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3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 17:18
ADIEU L'UTOPIE DROIT DE L'HOMMISTE ! SE BATTRE AVEC COURAGE, ASSUMER LES REALITES DU TERRORISME ISLAMISTE,DE LA HAINE ETHNIQUE ET SOCIALE !

http://www.bvoltaire.fr/brunoriondel/intellectuels-reveillez-vous,275385?mc_cid=e543fa516c&mc_eid=58ff097ba7

Intellectuels, réveillez-vous !

Aujourd'hui

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Un débat lucide ouvrira une voie d’espérance. Messieurs les intellectuels, prenez vos responsabilités historiques.

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Bruno Riondel

Docteur en histoire

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« Nous sommes tous des catholiques français », déclare Alain Finkielkraut, suite à l’assassinat du père Hamel. On attendait mieux de sa part ; on l’espérait porteur de l’étendard d’une lucidité aujourd’hui nécessaire, alors que s’accumulent les risques d’une guerre civile que le déni du réel amplifie.

Un débat s’impose sur le contenu de l’islam, sur sa nature théocratique, son rapport historique à l’Occident et sur la relation idolâtre de certains pratiquants à leur religion. Aider les musulmans à abattre la figure totémique du Prophète est un devoir pour les intellectuels.

L’occasion d’agir leur en est donnée cette semaine par une polémique. On a cru que le CFCM avait enfin osé avouer – avant que Floris de Bonneville, sur Boulevard Voltaire, n’en dénonce le « mirage » – que « le Prophète n’était qu’un homme pécheur avec des mœurs cruelles qu’il est abominable d’ériger en exemple », qu’il « ne saurait être idolâtré » et dont seuls « les élans mystiques vers Dieu » doivent être admirés. Vrai ou faux, ce texte peut être utilisé à des fins pédagogiques.

Qui, dans un champ intellectuel français dévasté par l’idéologie, osera saisir l’occasion pour débattre ? Pas un monde universitaire qui, de Raphaël Liogier, sociologue, pour qui « l’islamisation est un mythe » à Pierre Manent, philosophe, qui plaide pour « une meilleure reconnaissance des pratiques liées à l’islam », en passant par Gilles Kepel, politologue, selon lequel « l’islamisme n’a plus la force mobilisatrice de l’utopie », est aliéné par des cadres conceptuels inadaptés. Aucun espoir, non plus, du côté des phraseurs médiatiques comme le pathétique Bernard-Henri Lévy.

Resterait quelques audacieux qualifiés de « réacs ». Mais ceux-ci, comme Alain Finkielkraut qui pantoufle désormais à l’Académie, Michel Onfray et ses perceptions simplistes du fait religieux, Michel Houellebecq englué dans ses obsessions génitales, Éric Zemmour soucieux de préserver sa position et Philippe de Villiers qui se veut dissident, s’autocensurent pour rester dans les cadres du politiquement correct d’un spectacle médiatique dont ils sont les acteurs gratifiés.

Pourtant, l’heure est au courage de dire que la question de l’islam est bien plus profonde que l’épiphénomène Daech et qu’un inconscient religieux archaïque peut faire d’un gamin le pire des criminels. Ceci en identifiant les conditions qui aggravent la problématique : immigration invasive, passivité des responsables, effets d’une politique extérieure aventureuse au Moyen-Orient, etc…

Il est temps de restaurer une conscience claire du réel, condition de choix futurs cohérents. Car l’heure est encore aux décisions irresponsables, comme l’illustre une Éducation nationale qui multiplie les cours d’arabe, langue et moyen de diffusion de l’islam, langage structurant d’inconscients potentiellement radicaux, à un moment où un « Bataclan scolaire » est possible.

Un débat lucide ouvrira une voie d’espérance. Messieurs les intellectuels, prenez vos responsabilités historiques. Osez un « J’accuse » pour ne pas subir, un jour, l’opprobre que mériterait un désengagement coupable.


En savoir plus sur http://www.bvoltaire.fr/brunoriondel/intellectuels-reveillez-vous,275385#56rCJwOpxZy1WjPJ.99

http://www.courrierinternational.com/article/temoignage-leffroyable-racisme-des-chinois-envers-les-noirs

Témoignage. L’effroyable racisme des Chinois envers les Noirs

De nombreux expatriés noirs se plaignent d’avoir été victimes de discrimination. Ecartés de certains emplois, notamment dans l’éducation, humiliés dans la vie quotidienne, ils et elles racontent.

Quand Samantha Sibanda, la fondatrice de l’association Appreciate Africa Network, est arrivée du Zimbabwe en Chine, il y a neuf ans, elle a été émerveillée par les possibilités illimitées que semblait offrir le pays. Au bout de deux ans, elle a décidé de s’installer à Pékin. A l’époque, elle était optimiste. Contrairement à beaucoup d’autres pays, la Chine ne semblait pas connaître ce profond racisme qui peut rendre la vie si dure aux Noirs.

“Oh, vous êtes noire !”

Mais la lune de miel n’a pas duré longtemps. En 2009, la jeune femme a présenté sa candidature à un poste d’enseignante d’anglais. Lors de l’entretien téléphonique qui a suivi, son interlocutrice a été si impressionnée par son CV qu’elle lui a offert le poste sur-le-champ. Elle raconte en soupirant :

Mais quand je me suis rendue à l’école, la première chose qu’elle m’a dite a été : ‘Oh, vous êtes noire !’ Et elle est revenue sur son offre en m’expliquant que son école ne pouvait pas embaucher une enseignante noire, car les parents et les élèves n’aimeraient pas ça. J’ai alors compris que le racisme existait aussi en Chine.”

Malgré les avantages économiques, beaucoup d’expatriés noirs se plaignent d’être victimes d’injustices dans leur vie privée et sur le marché de l’emploi à cause de préjugés tenaces qui dépeignent les Noirs comme des gens peu instruits, grossiers et pauvres. “Même quand nous avons les qualifications requises, les employeurs chinois refusent de nous embaucher à cause de la couleur de notre peau”, déplore Samantha.

Le racisme jusque dans le taxi

Et le problème ne se limite pas à l’enseignement de l’anglais. Munyaradzi Gwekwerere (pseudonyme), un chargé de clientèle sud-africain de 32 ans qui a fait ses études dans une prestigieuse université sud-africaine et a obtenu un master aux Etats-Unis, a vu sa candidature refusée à trois ou quatre reprises en raison de sa couleur de peau.

Les choses se passent généralement ainsi : ils prennent connaissance de mon CV, ont un entretien téléphonique avec moi, me disent qu’ils sont impressionnés par mes compétences, puis me demandent de me rendre sur place pour régler les questions de détail. Et quand ils se rendent compte que je suis Noir, je n’entends plus parler d’eux.”

Cet homme a même renoncé à indiquer sa nationalité et à joindre une photo à son CV, car il sait qu’il n’aurait alors aucune chance de décrocher un entretien téléphonique.

Sur certains plans, le racisme en Chine est même pire que dans les pays occidentaux. Samantha Sibanda a vécu douze ans au Royaume-Uni et Munyaradzi Gwekwerere deux ans aux Etats-Unis, et, même si la vie n’a pas toujours été facile pour eux, ni l’un ni l’autre n’ont essuyé de tels refus pour des questions raciales.

Les discriminations ne se limitent pas non plus au lieu de travail. Munyaradzi Gwekwerere raconte que des chauffeurs de taxi refusent de le prendre et que, dès qu’il quitte le centre de Pékin, il se sent souvent dévisagé. Au dire de Samantha Sibanda, le racisme en Chine atteint même un niveau institutionnel, les Africains ayant davantage de difficultés que les autres étrangers à renouveler leur visa de travail et à pouvoir prolonger leur séjour en Chine.

Liang Yucheng, un sociologue de l’université Sun Yat-sen qui a passé les six dernières années à étudier le sort des Africains en Chine, observe la même tendance. “Le nombre d’Africains [résidant en Chine] a culminé en 2012, mais ces dernières années il a diminué d’environ 10 %, indique-t-il. Je suppose que c’est parce que la Chine mène une politique plus stricte en matière de visas.”

Persona non grata dans les écoles

Peter Mu, le fondateur de Boto Education, une école d’anglais de Pékin, confirme qu’un grand nombre d’écoles chinoises n’embauchent pas d’enseignants noirs. Son propre établissement n’en emploie pas depuis des années. Selon lui,

c’est surtout parce que les parents chinois considèrent que les gens de couleur – noirs ou indiens – ont un accent et n’ont pas les qualifications requises pour enseigner à leurs enfants, même si l’anglais est leur langue officielle. Les Noirs ne sont pas les seuls visés. La plupart des parents chinois croient à tort que seuls les Blancs parlent un bon anglais. Une autre raison est qu’ils tiennent en haute estime la culture des Wasp (Anglo-Saxons protestants blancs) et veulent qu’elle soit inculquée à leurs enfants.”

Tout en assurant ne pas être raciste, il observe que, d’après son expérience, les enseignants noirs ont des problèmes de ponctualité, d’honnêteté et de respect des règles. “Après avoir connu beaucoup de problèmes avec eux, nous avons renoncé à faire appel à la communauté noire. Ce n’est pas définitif, c’est juste que nous recevons de meilleures candidatures”, précise-t-il.

“Nous devons être patients”

Selon Liang Yucheng, ce genre de problèmes découle de différences culturelles. Si les Chinois se sont familiarisés avec la culture occidentale, qui accorde une grande valeur à la ponctualité et à l’efficacité, la culture africaine est différente, dit-il. Pour lui, “les Africains sont enthousiastes, chaleureux, faciles à vivre, bons vivants, optimistes, créatifs et peu soucieux des détails. Ce sont leurs principaux traits de caractère. Les Chinois doivent s’efforcer de comprendre la culture et la personnalité des Africains, et vice versa.”

Samantha Sibanda reste optimiste. “Un grand nombre de Chinois n’ont jamais vu d’étrangers. Mais avec le nombre croissant d’étrangers qui viennent en Chine et de Chinois qui vont étudier à l’étranger, ils commencent à considérer les gens d’origines différentes sur un pied d’égalité et à mieux les comprendre. Je suis persuadée qu’un jour nous serons tous pareils à leurs yeux. D’ici là ce sera un peu dur pour les Noirs de vivre ici, mais nous devons être patients.

Auteur

Zhang Xinyuan

Journaliste au Global Times, Zhang Xinyuan écrit tout particulièrement sur les étrangers en Chine.

http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2016/08/02/deni-d-islamisme-le-rearmement-moral-passe-par-un-retour-au-5832951.html

Déni d'islamisme : le réarmement moral passe par un retour au réel

Par Mathieu Bock-Côté

Masqué sous des justifications psychiatriques ou sociales, le déni d'islamisme continue de frapper, constate Mathieu Bock-Côté, pour qui, à force de dépolitiser les attentats, les Occidentaux savent pleurer, mais plus se battre. Nous sommes une fois de plus d'accord. Pourquoi reprenons-nous souvent les tribunes, les analyses, de Mathieu Bock-Côté ? Simplement, parce qu'elles vont au fond des choses, à l'essentiel, aux racines même du Système dominant : racines idéologiques, mais aussi comportements et méthodes du totalitarisme révolutionnaire, ancien ou nouveau. Ce sont des analyses qu'un contre-révolutionnaire, par exemple maurrassien, eût faites à peu près de la même façon. Et que beaucoup d'autres font aujourd'hui, en dehors de nos cercles, en particulier parmi les jeunes intellectuels. Ce courant de réflexion est, pour nous, d'un intérêt - disons stratégique - tout à fait évident. LFAR

On commence à s'y habituer : à chaque attentat terroriste, une bonne partie du système médiatique active le logiciel du déni d'islamisme. Cela a aussi été le cas après l'attentat de Nice. Une chose semble plus importante encore que de pleurer les victimes et d'encombrer les lieux du crime de fleurs et de bougies: c'est de dépolitiser l'attentat. Dans la mesure du possible, on multipliera les hypothèses qui nous éloignent d'un constat pourtant enregistré depuis longtemps dans la conscience populaire : la paix perpétuelle à laquelle nous aspirions dans la dernière décennie du vingtième siècle a été fracassée une fois pour toutes. L'islamisme nous a déclaré la guerre. Il ne nous est plus possible de croire que la guerre appartient à la préhistoire de l'humanité occidentale et qu'il suffirait d'étendre à travers le monde la logique des droits de l'homme pour l'éradiquer une fois pour toutes. Mais le système médiatique travaille fort à nier cette réalité.

Il y a d'abord la piste psychiatrique. Le terroriste serait un déséquilibré, un fou furieux, un maniaque, un psychopathe, mais pas un islamiste. En un mot, il n'y aurait aucune signification politique à un tel attentat : on devrait le considérer comme une forme de catastrophe naturelle - mais la nature qui se déchaînerait ici sur les sociétés serait la nature humaine et ses failles hantées par de sombres fantasmes de destruction. On ne saurait inscrire le crime dans une trame plus vaste et d'aucune manière, on ne devrait l'expliquer idéologiquement. Le crime n'est plus vraiment un crime : c'est un malheur, une malédiction, un rappel de la part incompréhensible de la condition humaine. C'est ainsi que plusieurs, comme le premier ministre canadien Justin Trudeau, ont parlé d'un acte « insensé » plutôt que de reconnaître dans l'attentat de Nice un épisode dans la guerre de l'islamisme contre l'Occident. Faut-il comprendre, dès lors, que les seuls terroristes qu'on prendra au sérieux sont ceux qui paient leurs impôts à temps, mangent de manière équilibrée et qui ont une connaissance fine du Coran ?

Il y a aussi la piste de l'exclusion sociale : l'homme qui se rendrait coupable d'un attentat serait en fait une victime de la société où il vit. Seule la désespérance sociale le rendrait sensible aux sirènes islamistes. Plus encore : l'exclusion qu'il subirait le pousserait à cette forme de résistance condamnable mais compréhensible que serait le terrorisme islamiste. Il y a plusieurs années, on avait déjà expliqué ainsi les assassinats de Mohamed Merah. Dans nos sociétés qui marginaliseraient les populations issues de l'immigration, la petite criminalité et la grande devraient être considérées comme des actes de résistance. En un mot, l'islamophobie serait à l'origine de l'islamisme. Peut-être est-ce une manière de garder mentalement le contrôle des événements : se dire coupable, c'est demeurer responsable des événements, c'est conserver une emprise sur eux. Si la civilisation occidentale s'amende suffisamment, la guerre cessera et la paix reviendra. Il faudrait s'ouvrir toujours davantage à la diversité pour contenir et refouler l'islamisme.

On oublie une part essentielle de ce qu'on pourrait appeler la théorie de la guerre révolutionnaire, qui consiste justement à exciter les marges, les éléments sociaux instables et fragiles, pour faire naître chez eux une vocation au Djihad. Il s'agit justement d'exciter les pulsions morbides et de les convertir en un désir terroriste. Les vidéos relayés par l'État islamique où on voyait ses soldats et militants se transformer en égorgeurs avaient justement cette vocation. Pour le dire autrement, il s'agit de mobiliser les marginaux et les déclassés en les retournant contre l'ordre établi. C'est ainsi qu'un homme qui n'était pas fiché par les services de renseignement peut rapidement prendre un étendard et se retourner contre ses concitoyens qu'il ne voit pas comme des compatriotes. Celui qui se laisse convertir peut ainsi espérer une forme de gloire morbide qui transfigurera son existence en devenant un martyr glorieux d'une guerre sainte contre un Occident malfaisant.

Cela ne date pas d'hier. Les théoriciens révolutionnaires ont toujours su qu'ils ne pouvaient pas se fier à leurs seuls moyens et qu'ils devaient travailler les contradictions sociales inscrites au cœur des sociétés qu'ils veulent bouleverser. Et le fait est que l'appel au Djihad trouve un écho dans les banlieues islamisées issues de l'immigration qui sont la cible d'une propagande antioccidentale permanente, par ailleurs relayée par un système médiatique qui les entretient dans ce sentiment victimaire. L'islamisme y trouve un bon terreau et pousse ainsi à la guerre civile entre les nations européennes et les communautés issues de l'immigration musulmane. On pourrait pousser plus loin la réflexion : qu'on le reconnaisse ou non, la perméabilité absolue des frontières contribue à ce climat anxiogène. Quoi qu'en disent les théoriciens de la diversité, une communauté politique exagérément hétérogène est appelée à vivre des contradictions culturelles de moins en moins soutenables.

Le système médiatique semble vouloir préserver à tout prix le fantasme de la diversité heureuse, quitte à se couper du commun des mortels et à s'installer dans un univers parallèle. Il y a quelque chose de navrant à constater la puissance médiatique de ce logiciel contribuant à déréaliser l'agression subie depuis quelques années par la nation française, en la dispersant en milliers de faits divers dépolitisés, auxquels on refusera toute perspective d'ensemble. L'Occident sait pleurer mais ne sait plus vraiment combattre - il ne veut pas accepter qu'en guerre, on ne fonctionne plus comme en paix. Évidemment, ceux qui exigent une politique toute faite à la manière d'une douzaine de mesures bien identifiées contre l'islamisme s'illusionnent : bien évidemment, on peut et doit mener une guerre contre l'islamisme intérieur et extérieur mais elle ne sera pas gagnée en quelques mois. Mais ceux qui parlent du nécessaire réarmement moral des nations occidentales visent juste.

On se demande encore comment certains ont pu s'opposer à la déchéance de nationalité pour les binationaux coupables de trahison ou de terrorisme. Ne permettait-elle pas de redonner au moins symboliquement une certaine force à l'idée de citoyenneté ? De la même manière, on comprend l'irresponsabilité criminelle de ceux qui consentent à une immigration massive qui crée les conditions d'une fragmentation massive des pays de la vieille Europe. Qui croit encore qu'il faille s'ouvrir à toutes les différences, sans distinguer entre celles qui sont compatibles avec le monde occidental et celles qui ne le sont pas ? Autre question : jusqu'où les sociétés occidentales accepteront-elles de voir la logique des droits de l'homme retournée contre elles, comme si elles devaient s'immoler sur l'autel d'un universalisme si radical qu'il les empêche de se défendre lorsqu'on les agresse ?

Le réarmement moral passe d'abord par un retour au réel.

Mathieu Bock-Côté

Mathieu Bock-Côté est docteur en sociologie, chargé de cours aux HEC à Montréal et chroniqueur au Journal de Montréal et à Radio-Canada. Ses travaux portent principalement sur le multiculturalisme, les mutations de la démocratie contemporaine et la question nationale québécoise. Il est l'auteur d' Exercices politiques (VLB éditeur, 2013), de Fin de cycle: aux origines du malaise politique québécois (Boréal, 2012) et de La dénationalisation tranquille (Boréal, 2007). Son dernier livre, Le multiculturalisme comme religion politique, vient de paraître aux éditions du Cerf.

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La dhimmitude ou le martyre ?

Aujourd'hui

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L’objectif réel recherché par les terroristes est d’abord et avant tout de créer un effet de soumission volontaire.

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Bernard Hawadier

Avocat

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Horrifiés, nous pleurons. Incrédules, nous en appelons à la paix et à l’amour. Nos bougies, nos fleurs, nos larmes sont le reflet de notre terreur. Alexandre Del Valle, remarquable spécialiste de l’islam, souligne dans un récent article que l’objectif réel recherché par les terroristes est d’abord et avant tout de créer un effet de soumission volontaire connu sous le nom de dhimmitude en terre d’islam. Notre réaction est-elle à la hauteur de ce qui nous atteint ?

Certains soulignent notre manque de courage et ils ont raison. Ce qui m’interpelle, c’est notre incapacité à accepter et intégrer la violence que nous subissons. Elle nous est inconcevable, et nous laisse sans autre réaction que nos jérémiades et nos reniements. Qu’il s’agisse de nos responsables politiques, ou de beaucoup trop de nos responsables religieux, ils n’ont à la bouche que la paix, la tolérance, la compréhension mutuelle, la laïcité, le libéralisme religieux, la sincérité. Peace and love pour tous ! On nous offre tout ce qui est en train de voler en éclats sous nos yeux et à quoi nous tentons malgré tout de nous raccrocher comme à des bouées de sauvetage alors qu’elles sont crevées.

Nous croyons innocemment que la solution pourrait venir des appels de la communauté musulmane française à ces principes citoyens partagés, cette tolérance, cette compréhension mutuelle alors que, sans remettre en cause la sincérité de nombre d’entre eux, force est de constater que le danger vient de l’extérieur, d’un islam fanatisé mais qui demeure la religion de l’ambiguïté, de la confusion et de l’intolérance si l’on se donne la peine de se référer aux textes. Des musulmans pour qui la vie de Mahomet le conquérant reste une référence et un modèle. Des musulmans qui sont eux-mêmes soumis au fanatisme conquérant imposé par une minorité fanatisée. Et nous oublions que, devant l’Histoire, ce sont les minorités qui imposent leur volonté aux majorités molles, rêveuses, insouciantes et inconscientes !

Nous n’arrivons pas à concevoir que l’on vienne troubler nos existences qui ferment les yeux sur la vérité de l’enracinement de la violence dans la nature humaine. Car la violence est au cœur de la nature humaine, parce qu’elle est le fruit du péché. Le Christ ne l’a jamais niée. Il est venu l’assumer en la subissant. Avec son sang. Le sang des martyrs a coulé après le sien, pour les mêmes raisons. Les hommes ne peuvent pas nier le mal. S’ils le nient, il leur revient dans la figure comme le boomerang. Et c’est très exactement ce qui nous arrive avec la guerre engagée par l’islam.

Au stade où nous en sommes, il n’y a pas d’autre vérité que celle du martyre ; il y a de quoi nous affoler ! Le père Hamel est mort parce qu’il était prêtre et qu’il venait de célébrer le sacrifice de la messe, avec quatre fidèles, quasiment seul, dans l’indifférence absolue de ses concitoyens. C’est le même martyre que celui de tous les chrétiens d’Orient lâchement abandonnés par l’Occident qui ne sait répondre que par sa lâcheté, ses larmes de circonstance et sa considération diplomatique.

Oui, le martyre est devenu français. Il est sur notre sol. Il touche notre prochain sensible, réel, territorial, national. Face à cela, les larmes ne servent à rien. Jeanne d’Arc a-t-elle pleuré ? Blandine a-t-elle pleuré ? Le Christ a-t-il pleuré ? Ils ont assumé. Ils ont fait face. Ils se sont affirmés tels qu’ils étaient, en vérité, sans rien renier, sans rien lâcher, sans rien concéder. Avec force !

Le reste n’est que pitié dans la nation France !

Nous avons le choix entre la dhimmitude et le courage, et peut-être le martyre. Au fond, avons-nous un autre choix pour rendre hommage et justice à ceux qui ont été atteints aveuglément et sans discernement depuis janvier 2015 ? La seule solidarité est celle du martyre. Nul doute que de l’au-delà où ils ont tous injustement été projetés, ils attendent autre chose de nous que nos jérémiades, nos illusions et nos lâchetés.


En savoir plus sur http://www.bvoltaire.fr/bernardhawadier/la-dhimmitude-ou-le-martyre,275106#qycl31BIcebjTU72.99

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