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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 10:52
UN CAMP DE NATURISTES A PARIS ! AVEC CES CONS DE SOCIALISTES NOUS ALLONS FINIR TOUS A POIL !

http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2016/10/02/ouverture-d-un-camp-naturiste-a-paris-homo-festivus-finit-na-5855439.html

~~ lundi 03 octobre 2016

Ouverture d'un camp naturiste à Paris : homo festivus finit naturellement à poil

Par Théophane Le Méné HUMEUR -

Le Conseil de Paris a voté le 26 septembre une proposition relative à la création d'un camp naturiste dans la capitale. Théophane Le Méné souligne que l'intérêt porté à cette question confirme l'incapacité des acteurs politiques à assumer leurs prérogatives. Il le dit dans ce style parfois étonnant qui lui est particulier. Ce qui n'empêche pas sa critique de notre société moderne ou postmoderne d'aller à l'essentiel. LFAR th.jpgUn camp naturiste devrait bientôt voir le jour à Paris. C'est en tout cas le sens de la proposition qui est votée aujourd'hui au Conseil de Paris et qui semble susciter l'unanimité chez les élus de la majorité. Comprenez-bien : « Nous avons deux millions de naturistes en France, deux fois plus l'été avec les visiteurs. Paris est pour eux la première destination touristique au monde et il n'y a aucun lieu qui leur est dédié en plein air ». Sans aucun doute, cela appelait un règlement. Expérimenter le naturisme à Paris. Libérer ces corps trop longtemps enchaînés aux tissus d'une honte qu'on aurait héritée de la Genèse. S'affranchir d'une convention millénaire qui, semble-t-il, ne permet pas de favoriser le respect de soi-même, le respect des autres, et celui de l'environnement, si l'on en croit le premier considérant exposé par les élus du Groupe écologiste de Paris. Une mesure qui « ne fait de mal à personne » assure de son côté Bruno Julliard, premier adjoint au maire de Paris ; « un espace récréatif » renchérit David Belliard, à l'origine de la proposition.

Certes, Paris est la cible privilégiée du terrorisme ; certes, Paris est le point de cristallisation du débat identitaire ; certes, la capitale s'englue dans sa gestion des affaires courantes et le simple fait de prendre sa voiture est devenu un parcours du combattant qui en dit long sur les défis à relever pour nos élus. Mais, nous objectera-t-on, cela doit-il empêcher de penser le naturisme ? Tout se passe comme si nos élus tentaient de se signifier là où, précisément, on leur demande de ne pas être, c'est-à-dire dans « la jouissance paisible de l'indépendance privée » pour reprendre la formule consacrée de Benjamin Constant. Car il n'y a pas lieu de soumettre au commun les velléités de particuliers, nombreux ou pas. Car, pour citer à nouveau Constant, l'Etat doit se borner à être juste et le reste doit lui échapper. Mais cette immixtion dans un domaine aussi résiduel que celui du naturisme met en exergue l'impéritie de ceux qui nous dirigent à assumer leurs prérogatives ; elle souligne à nouveau le délitement d'une fonction qui avait pour objet la décision politique dans la société et qui mute indubitablement vers l'animation logistique dans une communauté.

Si bien que l'on ne peut s'empêcher de citer Michel Houellebecq qui, le temps des Particules élémentaires, avait jeté un regard critique sur les endroits de cette pratique en vogue : « En somme on a affaire à une station balnéaire classique, plutôt bon enfant, à ceci près que les plaisirs du sexe y occupent une place importante et admise. Il est tentant d'évoquer à ce propos quelque chose comme une ambiance sexuelle “social-démocrate”, d'autant que la fréquentation étrangère, très importante, est essentiellement constituée d'Allemands, avec également de forts contingents néerlandais et scandinaves ». Plus symboliquement aussi, on verra dans cette décision pour le moins ridicule, l'entérinement d'une société nouvelle qui se croit persuadée de devoir opposer nature et culture avec un amour tronqué de la première et une aversion de la seconde. Comme si exposer ses attributs aux caresses du vent et aux regards de tous constituait l'acte le plus subversif qui soit face au Léviathan et à la pollution. Comme si l'universalisme humain avait besoin de cette manifestation puérile. Comme si, finalement, la nudité incarnait l'idéal du vrai.

Dans son Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes, Rousseau considérait l'invention du vêtement dans le passage de l'état de nature à la culture ; Buffon, lui, définissait les peuples « en état de pure nature » ainsi : « ni vêtement, ni religion, ni société ». Les deux ne croyaient pas si bien dire. •

Théophane Le Méné est journaliste. Figarovox 26.09

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