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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 16:36

http://www.bvoltaire.fr/pascalcelerier/affaires-fillon-theo-gauche-joue-jeu-dangereux-joue-mal,312736?mc_cid=0ac0904498&mc_eid=58ff097ba7

Avec cette pseudo-affaire Fillon, la gauche pensait tenir sa revanche et faire coup double : effacer la tache Cahuzac et terrasser la droite des valeurs.

 

Pascal Célérier

 

 

M. Fillon n’a pas réemployé le célèbre « pschitt » de Chirac pour mimer le dégonflement de son « affaire », mais c’est bien ce qui est en train de se produire – en tout cas, dans l’opinion de droite -, au sujet de l’emploi de membres de sa famille comme collaborateurs parlementaires. Légalité, respect des plafonds, fin de cette pratique après 2013, alors que des dizaines d’autres parlementaires ont continué…

Mais l’offensive de déstabilisation de la droite à travers son candidat, via la justice et les médias (ce qui reste à la gauche quand elle a perdu sa crédibilité et le pouvoir : voir Trump), a voulu créer un amalgame subliminal dans l’opinion, qui a bien fonctionné dans l’électorat de gauche, et qu’il convient, à droite, de dénoncer.

Fillon, n’est-ce pas le Cahuzac de la droite ? Un homme visé dans sa vertu majeure (la probité pour l’un, la dénonciation de la fraude fiscale pour l’autre), une campagne de presse savamment montée (Mediapart, Canard) ? Si on ajoute à cela que c’est le PNF (parquet national financier) qui enquête sur l’affaire Fillon, PNF créé par Hollande précisément à la suite de l’affaire Cahuzac, cela est amplement suffisant pour que le souvenir de Cahuzac enfonce notre brave Fillon.

Sauf que la gauche, toujours prompte à récuser les amalgames hâtifs, ne fera avaler celui-ci qu’aux esprits les plus grossiers ou les plus idéologues : non, l’affaire Fillon n’a rien à voir avec l’affaire Cahuzac. M. Fillon n’a pas détourné d’argent public, n’a pas échappé à l’impôt, n’a pas fraudé le fisc, et il n’a pas menti, « les yeux dans les yeux ».

On comprend que cette affaire Cahuzac ait nourri, à gauche, une aigreur infinie et qu’elle ait voulu en rejeter toute la boue sur Fillon. Car il est vrai que 2013 marqua la mort de la gauche au pouvoir, non seulement avec le discrédit que l’affaire Cahuzac jeta sur Hollande, qui attendit des mois avant d’agir, mais aussi avec l’apparition, à l’occasion de la loi Taubira, de la droite de conviction, qui fit la victoire de Fillon à la primaire.

Ainsi, avec cette pseudo-affaire Fillon, opportunément sortie fin janvier, la gauche pensait-elle tenir sa revanche et faire coup double : effacer la tache Cahuzac et terrasser la droite des valeurs.

C’est raté. Et il se pourrait même qu’elle n’ait fait que raviver le souvenir d’une gauche malhonnête et décupler la colère de la droite.

Il faudrait en informer le scénariste de l’Élysée. Lui dire, aussi, qu’il cesse de se faire, lors de ses longues soirées d’hiver désœuvrées, des projections de vieux films, façon « Ciné-club ».

Car celui qui a inspiré sa visite au chevet du jeune Théo, vous l’avez tous reconnu, c’est le film de 1986 : manifestations étudiantes, bavure policière, mort de Malik Oussekine, démission d’un ministre, exploitation par le président Mitterrand qui se déclare « sur la même longueur d’onde » que les jeunes.

Mais, là encore, l’amalgame est grossier : notre jeune Théo, bienheureusement, n’est pas décédé. Rien ne prouve qu’il ait été complètement innocent ni qu’il y ait eu bavure : la justice le dira. Et puis, surtout, M. Hollande n’est pas un Président de cohabitation : s’il y a un gouvernement qui doit rendre des comptes sur la situation à Aulnay, et ailleurs, c’est celui, socialiste, de M. Cazeneuve. Et je crois que M. Le Roux en est le ministre de l’Intérieur. Lui qui demandait, il y a dix jours, des explications à M. Fillon aurait peut-être à nous en donner aussi, non ?

Il faut dire à M. Hollande d’arrêter ses mauvais remakes

 

 

 

 

 

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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 18:42

Affaires Fillon : François Bayrou, ou le temps des charognards

Affaire Fillon François Bayrou Charognards
 
François Fillon a maintenant six affaires sur le dos. On ne sait pas d’où viennent les fuites. Mais on voit des « amis » politiques qui considèrent déjà le candidat comme moribond et attendent la curée. En tête de ces charognards, François Bayrou.
Il faut le répéter aux plus jeunes lecteurs qui ont trop vu de films américains, le journalisme d’investigation n’existe pas. Ce que j’ai rencontré en quarante ans de carrière, ce sont des relations dans la police, dans l’armée, la magistrature, ou chez les politiques, et parfois quelques vérifications vite faites. Les six affaires qui tombent à point nommé sur la tête de ce pauvre Fillon relèvent bien évidemment, même si cela n’en fait pas un saint et qu’il a profité des largesses que la république distribue à ses élus, d’une opération politique menée par des « professionnels ».
 

Les charognards passent par le Canard pour diffuser les affaires

 
Qui la dirige ? Nul ne le sait. Les canaux par lesquels elles sont venues à la connaissance du public, le Canard enchaîné et Médiapart, sont les journaux officiels de la délation républicaine. Dès que l’intérieur ou Bercy, ou simplement quelque fonctionnaire frustré a, pour quelque raison que ce soit, une information à diffuser, ils passent par là. Par soucis d’efficacité. Quand Minute raconta la double vie de François Mitterrand avec Anne Pingeot, personne n’y crut dans les beaux quartiers, quoi que tous les initiés sussent que c’était vrai : l’estampille Canard, relayé ensuite par Le Monde et le Nouvel Observateur (aujourd’hui : France Info, BFM TV) est le bon circuit. Donc, même la droite l’utilise. Les affaires Fillon ont pu être lancées par Hollande, Cazeneuve, Valls, Macron, mais aussi par Dati, Sarkozy ou Juppé, ou par n’importe qui d’autre.
 

Les affaires Fillon satisfont tout le monde

 
Impossible aussi de tirer profit du vieil adage, is fecit cui prodest : les ennuis de François Fillon satisfont trop de monde. Beaucoup de ses amis de droite : lui président, leur carrière était finie. La gauche : dans la confusion qui s’installe, elle rêve, elle qui voyageait depuis trois ans dans le train fantôme, de revenir à l’Elysée en fanfare. Surtout si Marine Le Pen s’embourbe elle aussi dans ses affaires. Enfin le centre jubile. Le vieux centre de toutes les compromissions et toutes les magouilles, le vieux centre issu des radicaux et du MRP, toujours moralisateur, qui se considère déjà comme l’avenir de l’univers, avec son goût de Bruxelles et son économie sociale de marché. Et puis les affaires réjouissent aussi tous ceux qui ne pouvaient pas sacquer Fillon et sa tête de notaire honnête, et cela fait un sacré monde. Les affaires Fillon, c’est du pain bénit pour une campagne présidentielle ennuyeuse que les sondeurs annonçaient déjà pliée.
 

François Bayrou, tueur à froid et éternel candidat

 
Elles relancent ainsi un vieux clown qui a déjà orné les scrutins de 2002, 2007 et 2012, François Bayrou. La paupière mi-close et la mâchoire implacable, il a déploré avec des mines d’équarrisseur navré le « trouble énorme » causé par les affaires Fillon, le « désordre et le chaos sans précédent que les citoyens voient avec stupéfaction et désarroi ». Puis il s’est posé « deux questions » gourmandes : « Est-ce que la loi est la même pour tous ? » Et est-ce que ceux qui « demandent des sacrifices » ne « renforcent » pas les « avantages » dont ils jouissent. Tiens, Fillon, prends donc ça dans la figure, en douceur. Ces choses-là sont dites en termes papelards pour être plus efficace : hyènes et chacals mordillent d’abord le cadavre pour s’assurer qu’il est bien mort. Les charognards sont nécessairement prudents, ils ont lu la fable de l’ours.
François Bayrou s’y connaît : n’oublions pas que c’est lui qui a eu la peau de Giscard et lui a piqué l’UDF. Ce tueur à tête de veau, ce janissaire bègue, est un artiste dans son genre. Son ambition l’inspire. Il se rappelle que Chirac et Mitterrand ont chacun échoué deux fois avant de devenir président, lui espère toujours au quatrième essai, Mitterrand lui a dit un jour (pour plaisanter ?) qu’il irait à l’Élysée. Alors, piété sur le corps encore chaud de François Fillon, il déplore la « situation extrêmement grave » de notre pays, et annonce sa « décision » pour mi-février, en promettant : « Je ferai tout pour que la France s’en sorte ». Sans rire.
 

Pauline Mille
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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 18:22

http://reinformation.tv/canard-affaires-bidon-indignation-selective-delation-politiquement-correcte-mille-65956-2/

 

Le Canard entre affaires bidon, indignation sélective, délation et politiquement correct

8 février 2017 17 h 00 min·



Pendant que les affaires de François Fillon excitent l’acharnement du Canard, les largesses et le népotisme de la gauche le laissent coi. La délation vertueuse épargne certaines cibles, l’indignation est sélective. Un journalisme bidon au service du politiquement correct.

On ne va pas refaire le film, le feuilleton Fillon ressortit plus aux affaires bidon qu’au grand banditisme : oui, l’ancien premier ministre a bien profité sans élégance particulière du système, mais à ce stade on ne relève rien de manifestement illégal, sauf si la rémunération de Pénélope à la Revue des deux mondes, qui paraît excessive, devait prendre un parfum troisième république, Jules Grévy et Daniel Wilson. Cependant le Canard tire sur ce mince canevas comme un palmipède affamé sur un ver de vase, et file laborieusement la délation comme le mauvais écrivain file la comparaison. Pourquoi tant de haine ?

Le Canard est de gauche, son indignation forcément sélective


Il s’agit moins de haine que d’appétit affiché pour la morale, au service du politiquement correct. C’est normal, la plupart des informateurs du Canard appartiennent à la gauche éthique et narquoise, fonctionnaires saisis d’un prurit de délation (ils se voient en « lanceurs d’alerte ») ou ministères jouant au billard politique par les biais des affaires. Cela induit nécessairement une indignation sélective. Le Canard utilise trop d’énergie contre Fillon pour s’occuper d’autres affaires.

Ainsi les frais de bouche et les particularités fiscales d’Emmanuel Macron le laissent-ils froid. Le coût de la protection rapprochée de Mademoiselle Gayet (400.000 euros) aussi : il est vrai qu’en France l’art ne saurait être trop protégé.

Une bonne délation est politiquement orientée


Rémunérer son épouse ne peut « plus être accepté », selon François Fillon lui même, parce que flotte dans l’air du temps, en plus du soupçon de rémunération pour un emploi fictif, celui de népotisme. On peut employer, comme le font des dizaines de parlementaires, sa maîtresse ou son amant, mais ni sa femme ni ses enfants, telle est la loi sélective de la république, telle la règle imposée par le politiquement correct. Dont acte. Et le Canard n’a pas mesuré son indignation quand Jean Sarkozy, le fils de l’ancien président, a prétendu à une fonction trop élevée pour ses compétences.

Le Canard sait être correct quand il faut


Mais le népotisme suscite moins d’indignation quand il est pratiqué par la gauche pour la simple raison que la gauche entend démanteler la famille traditionnelle : puisque l’humanité entière est sa famille, on ne saurait lui reprocher d’embaucher sa famille. Ainsi le Canard n’a-t-il pipé mot quand Jean-Marc Ayrault, alors premier ministre, faisait entrer son épouse à l’Assemblée nationale comme chargée de mission. Il ne s’est pas ému non plus quand François Hollande pistonna son ancienne concubine Ségolène Royal vice présidente de la banque publique d’investissement. Quand Mazarine Pingeot devint administratrice de la Grande Bibliothèque de France, et quand Clémentine Aubry, la fille de Martine elle-même fille de Jacques Delors, fut nommée administratrice de l’auditorium du musée du Louvres, le Canard garda une réserve admirable.

Un journalisme bidon mais bon en affaires


De même ne posa-t-il aucune question intempestive quand Thomas Le Drian, élève moyen d’une école de commerce moyenne, décrocha un poste de premier plan à la Société nationale immobilière. Et il a su se taire quand Salomé Peillon, la fille d’un père qui prend pour modèle l’incorruptible, a trouvé une niche confortable de chargée de mission à l’Institut français d’Israël. Il a eu raison. Le piston est vieux comme l’homme, et si la République s’acharne contre la famille, elle s’accommode depuis ses débuts des petits arrangements entre tribus. J’allongerais sans profit la liste des exemples qui l’illustrent, le lecteur en a certainement quelques uns sur le bout de la langue. Ce qui agace chez les charognards qui retouillent sans cesse la vieille cuisine de l’indignation sélective et de la délation positive, ce n’est pas tant qu’ils soient bidon, mais qu’ils prétendent à la morale, et que cela marche : ils imposent ainsi leur politiquement correct aux Français.

Pauline Mille


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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 15:10

http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-avec-macron-le-changement-c-est-mollement--.aspx?article=10363211396H11690&redirect=false&contributor=H.+Seize

Avec Macron, le changement, c’est mollement ??

 

H. Seize

Hashtable

Publié le 09 février 2017

 

 

 

 

 

 

 

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Rubrique : Editoriaux

   
 

Personne ne pourra accuser Emmanuel Macron de ne pas soigner tous les détails de sa candidature présidentielle.

Ainsi, fini les petits couinements et le passage aux ultrasons éraillés comme à la fin de son grand meeting de la porte de Versailles en décembre dernier : il suit maintenant les cours d’un chanteur d’opéra ! ♫♪ !

Personne ne pourra l’accuser non plus de négligence avec les médias. Depuis janvier 2015, il a été le sujet de plus de 8 000 articles dans Libération, l’Obs, le Monde et l’Express. C’est plus que tout autre candidat, sans parler des multiples couvertures de Paris Match ou VSD façon couple glamour avec sa femme.

Et personne ne pourra l’accuser de ne pas savoir trouver les mots qui font rêver et galvanisent les foules.

Notre révolution est En Marche… On ne peut plus faire comme avant, il faut dépasser les clivages, rebattre les cartes, remettre la France en mouvement, libérer les forces et apporter l’espérance… Je compte sur votre mobilisation et votre engagement, c’est notre force ! Etc…

Pour Manu qui s’adresse ♫♪ « à tous les recalés de l’âge et du chômage, les privés du gâteau, les exclus du partage » ♫♪, il faut dépasser les clivages ♥ et le chacun pour soi. Quand il pense à eux, il pense à lui et la coïncidence avec les Restos du Cœur n’est pas tout à fait fortuite parce que c’est de cœur qu’il s’agit, mes amis, mes amours, mes enfants, ♥♥♥ ♫♪.

Voici en substance la teneur de ses appels (vidéo ci-dessous), voici ce qu’il martèle de meeting en meeting sous les applaudissements frénétiques (ou médusés) de milliards milliers de personnes.

Lorsqu’il parade au Palais des Sports de Lyon, des millions milliers de personnes viennent boire ses paroles. 8000 selon les organisateurs, 800.000 selon les médias et plusieurs milliers d’autres, massées aux abords. Telle une rock-star, Macron fend la foule en musique (vidéo ci-dessous), voit dans « ce mur de présence » un désir d’avenir une « démonstration d’envie de sa candidature », et, se prenant manifestement pour Napoléon Ier à Austerlitz et ses « Marcheurs » (le petit nom des « adhérents ») pour les fantassins de sa campagne, lance avec cette modestie onctueuse de ceux qui osent tout (et c’est à ça qu’on les reconnaît) :

« Vous pourrez dire : ‘J’étais là’. Parce que nous allons changer les choses encore aujourd’hui et nous continuerons à avancer. Ensemble ! »

#MacronLyon : arrivée en musique de celui que tout le monde attend. pic.twitter.com/ryiR46PDg4

— Margaux Baralon (@MargauxBaralon) February 4, 2017

Dans la même veine, voici une petite vidéo hautement réjouissante alignant les « meilleurs moments » d’Emmanuel aux instruments à vent : « Ce que nous ferons pour la culture, mes amis, c’est un chemin »« Je veux réconcilier la France avec le Monde » – etc … etc…

De fait, trouver les mots, aussi creux soient-ils, fut le grand travail de sa campagne et dans ce domaine, rien ne fut laissé au hasard. Là encore, on ne pourra pas reprocher à Emmanuel Macron de ne pas avoir exploité à fond toutes les possibilités de la magie du verbe pour captiver un auditoire prêt à tomber en pâmoison.

Au cours d’une « grande marche » qui s’est déroulée en porte-à-porte cet été, des « Marcheurs » ont eu « 100 000 conversations » et ont recueilli « 25 000 questionnaires », constituant autant de verbatim dont les mots – pardon on dit « prédicats » à présent – furent analysés via des algorithmes complexes, par la société Liegey Muller Pons, la « première start-up de stratégie électorale en Europe » et par Proxem dont le métier consiste à « changer les conversations en données » (au contraire des journalistes dont le métier consiste à transformer des conversations en courants d’air chaud).

Cette « grande marche », au-delà du côté proximité, écoute et rencontre avec la France « vraie de vraie », a surtout eu pour objectif de définir au mieux le discours qui sera « le plus intelligible possible pour le plus de monde possible ». En clair, le discours qui ratissera le plus large, déclenchera le plus de réactions positives et transformera les auditeurs en adhérents scotchés.

 

Ajoutez qu’Emmanuel Macron est jeune, intelligent, tout beau et tout nouveau. Il n’a jamais été élu, mais l’Elysée direct, ça ne lui fait même pas peur ! Mieux encore : il est de gauche (il l’a dit cent fois) mais il peut aussi être de droite si besoin est, d’autant qu’il n’est plus membre du PS tout en étant socialiste, et ayant participé à un gouvernement de gauche, « mais quelle importance ? » (vidéo 01:10) :

Ce discours, ce style, ce show bien orchestré plaisent beaucoup, aux médias, aux socialistes en mal de représentation politique, à tous ceux qui cherchent une nouvelle tête, à tous ceux qui attendent un discours rassurant du type « Yes We Can », à tous ceux qui veulent gagner en liberté sans perdre en protection tutélaire de l’État, à tout ceux qui pensent qu’il suffit d’améliorer la gestion de nos structures sans les remettre en cause fondamentalement.

Bonne pioche ! Emmanuel Macron se dit d’une « gauche qui se confronte au réel », c’est-à-dire typiquement d’une gauche sociale-démocrate façon Rocard et même Hollande, le style et la persuasion en plus. Forcément, ça attire : d’après les responsables, En marche ! aurait à ce jour 170 000 adhérents. L’adhésion gratuite, en ligne, ça aide.

Bonne pioche toujours, lorsque Benoît Hamon est désigné candidat du PS. Bonne pioche encore, lorsque les affaires embourbent Fillon dans des emplois présumés fictifs. Et super bonne pioche, lorsque les sondages placent finalement notre héros en deuxième position au premier tour de la présidentielle !

Décidément, Manu Macron, c’est de la très bonne pioche !

Aux grincheux qui pointent régulièrement l’absence d’un vrai programme politique derrière les envolées lyriques, les « Marcheurs », tendrement hypnotisés par leur candidat, rétorquent que si Macron les attire, c’est justement parce qu’il « fédère une vision, il y a une espèce de fluide ». Lubrifiant qui permet d’éviter les frottements douloureux et de rêver à son aise à un monde meilleur :

« Un président, ce n’est pas un épicier. L’important, c’est d’avoir une vision, pas forcément d’être dans les détails de la comptabilité. » (un participant au meeting de Lyon, 4 février 2017)

Malgré tout, ce programme trop diaphane gêne certains militants. Sa divulgation ayant été souvent annoncée puis repoussée, pour être finalement fixée à début mars, les « Jeunes avec Macron » ont pris sur eux de construire un site internet reprenant les principales déclarations de leur leader pour leur donner un semblant de consistance.

Ça ne s’invente pas, ce site s’appelle « Vision Macron » et surfe avec application sur un océan de lieux communs des plus vagues, dispatchés en une partie « Diagnostic » puis une partie « Action ». La partie « Réaction » est laissée comme exercice au lecteur.

C’est ainsi que les 35 heures sont « une avancée sociale non contestable » qui présente « un bilan contrasté » qu’il faudra « adapter sans remettre en cause le principe ». Jolie bourrasque d’air tiède. On souhaite bon courage au futur ministre de l’économie si d’aventure Emmanuel était élu !

 

Si le mystère reste entier quant au programme de gouvernement de Macron, on a cependant quelques idées sur ce qu’il sera en observant les soutiens qui s’agglutinent à lui.

Au-delà de sa tendresse pour le socialisme du réel qui signe son tropisme social-démocrate, on constate sans trop de surprise que les ralliements qu’il enregistre en nombre sont tous le fait d’individus extrêmement à l’aise dans « le système » dont il prétend s’affranchir et que certains d’entre eux sont de vieux routards de la politique depuis des dizaines d’années.

À gauche, on peut citer Gérard Collomb et tous les députés socialistes orphelins de la candidature Valls, les hommes d’affaires Marc Simoncini (Meetic), Xavier Niel (Free) et Pierre Bergé, les deux derniers étant de plus co-propriétaires de l’Obs qui a largement ouvert ses pages à Macron, l’écrivain Erik Orsenna, ancienne plume de Mitterrand, Daniel Cohn-Bendit, Alain Minc, Bernard Kouchner, sans oublier Ségolène Royal qui apporte indirectement le parrainage de François Hollande et une caution de sérieux assez originale dans la gestion des affaires publiques, et sans oublier non plus Geneviève de Fontenay, génialissime caution populaire, venue spécialement à Lyon pour vérifier que Macron n’avait pas « une banque à la place du cœur » !

À cette brochette de cadors, ajoutons la droite énarchiste et étatiste représentée par Renaud Dutreil, ancien ministre responsable de la création du pitoyable RSI (que Macron veut réformer, pas forcément pour le bien des Indépendants) et Anne-Marie Idrac, ancienne secrétaire d’État aux transports sous Chirac et ex-présidente de ces fleurons de la réussite nationale que sont la RATP et la SNCF.

Le vrai défi, maintenant, consistera à croire que ce sont ces personnes qui seront capables de mettre en marche une révolution vertueuse, alors qu’elles sont toutes liées à tout ce que la France fait sans succès depuis quarante ans en terme de chômage, de dépenses publiques, de déficit et de dette.

Il va en falloir, de la foi, pour imaginer que l’État, gonflé d’orgueil à l’idée d’être stratège, va continuer à l’être sans se fracasser sur des catastrophes financières qui se chiffrent en milliards d’euros.

Il va en falloir, de la ferveur, pour voir en Emmanuel Macron l’artisan d’une transformation libérale de la France, lui dont le bilan se résume à des conseils catastrophiques pendant un quinquennat calamiteux et à une loi qui aura permis d’ouvrir quelques lignes d’autocars et quelques magasins un nombre limité de dimanches.

Conclusion

Certes, Emmanuel Macron s’est montré particulièrement habile à mobiliser médias et public autour de lui. Certes, il a su trouver les mots les plus susceptibles de toucher des Français désorientés et désireux de changement, mais aussi de protection et d’attention. Certes, il a su faire passer un message de nouveauté et de modernité en menant une campagne aussi originale que calibrée au millimètre comme s’il vendait le produit Macron à des consommateurs et non pas un programme politique à des électeurs. Soit.

Il n’en reste pas moins que le vide grandiloquent de ses propos associé au déjà-vu, au progressisme revendiqué et à l’étatisme assumé de l’équipe qui l’entoure fait irrésistiblement penser à la réflexion de Tancrède à son oncle le prince Salina dans le Guépard : « Il faut que tout change pour que rien ne change. »

Emmanuel Macron n’est rien d’autre que la nouvelle frimousse « hors-système » choisie par le « système », coterie de médias et de politiciens qui nous gouvernent. C’est un changement purement formel et en rien fondamental pour la France et les Français, qui préservera ces derniers au pouvoir.

Le navire de gauche a coulé. Celui de droite prend l’eau. Les rats quittent ces navires incertains pour courir chez Macron, ce « révolutionnaire » qui rassure tous les étatistes et leur promet qu’il suffit de dire que tout va changer pour que finalement rien ne change. ♫♪ !

 

 

 

 

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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 14:36

http://www.bvoltaire.fr/philippeboyer/collaborateurs-parlementaires-larbre-fillon-cache-foret,311649?mc_cid=f269b86dde&mc_eid=58ff097ba7

 

Les collaborateurs parlementaires : l’arbre Fillon qui cache la forêt…

AUJOURD'HUI

 

Ce n’est pas une personne qu’il faut condamner mais un système pléthorique peu clair. Le premier problème vient de la profusion d’élus en France : 645.000 !

 

Philippe Boyer

 

 

L’Assemblée nationale donne la possibilité aux députés de recruter des collaborateurs parlementaires, pour les assister dans l’exercice de leur mandat et de leurs différentes responsabilités. Ces collaborateurs sont liés par un contrat de droit privé au député-employeur, qui s’inscrit dans le cadre du droit commun du travail et de la protection sociale. Leur contribution à l’activité du député est variable, allant de simples tâches matérielles à des contributions plus élaborées (discours, amendements).

Les députés disposent, en outre, d’un crédit affecté à la rémunération de collaborateurs. Calculé, en principe, pour trois collaborateurs, il peut toutefois, au gré du député, être versé au profit d’un nombre de personnes variant de un à cinq. Le député a la qualité d’employeur : il recrute, licencie, fixe les conditions de travail et le salaire de son personnel. Le crédit ouvert pour chaque député est revalorisé comme les traitements de la fonction publique. Au 1er juillet 2016, le montant mensuel du crédit est de 9.561 €. En cas de non-emploi de la totalité du crédit, la part disponible demeure acquise au budget de l’Assemblée nationale ou peut être cédée par le député à son groupe politique pour la rémunération d’employés de ce groupe. À cette somme, il faut soustraire ± 25 % de charges salariales.

Ce qui veut dire que vous pouvez embaucher n’importe qui, même pour vider la corbeille à papier une fois par semaine, pour ces sommes.

Aucune précision n’est donnée concernant la présence et la quantité de travail à fournir. Sans vouloir défendre en particulier François Fillon, on peut donc conclure que l’argent versé l’a été en toute légalité dans la mesure où ces indemnités étaient déclarées.

Cela dit, ce n’est pas une personne en particulier qu’il faut condamner mais tout un système pléthorique peu clair. Le premier véritable problème vient de la profusion d’élus en France: 645.000 ! Soit un élu pour cent personnes, ou 6.450 par département qui, souvent, sont plus intéressés par les avantages procurés par la fonction que par le bien commun. Si, au moins, nous étions mieux administrés que d’autres pays ! La profusion crée une opacité qui, souvent, se transforme en arrangements entre amis, clientélisme, associations fantômes, sans parler de systèmes mafieux. Et le mille-feuille administratif français et la super-strate européenne n’arrangent rien à l’affaire.

Le second problème vient du manque d’intérêt des Français concernant les élus et les élections. Nous aimons la politique mais nous nous désintéressons, pour la plupart, de la vie politique proche ou lointaine. Régulièrement, nous nous rendons dans les bureaux de vote afin de déléguer nos pouvoirs à la personne qui nous semble la plus apte à nous représenter. Beaucoup votent à la tête du client, une jolie photo faisant office de programme, ou par habitude : « Mon grand père votait à gauche, donc je vote à gauche… » Mais nous nous désintéressons complètement de ce qui se passera après. Combien sommes-nous à être allés à un conseil municipal en tant qu’observateur ?

Les plus coupables, dans cette affaire, ne sont donc pas les hommes et femmes politiques qui ne font que profiter d’un système qui leur est offert en toute légalité, mais nous-mêmes. Nous devons, maintenant, demander une véritable réforme institutionnelle et exiger une réduction de moitié, au moins, du nombre d’élus et un véritable contrôle administratif.


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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 08:18

http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2017/02/08/inadmissibles-violences-d-aulnay-sous-bois-les-journaleux-on-5908631.html

Inadmissibles violences d'Aulnay-sous-Bois : les journaleux ont choisi leur camp, « l’évangile selon saint Théo » 

  

 

« Qu’est-ce qui a motivé cette interpellation ? » Voilà la bonne question, celle par quoi il faut commencer, la seule qui vaille d'être posée : elle l'est ce matin du mercredi 8 février, sur France info, par un syndicaliste policier ; presque une semaine après !

Il n'y a pas encore de faits absolument et intégralement établis dans ce que l'on peut appeler « l’affaire d’Aulnay », car tout bouge tout le temps et France info nous apprend même qu'une personne chargée de l'enquête n'a pas encore visionné la totalité des vidéos ! On ne peut donc pas - pas encore... - prendre une position définitive et adopter la réaction qu'elle induit, puisqu'on ne sait pas encore avec certitude qui a tort, qui a raison ; qui dit la vérité, qui ment ; qui a fait quoi, et pourquoi.

Mais la cléricature médiatique n'en a cure : elle a déjà tout fait : le procès, la condamnation (des policiers, évidemment), et la béatification-canonisation de « Théo », adopté par l'ensemble des journaleux et appelé uniquement ainsi, affectueusement « Théo », alors que, normalement, toute personne possède un nom et un prénom, non ?

Dans l'état actuel des choses, il semble seulement avéré que, au cœur de « la cité des 3.000 » d'Aulnay, connue pour du trafic de stupéfiants, quatre policiers patrouillent, le jeudi 2 février, quand une dizaine d'individus poussent le cri bien connu : « ça pue », qui avertit les guetteurs de l'arrivée des forces de l'ordre.

Les quatre agents parviennent à contrôler une dizaine de personnes sur les lieux. L'une refuse et rapproche son visage d'un des policiers en geste de défi. Le policier repousse l'individu fermement, et c'est à ce moment précis que le « jeune » - finalement interpellé - aurait attrapé l'un des policiers par le col, puis lui aurait tenu, en criant, des propos injurieux ; il lui aurait donné un coup de poing sur la pommette gauche. Les quatre agents décident alors de le prendre à part pour l'interpeller. L'un d'entre eux le ceinture mais le jeune homme se débat « très violemment ». C'est à ce moment-là qu'un des agents aurait sorti sa matraque télescopique « pour frapper Théo aux jambes », « pour l'empêcher de donner des coups de pieds ».

Après, il est clair qu'il s'est passé quelque chose. Il est non moins clair qu'il faut attendre que Justice et Police établissent définitivement la matérialité des faits avant de réagir. 

Cependant, on peut d'ores et déjà affirmer deux choses.

1. La réaction tribale des « jeunes » des cités est absolument inadmissible, et montre une fois de plus à quel degré de décadence nous en sommes arrivés. Les nuits de destruction systématique de mobilier urbain (que nous payons par nos impôts), d'incendie de véhicules particuliers (appartenant à des gens qui n'ont rien à voir avec « l’affaire ») le font comprendre aux plus obtus, aux plus aveugles, aux plus sourds : il y a chez nous, dans ce qui est encore notre « douce France », des centaines, des milliers de « zones de non-droit » où la racaille fait ce qu'elle veut, quand elle veut, comme elle veut... Et, bien sûr, cela n'est pas normal. Quel que soit l'évènement auquel on se réfère, aucune bande - ici, ethnique - ne devrait pouvoir mettre un morceau de France à feu et à sang. A Sevran, Villepinte, Clichy (communes voisines d'Aulnay) des chariots de supermarchés remplis de bouteilles pleines d'essence sont jetées n'importe où sur n'importe quoi. Bravo les « jeunes » ! Les réparations, après, c'est nous qu'on paye...

Le Système, qui mène depuis 1975 la suicidaire politique d'immigration-invasion que l'on sait ne fait que récolter ce qu'il a semé... mais dont il nous impose les conséquences désastreuses. 

2. La réaction des journaleux est révélatrice : alors que les déclarations du « jeune » interpellé ont varié à plusieurs reprises (des « déclarations évolutives » !) les journaleux ont adopté le jeune « Théo » et ne parlent plus de lui que de cette façon, amicale, chaleureuse, affectueuse : « Théo ». On dirait un membre de la famille, un petit frère ! Deux paysans français se suicident chaque jour, mais, là, les journaleux n'en parlent pas. Et, a fortiori, ne les appellent pas par leur prénom. Pourquoi cette hâte, alors que « l’affaire » n'est pas encore totalement élucidée, à prendre parti pour « Théo », cet amour pour « Théo », « Théo » par ci, « Théo » par-là : franchement, cette affection soudaine est louche, quand on connaît les opinions des journaleux, qui confondent si volontiers carte de presse et carte de parti (de gauche, et immigrationniste, évidemment). Rien que cela suffirait à rendre le « jeune » interpellé suspect...

Dernière chose : dite par l'interpellé plusieurs jours plus tard, les accusations d'insultes racistes (« bamboula » et autres) n'ont plus été reprises par lui, ensuite. Il y a fort à parier que SOS Racisme ou le Cran, dès le début de l'affaire, le 2 février, auraient hurlé à la mort si ces insultes avaient bien été proférées. Là c'est silence radio, qui équivaut à un aveu : l'interpellé a menti. Curieusement, depuis, il ne cesse même d'appeler au calme.

Bizarre, bizarre... Vous avez dit bizarre ?  

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 20:29

http://www.bvoltaire.fr/christianvanneste/la-grande-manipulation,312251?mc_cid=757a6d95e7&mc_eid=58ff097ba7

 

La grande manipulation

HIER

 

La question n’est pas de savoir ce que François Fillon a fait ou n’a pas fait.

 

Christian Vanneste

Homme politique


Ancien député UMP, Président du Rassemblement pour la France, Président de La Droite Libre
 

 

 

 

François Fillon est, depuis le second tour des primaires de la droite et du centre, le candidat choisi par une très grande majorité d’électeurs. Sa victoire n’a pas été le fruit du hasard. Son diagnostic sur l’état de la France a été jugé le plus lucide et les remèdes proposés les plus efficaces afin de redresser le pays.

Le problème réside dans l’opposition systématique du microcosme qui détient la réalité du pouvoir dans notre pays, c’est-à-dire la capacité de manipuler l’opinion en raison de son poids dans les médias : ceux qui pensent que la France est rance, la famille haïssable, et que la liberté est synonyme de transgression. Le gauchisme mondain est un résidu des années 1960.

Favorable à l’immigration, au multiculturalisme, au communautarisme, aux comportements transgressifs, porteurs de cette diversité qui privilégie « l’Autre » par rapport à l’ennuyeux « même »et à ses nauséabondes revendications identitaires, le microcosme vomit Marine Le Pen et voit dans François Fillon, son parcours provincial dans l’Ouest catholique et sa famille très classique tout ce qu’il déteste. Aussi s’est-il livré à une tentative d’assassinat politique, dont l’aspect méthodique et l’acharnement soulignent à quel point la France est actuellement privée d’une véritable démocratie.

La question n’est pas de savoir ce que François Fillon a fait ou n’a pas fait.

Les questions que le battage médiatique centré sur Penelope Fillon empêche de poser sont beaucoup plus cruciales. Pourquoi lui, alors que ce cas n’a rien d’exceptionnel ? Tout se passe comme si l’information montée en épingle était tombée au moment où la droite n’avait plus vraiment d’autre recours, juste à temps pour déstabiliser le candidat favori, mais trop tard pour qu’on puisse en changer.

Pourquoi le parquet national financier s’est-il rué sur cette prétendue « affaire » avec une rapidité stupéfiante à partir des imputations du Canard enchaîné ? Pourquoi certains journalistes ont-ils bénéficié d’informations sur l’enquête et sur les auditions ? Le journaliste du Monde, qui affirme que les nouvelles révélations ne sont pas favorables à François Fillon et parle d’un « scandale politique majeur », peut-il passer pour neutre ? Le prétendu scandale n’est, en effet, majeur que grâce à ceux qui détiennent le pouvoir de lui donner de l’importance.

Le journaliste du Monde n’est autre que l’un de ceux qui ont publié un ouvrage nourri par les confidences déplacées et irresponsables du président de la République. La publication de ce livre avait paru être déterminante dans le rejet de François Hollande par ses proches eux-mêmes, dans la décision de Manuel Valls de se présenter, et finalement dans le retrait du locataire de l’Élysée. On peut, aujourd’hui, s’interroger sur la réalité du scénario. Et si François Hollande avait décidé lucidement de ne pas se présenter en raison de la certitude de la défaite ? Et si la publication apparemment inopportune d’un livre rédigé par deux journalistes suffisamment proches de lui pour qu’il les invite à l’Élysée régulièrement et aille même à leur domicile était, au contraire, voulue par l’intéressé afin de déclencher le processus de renonciation ?

La candidature d’un social-libertaire, Macron, très proche de François Hollande, le choix de l’impossible Hamon par le PS et la campagne acharnée contre François Fillon, mobilisant la justice et la presse, s’agenceraient dans une opération de manipulation quasi géniale qui permettrait à la gauche de se maintenir au pouvoir après le mandat le plus lamentable de la Ve République. Compte tenu de la déliquescence de nos institutions, cette hypothèse d’une opération aux antipodes de la démocratie, fondée sur un extraordinaire mépris du peuple, n’est pas à écarter. L’important est, aujourd’hui, d’y résister.

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 18:04

http://www.bvoltaire.fr/christopheservan/cetait-fillon-vrai-candidat-anti-systeme,312038?mc_cid=757a6d95e7&mc_eid=58ff097ba7

 

Et si c’était Fillon, le vrai candidat anti-système ?

Aujourd'hui

 

Avec des troupes prêtes à déserter au premier coup de bluff, il n’est pas étonnant que la droite française soit la plus bête du monde.

 

Christophe Servan

Gestionnaire de fonds d’investissement

 

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J’ai, aujourd’hui, la très ferme conviction que François Fillon n’est pas un pourri pris les doigts dans le pot de confiture, mais qu’il est au contraire victime d’un complot.

Primo, les chefs d’accusation portent sur des faits anciens et, en tout cas, ils n’ont joué aucun rôle pour l’aider à gagner les primaires de la droite et du centre. Secundo, il n’est pas le seul, chez les parlementaires, à employer des gens de sa famille et, d’une certaine manière, ça peut se justifier par un motif de confidentialité. Tertio – et c’est un point qui a été totalement tronqué par la presse -, le député François Fillon n’a pas coûté un centime de plus à l’État que chacun des autres parlementaires, pas un seul centime. Explications ! Les attachés parlementaires ne sont pas des fonctionnaires rémunérés par l’État mais des contractuels payés par les parlementaires. Le principe de base est celui du député-employeur : le collaborateur est le salarié du député, non celui de l’Assemblée nationale.

Supposons que Penelope Fillon ait occupé un emploi fictif. Alors, soit le travail d’attaché parlementaire a été accompli par quelqu’un d’autre, payé on ne sait par qui mais, en tout cas, pas par l’État. Soit il n’a pas été accompli du tout, ce qui signifie que cette dépense est inutile et, alors, tous les autres parlementaires sont fautifs. Soit, enfin, par François Fillon lui-même. Supposons, un instant, que François Fillon soit un bourreau de travail et qu’il puisse se passer d’un assistant.

Aurait-il dû, alors, renoncer à cette enveloppe ? Tous ses pairs seraient alors passés pour des fainéants, jamais le bureau de l’Assemblée ne l’aurait toléré et François Fillon, lui, serait passé pour un trublion. En aucun cas l’emploi supposé fictif de Penelope Fillon n’est à rapprocher des emplois fictifs de la mairie de Paris pour lesquels Alain Juppé, aujourd’hui pressenti pour prendre sa place, a été condamné. Dans cette dernière affaire, sept employés permanents du RPR étaient payés directement par la mairie de Paris pour des emplois crées pour la cause.

Pourquoi je crois à la thèse du complot.

Toutes les pièces du dossier sont anciennes et connues.

Le déballage à deux mois d’une élection présidentielle dont il n’est donné favori que depuis quelques semaines à peine est plus que suspect.

Les faits ont été présentés par la presse d’une manière trompeuse dans l’intention non de trouver la vérité mais de nuire. Exemple : les montants présentés en brut sans préciser sur quelle durée, pour faire croire que Penelope Fillon touchait jusqu’à 8.000 euros mensuels alors qu’en tout et pour tout, son salaire net était à peine supérieur à 3.000 euros.

La presse a pris connaissance de pièces auxquelles ses propres avocats n’ont pas accès, une fuite qui ne peut venir que du parquet ou des enquêteurs.

Il a été immédiatement lâché par ses pairs comme s’ils savaient d’avance que Fillon était fichu, puis se sont ravisés après sa conférence de presse très combative.

Les motifs d’un complot sont très plausibles, bien réels. Fillon était de tous les papabile le plus à droite. Ses positions sur la famille, sur la religion, sur la Russie et même sur l’Europe sont, pour le « système », inacceptables. Le grand bénéficiaire de l’affaire Fillon, c’est Macron et, dans son sillage, rien moins que les quatre cavaliers de l’Apocalypse : Bergé, Attali, Minc et Kouchner.

Les électeurs de droite qui tirent aujourd’hui sur l’ambulance Fillon sont le jouet d’une manipulation grossière ourdie par leurs pires ennemis. Avec des troupes prêtes à déserter au premier coup de bluff, il n’est pas étonnant que la droite française soit la plus bête du monde

 

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 17:25

http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2017/02/08/enseignement-le-predicat-ce-sera-le-desastre-de-la-lecture-g-5908289.html

 

Enseignement : Le « prédicat » ?

 

Ce sera le désastre de la « lecture

 

globale » appliqué à la grammaire

  

 

« Il faut en finir avec ce carnaval. », disait Maurras, en parlant de l'Ecole.

Oui, il faut en finir avec les niaiseries, absurdités et ravages des pédagogistes à la Meirieu, qui fabriquent à la chaîne des petits français « dys » en tout : on a commencé par la dyslexie, maintenant on ne compte plus les enfants (puis, évidemment, les adultes...) atteint de dysorthographie, dyscalculie, dyspraxie, dysphasie et autre dysgraphie. 

Et tout cela pourquoi ? Parce que, en maternelle, au lieu de s'en tenir aux saines méthodes qui avaient très largement fait leurs preuves, les pédagogistes ont inventé des trucs abracadabrantesques, bien à eux, qui ont fait et font encore, et feront, des milliers, des dizaines de milliers de victimes. A vie...

Or, non seulement, ces assassins de l'intelligence et des jeunes cerveaux n'en démordent pas, mais, pire, ils étendent leurs cingleries à d'autres domaines. Par exemple, les voilà maintenant qui s'en prennent au Complément d'objet direct, qu'ils remplacent par « le prédicat » !

Confusion assurée pour les jeunes esprits, car, pour bien manier la notion de « prédicat » (le mot remonte à Aristote !), un enfant doit d'abord « être au clair » avec la construction et la compréhension d'une phrase correctement construite. Or, si l'on veut bien commencer les choses, c'est par le commencement qu'il faut... commencer ! : une phrase, c'est un sujet, un verbe et un complément. Sans oublier, bien sûr, l'indispensable point, qui marque comme la respiration de la pensée. Ces compléments, dit Jeanne Larghero (professeur de philosophie), nous apprennent « qui fait quoi, où, comment et à quelle heure. » Etudier la grammaire nous enseigne donc à bien construire nos phrases et nos propos, qui exprimeront ainsi notre pensée de la façon la plus fidèle possible.  

Quand l'enfant aura bien assimilé tout cela, et si l'on y tient absolument (mais est-ce bien nécessaire ? N'y a-t-il pas d'autres priorités ?) on pourra alourdir son programme, déjà chargé, avec « le prédicat » et autres subtilités qu'on ne peut manier que lorsqu'on a d'abord acquis les bases fondamentales de l'expression.

Aujourd'hui, avec nos pédagogistes destructeurs, on veut à tout prix faire du Secondaire dans le Primaire et du Supérieur dans le Secondaire ; ce qui aboutira, immanquablement, à devoir faire faire du Primaire... dans le Supérieur ! 

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 15:51

http://www.defnat.com/e-RDN/vue-article.php?carticle=21363

 

 

ADIEU L’ARGENT-ROI ! PLACE AUX HÉROS EUROPÉENS ! CRITIQUE DE LA CIVILISATION DE L’ARGENT - APOLOGIE DE L’HÉROÏSME

Michel Klen Revue n° 797 Février 2017 - De l’emploi opérationnel

Le message de Marc Rousset est fort : nous vivons l’époque de la civilisation individualiste de l’argent, de la civilisation hédoniste matérialiste sans idéal, sans âme, sans courage, sans héroïsme. Le constat est sans appel : le règne de l’argent « transforme toute chose en son équivalent monétaire avec un prix ! ». « De nos jours, les gens connaissent le prix de tout, mais la valeur de rien », remarquait déjà Oscar Wilde. Nous vivons « le monothéisme de l’argent » sous le signe du dollar, « vrai Saint-Esprit plus précieux que du sang », a renchéri Céline.

Le carriérisme et la consommation effrénée en guise de bonheur ont remplacé dans l’esprit de nos contemporains l’idéal, la vocation, le sens de la transcendance, du sacré, du courage, le goût de l’effort, du dépassement, du don de soi, de donner un sens plus élevé à son existence. Et c’est bien là que le bât blesse. Le cri de colère de l’auteur porte précisément sur la perte de ces valeurs qui constituent le socle de l’héroïsme. Sur cette thématique, Marc Rousset est formel : une société se juge sur ses héros. Or, l’idéologie dominante tend à rejeter toute notion d’héroïsme. Ce « signe d’immortalité pour les Grecs et les Romains » a été rayé de notre imaginaire collectif. Les jeunes Français connaissent mieux les vedettes de la téléréalité que les hommes illustres de l’histoire de France ! L’auteur s’en inquiète : mais où sont passés les grandes célébrités, les mythes et les légendes européennes qui ont peuplé l’imaginaire de nos pères sans interruption depuis l’Antiquité ? « Pris dans une formidable bourrasque qui déracine, nivelle et normalise, les Européens encore lucides assistent hébétés, à la mise à mort de leur culture et voient se creuser derrière eux un fossé qui cherche à les couper de leur passé, de leurs racines et de leur identité ».

Le fil directeur de cet ouvrage très documenté repose sur une apologie de l’héroïsme. Les références historiques abondent. Il y a les héros du Moyen Âge et notamment la chanson de Roland, ce poème épique célébrant les vertus de la chevalerie, de l’honneur féodal et de la foi, une chanson de geste qui a transformé en légende un fait historique. Les exemples sur lesquels s’appuie Marc Rousset sont diversifiés. Il cite le grand compositeur Richard Wagner qui a montré dans ses œuvres « le pouvoir maléfique de l’argent tout en mettant en avant le mythe salvateur du héros ». Il mentionne aussi Saint- Exupéry qui a loué dans son roman Vol de nuit la bravoure des pilotes de l’aviation commerciale pour qui la mission d’acheminement du courrier avait un caractère sacré : « Ils doivent agir comme si quelque chose dépassait, en valeur, la vie humaine ». L’auteur accorde une place poignante dans ce chapitre sur les héros à l’historien et essayiste Dominique Venner, qui s’est suicidé dans la cathédrale Notre-Dame de Paris le 21 mai 2013. Pour Marc Rousset, Venner s’est donné la mort dans ce lieu hautement symbolique, non par désespoir, mais par espérance. Par ce geste, il a voulu faire comprendre que « la victoire ne peut s’obtenir, dans toute l’histoire des peuples, que si les combattants sont prêts à mourir pour leur cause ». Le code d’honneur japonais (Bushido) rentre également dans cette thématique. Cette règle de vie a emprunté au bouddhisme l’endurance stoïque, le respect du danger et de la mort, au shintoïsme le culte religieux de la patrie, au confucianisme une culture morale et artistique ainsi que la morale des relations au sein de la famille et dans la société. Or aujourd’hui, la gloire, l’héroïsme et les vertus militaires ne parlent plus aux générations actuelles. Le général Bigeard en était d’ailleurs parfaitement conscient : « Le regard que je porte sur notre pays et sur la plupart des gouvernants me montre bien que se battre pour les autres, pour la patrie et pour la gloire, de manière totalement désintéressée, est une notion qui semble dépassée, d’un autre siècle, d’une bonne partie de ce XXe siècle que j’ai vécu tambour battant ».

 

Au vu d’un tel recul des valeurs, Marc Rousset pose la question : est-ce la fin de l’honneur ? L’histoire est riche d’exemples de grands soldats qui n’ont pas failli à cette dignité morale. Le commandant Hélie de Saint-Marc, chef de corps du 1er REP (régiment étranger parachutiste), fer de lance de la révolte militaire au putsch d’Alger (22 avril 1961), a justifié, à l’occasion de son procès, son engagement par la notion sacrée qu’il avait de l’honneur : « On peut demander beaucoup à un soldat, en particulier de mourir, c’est son métier. On ne peut lui demander de tricher, de se dédire, de se contredire, de mentir, de se renier, de se parjurer ». C’est aussi au nom de l’honneur que le général François Meyer, à la fin de la guerre d’Algérie, a outrepassé les ordres pour sauver trois cent cinquante harkis. Alors que les directives officielles de Paris intimaient l’ordre aux officiers de laisser leurs soldats musulmans en Algérie, le jeune lieutenant de l’époque installa ses harkis en France, faisant le tour des chantiers et des usines pour placer ses compagnons d’armes délaissés. « L’honneur ce n’est pas une idée, c’est une pratique », souligne le général. Une pratique qui remonte au XVe siècle : « Il était de tradition, chez les amiraux de Castille, de choisir la mort plutôt que d’abandonner un seul de ses hommes » conclut cet officier courageux.

Les carences de la société occidentale à donner un sens à la vie dans un monde livré au matérialisme ont fait le lit des islamistes qui ont exploité ce vide pour diffuser leur idéologie morbide. Certains s’étonnent que, dans un continent où on apprend depuis plusieurs décennies aux jeunes Européens de souche à détester leur propre histoire, de jeunes musulmans aillent chercher ailleurs « l’accomplissement d’une virilité et d’un héroïsme qu’on tourne désormais en ridicule sur la terre d’Europe ! ». Sur ce registre d’une actualité brûlante, Marc Rousset nous prévient dans une diatribe virulente : « Les fous de Dieu musulmans, incultes, déséquilibrés, drogués, manipulés, intéressés par le martyre de la Félicité divine et qui s’en prennent à des civils ne sont pas des héros ».

« L’idéologie islamiste s’empare de paumés déculturés et en quête de réification (1) identitaire, des irrécupérables dès lors que la mort n’est rien pour eux ». Mourir en martyr « comme un petit crétin fanatisé ou diminué intellectuellement » pour accéder au paradis n’est pas une action héroïque. Les leçons des attentats du 13 novembre 2015 à Paris renforcent ce jugement : les terroristes ne sont ni des héros idéalistes, ni des musulmans pratiquants mais « des jeunes socialement ou ethniquement frustrés, sanguinaires, haineux, jaloux et inassimilables ».

Marc Rousset parle avec ses tripes. Ce diplômé de HEC et de plusieurs universités américaines, docteur ès sciences économiques, n’utilise pas la langue de bois. Son livre, très érudit, est intéressant par la diversité des thèmes abordés, ses anecdotes et ses innombrables citations empruntées aux plus grands auteurs. Avec ses multiples références, ce document a demandé onze années de travail à son auteur.

(1) Transformation d’un rapport social, d’une relation humaine en « chose. » Le concept est dû à Marx.

 

 

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