ITALIENNES ! CATASTROPHE EN VUE AU JAPON !

http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-le-systeme-bancaire-europeen-sous-pression-des-banques-italiennes-de-nouveau-en-difficulte-l-edito-de-charles-sannat.aspx?article=8665541524H11690&redirect=false&contributor=Charles+Sannat

Le système bancaire européen sous pression, des banques italiennes de nouveau en difficulté… L’édito de Charles SANNAT

Charles Sannat

Insolentiae

Publié le 06 juillet 2016

881 mots - Temps de lecture : 2 - 3 minutes

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Partout et à la moindre secousse un peu forte du type « Panaché force 4 », ce qui reste une houle modérée n’est-ce pas (les habitués des vieilles publicités comprendront), c’est le système financier dans sa totalité qui vacille.

En Angleterre, évidemment, la banque centrale anglaise, la Banque d’Angleterre (BoE), a pris des mesures pour faire en sorte que les banques puissent continuer à prêter et que les assureurs ne liquident pas leurs obligations de sociétés dans la période « difficile » susceptible de faire suite à la décision d’une majorité de Britanniques de quitter l’Union européenne…

En gros, c’est encore de l’argent gratuit à profusion et coulant à flots… De l’autre côté de l’Europe, en Espagne, la Banco Santander souffre en raison de son exposition estimée ou probable aux fonds immobiliers britanniques.

Puis un peu plus loin, en Italie, c’est carrément la panade.

D’après cette dépêche AFP, « les banques italiennes, pour lesquelles le gouvernement réfléchit à un plan de soutien, étaient de nouveau dans la tourmente lundi à la Bourse de Milan, en particulier la BMPS (Banca Monte dei Paschi di Siena), sommée par la Banque centrale européenne d’agir sur ses créances douteuses ».

360 milliards d’euros de crédits douteux…

« Fragilisé par son éclatement, des problèmes de capitalisation et 360 milliards d’euros de crédits en souffrance, le secteur bancaire italien a connu de multiples soubresauts ces derniers mois. Depuis janvier, l’indice des banques italiennes, le FTSE Italia All-Share Banks, a perdu 55 %. »

Et comme les mauvaises nouvelles volent en escadrille, la BCE a adressé un courrier à la Banca Monte dei Paschi di Siena lui demandant de faire passer son stock de créances douteuses de 46,9 milliards d’euros bruts (24,2 milliards nets) à 32,6 milliards (14,6 milliards nets) maximum en 2018… Sauf qu’évidemment, c’est beaucoup plus facile à écrire et à dire qu’à faire !!

« Hé les gars, allez quoi, remboursez-nous 14,6 milliards et fissa, sinon la BCE va se fâcher tout rouge »… Et les gars de répondre : » Ben tu vois… on veut bien, mais on n’a plus une thune, plus d’oseille, plus de blé, pas de flouze non plus… » Et c’est ainsi que les créances douteuses des banques italiennes vont poursuivre leur hausse, jusqu’à l’explosion du système bancaire.

Les 360 milliards actuels de créances douteuses représentent déjà presque l’équivalent de 20 % du PIB italien, ce qui commence à devenir « significatif ».

Un plan de sauvetage des banques italiennes à 150 milliards finalement !

Alors que la semaine dernière j’évoquais dans les colonnes du site Insolentiae un plan de sauvetage à 40 milliards d’euros imminent de la part des autorités romaines, on a appris que la « Commission européenne a donné jeudi son feu vert à un schéma de garantie de six mois permettant à Rome de fournir si besoin des liquidités aux banques solvables – jusqu’à 150 milliards d’euros selon la presse –, un schéma déjà utilisé dans d’autres pays ».

Sur le front réglementaire, c’est encore plus inquiétant, puisque « Rome souhaiterait obtenir, comme une suspension ou un assouplissement pendant six mois des règles du « bail-in » – qui permet à une banque en difficulté de mettre à contribution en premier lieu les actionnaires et épargnants –, pour permettre un sauvetage public (« bail-out ») ».

« Le Financial Times a de nouveau mis le feu aux poudres lundi en soulignant que l’Italie était « prête à défier l’UE et à injecter unilatéralement des milliards d’euros dans son système bancaire troublé, en cas de sévère difficulté systémique »…

Bref, quand il va falloir sauver les banques italiennes et les Italiens, et les entreprises italiennes, vous croyez que l’on va respecter les « conventions, accords et autres traités » ? Non, ce sera la fuite en avant, le chacun pour soi et la dislocation de l’Europe sous la pression d’une crise économique majeure et de dissensions devenues impossible à résorber.

En cas de crise systémique, ce sera chacun pour soi !

« La chancelière allemande, Angela Merkel, avait martelé la semaine passée qu’il n’était « pas possible de changer les règles tous les deux ans », tandis que Bruxelles soulignait qu' »un certain nombre de solutions pouvaient être mises en œuvre dans le plein respect des règles »…

Alors que la directive européenne sur les faillites de banques n’a pas encore été appliquée dans un véritable cas d’envergure, elle prend déjà l’eau.

Les divergences européennes sont devenues trop fortes, en raison de divergences économiques et d’intérêts toutes aussi fortes.

Il ne peut donc même plus y avoir plus d’Europe, nous sommes donc acculés et condamnés à voir se disloquer l’ensemble européen avec, en étape ultime, l’explosion de l’euro, monnaie mal ficelée, projet politique qui se fracasse sur le mur de la réalité

http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-sauvetage-des-banques-italiennes-avec-l-argent-des-deposants-liliane-held-khawam.aspx?article=8660060244H11690&redirect=false&contributor=Liliane+Held-Khawam&mk=2

Sauvetage des banques italiennes avec l’argent des déposants? Liliane Held-Khawam

Liliane Held-Khawam

Pro Mind Consulting

Publié le 05 juillet 2016

752 mots - Temps de lecture : 1 - 3 minutes

La plus ancienne banque du monde voit son action flirter avec le zéro…

Les banques européennes vont mal et les Italiennes très mal.

Nous annoncions dans l’article « Brexit: Londres se remet mais pas les banques de l’Eurosystème » que l’Italie venait de recevoir l’autorisation de l’UE de soutenir ses banques à hauteur de 150 milliards d’euros sous forme de garanties d’Etat et ce pour une période de 6 mois. Ceci correspond à une opération de bailout où le sauvetage se fait avec l’argent public.

Mais le gouvernement italien a corrigé cette information parue sur le FT.

Le porte-parole du gouvernement a précisé que « l‘Italie n’a aucune intention de défier Bruxelles sur les banques. Nous respectons les règles et préférons des solutions de marché pour nos banques ». Ce serait donc plutôt du bail-in, façon chypriote.

Si cela devait être le cas, le sauvetage se ferait par une recapitalisation via une réduction des passifs affichés au bilan de chaque banque.Cela reviendrait à diminuer le capital-actions, les dépôts, les obligations, etc. Il s’agirait de réduire les dettes que des tiers détiennent envers la banque. Mais attention on ne touche pas aux actifs dont les crédits contractés par les clients de la banque.

Si vous avez à la fois un compte de dépôt et un crédit dans la même banque, vous perdrez tout ou partie (en principe préservé jusqu’à 100’000 euros) de votre dépôt mais vous devrez toujours la totalité de vos crédits. Cela s’appelle un bail-in.

C’est dans ce contexte que la BCE a jugé utile de demander à la banque Monte dei Paschi di Siena de lui rappeler le mauvais état de son bilan et de la sommer de réduire d’un tiers ses créances douteuses d’ici 2018…

La plus vieille banque du monde doit ainsi ramener ses prêts à risque à 32,6 milliards d’euros en 2018, contre 46,9 MdE en 2015. Monte Paschi est la banque italienne ayant la plus forte proportion de créances douteuses, ceux-ci représentant 41% du total de son portefeuille de prêts.

On relèvera au passage l’exploit de financiers qui ont réussi à transformer une banque en poubelle… Les bonus de ces personnages liés à la croissance et au rendement leur font perdre de vue toute notion de qualité et de pérennité d’une entreprise…

Bref, la mise au point de l’UE ne pouvait pas tomber à pire moment. Toutes ces informations n’ont pas fait beaucoup de bien à l’action de la banque Monte Paschi qui a perdu le 4 juillet près de 14%.

Graphique sur un mois. Dégringolade de la valeur de près de 50%…

En conclusion, on peut supposer que le sauvetage des banques italiennes pourraient être le prélude à un potentiel processus massif de bail-in pour recapitaliser les banques de l’Eurosystème…

Les mois qui viennent s’annoncent chaud pour les banques de l’Eurozone et satellites (dont la BNS).

En attendant, les clients des banques italiennes feraient bien de mettre leur argent à l’abri. Mais où?…

Peut-être la City de Londres? Aurait-elle joué le Brexit pour se différencier de ces régions en faillite et imposer son leadership? Plus que possible.

A suivre…

Liliane Held-Khawam

Principaux actionnaires de:

  • Unicredit, la première banque italienne:

Blackrock la société américaine transnationale de gestion d’actifs et pourvoyeuse de financement

  • Intesa Sao Paolo:

Présence récurrente de Blackrock

· Banque Monte Paschi:

Le premier actionnaire est un Hedge Fund spécialisé dans les entreprises en difficulté… Il est dirigé par un ancien directeur de la banque… Et regardez qui détient la 3ème place sur le podium: Axa SA.

Banques : l’Italie continue à inquiéter

BTG Pactual est une banque d’investissement brésilienne issue du rachat d’UBS Pactual par BTG en 2009.

Le gouvernement italien a par ailleurs démenti une information du « Financial Times » selon laquelle il serait prêt à injecter des milliards d’euros dans son système bancaire en cas de crise grave malgré les avertissements de Bruxelles sur la nécessité de respecter la réglementation européenne qui veut que les banques, et non les contribuables, financent les plans de sauvetage. « L’Italie n’a aucune intention de défier Bruxelles sur les banques. Nous respectons les règles et préférons des solutions de marché pour nos banques », a dit un porte-parole du gouvernement.

BNP Paribas recule de 0,6% à 39,7 euros, la Société Générale cède 1,5% à 27,9 euros et Credit Agricole perd 0,5% à 7,6 euros.

A noter qu’Exane a révisé à la baisse ses objectifs de cours sur la Société Générale à 35 euros, à 8,70 euros sur Crédit Agricole et à 4,90 euros sur Natixis…

Source : lilianeheldkhawam.me

http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-japon--une-economie-de-zeros.aspx?article=8430869330H11690&redirect=false&contributor=Michael+Pento.

Japon : une économie de zéros

Michael Pento

Delta Global Advisors

Publié le 06 juillet 2016

793 mots - Temps de lecture : 1 - 3 minutes

0
inShare

0

envoyer

0

commenter

SUIVRE : Dollar Dollar Index Europe Fed Inflation K Street Manipulation Nation Trillion Wall Street

Avertissement

Rubrique : Editoriaux

Le soleil rouge sur le drapeau du Japon symbolise sa position en tant que pays du soleil levant. En revanche, pendant la seconde guerre mondiale, cette sphère rouge a souvent été qualifiée péjorativement de zéro. Et aujourd’hui, parce que l’économie japonaise émet énormément de zéros, le Japon peut malheureusement de nouveau être qualifié de terre de zéros.

Le plan économique du Premier ministre japonais, Shinzo Abe, connu sous le nom d’Abénomie, consiste en trois flèches. La première est une politique agressive de création monétaire connue sous le nom de QQE, qui vise à déprécier le yen. La deuxième est un déficit budgétaire massif. Et la troisième est une réforme structurelle, qui est en fait un jargon politique signifiant propositions absurdes de stimulation de la croissance, comme par exemple la promotion de la diversité au sein de la force de travail.

Ainsi, la stratégie principale de l’Abénomie est d’accroître les dépenses gouvernementales et d’inonder le monde de yens afin de stimuler la croissance. Si l’Abénomie ne concernait que la dépréciation du yen, elle aurait pu être considérée comme un grand succès. Le yen a perdu 35% de sa valeur entre 2012 et 2015. De la même manière, si son objectif était d’accroître le déficit budgétaire, elle serait parvenue à ses fins. Depuis décembre 2012, les déficits fiscaux ont atteint entre 6 et 8% du PIB.

Qu’ont pu tirer les citoyens japonais de la perte de 35% de leur pouvoir d’achat ? Une obligation sur dix ans porteuse de 0% d’intérêts. Une inflation coincée autour de zéro pourcent, et une croissance absente depuis des années. Mais, plus important encore, pour nous prouver du besoin qu’ont les prix des actifs de voir perdurer les politiques de stimulus, la décision du président de la Banque du Japon, M. Kuroda, de ne pas élargir son programme d’achat d’obligations qui s’élève déjà à 80 trillions de yens par an, a fait perde plus de 1100 points au Nicki Dow au cours des deux jours qui ont suivi sa déclaration officielle.

Le Japon n’est pas le seul à avoir une économie de zéros

La Fed a imprimé 3,7 trillions de dollars depuis 2008, et a artificiellement influencé les taux de court terme jusqu’à zéro pourcent pendant 90 mois. Et pourtant, tout ce que nous avons pu tirer de cette intervention massive sur les marchés est une croissance annualisée du PIB de 0,5% pour le premier trimestre de cette année. Et le deuxième trimestre n’est pas plus prometteur. Les prévisions de Wall Street, qui s’attend à un rebondissement du taux de croissance, ne sont plus prometteuses, après que la Fed de Philadelphie (-1,6), l’indice manufacturier (50,8), la productivité (qui a baissé de 4 au cours de ces 6 derniers trimestres) et l’emploi (156.000) se sont avérés décevants et ont laissé sous-entendre un rebondissement légèrement supérieur au niveau anémique actuel de 0%. La faiblesse de l’économie américaine a forcé l’indice du dollar en-dessous de 94, où il a pu trouver un support à six reprises l’année dernière.

La faiblesse des chiffres qui émanent du Japon, de Chine, d’Europe, des Etats-Unis et du reste du monde devrait représenter une preuve suffisante de l’incapacité pour la manipulation des taux d’intérêt et l’impression monétaire de générer une croissance viable. Ainsi, ceux qui sont encore haussiers sur le dollar sont sur le point d’avoir des surprises. Bien que les taux de court terme soient proches de zéro pourcent tout autour du globe, les Etats-Unis sont la seule nation du monde développé qui a été capable de générer une inflation de base de 2,2%. Ainsi, les taux d’intérêt réels des Etats-Unis sont les plus négatifs parmi tous leurs plus gros partenaires commerciaux ; et le niveau des taux d’intérêt réels est le facteur primaire dans la détermination de la valeur des devises.

Pour ce qui est du DXY, le niveau clé de 94 a récemment été franchi, et plus aucun support n’est présent jusqu’autour de 80, son niveau de juillet 2014. Bien qu’aucun banquier central du monde ne soit impatient de faire grimper les taux d’intérêt nominaux, les Etats-Unis sont la seule nation qui a été capable d’enregistrer un IPC supérieur à l’objectif global de 2% adopté par les banquiers centraux keynésiens.

Les Etats-Unis traversent une stagflation. Qui se produit sur fond d’une dette non-financière de 45,2 trillions de dollars, qui croît 3,44 fois plus rapidement que le PIB. C’est la raison pour laquelle la Fed ne pourra pas normaliser les taux. Si elle portait les taux des fonds fédéraux jusqu’à leur niveau d’avant la grande récession (environ 5%), alors les bulles sur les actifs exploseraient, tout comme l’assiette fiscale de l’économie. La croissance du ratio dette / PIB déjà insoutenable flamberait davantage. Vous et votre portefeuille devriez vous tenir prêts. Le chaos ne fait que commencer.

Partager cet article

Repost 0
Published by marcrousset
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le Blog de Marc Rousset
  • Le Blog de Marc Rousset
  • : BLOG POLITIQUE, GEOPOLITIQUE, ET D'ECONOMIE
  • Contact

Recherche

Liens