Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 21:06
LE SURENDETTEMENT NOUS CONDUIT TOUT DROIT A LA STAGFLATION!

http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-greenspan-a-raison-une-stagflation-s-installe.aspx?article=8961897694H11690&redirect=false&contributor=Michael+Pento.

~~ Greenspan a raison, une stagflation s’installe

IMG Auteur Michael Pento Delta Global Advisors Publié le 04 octobre 2016 1032 mots - Temps de lecture : 2 - 4 minutes ( 1 vote, 5/5 ) Imprimer l'article Article Commentaires Commenter Notation Tous les Articles 0 in Share . 0 envoyer 0 commenter SUIVRE : 1971 Alan Greenspan Fed Greenspan Inflation Nation Trillion Avertissement Rubrique : Editorial du Jour

Lors d’une récente interview, l’ancien gouverneur de la Réserve fédérale, Alan Greenspan, a expliqué que l’économie présentait aujourd’hui « les premiers signes d’une stagflation ». Bien que cela n’arrive pas souvent, Greenspan et moi sommes d’accord sur ce point. J’en ai également discuté dans mon article Time to Invest for Stagflation, publié il y a quelques mois. A dire vrai, l’économie des Etats-Unis, et du reste du monde, traverse aujourd’hui les premières phases d’une stagflation sans précédent. La raison principale à cela peut être résumée en un seul mot : la dette. La dette n’entraîne pas seulement une économie vers une croissance ralentie, elle laisse également place à l’inflation. La dette publique et privée représentait 150% de l’économie au cours des décennies qui ont précédé l’abandon de l’étalon or en 1971 – un étalon monétaire qu’Alan Greenspan défendait lui aussi avant de devenir directeur de la Fed. Cette proportion de la dette par rapport au PIB est passée à 150% avant la Grande récession de 2007-09, et s’est maintenue à ce niveau aujourd’hui. Et voilà qu’elle commence de nouveau à grimper. Le déficit de 2016 devrait s’élever à 600 milliards de dollars, soit 35% de plus qu’en 2015. Dans l’ensemble, la dette globale est passée à 230 trillions de dollars, et a grimpé de 60 trillions depuis 2007 – c’est près de trois fois la taille de l’économie globale. Toute cette dette est responsable de la partie « stag » du mot stagflation, parce qu’il est difficile d’investir pour la croissance dans une économie qui croule sous la dette.

Le problème de cette accumulation globale de dette est qu’elle n’a pas généré d’accumulation de biens d’équipement dans l’objectif d’améliorer la productivité, mais plutôt permis le développement d’une ruse keynésienne qui ne revient pas à beaucoup plus qu’à creuser des trous pour les reboucher. Bien qu’il soit vrai que le coût du remboursement de a dette soit aujourd’hui plus bas que jamais, il est aussi vrai que le niveau de dette en soit arrivé à un record aussi bien en termes nominaux qu’en pourcentage de l’économie. Ainsi, les versements de faibles taux d’intérêt sont la conséquence d’une bulle sans précédent sur le marché des obligations. Les individus sont conscients de cet environnement instable, et doivent préparer leurs bilans pour une hausse des coûts. Plus important encore, une économie saturée par la dette ne peut fonctionner normalement, parce qu’elle souffre de déséquilibres de capitaux et de bulles sur les actifs qui devront éclater pour que le crédit et l’épargne puissent fonctionner correctement. Mais nos dirigeants économiques continuent de s’obstiner. Le Japon est le parfait exemple de cette condition. La nation est désormais sur le point d’entamer son 26e voyage en territoire de dépenses déficitaires depuis que ses bulles sur l’immobilier et les actions ont éclaté en 1990. Et malgré plusieurs récessions et décennies perdues, le gouvernement continue de s’attacher à la fantaisie selon laquelle un ratio dette/PIB supérieur à 240% est nécessaire pour relancer l’économie.

Mais les effets de cette pile de dette non-productive ne sont pas visibles qu’au Japon. Le PIB moyen des Etats-Unis n’est plus que de 2,1% depuis 2010. Et ce taux de croissance anémique continue de diminuer, avec seulement 1,2% en 2015 et 1% au premier trimestre de 2016. Le Fonds monétaire international a récemment réduit ses prévisions de croissance de l’économie globale jusqu’à 3,1% pour l’année 2016. D’où vient donc le caractère inflationniste de la stagflation ? S’il est une chose sur laquelle les banquiers centraux tombent tous d’accord, c’est qu’un objectif d’inflation de 2% est désormais nécessaire pour maintenir la croissance. Selon Haver Analytics, les bilans de la Fed, de la Banque centrale européenne, de la Banque d’Angleterre, de la Banque du Japon et de la Banque populaire de Chine sont passés à 17,2 trillions de dollars, contre 6,5 trillions de dollars il y a huit ans. Pour parvenir à cet absurde objectif d’inflation, les bilans de la BCE et de la Banque du Japon continuent de gonfler à un rythme combiné de 180 milliards de dollars par mois de nouveau crédit fiduciaire. Et la Banque d’Angleterre vient de porter ses achats d’actifs à 570 milliards de dollars. En revanche, contrairement à ce que vous diront les Keynésiens, l’inflation ne naît pas d’un faible taux de chômage, mais d’une trop importante quantité de monnaie pour trop peu de produits. Il serait absurde de penser que les banques centrales pourront parvenir à leur objectif d’inflation de 2% avec précision.

Les dépenses déficitaires, la hausse des ratios dette/PIB et le gonflement des bilans des banques centrales finiront par éroder la confiance des banquiers centraux en le maintien du pouvoir d’achat de leurs monnaies. L’inflation ne s’arrêtera pas à 2%, elle franchira ce niveau et continuera de grimper. Ce retour de l’inflation donnera lieu à un exode de masse depuis le marché des obligations, à mesure que les vendeurs à découvert commenceront à accumuler des positions. Le marché des obligations réagira violemment, en faisant grimper les rendements d’une centaine de points de base en une seule fois, à mesure que les enchères des banquiers centraux sur les obligations seront supplantées par un véritable marché qui demandera, de plein droit, une hausse des taux. Une hausse des remboursements de la dette surviendra ensuite, qui plongera les gouvernements surendettés dans l’insolvabilité. Une accumulation sans précédent de dette non-productive émise par les gouvernements et alimentée par un gonflement massif de la base monétaire globale est la recette parfaite de la stagflation. Une stagflation ne se profile pas à l’horizon aujourd’hui. La vérité, c’est qu’elle a déjà commencé. Une économie en bonne santé enregistre un taux de croissance réel deux fois supérieur au taux d’inflation. Aujourd’hui, cet indice de prospérité a été renversé.

L’indice des prix à la consommation a gagné 2,3% sur un an, alors que le PIB n’a gonflé que d’1,2%. L’inflation est désormais deux fois supérieure au taux de croissance économique réel. La stagflation n’est pas un péril économique auquel nous risquons de faire face dans le futur. C’est un phénomène auquel les consommateurs font face dès aujourd’hui. Peut-être Alan Greenspan s’améliore-t-il avec l’âge... Les investisseurs devraient se préparer à une période de hausse de prix et de ralentissement de la croissance.

Partager cet article

Repost 0
Published by marcrousset
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Le Blog de Marc Rousset
  • Le Blog de Marc Rousset
  • : BLOG POLITIQUE, GEOPOLITIQUE, ET D'ECONOMIE
  • Contact

Recherche

Liens