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23 septembre 2017 6 23 /09 /septembre /2017 19:03

http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2017/09/22/societe-le-telephone-qui-rend-imbecile-5982374.html

 

Société • Le téléphone qui rend imbécile

 

Par  Mathieu Bock-Côté

Nous avons beaucoup aimé cette tribune publiée jeudi dernier dans le Journal de Montréal [21.09]. Elle nous rappelle ce que nous avons lu ou entendu sur ce sujet, venant de Fabrice Hadjadj, de Michel Onfray, de Régis Debray ou d'Alain Finkielkraut. Pointant les pédagogues qui rêvent d'intégrer à l'école « tous les écrans possible », sa conclusion est souveraine : c'est « comme s’ils voulaient accélérer le désastre.  »  LFAR

 

501680460.5.jpgOn a beaucoup parlé, la semaine dernière, du iPhone X, le nouveau téléphone intelligent d’Apple, qui se vendra plus de 1000 $ et qui intégrera un système de reconnaissance faciale.

Il faut dire qu’on parle toujours du « nouveau iPhone », dès qu’il est annoncé. C’est presque un rituel qu’Apple nous impose, à la manière d’une nouvelle église, qui sait garder et exciter ses fidèles.

En temps et lieu, ils se rueront sur l’objet de leur désir comme si leur vie en dépendait. Et le système médiatique se soumet plus que docilement à tout cela. 

iPhone

Il y a comme un suspense Apple. De quelle manière la compagnie nous surprendra-t-elle ? Quelle sera la dernière innovation qui bouleversera nos vies ? 

Certains justifieront cette mise en scène à cause de la place que le téléphone intelligent prend dans nos vies. Il est vrai que nos contemporains passent désormais une partie importante de leur vie à n’en jamais détourner le regard, comme s’ils étaient hypnotisés par lui.

Dans la rue, ils regardent leur écran. Au restaurant, ils regardent leur écran. Au souper, à la maison et en famille, ils regardent leur écran. Même lorsqu’ils vont au musée, ils ne regardent plus les œuvres directement, ils les prennent en photo avec leur téléphone, comme si leurs yeux ne pouvaient plus se passer du filtre de l’écran.

C’est à travers l’écran qu’ils abordent le monde et c’est vers lui qu’ils se réfugient systématiquement, dès qu’ils ont le moindre malaise.

On peut croire qu’au fond de lui-même, le commun des mortels sent que ce monde est absurde. Qu’à se rendre absolument dépendant de son téléphone intelligent, on se soumet à un esclavage imbécile.

De temps en temps, il se révolte, il n’en peut plus... et le ferme pour une heure. C’est presque une victoire. Il se délivre. Mieux, il se libère. C’est un peu comme s’il voulait s’arracher à une domination, mais très vite, il retourne vers son maître.

À la campagne, dans la forêt, s’il constate qu’il n’a pas de réseau, il paniquera. Il se sent coupé du monde parce qu’on lui a fait croire qu’il avait accès à presque la totalité de l’univers avec sa machine.

Personne ne s’imagine un instant que nous pourrions revenir dans le monde d’avant. Qui le souhaiterait vraiment, d’ailleurs ?

Mais le vieux dilemme revient : ou nous dominons la technologie, ou elle nous domine.

Résister

Évidemment, ce n’est pas aussi simple. Mais il faut quand même se demander si, comme civilisation, nous entendons résister à ce nouveau conditionnement qui place Apple et compagnie à la tête de notre gouvernement mental.

Théoriquement, l’école devrait résister à cette manie et apprendre aux jeunes générations l’existence d’un monde délivré de l’écran. Elle devrait cultiver l’amour immodéré du livre.

Hélas, plusieurs pédagogues rêvent plutôt de la rallier à cet univers, en intégrant tous les écrans possibles dans leurs classes. Comme s’ils voulaient accélérer le désastre.    

Mathieu Bock-Côté

Mathieu Bock-Côté est docteur en sociologie, chargé de cours aux HEC à Montréal et chroniqueur au Journal de Montréal et à Radio-Canada. Ses travaux portent principalement sur le multiculturalisme, les mutations de la démocratie contemporaine et la question nationale québécoise. Il est l'auteur d'Exercices politiques (VLB éditeur, 2013), de Fin de cycle : aux origines du malaise politique québécois (Boréal, 2012) de La dénationalisation tranquille (Boréal, 2007), de Le multiculturalisme comme religion politique (éd. du Cerf, 2016) et de Le Nouveau Régime (Boréal, 2017).

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23 septembre 2017 6 23 /09 /septembre /2017 18:33

https://www.jeune-nation.com/actualite/actu-france/lunel-mourad-hedi-et-radouane-ecrase-la-face-dune-femme-de-69-ans-et-provoque-la-mort-de-sa-mere-de-90-ans.html

 

Accueil » Actualité » Actualité française » Lunel : Mourad, Hedi et Radouane écrasent la face d’une femme de 69 ans et provoquent la mort de sa mère de 90 ans
 

Lunel : Mourad, Hedi et Radouane écrasent la face d’une femme de 69 ans et provoquent la mort de sa mère de 90 ans

 
 

Un trio de Maghrébins est jugé à Montpellier depuis le mardi 19 septembre pour un déchainement de violence inouïe lors d’une attaque crapuleuse à domicile qui a eu lieu en mars 2014, à Saint-Just, près de Lunel

La photo, terrifiante, un gros plan sur son visage défiguré, où l’on voit la trace de la basket incrustée sur la joue et le front, a été projetée devant la cour d’assises de l’Hérault. Josette, 72 ans, ne peut retenir ses larmes. Dans son malheur, elle a échappé au pire. Mais pas sa mère Odile, 90 ans, décédée après l’attaque du fait du traumatisme physique et émotionnel qui lui a été infligé par les trois envahisseurs à domicile.

« Je leur avais dit qu’elle était cardiaque, qu’elle était fragile… C’est pas possible de voir sa fille en sang et des hommes cagoulés, personne ne le supporterait », lance la victime, en sanglots. Elle poursuit alors son récit gorgé d’émotion et d’effroi, glaçant la cour, jusqu’au box où deux des trois accusés originaires d’Afrique du Nord, Mourad Chaloukh, 33 ans et déjà connu pour braquage de bijouterie, et Hedi Bennamar, 25 ans, contestent toute implication. « Ce matin-là, j’entends des pas, je me retourne, je vois un homme cagoulé et un deuxième, plus petit, qui se précipitent, m’attrapent et je me suis retrouvée face contre terre, projetée au sol », se remémore-t-elle.

Elle a en fait pris une décharge électrique de Taser de Bennamar, si l’on en croit les dires de Radouane Quabbari, 28 ans, le troisième envahisseur, le seul à reconnaître sa participation et à charger ses comparses. « Le coup était prévu la veille mais Bennamar ne s’est pas réveillé, ça devait être un simple cambriolage, mais malheureusement non… », minimise l’accusé. Ils ont pourtant ce pistolet électrique, des cagoules et du gros scotch… Et ils sont persuadés de trouver de l’argent chez les victimes qui louent des appartements. « J’ai senti qu’on me ligotait, qu’on me bâillonnait, je ne pouvais plus respirer », poursuit Josette. Le pire arrive alors.

« Je sentais un pied qui s’appuie sur ma tête et qui écrase, j’ai entendu “crac”, des craquements, j’avais plein de sang, je croyais que j’allais mourir… Plus je criais, plus il appuyait, je lui disais d’arrêter, il continuait encore plus fort… ça a duré je ne sais pas combien de temps. »

La cour se fige. Le professeur Baccino évoque quatre fractures, des dents cassées et des coups portés avec force, a minima le poids d’un corps sur le visage écrasé : « Oui, ça aurait pu être mortel », certifie le légiste. Quabbari, lui, désigne Mourad Chaloukh comme l’auteur. Ce dernier, récidiviste déjà condamné aux assises pour une agression à domicile au couteau, qui aurait du être expulsé depuis longtemps dans un pays ayant un État digne de ce nom et qui protège ses citoyens, réfute sa participation.

« Ils me disaient “où est le coffre ?, où est le coffre ?”, mais on n’avait pas de coffre !, continue la septuagénaire. Maman est arrivée, ils l’ont attrapée et forcée à s’asseoir et lui criaient dessus pour qu’elle “ferme sa grande gueule”. » Le trio se rabat sur 780 malheureux euros en liquide et s’enfuit. Josette réussit à se libérer. Les secours arrivent. Elle doit être hospitalisée : « J’ai dit à maman que j’en avais pas pour longtemps sans savoir que c’était la dernière fois que je la voyais, lance-t-elle en sanglots. Et à l’hôpital, je vomissais du sang et l’infirmière m’a dit “y’a un problème”… » Trop choquée par l’agression, Odile, la maman, vient de succomber à une crise cardiaque…

Énième drame de l’invasion étrangère que la France et l’Europe subissent depuis des dizaines d’années qui installe sur notre sol des populations déracinées par centaines de milliers.

Énième drame du « vivre-ensemble » et de la « diversité » qui obligent nos compatriotes à subir les pulsions criminelles des barbares envahisseurs et, à tous le moins, à côtoyer leurs mœurs et coutumes de toute façon incompatibles avec ceux  de notre civilisation européenne et chrétienne.

Énième tragédie du laxisme généralisé qu’une classe politique aux ordres des lobbies de l’étranger a instillé dans le droit ou dans les faits et qui empêche de châtier comme il se doit, et d’expulser, toute la voyoucratie « chance pour la France », libre alors de s’en prendre à l’autochtone sur son propre sol.

Chassons la clique des corrompus ! Et foutons-les dehors !

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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 10:32

https://www.polemia.com/blanquer-au-coeur-de-lusine-a-simulacre/

 

 
 
 
J.M. Blanquer A L Ecole

Blanquer : au cœur de l’usine à simulacre ?

 

Claude Meunier-Berthelot, enseignante, essayiste

♦ « J’étais chargé de préparer les discours, j’étais au cœur de l’usine à simulacre. » Ainsi parle un homme qui a travaillé auprès de Jean-Michel Blanquer lorsque celui-ci était directeur de cabinet adjoint de Gilles de Robien, le ministre centriste qui déjà avait annoncé, en 2005, le retour aux méthodes purement syllabiques d’apprentissage de la lecture.

Bis repetita ? Aujourd’hui le parler chaud de JM Blanquer suscite l’enthousiasme de la droite et de la bourgeoisie macronienne. Et si tout cela n’était qu’un vaste leurre ?

Un leurre qui ne dupe pas Claude Meunier-Berthelot. Décryptage sans concession des actes passés du ministre et de ses vraies priorités actuelles, par-delà le discours.
Polémia


Le mythe Blanquer

Il est désespérant de voir se répandre dans la « grande presse », et jusque dans les commentaires de personnalités de qui l’on serait en droit d’attendre un plus grand discernement, tous les commentaires élogieux qui accueillent – « avec soulagement », vont même jusqu’à dire certains – la nomination au poste de ministre de l’Education nationale de Jean-Michel Blanquer ainsi que les premières mesures annoncées ou prises.

Cette véritable psychose collective est d’autant plus désespérante qu’elle induit en erreur l’ensemble du public en attente de celui qui va restaurer la qualité du système éducatif qu’il pense avoir trouvé à tort en lui et que nous perdons ainsi un temps précieux que nous n’avons pas, non seulement en n’opposant pas de résistance mais en gratifiant le ministre des plus belles intentions.

Comment se fait-il que ce mythe se répande au sujet d’un ministre dont le lourd passé au sein de l’administration de l’Education nationale a laissé tant de marques durables et préjudiciables à l’avenir de notre société ?

Comment se fait-il également que les premières mesures annoncées ou prises de ce ministre, qui s’inscrivent dans le prolongement de ses actions antérieures, reçoivent un accueil empressé alors qu’elles sont toutes porteuses d’excellence uniquement pour les élèves des REP et REP+ (Réseaux d’éducation prioritaire) – populations issues de l’immigration – sans aucune incidence positive pour nos enfants mais, au contraire, prises à leur détriment ?

Raisons de la méprise

Le public se méprend parce qu’il n’appréhende pas la question de l’Education nationale dans son ensemble et sur un temps long. En conséquence, beaucoup ne saisissent pas les tenants et aboutissants de la situation, ni l’impact des décisions annoncées et parfois prises.

Egalement parce que la désinformation est omniprésente, notamment dans les grands médias, à cela s’ajoutant le langage subversif de nos gouvernants qui nous porte à ne pas percevoir la toxicité des mesures et à considérer qu’elles sont bénéfiques pour nos enfants, les intentions étant toujours louables, à l’opposé de l’effet prétendument recherché.

Egalement parce que beaucoup se contentent d’une lecture rapide des discours de nos gouvernants et que, « le diable étant dans les détails », la réalité apparaît souvent de façon incidente au détour d’une phrase ou en fin de discours : « In cauda venenum ».

Par surcroît, beaucoup ignorent le passé de Jean-Michel Blanquer.

Sa carrière professionnelle ?

Au sein de l’Education nationale… entre autres…

De 2006 au 21 mars 2007, JM Blanquer devient directeur adjoint du cabinet de Gilles de Robien, époque à laquelle le ministre a voulu rétablir la méthode alphabétique de lecture. Quand on sait, de l’aveu même de Gilles de Robien, qu’il a été court-circuité par son administration dont faisait partie Jean-Michel Blanquer, on peut être en droit de se poser quelques questions…

Puis, de 2007 à 2009, il devient recteur de l’Académie de Créteil et c’est lui l’initiateur des 20.000 places d’internats d’excellence réservées aux élèves issus de l’immigration, politique mise en cause à la fois par l’Inspection générale  et par la Cour des comptes, d’une part en raison de l’atteinte au principe d’égalité, d’autre part en raison du coût prohibitif du projet, les dépenses induites dépassant tous les délires : JM Blanquer proposait même de rémunérer les élèves !

Toujours à ce poste, il est à l’origine des « conventions d’éducation prioritaire » qui dispensent les élèves relevant de la politique de la ville et des ZEP du concours de recrutement pour intégrer Sciences Po, l’admission se faisant – pour eux seulement – sur dossier.

A la suite de controverses sur cette politique, il abandonne ce poste en 2009 et devient directeur général de l’enseignement scolaire au ministère de Luc Chatel jusqu’en 2012. Dans cette fonction, JM Blanquer supprime 80.000 postes d’enseignant et met en œuvre la réforme du lycée qui constitue une véritable révolution culturelle puisqu’elle repose, entre autres, sur :

  • un appauvrissement des contenus, matérialisé par une réduction importante des horaires de cours remplacés par des pédagogies de projet…
  • une autonomie des établissements scolaires non plus dans le cadre d’une déconcentration mais d’une décentralisation où il n’y a pas d’obligation de résultat mais seulement de moyens, à savoir des activités en remplacement des cours ;
  • une désagrégation de la transmission de la culture française avec une survalorisation de la LVE au détriment du français ;
  • une valorisation de l’engagement lycéen dans et hors établissement…

Ce qui explique que JM Blanquer veuille modifier le bac, basé essentiellement sur le contrôle continu, véritable « auberge espagnole ».

De 2013 à 2016 , il devient directeur général de l’ESSEC, Ecole en pointe pour la politique d’ « éducation prioritaire » et à l’origine d’une multitude de dispositifs en faveur des élèves des ZEP. 500.000 d’entre eux ont déjà bénéficié de ces différents dispositifs.

Outre ce cursus, il faut signaler que JM Blanquer est très proche de l’Institut Montaigne, institut proche du CAC 40 et des cercles mondialistes dont le club  Bilderberg.

D’ailleurs, il appartient au comité directeur d’ « Agir pour l’école », organisation satellite de l’Institut Montaigne dédiée à l’école élémentaire qu’il a aidée pour lancer un projet « lecture » dans les écoles des quartiers populaires « voulant sauver les gamins des banlieues en contournant [ce qu’il considère comme] les “archaïsmes” de l’école publique » !

C’est dire si nos hommes politiques savent bien ce qu’ils font pour nos enfants, très préoccupés, par contre, d’en préserver « les  gamins des banlieues ».

La « grande presse » en délire…

Si l’on se reporte aux manchettes de différents journaux, nous aurions enfin trouvé l’homme de la situation pour sauver le système éducatif :

  • Valeurs actuelles du 1er juin 2017: « Un hussard noir rue de Grenelle  » ! « Excellence au programme… le projet éducatif éloigne de la sempiternelle démagogie égalitariste, retour aux fondamentaux, condamnation franche de la méthode globale, retour de la chronologie dans les cours d’histoire, revalorisation de l’épreuve du bac… » ;
  • Le Parisien du 8 juin 2017: « Le redoublement fait surface Blanquer à l’Education nationale, c’est une vraie rupture idéologique, le pédagogisme progressiste n’est pas son truc … retour aux fondamentaux … efface le tableau du quinquennat précédent … éclatement du cadre national pour les rythmes scolaires, inflexion importante pour le redoublement, stages de remise à niveau, devoirs faits au collège… » ;
  • Libération du 8 juin 2017 parle de « casse » et de « revirement» : « rythmes scolaires à la carte, réforme du collège assouplie, autonomie des établissements… » ;
  • Le Point du 22 juin 2017 : JM Blanquer serait « l’homme qui veut arrêter les bêtises », serait également celui du « détricotage», du rétablissement des classes bi-langues et du retour du redoublement, souhaiterait « que tout le monde maîtrise l’orthographe »… ;
  • Wikipedia : La première action de JM Blanquer serait de revenir sur une partie de la réforme du collège en publiant un décret qui rétablirait les classes bi-langues, renforcerait les langues anciennes, rendrait facultatifs les E.P.I., augmenterait l’autonomie des établissements…

Revenant sur terre… Quelles décisions ? Quelles réalités ?

1/ – L’école primaire

Pour cette année, les classes de CP (cours préparatoire) sont dédoublées mais pour les REP+ seulement, sachant que les REP+ sont les « réseaux d’éducation prioritaire renforcés » dans lesquels sont scolarisés ceux que nos gouvernants appellent les « migrants » et ce que le système éducatif appelle les « élèves allophones nouvellement arrivés ». 2500 classes et 2500 postes sont redéployés, à raison de 12 élèves par classe, ce qui fait un total de 60.000 élèves, sachant qu’à la rentrée 2018 seront également dédoublées les classes de CP (cours préparatoire) et de CE1 des REP et des REP+ (1100 en tout sur le territoire national) : 12.000 classes seront concernées, à raison de 12 élèves par classe, ce qui donne un total de 144.000 élèves.

Dans ces classes seulement ce dédoublement est accompagné du maintien du dispositif « plus de maîtres que de classes » et de « la qualité de la pédagogie déployée dans ces classes … enjeu majeur », a bien précisé JM Blanquer, son objectif étant de « garantir pour chaque élève, à la sortie du CP, l’acquisition des savoirs fondamentaux ».

Rappelons que, pour nos enfants, cet objectif doit être atteint seulement fin de troisième !

Pour ce qui est de la méthode de lecture sur laquelle JM Blanquer reviendrait, dit-on. En réalité, le 28 août sur BFM-TV-RMC, il a simplement dit : « Il y a une vieille querelle entre méthodes globale et syllabique qui a été tranchée en faveur de la syllabique » – et non « qui est désormais » –, ce qui veut dire « Circulez, il n’y a rien à voir » ; il considère donc que la méthode utilisée est syllabique et qu’il n’y a rien à changer : les méthodes de nature globale sont et seront donc toujours utilisées mais « vendues » aux parents comme syllabiques.

En ce qui concerne les « rythmes scolaires », JM Blanquer confère davantage de liberté dans l’organisation de la semaine scolaire, ce qui est une pure question de forme. Par contre, il ne revient nullement sur la question de fond, à savoir : Pourquoi y a-t-il eu changement des rythmes scolaires ? Tout simplement pour introduire des activités périscolaires dans l’horaire scolaire au détriment des heures de cours et transformer l’école en lieu de vie, et ceci, seulement pour nos enfants. De cela, il n’est nullement question.

Pour ce qui est du redoublement, JM Blanquer le réserve aux REP car il précise que « ce redoublement n’est possible … qu’en complément d’autres mesures de lutte contre l’échec scolaire ». Or, les « autres mesures de lutte contre l’échec scolaire » – accompagnement toute l’année, stages de soutien –concernent uniquement les élèves des REP.

A cet égard, en juin, JM Blanquer avait annoncé des stages de remise à niveau pour fin août – « au moins dans les REP », avait-il bien précisé. D’ailleurs, le redoublement ne se justifierait absolument pas dans le système « refondé » pour nos enfants puisque basé sur une obligation de moyens – des activités en remplacement des cours – et non de résultat.

2/ – Le collège

JM Blanquer prévoit d’instaurer le programme « devoirs faits » qui consiste à proposer aux collégiens volontaires « un soutien gratuit après la classe, l’objectif étant de s’appuyer sur les expériences qui fonctionnent, notamment en éducation prioritaire », dit-il.

Ce système fonctionne donc déjà dans les REP et non pour nos enfants et continuera à fonctionner ainsi, car dans le collège « refondé » pour nos enfants, le principe de l’ « interdisciplinarité » est maintenu – « interdisciplinarité » signifiant activité se substituant au cours et dont JM Blanquer estime qu’elle « va dans le bon sens » – pour nos enfants, ce qu’il faut traduire par « dans le sens d’une école lieu de vie » ! Dans cette perspective, il n’y a pas de transmission de savoir, simplement la construction d’un projet par l’élève ; il n’y a donc pas de devoirs et, en disant « devoirs faits », on laissera croire aux parents qu’ils l’ont été à l’école.

JM Blanquer prétend vouloir donner davantage de liberté aux équipes pédagogiques mais c’était déjà prévu dans le système éducatif « refondé » pour nos enfants où il s’agit d’activités à réaliser et non plus de transmission de savoir ; les activités se feront en fonction du contexte local. Cela n’apporte rien de plus à la qualité du système éducatif.

JM Blanquer rétablirait les classes bi-langues ?

En réalité, elles n’avaient pas été supprimées mais au contraire élargies, puisque toutes les classes de collège le deviennent en vertu de la circulaire de rentrée 2017 de Najat Vallaud-Belkacem : « Les EILE (Enseignement lnternational de langues étrangères) sont ouverts à partir du CE1 … au collège, la continuité est assurée principalement dans le cadre de dispositifs bi-langues … pour l’année scolaire 2017-2018, l’objectif est le passage de tous les pays de langue arabe au nouveau dispositif EILE » ; l’enseignement de l’arabe se faisant par la lecture du Coran, il s’agira, en plus, d’un enseignement religieux !

JM Blanquer rétablirait un véritable enseignement du latin et du grec ? En réalité, il n’a pas dit qu’il revenait sur l’incorporation, par N.V. Belkacem, du latin et du grec dans les « enseignements pratiques interdisciplinaires » ; il a simplement déclaré : « Les établissements qui le souhaitent peuvent faire évoluer l’organisation par la mise en place d’un véritable enseignement du latin et du grec », c’est-à-dire qu’en réalité ceux qui veulent continuer à faire cours peuvent le faire, il s’agit d’un simple assouplissement ; il n’organise pas le rétablissement du latin et du grec ; il ne prend aucune décision à cet égard et, notamment, il n’envisage pas le rétablissement du CAPES de lettres classiques supprimé en 2015.

Au cours de son entretien à Valeurs actuelles du 31 août 2017, nous apprenons que « des cérémonies de remise des prix existent dans certains cas », dit JM Blanquer « pudiquement » au journaliste qui l’interroge. Il oublie seulement de préciser que c’est uniquement dans les REP puisque c’est uniquement dans ce cadre que l’excellence est recherchée.

Conclusion

La politique éducative de JM Blanquer est la continuité de la politique éducative de N.V.Belkacem et de celle engagée depuis des années par tous les ministres de l’Education.

Toutes les mesures cohérentes et porteuses d’excellence sont pour les REP et non pour nos enfants. D’ailleurs, JM Blanquer le révèle dans son entretien à Valeurs actuelles du 31 août 2017 :

« L’Ecole doit apporter une attention spécifique aux plus fragiles et donner plus à ceux qui ont besoin de plus. C’est la clé de la véritable égalité … donner des savoirs solides et une culture générale toute ma philosophie consiste à tirer le système vers le haut au bénéfice des plus fragiles, car c’est d’abord à eux que bénéficie une telle approche. »

Sachant que « les plus fragiles », dans le langage de nos gouvernants, ce sont les élèves des REP, il faut bien s’imprégner de cette réalité dévastatrice de notre identité et de la trahison de ceux qui nous gouvernent.

Ceux – beaucoup trop nombreux – qui pensent que JM Blanquer veut restaurer la qualité du système éducatif pour nos enfants sont dans l’erreur la plus totale : subsistent bien deux systèmes éducatifs parallèles en vertu de la loi de « refondation » de l’Ecole du 7 juillet 2013 :

  • un pour nos enfants, basé sur le constructivisme, sans obligation de résultat ;
  • un pour les REP, basé sur la transmission du savoir et la recherche de l’excellence des résultats, politique élitiste s’il en est !

Fabriquer une élite avec les populations immigrées et faire de nos enfants les larbins : voilà la poursuite de l’objectif du mondialiste et immigrationniste Blanquer, politique qu’il poursuit avec une délectation d’autant plus grande qu’il est applaudi pour ce qu’il ne fait précisément pas pour nos enfants !

Notre devoir est d’ouvrir grands les yeux, de ne pas refuser de voir la funeste réalité en face pour prendre impérativement, et en urgence, les moyens de combattre cette politique destructrice qui met gravement en péril, non seulement l’avenir de nos enfants, mais celui de la société française.

La destruction du système éducatif pour nos enfants se poursuit et s’amplifie pendant que, dans le même temps, les mesures prises visent à amplifier l’excellence des résultats dans les REP et REP+.

Nous avons donc tout intérêt à nous pencher, à la fois sur le passé de JM Blanquer et sur l’impact des mesures prises pour comprendre la réalité de la situation et ne pas nous laisser abuser.

Claude Meunier-Berthelot
19/09/2017

Voir aussi : Un « nouveau » ministre de l’Education : le clone Blanquer

Correspondance Polémia – 20/09/2017

Image : le nouveau ministre de l’éducation à l’école

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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 09:51

https://metamag.fr/2017/09/21/adieu-philippot-5-ans-pour-rien-le-fn-plus-eloigne-que-jamais-du-pouvoir/

 

Adieu Philippot ! 5 ans pour rien. Le Fn plus

 

éloigné que jamais du pouvoir

 
Florian Phiippot Marinelepen

Adieu Philippot ! 5 ans pour rien. Le Fn plus éloigné que jamais du pouvoir

 

Raoul Fougax ♦

Ce qui menace le Front National, c’est le découragement de ses militants et électeurs. Si près du pouvoir, plus dure a été la chute

Philippot a été durant 5 ans le gourou de Marine. Il a échoué, elle aussi. Il quitte le parti désavoué par celle qu’il coachait.
Il a annoncé son départ en arborant au revers de son costume une croix de lorraine. Tout est dit. Le Fn de Philippot voulait , pour le dédiaboliser, couper le parti de ses racines historiques.

Cette stratégie qui plaisait aux médias, comme la personnalité de Philippot, a paru un moment pouvoir s’imposer. Elle s’est fracassée sur ses complexités et ses reniements.

Le Fn a quitté le terrain de l’immigration non contrôlée changeant l’identité historique de la France et favorisant le terrorisme islamique pour un souverainisme anti-européen moins porteur et assez incompréhensible.

Tout est à refaire, mais il est bien tard pour un part,i fatigué par les nombreuses batailles perdues. Après la déception, le gâchis, cela risque de faire beaucoup pour les militants.

Marine regrette un départ qui est pour elle un nouvel échec. «Il est désolant de voir un tel gâchis, mais, hélas, quand les choses sont souhaitées, il est difficile de l’empêcher» a confié au Figaro Marine Le Pen, jeudi matin, quelques minutes après l’intervention de Florian Philippot sur France 2, annonçant son départ du Front national. «Il y a eu mille tentatives de le ramener à la raison, mais celles-ci ont toujours été rejetées» a poursuivi Marine Le Pen, en reconnaissant sa «tristesse».
Elle estime avoir souvent défendu son vice-président, «en toutes circonstances» mais dans le contexte de crise actuelle, elle regrette chez lui une «forme de rigidité» et de «fébrilité».

Louis Aliot a eu des mots très durs contre Florian Philippot et Sophie Montel qui ont annoncé un peu plus tôt qu’ils quittaient le Front national.  «Quand on a un égo aussi démesuré, un orgueil aussi affiché, qu’on méprise à ce point les cadres du parti… M. Philippot voulait tout diriger et il a explosé en plein vol de ses propres contradictions. Je ne souhaitais pas son départ mais qu’il reste à sa place, sans écraser à tout le monde. Il n’a pas voulu le faire parce qu’il ne peut pas le faire, c’est sa nature, il en a tiré les conclusions… ça fait partie de la vie politique».

Les départs font partis en tout cas de la vie politique du Front.

Au fil des années que de talents et d’énergies perdues…. Et pour la France le temps passe et ne se rattrape pas.

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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 09:30

JO Paris-2024 : je ne partagerai ni leur joie ni leurs Jeux !

 

Les membres du comité de candidature pour les Jeux olympiques à Paris en 2024 sont fiers et joyeux d’avoir obtenu les Jeux à Paris pour 2024, comme ils le souhaitaient.

Ces messieurs et dames oublient de dire cependant qu’à Lima, au Pérou, le 13 septembre dernier, devant les membres du CIO réunis pour l’occasion afin de choisir entre Los Angeles et Paris, la ville qui accueillerait les JO en 2024, ces messieurs et dames oublient de dire qu’ils se sont exprimés majoritairement en anglais (https://rutube.ru/video/062c8301b63407ef225d12093677eb9f/), bafouant ainsi la langue française, bafouant la langue de la Francophonie, bafouant la langue de Pierre de Coubertin (celui qui a fondé le Comité olympique international [CIO] et fait renaître les Jeux en 1894), bafouant, qui plus est, l’article 24 de la Charte de l’Olympisme1, qui précise que le français est langue officielle du CIO avec l’anglais.

Oui, pourquoi, alors que notre langue est langue officielle du CIO avec l’anglais, pourquoi nos représentants (cinq sur huit)2, ont-ils choisi de s’exprimer en anglais à Lima ? Les représentants de Los Angeles, que je sache, n’ont pas choisi le français, eux, pour leur renvoyer la politesse !

Que penser alors de Valérie Pécresse (ancienne ministre), de Guy Drut3 (ancien ministre), de Tony Estanguet (champion olympique de canoë), de Youssef Halaoua (jeune vidéaste à la mode), d’Anne Hidalgo4 (maire de Paris) qui ont tous préféré s’exprimer en anglais plutôt qu’en français lorsqu’ils sont allés à la tribune défendre le dossier de Paris-2024 ; en anglais, qui plus est, alors que chaque membre du CIO, s’il ne comprenait pas le français, avait à sa disposition la traduction simultanée ?

Dans ces conditions, comment ces personnes peuvent-elles se réjouir d’avoir obtenu les JO à Paris pour 2024, alors que ce résultat a été obtenu sur la dépouille de la langue française, langue qu’ils ont lâchement foulée aux pieds à Lima et préalablement humiliée avec leur slogan en anglais "Made For Sharing" projeté en lettres lumineuses sur la Tour Eiffel à Paris, en février dernier (https://rutube.ru/video/b685a134a3abea5b79a8ee2fa156b59e/).

Apparemment ces gens-là n’ont pas d’honneur, pas de fierté et même pas l’esprit de compétition si cher aux sportifs, puisque devant l’impérialisme de l’anglo-américain, ils se sont couchés lamentablement, sans se battre, tels des peureux qui refusent le combat.

Avec une mentalité de capitulards, mais certainement pas avec une mentalité de compétiteurs, nos représentants anglophones à Lima qui ont abandonné la langue française pour la langue des collabos du fric et de la pub - comme l’a si bien dit le philosophe et Académicien Michel Serres -, m’inspirent autant de dégoût que ceux qui abandonnent leur chien en été pour partir en vacances, c’est peu dire.

Alors non, je ne partagerai ni leur joie ni leurs Jeux.

 

Régis Ravat,

Président de l’Afrav,

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/jo-paris-2024-je-ne-partagerai-ni-196936

 

 

1 - Rappel de l’article 24 de la Charte de l’Olympisme : 1 - Les langues officielles du Comité International Olympique sont le français et l’anglais. 2 - À toutes les Sessions, une interprétation simultanée doit être fournie en français, anglais, allemand, espagnol, russe et arabe. 3 - En cas de divergence entre le texte français et le texte anglais de la Charte olympique et de tout autre document du CIO, le texte français fera foi.

 

2 -  Félicitons, Denis Masseglia (Président du Comité national olympique et sportif français, CNOSF), Nantenim Keïta (championne du monde et championne paralympique du 400 m malvoyant) et Laura Flessel (championne du monde et championne olympique d’escrime, actuellement Ministre des Sports), qui, eux, se sont exprimés EN français.

 

3 - À remarquer que Guy Drut, dans son discours en anglais, dira et prononcera « Montréal » à l’anglaise. Les Québécois qui se battent quotidiennement pour la survie en français de leur pays et qui se battent, notamment, contre l’anglicisation de Montréal, apprécieront.

 

4 - À noter également qu’Anne Hidalgo qui préfère parler anglais au lieu au lieu de parler français (https://rutube.ru/video/58def349e6dbba3537777f61c253a42b/), est présidente de l’Association internationale des maires francophones (AIMF), les membres de l’Association apprécieront.  

 

 

 

Les-Jeux-de-la-Honte.jpg

 

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21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 14:59

http://www.bvoltaire.com/seule-voie-davenir-leurope-axe-paris-berlin-moscou/?mc_cid=0025d5ff01&mc_eid=58ff097ba7

 

 

 

La seule voie

 

d’avenir pour

 

l’Europe : un axe

 

 

Paris-Berlin

 

-Moscou

 

 

 Hier

 

Le Brexit est une chance pour la France, ne serait-ce que pour la langue française.

 

Marc Rousset

Économiste

 

 

Notre ami Henri Temple, sur Boulevard Voltaire, vient se livrer à un véritable plaidoyer en faveur de l’Angleterre et nous conseille de nous éloigner de l’Allemagne. Il fait malheureusement fausse route ! La seule voie d’avenir possible pour la France, c’est bien au contraire un rapprochement avec l’Allemagne sans l’Angleterre pour constituer à l’Ouest, dans un premier temps, un bloc carolingien, qui devrait ensuite se rapprocher de la Russie, afin de constituer un axe Paris-Berlin-Moscou et la grande Europe de Brest à Vladivostok. En ce sens, le Brexit est un don et un cadeau du ciel pour la France !

S’il est possible de critiquer de Gaulle pour la fin catastrophique de la guerre d’Algérie et pour ne pas avoir réussi à réconcilier les Français après 1945, ce que souhaitait à juste titre Saint-Exupéry, il faut reconnaître qu’en ce qui concerne l’Europe, il a vu juste ! De Gaulle avait fort bien compris la nécessité d’un rapprochement de la France avec l’Allemagne et la Russie lors de sa conférence de presse géniale et visionnaire, en pleine guerre froide, du 29 mars 1949 au palais d’Orsay : « Moi, je dis qu’il faut faire l’Europe avec pour base un accord entre Français et Allemands. Une fois l’Europe faite sur ces bases, alors on pourra essayer, une bonne fois pour toutes, de faire l’Europe tout entière avec la Russie aussi, dût-elle changer de régime. Voilà le programme de vrais Européens. Voilà le mien. »

Le Brexit est une chance pour la France, ne serait-ce que pour la langue française et la possibilité de mettre fin à la domination de l’anglais à Bruxelles, problème que Pompidou avait perçu très clairement, avant même l’entrée de l’Angleterre dans le Marché commun. Pompidou avait exigé que les fonctionnaires britanniques à Bruxelles parlent français. La promesse fut tenue, puis, suite aux pressions de l’Amérique et à la lâcheté des élites françaises, elle fit place à l’unilinguisme anglo-américain.

Henri Temple devrait relire Le Grand Échiquier de Zbigniew Brzeziński. Le rêve de l’Amérique et des néo-conservateurs américains, c’est de dominer le monde, par la force maritime, en s’appuyant sur les deux porte-avions que constituent le Japon et l’Angleterre et en faisant de l’Europe continentale le « Rimland », en réalité un protectorat grâce à l’OTAN, au « soft power » de l’anglo-américain, au droit-de-l’hommisme et à l’immigrationnisme qui nous font perdre notre identité européenne, nous noient dans le monde marchand anglo-saxon.

Tous les grands projets européens, à ce jour, sont d’origine franco-allemande (Ariane, Airbus, CECA, Euratom, l’euro, etc.). Pas un seul n’est d’origine britannique. Churchill disait déjà qu’entre l’Europe et le grand large, il choisirait toujours le grand large. Les Britanniques, une fois à Bruxelles, ont tout fait pour torpiller l’Union européenne de l’intérieur, pour favoriser le libre-échange, pour procéder à l’élargissement suicidaire avant un approfondissement, pour faire entrer la Turquie, pour empêcher que l’Europe des armements n’avance. Réjouissons-nous, au contraire, que le fusil français soit fabriqué en Allemagne plutôt qu’en Chine et espérons que, demain, l’Allemagne nous achète des Rafale !

Notre ami nous parle des trois derniers conflits entre la France et l’Allemagne ! Il oublie que, depuis la guerre de Cent Ans, l’Angleterre a été l’ennemi héréditaire de la France et a tout fait pour diviser le continent européen, pour que le Marché commun ne voie pas le jour. André Siegfried disait que l’Angleterre est une île entourée d’eau de toutes parts. N’oublions pas, enfin, l’Empire carolingien et sa disparition par le traité de Verdun en 843.

L’avenir de l’Europe est à l’est, pas en Angleterre ! L’Europe doit se considérer comme l’Hinterland de la Russie face à la Chine pour garder le contrôle de la Sibérie, plus grande que les États-Unis ! En Sibérie, en Asie centrale, l’Européen, c’est le Russe ! Mais, sans un premier rapprochement indispensable entre la France et l’Allemagne, le monde européen se condamnerait à un suicide civilisationnel.

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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 11:42

https://metamag.fr/2017/09/17/ukraine-automne-2017-vers-un-nouveau-maidan/

 

Ukraine , automne 2017 : vers un nouveau Maïdan ?

 
Donbass Bain De Sang

Ukraine , automne 2017 : vers un nouveau Maïdan ?

 

Michel Lhomme, philosophe, politologue ♦

Non, l’Ukraine n’est pas la « Petite Russie ». L’Ukraine n’est pas une composante de la grande patrie russe mais oui, seule la Russie, pourra comme pour la Syrie, sauver demain l’Ukraine.

Depuis la chute de l’URSS et l’indépendance de l’Ukraine, et surtout depuis la première révolution orange qui eut lieu en 2004, on ne peut plus discuter dans certains milieux français de l’Ukraine sans sortir les poings et les noms d’oiseaux. Or n’est-on pas en train de préparer en Ukraine pour cet automne un nouveau Maïdan ? Après la défaite militaire et politique américaine en Syrie, ne faut-il pas déplacer la guerre hybride et allumer un autre brasier, cette fois-ci dans l’Est européen pour y entraîner coûte que coûte la Russie ?

Début août, Mikheil Saakachvili est ainsi réapparu soudainement en Pologne avec des articles à charge contre Porochenko et sa loi de réintégration du Donbass qui devait être votée, mais qui finalement se fait attendre. Depuis, on sent fortement en Ukraine la volonté de sortir Porochenko, jugé trop mou, pour placer quelqu’un de plus docile, de plus occidentalisé dans le style d’Ioulia Tymochenko. On ressort donc Saakachvili, l’homme devenu président de la Géorgie après la Révolution des Roses, un homme fort et réputé, déterminé, capable sans état d’âme de déclencher des guerres contre des civils vivant dans des zones ayant fait sécession (c’est lui qui avait déclenché par exemple en 2008 la guerre en Ossétie du Sud). Ainsi, la semaine dernière, Mikheil Saakachvili a réussi à rentrer en Ukraine par la force, avec l’aide du bataillon ultra nationaliste Donbass et de nombreux partisans postés à la frontière. Privé de passeport, désormais apatride, Saakachvili venait pourtant des États-Unis en passant par la Pologne. Kurt Volke, le représentant spécial des États-Unis en Ukraine s’est pourtant à peine caché pour saluer l’arrivée en Ukraine de Saakachvili indiquant bien clairement que les jours de Porochenko sont comptés.

L’Ukraine n’est pas russe mais elle n’est pas non plus un pays

Ce sont aujourd’hui les États-Unis qui contrôlent en partie l’Ukraine « indépendante ». Derrière Saakachvili, on retrouve comme autrefois à Maïdan les agences de renseignement américaines. Cette entrée de Saakachvili en Ukraine a été clairement planifiée et protégée par les États-Unis. A Kiev, des députés de l’opposition, ont  déjà réclamé la destitution de Porochenko, démarche qui aidera évidemment Tymochenko à renverser Porochenko pour prendre sa place. En réaction à tous ces mouvements, Poutine a réclamé très habilement des casques bleus pour le Donbass .

Tout le monde sait  maintenant que la révolution orange de 2004 n’avait rien de spontanée et qu’elle obéissait aux méthodes putschistes modernes théorisées à la CIA et expérimentées récemment dans l’Égypte dictatoriale de Abdel Fattah al-Sissi. De drôles de partisans paneuropéistes, atlantistes et antirusses avaient rejoint après Maïdan le rang des drapeaux mythomanes et des brassards runiques pour se ranger sans vergogne du côté du département d’État américain, des technocrates de l’Union Européenne, des officiers de l’Otan en devenant les mercenaires exaltés de la « société ouverte » de Soros dont le but n’est rien d’autre que de dissoudre le peuple ukrainien dans un droit des minorités et de la diversité, dans un melting-pot extra-européen et homophile contre la traditionnelle Russie.

L’Ukraine de l’Otan a ainsi mobilisé des troupes contradictoires, réunissant dans les mêmes escaliers ou au front les grands oligarques  (Soros, Bernard-Henri Lévy, Igor Kolomoïski, Victor Pintchouk, Mikhaïl Khodorkovsky, la banque Rothschild), les réseaux djihadistes, les services secrets américains et les nostalgiques hitlériens.

retour-sur-maidan-la-guerre-hybride-de-lotanL’histoire contemporaine de l’Ukraine nous trouble forcément car elle souligne plus que jamais que l’Histoire n’est pas vraiment écrite par les peuples, ni même par les grands leaders politiques mais par un complexe caché, le complexe militaro-industriel, ce qu’on appelle ailleurs l’État profond avec ses divers intérêts privés, très souvent mafieux et liés aux trafics et cartels de drogue, parfois plus puissants que les États eux-mêmes. Soyons donc vigilants et préparons-nous à des nouvelles ukrainiennes d’insurrections fabriquées de toutes pièces sans inhiber en nous l’esprit critique qui nous caractérise quelque soit nos goûts esthético-politiques.

Ainsi, le 26 août, un millier de Russes avaient défilé dans les rues de Moscou pour manifester contre le renforcement de la surveillance et des restrictions sur internet. Il y en avait eu d’autres manifestations semblables pendant l’été. On y a retrouvé aussi un petit air de Maïdan. Des personnes agitant des drapeaux aux couleurs de l’arc-en-ciel, symbole de la communauté LGBT, et d’autres aux bannières plus historiques et mythiques. Ces manifestations anti poutiniennes avaient été relayées par de nombreux médias alternatifs à l’étranger. Elles ont été soutenues par des ONG qui ne sont pas curieusement sans lien étroit avec les officines européennes de Soros. Les accords de Minsk censés mettre un terme au conflit ukrainien ont échoué et le bilan depuis le début des combats en 2014 est en train de passer la barre des 10 000 morts.

Quelqu’un n’aurait-il pas envie là-bas de faire bouger quelque peu les cartes trop figées depuis quelque temps ?

En savoir plus :
– consulter le site https://dnipress.com/fr/
– lire : Lucien Cerise, Retour sur Maïdan- La guerre hybride de l’Otan, Ed. Le Retour aux Sources.
– Voir et écouter la vidéo ci-dessous : Il s’agit d’un débat sur l’Ukraine organisé en janvier 2017 par la branche étudiante de l’Action Française ( Cercle de Flore ) entre Florian Lemarchand, coté “patriote ukrainien”, et Nikola Mirkovic, coté “Donbass pro-russe”. Débat difficile et parfois houleux, plus proche d’un dialogue de sourds, mais néanmoins possible où il manquait sans doute une troisième position, une position intermédiaire et réaliste, seule en mesure d’arbitrer le conflit ici, et de ramener peut-être la paix là-bas .

Illustration : donbass, vers un nouveau bain de sang?
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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 10:22

https://metamag.fr/2017/09/19/comment-differentier-le-djihadiste-en-puissance-du-calme-musulman/

 

Comment différencier le djihadiste en puissance du calme musulman ?

 
Drapeau Islamiste

Comment différencier le djihadiste en puissance du calme musulman ?

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Bernard Plouvier, auteur, essayiste ♦

C’est effectivement non seulement une excellente question, mais également un problème social dont la solution idoine devrait être trouvée d’urgence.

Depuis qu’en 2014, le nouveau calife autoproclamé Abou Bakr II – dont on ne sait trop s’il est encore vivant ou s’il a été expédié en un monde réputé meilleur – a exigé de ses ouailles la pratique intensive du Djihâd, autorisant même femmes et enfants à y participer activement, il n’y a plus de jour sans qu’un attentat soit perpétré quelque part sur la planète par un fou d’Allah.

On sait depuis trois années que les terroristes islamiques ne sont plus seulement des jeunes mâles de 18-25 ans, sans avenir professionnel, généralement ex-dealers, ex-casseurs, ex-vandales ou incendiaires. On trouve désormais des djihadistes de tous âges (aussi bien des gamins de période pré-pubertaire que de gras quadragénaires) et sexes (notamment de jeunes femmes célibataires).

L’on sait bien que le gratin de la spiritualité des sunnites, les soufis, ont proféré cette énormité : pour tout adorateur d’Allah (si l’on préfère pour tout individu accroché aux élucubrations de Mahomet) le djihâd (individuel) est une affaire spirituelle. Ce serait l’épuration constante de l’âme du mahométan, par un combat quotidien contre ses mauvais penchants. C’est fort joli et bien apte à faire pleurer les Margots d’Occident, mais c’est pure hérésie !

Dans la sourate 58 du coran, on relève cette forte phrase : « Allah a dit : je donnerai la victoire à mes envoyés ». Dans les sourates 2, 8, 9, 22, 47, 58, 59 et 60, le Djihâd, soit la guerre pour propager l’islam, est présenté comme « bon et juste ». Pour déculpabiliser les guerriers qui seraient pris de scrupules d’ordre humaniste, le prophète a dit : « Ce n’est pas vous qui tuez les idolâtres, c’est Allah » (sourate 8).

Le fidèle (muslim ; en français : le musulman) qui en est physiquement capable doit, en effet, obéir à un ordre aussi formel que simple : « Combats jusqu’à ce qu’il ne subsiste plus d’idolâtre et qu’Allah soit partout adoré » (sourate 8). « Faites la guerre à ceux qui ne croient pas en Allah… tuez les idolâtres partout où vous les trouverez » (sourate 9) ; l’idolâtre est, bien sûr, le fidèle d’une autre religion ou l’athée.

Les guerriers de l’islam qui meurent au combat ou des suites de leurs blessures sont assurés d’être reçus par Allah en son paradis, quel qu’ait été leur comportement sur terre (sourate 47). L’homme idéal selon l’islam est, quoi que puissent en dire les imams, ulémas et autres recteurs de mosquées chargés d’anesthésier les populations occidentales, le guerrier d’Allah et non le digne père de famille œuvrant pour nourrir sa famille et améliorer la société. Un hadîth le proclame : « Le sang du héros de l’islam est plus près d’Allah que l’encre des sages ou les prières des fidèles » (l’auteur reconnaît bien volontiers qu’il a déjà publié ces trois derniers paragraphes dans ces colonnes… il peut être bon de répéter certaines évidences).

Alors, la réponse à l’angoissante question posée en titre est simple : hormis le cas du mahométan hors d’âge et impotent, ainsi que celui de la bonne mère de famille uniquement préoccupée de ses problèmes d’intendance, tout individu qui veut intensément vivre sa foi coranique est un candidat possible au Djihâd. La question tourne, comme très souvent en sociologie des religions, à l’aporie pure et simple : nul ne peut fournir de réponse autre que statistique, ce qui n’est nullement approprié en matière de prévention.

En principe, seuls les mahométans couards et modérément croyants ne sont pas à redouter… avec, toutefois, un bémol. L’histoire des religions démontre qu’un paillard, un être veule ou corrompu, peuvent subitement se convertir à la pratique intégriste de leur religion. Cela se traduit généralement par une austérité, des gémissements et des macérations, mais rien n’empêche le repentant de s’investir dans le « combat pour la vraie foi » !

La débauche d’attentats en Occident (Russie bien évidemment incluse) ces trois dernières années, sans oublier ceux des USA, d’Afrique noire, d’Asie et de Mélanésie, doit faire réfléchir sur l’unique mesure à prendre : l’interdiction pure et simple de la religion mahométane en Europe, où elle n’a absolument rien à faire. Ceci pose le problème connexe du retour des mahométans dans le Dâr al-Islam, soit en terres de Charî’a.

On rappelle à ceux qui aurait oublié ce menu détail : pour un mahométan, le monde se divise en seulement deux parties, le Dâr al-Islam et le Dâr al-Harb… le domaine de la guerre (sainte).

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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 10:13

https://metamag.fr/2017/09/19/eolien-la-destruction-des-paysages-et-du-patrimoine-historique-de-la-france/

 

Éolien : la destruction des paysages et du patrimoine historique de la France

 
Eolienne Nombre

Éolien : la destruction des paysages et du patrimoine historique de la France

 

Jean Louis Butré ♦
Président de la Fédération Environnement Durable

eolien-patrimoineUn promoteur éolien vient d’annoncer qu’il allait faire visiter deux de ses parcs durant les journées du Patrimoine, les 16 et 17 septembre 2017.
En organisant ce type d’opération de markéting durant cette période, les industriels du vent considèrent depuis 2015 que ces constructions industrielles électriques font désormais partie intégrante des paysages et du Patrimoine historique de notre pays.

Bien sûr, notre esprit peut raisonnablement se faire à l’idée que les éoliennes représentent un aspect architectural contemporain structurant le paysage, et que l’on ne doit pas être cramponné à des visions passéistes. La modernité est toujours dérangeante par rapport aux perceptions statiques d’un passé que l’on voudrait figer.

Au premier contact, en regardant en effet une éolienne à une distance de 4 kilomètres, elle semble majestueuse. Elle tourne lentement et par temps calme dans un paysage banal et plat, nombreux sont ceux qui la trouvent belle, voire paisible et rassurante.

Pourtant une sensation inquiétante naît en regardant à cette même distance un parc éolien classiquement composé de 10 aérogénérateurs de 185 mètres de haut disposés à 400 mètres les uns des autres en arc de cercle. Le sentiment de malaise augmente en s’approchant de ce complexe. D’abord le gigantisme apparaît et puis surtout le fait que tout disparaît autour.

Alors imaginons que ces 10 aérogénérateurs ne sont que le petit début d’un immense nouveau puzzle pharaonique

En effet, pour atteindre les objectifs 2023 du nouveau programme du Président Emmanuel Macron et du Ministre de l’environnement Nicolas Hulot, près de 10.000 nouvelles machines sont programmées, et elles vont être disséminées sur tout le territoire. C’est toute la France qui va être transformée usines industrielles électriques. .Les champs à perte de vue, les bocages, les montagnes, les forêts, les parcs naturels seront couverts de mâts tournoyants qui clignoteront jour et nuit.

Mais ce qui est surtout caché aux citoyens de notre pays, c’est que l’éolien industriel impose obligatoirement aussi un nouveau réseau électrique.
Il faudra donc non seulement recouvrir la France de ces machines, mais aussi la truffer de dizaines de milliers de pylônes électriques, de milliers de kilomètres de lignes hautes tension, de milliers de nouveaux transformateurs. (1) (2)

La France était reconnue mondialement grâce à sa diversité régionale, tenant à sa situation géographique exceptionnelle, à la variété infinie de sa structure géologique, à son climat et à son passé prestigieux qui a laissé un patrimoine magnifique. La richesse des paysages de la France et de son patrimoine historique n’avait d’égal que la diversité des régions. Ces paysages pratiquement intacts et ces monuments, ces villages préservés étaient des biens communs.

Ils sont désormais progressivement engloutis par des milliers de constructions industrielles identiques qui les banalisent et ils seront en plus recouverts par une future toile gigantesque de pylônes et de lignes électriques.

Ces opérations de promotions de l’éolien par des opérateurs privés consistant à faire visiter des parcs durant les journées du patrimoine, cela démontre aussi que l’ensemble des associations du patrimoine reconnues d’utilité publique qui depuis de décennies protégeaient notre patrimoine historique et nos paysages, sont devenues impuissantes.

Pourtant l’éolien entraîne la plus grande transformation paysagère de toute l’histoire de notre pays et l’intérêt privé a pris le pas sur l’intérêt public, dans l’indifférence médiatique générale (3)

L’avenir de l’ensemble du territoire français est donc maintenant dans les mains des industriels du vent, ces nouveaux architectes , qui détiennent tous les pouvoirs depuis le sommet de l’état , jusqu’à à la moindre parcelle de terrain, en passant par les communes, les régions, les administrations, les élus locaux et nationaux, les ministères de la Culture, de l’éducation nationale et de l’environnement

Il faut prendre acte : l’ originalité de la France est en passe de disparaitre. Sa nature intacte , ses paysages et son patrimoine historique, se banalisent et se mondialisent. Ils se transforment en des nouvelles zones industrielles électriques gigantesques et uniformes qui couvriront progressivement tout le territoire.

1. C’est au prix de ce maillage gigantesque que le réseau absorberait l’énergie éolienne intermittente programmée. Pour raccorder des milliers de centrales de production d’électricité que sont les parcs éoliens disséminés sur le territoire, et ERDF, devenue Enedis, avait déjà annoncé 40 milliards d’euros d’investissements pour 4 000 km de lignes Haute tension sur notre territoire.

2.Remis au président de la République François Hollande en février 2015, le rapport européen Derdevet, laissés dans les cartons des ministères de l’écologie, préconise un investissement européen massif : 700 milliards d’euros pour construire 50 000 km de lignes haute tension permettant d’intégrer et de gérer les énergies renouvelables au plan européen dans les 10 prochaines années.

3. Des régions entières couvertes, 800 éoliennes dans le cantal, 300 à 600 sur le parc régional du Languedoc Roussillon, la Bretagne, le Cotentin recouverts, la Picardie envahie, des centaines sur les crêtes de l’Ardèche, le Calvados disparu, le Vexin atteint, le Roussillon, l’Aude dénaturés, la Charente, la Vendée infestées, les cols des Vosges abîmés, le département de la Vienne truffé de vestiges historiques romans, patrie du bocage et de la Gâtine déjà banalisé par des remembrements, débité en deux par un nouveau TGV, envahi par des centaines de machines.

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19 septembre 2017 2 19 /09 /septembre /2017 18:04

http://www.bvoltaire.fr/banques-centrales-detiennent-tiers-obligations-echangeables-monde/

 

Les banques

 

centrales

 

détiennent le tiers

 

des obligations

 

échangeables dans

 

le monde !

 Aujourd'hui

 

Shutterstock

De nos jours jouer les Cassandre n’est pas très difficile ! Il suffit de dire la vérité.

 

Marc Rousset

Économiste

http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=boulevard-voltaire-21&l=as2&o=8&a=208067949X

 

De nos jours, jouer les Cassandre n’est pas très difficile ! Il suffit de dire la vérité et avancer des chiffres incontestables, contrairement au « mainstream » des journaux économiques de la pensée unique !

C’est ainsi que le chercheur en finances Philippe Herlin nous apprend, sur le blog de Liliane Held-Khawam du 6 septembre dernier, que, selon Goldman Sachs, sur les 54.000 milliards de dollars d’obligations (souveraines et privées) échangeables dans le monde, les banques centrales en détiennent aujourd’hui 18.000 milliards, soit exactement un tiers. Elles sont passées devant les très risqués « hedge funds » (28 %), dont la seule vocation privée est de « faire », de gagner de l’argent en prenant des risques.

Des banques centrales comme celles du Japon et de la Suisse n’hésitent même plus à acheter directement des actions. Le volume monstrueux des obligations détenues par les banques centrales est la seule raison pour laquelle les taux d’intérêt dans le monde sont artificiellement et ridiculement bas. Nous en sommes au point que si les banques centrales arrêtent d’acheter des obligations, c’est la remontée immédiate des taux d’intérêt avec un krach mondial immédiat à la clé !

Lorsque j’étais étudiant en sciences économiques, on m’avait toujours enseigné qu’à l’actif des banques centrales, il pouvait y avoir de l’or, des devises étrangères, des bons du Trésor et des effets commerciaux à moins de 90 jours, mais rien d’autre ! Et surtout pas des obligations à long terme et encore moins des actions.

Des investissements financiers risqués à long terme à l’actif d’un bilan de banque centrale ne peuvent pas représenter des contreparties sérieuses pour des établissements dont la mission est d’assurer la sécurité, la valeur et la confiance de la monnaie émise par leurs soins. Les banques centrales pouvaient, dans les années 60/70, seulement escompter des effets des banques ou intervenir sur le marché « open market » en achetant ou vendant des effets commerciaux, des bons du Trésor afin de pouvoir alimenter ou, au contraire, restreindre la liquidité des banques et du marché monétaire.

Mais la pensée unique aux abois et sans scrupules est passée par là ! Cela montre à quel point nous vivons avec des innovateurs états-uniens et des imitateurs européens complètement paniqués et déboussolés.

À Chypre, en Grèce les banques sont sous respiration artificielle. Les crises systémiques pointent en Espagne et en Italie, les banques de ces pays ayant à leur actif la bagatelle de 350 milliards de créances douteuses. Lorsqu’on voit toutes les difficultés qu’ont connues l’Espagne, avec Banco Popular de Santander, et l’Italie, avec Monte dei Paschi et des banques vénitiennes sur le point d’être absorbées pour un euro par Intesa Sanpaolo, soit un coût global d’environ 20 milliards d’euros pour le Trésor italien, on imagine les sommes que devrait trouver le gouvernement italien si toutes les banques concernées par les créances douteuses étaient, suite à une crise financière, menacées de faillite immédiate !

Aujourd’hui, les dettes, les déficits budgétaires, les balances commerciales déséquilibrées, les produits dérivés bancaires et le montant des actifs des banques commerciales tout comme ceux des banques centrales dans le monde ont atteint des niveaux extravagants. Les produits dérivés, par exemple, dépassent les 1,2 quadrillion de dollars en valeur absolue. Lorsque l’on sait que le risque financier réel est d’environ 10 % de ce montant pour les banques, on commence à prendre conscience que nous vivons sur un volcan si l’on met en face leurs ridicules capitaux propres.

Depuis l’an 1500, il a été établi que la durée de vie moyenne des devises papier, c’est quarante ans. Or, cela fait maintenant 46 ans, depuis 1971, que Nixon a imposé la monnaie dollar-papier devenue inconvertible en or.

Les marchés actions ont plus que triplé depuis 2009. Les obligations sont en hausse continue depuis 36 ans et représentent l’une des plus grosses bulles de l’Histoire. Quant à l’immobilier, suite aussi aux ridicules bas taux d’intérêt, la bulle a dépassé son pic de 2006.

Rappelons-nous ces phrases prophétiques de Nietzsche : « Qui n’est pas d’accord ira à la maison des fous. Autrefois tout le monde était fou, disent les derniers hommes et ils clignent de l’œil. »

 

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