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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 16:50

http://www.bvoltaire.fr/jeanjacquesfifre/la-liberalisation-de-livg-pretexte-dune-politique-dictatoriale,297298?mc_cid=a4a9f2472a&mc_eid=58ff097ba7

 

La libéralisation  de

 

l’IVG,

 

 

 

prétexte d’une politique

 

 

 

dictatorial

e

 

 

 HIE

Il est devenu illicite de combattre sur le plan des idées. Au secours, Voltaire, ils sont devenus fous ! Ou, pire, ils sont despotiques.

 

Jean-Jacques Fifre

Retraité


Ancien directeur administratif et financier dans le privé
 

 

 

La loi du 17 janvier 1975 relative à l’interruption volontaire de grossesse fut conçue comme une simple loi de dépénalisation de l’avortement en France.

Elle visait à donner une réponse à des situations de détresse et à rétablir un état de dignité humaine souvent bafoué. C’était un vrai progrès.

Simone Veil avait déclaré :

« Je le dis avec toute ma conviction : l’avortement doit rester l’exception, l’ultime recours pour des situations sans issue. »

​‌

Désormais, l’IVG est défendue comme un droit, c’est-à-dire une faculté garantie sans limite par la loi. Plus même : elle est édictée comme une liberté, c’est-à-dire celle d’agir sans aucune contrainte.

La loi Belkacem du 4 août 2014 supprime la condition de détresse. Elle s’inscrit dans une démarche qui vise à lever les moindres freins à l’exercice du droit le plus large à l’IVG, qui est d’ailleurs remboursée à 100 % par la Sécurité sociale.

Cela n’est pas un progrès car cette mesure va dans le sens d’une déresponsabilisation des comportements et des mentalités autant masculins que féminins. Il en va d’une responsabilité citoyenne de refuser cette démarche.

Entendons-nous bien sur le sens des idées : il ne s’agit pas de priver les femmes de la possibilité d’éviter une grossesse dont la conception serait inique ou les risques majeurs, et dont les conséquences seraient pour la mère et l’enfant un non-sens dramatique. Il s’agit simplement de considérer que personne n’a le droit de décider, sans des motifs impérieux, d’interrompre une vie. En outre, par bonheur, les dispositions d’aujourd’hui permettent de prévenir une grossesse non désirée avant que le processus de vie ne soit enclenché. La contraception est le vrai moyen. L’avortement est une thérapie que l’on devrait réserver aux cas d’exception.

Dire cela n’est pas liberticide. C’est simplement refuser de concourir à la déresponsabilisation des consciences, qui est le contraire du sens de l’intelligence humaine et ne fait qu’établir un contresens de l’esprit libertaire.

Or, aujourd’hui, dans notre démocratie qui, longtemps, fut un exemple universel, il m’est défendu d’affirmer cette position morale de bon sens et parfaitement légitime. Il est devenu illicite de combattre sur le plan des idées. Au secours, Voltaire, ils sont devenus fous ! Ou, pire, ils sont despotiques.

Ce gouvernement de gauche dont les dérives liberticides sont notoires vient de faire voter la loi dite « loi du délit d’entrave numérique à l’IVG » qui m’interdit d’exposer pleinement ma pensée sur ce véritable problème sociétal qui, en tout état de cause, mérite pourtant d’être discuté, éventuellement affronté avec les armes du bon sens et de la loyauté intellectuelle.

Cette mesure législative n’est pas un progrès.

 

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