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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 12:51

 

http://www.bvoltaire.fr/philippebilger/famille-pas-letat,61781?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=54f529bfb0-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-54f529bfb0-30425677&mc_cid=54f529bfb0&mc_eid=58ff097ba7

 

La famille est à nous, pas à l’État

famille

Le 22 mai 2014

Il y a de la part de ce pouvoir une frénésie de bonne conscience totalitaire à se préoccuper de ce dont on ne l'a pas chargé.

La famille décomposée, recomposée.
Ou la famille imposée, avec la proposition de loi relative à l’autorité parentale et à l’intérêt de l’enfant.
Tout est parti avec une vision partielle de l’émission « C dans l’air » sur ce sujet où, de manière surprenante, les quatre invités, chacun avec une cause à défendre, se rejoignaient tous pour approuver l’esprit de ce qui vient pourtant heureusement d’être reporté, sine die, à l’Assemblée nationale grâce à l’UMP. Notamment le sociologue François de Singly qui me semblait taper à coups de marteau péremptoires sur une matière infiniment sensible.

Sur un plan général, je ne peux m’empêcher de constater que ce pouvoir a la volonté, éprouve la volupté d’accompagner et d’encadrer les délitements plutôt que de raffermir les stabilités, de se pencher sur les exceptions au lieu de solidifier les règles. […]

De quoi se mêle donc le pouvoir, à prétendre sans cesse manifester son emprise sur ce qui ne relève pas naturellement de sa mission ? Il est un intrus plus qu’un auxiliaire.

Cette immixtion, au lieu de créer de l’apaisement, aboutit à une conséquence radicalement inverse : elle met de l’aigreur et de la frustration. […]

La quotidienneté démontre ce que les études juridiques et psychologiques attestent dans leur grande majorité : « la personne la plus sécurisante pour l’enfant petit est le plus souvent la mère » et le fait que « le père et la mère proposent des relations de nature complémentaire, mais non interchangeables ».

L’obsession de l’égalité des droits, à partir d’un terreau physiologique et humain divisé, aboutit à négliger ce qui est bien plus fondamental : les différences ne sont pas des inégalités et il n’est pas souhaitable, pour imposer une homogénéité abstraite, de recourir à la loi. […]

Si des problèmes existent parfois, non seulement ils ne seront pas réglés par l’obligation d’une résidence alternée, mais ils seront aggravés pour les enfants jusqu’à six ans dont les conditions d’existence, de proximité, de structuration impliquent, d’abord, le point fixe maternel.

Qui peut être assez bête, assez susceptible pour se plaindre de cette certitude […] en y voyant une perte de pouvoir, un défaut d’amour et une choquante déperdition ? La plupart des pères échappant à cette aberration du sentiment et de l’esprit, était-il vraiment nécessaire qu’une proposition de loi vînt perturber ces univers intimes en suscitant, par sa seule formulation, le fantasme de malaises et de dysfonctionnements qui, avérés, seraient du ressort de la justice plus que du législateur ?

Il y a tout de même, de la part de ce pouvoir, une frénésie de bonne conscience totalitaire à se préoccuper de ce dont on ne l’a pas chargé et à mettre sa patte sur un royaume auquel la République doit demeurer étranger : celui de nos liens avec nos enfants et de notre liberté à en rester les maîtres.
On n’a pas besoin, on n’a pas envie d’une famille imposée parce que l’État, à notre place, aurait une certaine image d’elle.

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 11:35

http://www.bvoltaire.fr/gabrielrobin/ce-sarkozy-na-pas-fait-hier-ferait-il-demain,61801?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=54f529bfb0-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-54f529bfb0-30425677&mc_cid=54f529bfb0&mc_eid=58ff097ba7

Ce que Sarkozy n’a pas fait hier, pourquoi le ferait-il demain ?

sarkozy

Le 22 mai 2014

Il a perdu et a été sanctionné sur toute la ligne en 2012 car les Français ont été déçus par l’homme et ce qu’il a incarné en tant que président de la République.

Jeudi 22 mai 2014, le sauveur, « l’héritier du Général », s’est décidé à s’adresser aux Français dans le très centriste magazine Le Point. Depuis son hôtel particulier, il nous a rédigé une missive : « La France et l’Europe sont indissociables géographiquement, historiquement, culturellement et maintenant politiquement. » Il a raison pour ce qui concerne les trois premiers adjectifs ; quant au quatrième, rien n’est plus faux. L’Union européenne attaque la possibilité même d’une Europe politique et la crise ukrainienne a pu démontrer l’impuissance terrible de l’Ouest européen à agir d’une même voix et avec force.

Dire, comme il le fait dans la suite de l’article, que si l’Union européenne venait à disparaître, les « haines séculaires […] ressurgiraient avec une violence décuplée », est une fausseté, car c’est la paix qui a permis l’émergence de l’Union européenne. Ce système anti-européen fondé sur le principe du marché aliénant (comme en témoigne le grand marché transatlantique) ressuscite même aujourd’hui les haines entre peuples européens !

Oui, la France est une synthèse de l’Europe, c’est pour cela qu’elle doit taper beaucoup plus fort sur la table. Comme l’indique le titre du dernier ouvrage de Julien Rochedy, l’Union européenne joue contre l’Europe, faisant de notre continent une ONU au rabais, ouverte aux quatre vents des prédations financières et migratoires extra-continentales.

Pourtant, à ces problèmes, le « grand homme » a aussi une réponse ! Celle-ci s’appelle « Schengen II », et consiste en une politique migratoire commune aux différents État membres. J’appelle de mes vœux une « frontière pour l’Europe », mais croit-on sérieusement que celui qui n’a rien fait hier puisse changer quelque chose ? Non, à l’identique des quarante dernières années, il s’agit de promesses qui ne seront pas (ou partiellement) tenues.

Évidemment, ces propos paraissent sensés en comparaison du lamentable pouvoir en place, mais ne soyons pas dupes, ils ne seront pas suivis d’effets. Qui a intégré la France au commandement de l’OTAN, qui n’a pas réduit l’immigration, qui n’a pas lutté correctement contre l’insécurité, qui a envahi la Libye pour provoquer les drames à répétition de Lampedusa, si ce n’est Nicolas Sarkozy lui-même ?

Il a perdu et a été sanctionné sur toute la ligne en 2012 car les Français ont été déçus par l’homme et ce qu’il a incarné en tant que président de la République. Il ne pourra pas insuffler un nouveau leadership en Europe, ce n’est pas Napoléon, ni même un petit Napoléon, selon la formule consacrée par Victor Hugo.

Nicolas Sarkozy est un simple businessman et un communicant de haute volée – un politicien, en somme. Sa tribune, bien écrite et intelligente, n’est qu’un mensonge de plus, fortement opportuniste à quelques jours d’un scrutin qui effraie toute la classe politique dirigeante. Pour eux, ce sera la défaite, et un signal adressé à l’Europe et au monde. La France est vivante, et elle entend le faire savoir.

 

http://www.bvoltaire.fr/joriskarl/coup-bluff-sarko,61806?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=54f529bfb0-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-54f529bfb0-30425677&mc_cid=54f529bfb0&mc_eid=58ff097ba7

 

Le coup de bluff de Sarko

 

Le 22 mai 2014

L'idole du troisième âge (la base électorale de la droite parlementaire) a peut-être tiré la cartouche de trop.

Jeudi, les maisons de retraite de France et de Navarre ont frissonné de bonheur. On a vu des mamies plutôt gaillardes, l’œil fripon et le déambulateur vivace, tandis que les rares mâles, retraités de la vie, avaient le béret plus dru que de coutume : Sarko, le dieu des EHPAD, a parlé. On commentait l’affaire en trempant son biscuit dans le café. C’était dans Le Point tout frais du matin. Et puis les aides-soignantes avaient branché BFM un peu plus fort que de coutume. Sarko s’invitait donc dans la campagne européenne, comme un malotru qui débarque à l’apéro chez vous après avoir baisé votre femme. Diable, ces gens-là n’ont donc aucune dignité ?

Les courageux qui burent d’un trait la tribune durent recommander une tournée au patron. Il faut dire que le sacripant ne manquait pas de culot… car l’ancien président qui – en cinq ans – avait fait entrer un million d’étrangers dans notre pays déjà saturé… s’intéressait subitement à « la question essentielle des flux migratoires » et voulait « suspendre immédiatement Schengen ». À la hussarde, le petit Nicolas réclamait aussi du « leadership » en veux-tu en voilà avec la douceur de l’enfant capricieux réclamant du ketchup pour ses frites. Sarko désirait « une grande zone économique franco-allemande [qui] nous permettra d’abord de mieux défendre nos intérêts face à la concurrence allemande, en gommant nos handicaps fiscaux et sociaux ». En somme, si Sarko revenait, on serait allemand, je vous jure, maîtresse Merkel.

Le mieux, c’est quand il parle « d’identité » et de notre belle civilisation européenne. Genre, le poissonnier du coin vous vante le dernier parfum de chez Chanel. Y a un os dans la semoule, non ?

Forcément, pour suivre ce train qui ne va nulle part – que dis-je, ce TER mal raboté –, l’homme providentiel en promo va jusqu’à flatter le réac mollasson, en s’apitoyant sur le sort médiatique de Finkielkraut. Ça ne mange pas de pain, et en plus, ça fait chic, histoire de gagner trois ou quatre voix du côté du bourgeois apeuré !

En plein meeting, Copé, très mal dans ses baskets ces jours-ci, n’a pu que saluer, une truelle coincée dans la gorge, cette intervention de bonne facture selon lui, alors qu’au contraire, Fillon parlait sans tiédir de non-événement !

L’idole du troisième âge (la base électorale de la droite parlementaire) a peut-être tiré la cartouche de trop. Feignant de scruter l’avenir de son île d’Elbe médiatique, l’Élyséen d’avant rêve de Cent-Jours en solo, jetant l’UMP par-dessus bord. Mais à force de tribunes qui sentent le pétard mouillé, le Napoléon discount va très vite lasser. En son temps, Giscard a joué le recours, tout confit qu’il était de lui-même. Mais le peuple l’avait lâchement jeté en pâture aux croquantes oubliettes de la ringardise. Ah, au fait, le vaillant tribun ne sera pas là pour voter dimanche, retenu qu’il est en Israël pour entendre sa chanteuse. Quel talent

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 09:58

 

http://www.bvoltaire.fr/robindelaroche/immigration-sauvage-quadrature-du-cercle-schengen,60831?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=54f529bfb0-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-54f529bfb0-30425677&mc_cid=54f529bfb0&mc_eid=58ff097ba7

 

Immigration sauvage : la quadrature du cercle de Schengen

EuropePassoire

Le 22 mai 2014

Les portes intérieures de notre maison n'ont aucune raison d'être fermées... sauf si les portes et les fenêtres sur la rue sont ouvertes.

Devant les problèmes affolants engendrés par l’immigration incontrôlée, il est de bon ton de souhaiter la fin des accords de Schengen. En théorie, c’est une idiotie.

Il me suffit d’une phrase pour que vous le compreniez : la Roumanie n’est pas dans l’espace Schengen. Maintenant, allez vous promener au Louvre, aux Galeries Lafayette ou à Versailles… Observez qui vous fait les poches, et vous verrez que Schengen n’est pas le souci…

Schengen était au départ, au contraire, l’un des seuls aspects positifs de la construction européenne. C’est ce qui nous permet, à nous autres qui voyageons sans arrêt pour raisons professionnelles, de le faire le plus aisément possible.

Schengen, ce sont les portes à l’intérieur de la maison. Elles sont ouvertes, et c’est tant mieux. On y circule mieux.

Le problème, c’est que les portes qui donnent sur la rue sont ELLES AUSSI ouvertes. Et là, ce n’est pas du tout ce qui était prévu.

Vous venez de Roumanie et vous souhaitez entrer en France ? Il vous suffit de présenter votre « CNP », la carte d’identité roumaine, et hop! Bine aţi venit! La seule différence visible avec l’expérience d’un membre de l’espace Schengen est que vous aurez fait la queue 3 minutes à la « douane ».

Maintenant, vous êtes toujours roumain mais vous souhaitez entrer… aux États-Unis ? Bon courage ! Là, c’est une autre histoire. Non seulement vous remplissez un dossier long comme le bras, mais il vous faudra en sus répondre à un entretien inquisiteur à l’ambassade, en tête-à-tête. Et ce n’est pas de la rigolade. Nombreux sont les refusés.

La solution pour réguler l’immigration devrait logiquement être très simple : appliquer de nouveau une politique de visas à l’entrée de l’espace Schengen. Mais il suffit qu’un pays membre soit un petit peu corrompu pour que ça devienne une passoire. Par exemple, un fonctionnaire de l’ambassade de Grèce en Chine était fort connu il y a quelques années… il était à lui seul la porte grande ouverte à Schengen… et ça a duré des années… transformant la Grèce en passoire à Chinois… qui ne restaient pas en Grèce, bien évidemment.

Il faut donc repenser Schengen, et ça passera probablement par de nouveaux contrôles aux frontières internes. Avec mon passeport biométrique, je passe la douane dans un sas en 30 secondes. Si c’est le prix à payer pour éviter les razzias dans Paris, je suis d’accord pour sacrifier ces 30 secondes.

Les portes intérieures de notre maison n’ont aucune raison d’être fermées… sauf si les portes et les fenêtres sur la rue sont ouvertes.

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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 15:02

Charles-20SannatContrat-20gazier-20du-20sicle-20et-20dsamri.gifL’UE  l’a bien cherché et ne l’a pas volé!

 

Victoire par KO , comme en Crimée , de Poutine !

 

Barroso, l’homme aux sanctions,  qui pleurniche  et supplie pour le gaz auprès de Poutine!

 

Les contrats de gaz  Russie/Chine ne seront plus libellés et réglés  en dollars, mais en roubles et en yuans !

 

Lisez ou relisez le paragraphe prémonitoire  du Chapitre IV p.79  de  mon ouvrage de référence  “La Nouvelle Europe Paris-Berlin-Moscou” Editions Godefroy de Bouillon-538p  : “Les Européens veulent-ils que les Russes livrent leur énergie aux Chinois, aux Japonais et se rapprochent de l’Iran? Tout est dit de ce que qui se passe actuellement!    

 

 

http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-contrat-gazier-du-siecle-et-desamericanisation-du-monde-en-marche-.aspx?article=5490480720H11690&redirect=false&contributor=Charles+Sannat

 

 

Contrat gazier du siècle et désaméricanisation du monde en marche !

Par Charles Sannat - AuCOFFRE

Publié le 22 mai 2014

1189 mots - Temps de lecture : 2 - 4 minutes

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Egalement par Charles Sannat  

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Mots clés associés :   Chine | Dette | Europe | Matières Premières | Russie | Union Européenne |

 

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Depuis plusieurs semaines, la rumeur courait et devenait de plus en plus insistante sur les négociations en cours entre la Russie et la Chine concernant la signature d’un contrat de fourniture de gaz d’ampleur historique digne de faire basculer les traditionnels rapports de forces géostratégiques.

En effet, la Chine et la Russie viennent d’annoncer officiellement, dans le cadre du voyage de Poutine dans l’empire du Milieu, la signature d’un contrat à… 400 milliards de dollars ! Colossal, surtout que ces ventes de gaz ne devraient pas forcément être libellées en dollars puisque derrière tout cela se joue une bataille féroce pour tenter de contrer la domination américaine du monde aussi bien politique qu’économique.

Souvenez-vous de l’épisode du relèvement du plafond de la dette américaine. La Chine furieuse avait indiqué qu’il était temps de désaméricaniser le monde… c’est véritablement en marche et la vitesse de changement est même assez incroyable.

La Russie menace sans ambiguïté l’Europe de couper le gaz

C’est un article des Échos qui revient sur la dernière sortie du Premier ministre russe Dmitri Medvedev alors que son patron Poutine est en Chine.

« Le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a quant à lui mis la pression sur l’Occident mardi en évoquant la «possibilité théorique» d’une réorientation vers la Chine des exportations de gaz russe qui n’iraient plus vers l’Europe. «Nous avons suffisamment de réserves, suffisamment de gaz pour livrer du gaz et à l’est, et à l’ouest. Mais si l’on envisage le pire, de manière purement théorique le gaz qui se serait pas livré en Europe peut être envoyé (…) en Chine», a-t-il déclaré dans un entretien à Bloomberg. »

En clair, à compter d’aujourd’hui, la Russie ne dépend plus financièrement parlant de ses exportations de gaz vers les pays européens mais l’Europe dépend encore, elle, de ses importations de gaz russe.

Vous ne devez pas oublier qu’il n’existe pas de gazoduc traversant l’Atlantique et capable de nous livrer le gaz issu des gaz de schistes américains. Il faut donc liquéfier le gaz US dans d’immenses terminaux construits à cet effet (ce qui est en cours mais pas tout à fait encore achevé) puis remplir de tout ça d’immenses bateaux appelée « méthaniers » et capables de nous livrer… Remplacer le gaz russe par une flotte entière de bateaux prendra des années, et nous coûtera particulièrement cher.

En clair, désormais la Russie n’est plus dépendante de nos achats de gaz puisqu’elle peut vendre tout son gaz à la Chine, en revanche, nous sommes encore dépendants du gaz russe, puisque les Américains ne sont pas encore en mesure de nous livrer les quantités importantes dont nos pays ont besoin.

Victoire par KO de Poutine et évidemment l’Union européenne, grand nain devant l’éternel, qui se retrouve encore être le dindon de la farce de l’affrontement américano-russe pour le leadership mondial. C’était prévisible et je ne me suis pas gêné pour l’écrire et pour le dire.

Russie-Chine : élargir l’usage réciproque des monnaies nationales

Mais l’accord sino-russe ne va s’arrêter uniquement à la fourniture de gaz puisque tout cela s’accompagne également d’un accord monétaire comme nous l’apprend cette dépêche de l’Agence de presse RIA Novosti :

« La Russie et la Chine envisagent d’utiliser plus largement leurs monnaies nationales – le rouble et le yuan – dans leurs échanges commerciaux et leurs investissements réciproques, indique la déclaration conjointe signée mardi à l’issue de négociations entre les présidents russe et chinois Vladimir Poutine et Xi Jinping.
«Les parties envisagent d’entreprendre de nouvelles démarches pour élever le niveau et élargir les domaines de coopération pratique russo-chinoise. Il s’agit d’engager une interaction étroite dans le secteur financier, y compris d’augmenter le volume des règlements directs en monnaies nationales russe et chinoise dans le commerce, les investissements et l’octroi de crédits», lit-on dans la déclaration sur l’ouverture d’une nouvelle étape de partenariat et de coopération stratégique entre les deux pays.
La Russie et la Chine stimuleront également les investissements réciproques, notamment dans les infrastructures de transport, l’exploitation de gisements de minéraux utiles et la construction de logements bon marché en Russie. »

Il n’aura échappé à personne que le roi dollar n’est le roi que parce qu’il sert de devise de référence à l’ensemble des flux commerciaux à travers la planète et en particulier à l’achat des matières premières énergétiques comme le pétrole et le gaz d’où le nom justement de « pétro-dollars » !

Or, par cet accord, la Chine et la Russie viennent de mettre officiellement un terme à la suprématie du dollar dans les échanges internationaux. C’est une première et c’est une information d’une importance capitale.

Vous assistez ni plus ni moins à la désaméricanisation et à la dédollarisation du monde. Nous passons d’un monde unipolaire, où l’hégémonie américaine était totale depuis la chute du mur de Berlin, à un monde à nouveau multipolaire avec un immense bloc formé par la Chine et la Russie d’un côté et les USA qui, en l’absence d’un Traité transatlantique que l’on vous fera avaler de force tant il devient une question de survie pour l’Empire américain, se retrouveraient tout simplement isolés.

L’UE « supplie » Poutine de ne pas interrompre les livraisons de gaz à l’Europe

Alors notre Union européenne, qui est allée jouer aux apprentis sorciers en Ukraine et qui a provoqué sciemment « l’ogre » russe, se retrouve au milieu du gué, totalement à la merci des menaces de coupure de livraison du gaz russe.

Alors notre benêt béat de président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, vient d’écrire une lettre à Vladimir en disant :

« Tant que se poursuivent les discussions à trois, entre la Russie, l’Ukraine et l’UE, les livraisons de gaz ne devraient pas être interrompues. Je compte sur la Fédération de Russie pour maintenir cet engagement. » Ou encore « il est impératif que toutes les parties continuent de s’engager de manière constructive dans ce processus, et se mettent d’accord également sur un prix qui reflète les conditions de marché », écrit Barroso pour qui cela « relève de la responsabilité de la compagnie russe Gazprom que d’assurer les livraisons des volumes requis comme prévu dans les contrats passés avec les compagnies européennes »…

Mais à tout cela il fallait y réfléchir avant d’aller allumer le feu en Ukraine, et il est évident que Vladimir Poutine, à défaut de déclencher la Troisième Guerre mondiale (car il n’est pas fou, contrairement à ce que la propagande de nos médias tente de nous faire avaler), nous fera payer au prix fort notre alignement stupide et sans recul sur des positions américaines absolument incompatibles avec les intérêts géostratégiques fondamentaux de l’Europe.

Une Europe au bout d’un mois de crise ukrainienne réduite à supplier Vladimir Poutine de ne pas couper le robinet de gaz.

Une Europe qui, encore une fois, et vous en avez une preuve une fois de plus qui risque de s’avérer douloureuse, qui est fondamentalement plus un problème que la solution.

Préparez-vous et restez à l’écoute.

À demain… si vous le voulez bien !!

Charles SANNAT

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes ».

 

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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 12:22

 

http://www.bvoltaire.fr/joriskarl/leonarda-kosovare-on-rentre-en-france-on-va-on-veut-cest-leurope,61620?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=4bb7820091-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-4bb7820091-30425677&mc_cid=4bb7820091&mc_eid=58ff097ba7

 

 

Leonarda la Kosovare : « On rentre en France. On va où on veut. C’est l’Europe ! »

Affaire Leonarda: la nouvelle stratégie de sa famille pour revenir en France – 21/05 - YouTube thumbnail

Le 21 mai 2014

C'était le pire scénario pour le PS à cinq jours du scrutin européen.

C’était le pire scénario pour le PS à cinq jours du scrutin européen. Leonarda Dibrani, la super-héroïne de l’immigration incontrôlable, a bien décidé d’utiliser ses super-pouvoirs pour revenir dans notre douce France !

Sa nationalité kosovare ne le lui permet pas ? Eh bien, elle sera croate ! On n’est pas à une patrie près dans l’Europe passoire des années 2010. Et puis, comme dit Nathalie Arthaud : « On n’a qu’une patrie, l’humanité. » Cool. Bon d’accord, la sympathique collégienne changera de nom (Tahiri), mais aujourd’hui, on peut bien changer de sexe ou gagner l’Eurovision en tant que femme à barbe, alors vous pensez…

Seulement voilà, pour la rose, même complètement fanée, Leonarda qui ferait son retour sur un plateau, ce serait le coup de massue de trop. De quoi faire monter le Front jusqu’au plafond. Alors Monseigneur Fabius, en charge de l’Étrange étranger, pousse une gueulante à l’ancienne sur France Info ce mercredi : « Cette dame et sa famille n’auront pas leur place en France, point à la ligne. On ne peut pas faire des fraudes à la nationalité, ce n’est pas possible donc à partir du moment où il y a une tentative de fraude – je ne sais pas si c’est exact ou pas exact –, la réponse sera non. C’est un faux événement, c’est un non-événement. » Un discours xénophobe, franchement nauséabond, qui nous rappelle incontestablement les heures les plus sombres de notre histoire. Monseigneur, ouvrez-vous les veines à la diversité, nom d’un visa ! En plus, Fabius raconte des bobards, ainsi que l’explique Valeurs actuelles, qui a fait buzzer l’affaire : « En vertu d’accords signés le 1er juillet 2013, les ressortissants croates sont dispensés d’obligation de visa de court séjour, aussi appelé « visa Schengen » pour voyager librement au sein de l’espace. »

Et puis, ventre-saint-gris, Leonarda n’est pas jeune fille à baisser la tête parce qu’un vulgaire ministre de la République lui donne des ordres, non mais ! Toujours sur France Info, elle annonce la couleur : « On rentre en France un jour ou l’autre. On est nés en Italie, mais on a des passeports croates. On peut aller où on veut après, c’est l’Europe, et puis voilà ! » Joyeusetés de l’Europe de 2014, où on peut changer d’identité comme de chemise…

Au pied du mur médiatique, le gouvernement va jouer les gros bras et tenter de tenir jusqu’à dimanche ; chaque jour, des immigrés clandestins rentrent tranquillement sur notre territoire ouvert à tout vent, la nationalité n’est plus qu’un torchon répugnant dans lequel s’essuient les truands de tout poil. Mais on fera un exemple avec la gamine. Pour rassurer le populo. Après le 25 mai, Leonarda qui, d’ici là, sera peut-être belge ou écossaise, sera bienvenue chez nous ! Comme dit le père de la néo-Croate franc-comtoise d’origine serbo-cosmique : « Hollande ment tout le temps, moi aussi

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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 09:29

http://www.voltairenet.org/article183868.html

 

 

« L’art de la guerre »

Contre-offensive russe sur le front oriental

par Manlio Dinucci

La tentative états-unienne d’isoler économiquement la Russie pour l’empêcher de secourir la population ukrainienne a eu l’effet contraire de celui escompté : elle pousse Moscou dans les bras de Pékin. De sorte, qu’à long terme, le bloc est-européen-asiatique qui est en train de se consolider dépassera la puissance des occidentaux.

Réseau Voltaire | 20 mai 2014

 

Tout est prêt à Shanghai pour recevoir le 4ème sommet de la Cica.

Pendant que l’OTAN convoque demain à Bruxelles ses 28 ministres de la Défense pour potentialiser ses forces dans une fonction anti-russe, en intensifiant aussi l’entraînement de militaires et paramilitaires de Kiev (y compris les bandes armées qui ont tenté d’assassiner le secrétaire du Parti communiste ukrainien), et que l’Union européenne prend de nouvelles sanctions contre la Russie, la réponse vient non pas de Moscou, mais de la lointaine Pékin.

Le président Poutine commence aujourd’hui sa visite officielle en Chine, durant laquelle sera signée une trentaine d’accords bilatéraux, dont le premier effet sera celui de rendre vain le plan de Washington visant à « isoler la Russie de Poutine en coupant ses liens économiques et politiques avec le monde extérieur ».

La portée des accords est stratégique. Un contrat d’une valeur de 270 milliards de dollars entre la compagnie publique russe Rosneft et la China’s National Petroleum Company prévoit que la Russie fournira à la Chine dans les 25 prochaines années plus de 700 millions de tonnes de pétrole. Un autre contrat prévoit que la compagnie publique russe Gazprom fournira à la Chine, d’ici 2018, 38 milliards de m3 de gaz par an, c’est-à-dire environ un quart de celui qu’elle fournit aujourd’hui à l’Europe. Se servant aussi d’investissements chinois prévus pour 20 milliards de dollars, Moscou projette de potentialiser l’oléoduc entre la Sibérie orientale et le Pacifique, en le flanquant d’un gazoduc de 4 000 km pour approvisionner la Chine. Pékin est intéressé pour effectuer des investissements en Crimée aussi, en particulier pour la production et l’exportation de gaz naturel liquéfié, pour la modernisation de l’agriculture et la construction d’un terminal céréalier. En même temps Moscou et Pékin sont en train de penser à abandonner le dollar comme monnaie pour les échanges dans la région asiatique. Et la Russie est en train de projeter son propre système de paiements, sur le modèle du chinois Union Pay, dont les cartes de crédit peuvent être utilisées dans plus de 140 pays, se plaçant au second rang mondial après les Visa.

La coopération russo-chinoise ne se limite pas au domaine économique. Les présidents Xi Jinping et Vladimir Poutine, d’après des sources diplomatiques, feront une « déclaration substantielle » sur la situation internationale. La convergence d’intérêts stratégiques sera exemplifiée par la manœuvre conjointe que les marines des deux pays effectueront en mer de Chine méridionale, justement après que s’est déroulée aux Philippines une grosse manœuvre aéronavale étasunienne. Et un accord militaire est pratiquement conclu : dans le cadre de cet accord, Moscou fournira à Pékin des chasseurs multi-rôles Soukhoï Su-35, des sous-marins de classe Lada et les systèmes de défense missilistique les plus avancés, S-400.

La Conférence sur les mesures d’interaction et de renforcement de la confiance en Asie (Cica) a été fondée à l’initiative du Kazakhstan, en 2006, et dispose de son secrétariat permanent à Almaty. La présidence tournante sera remise par la Turquie à la Chine à l’ouverture du prochain sommet de Shanghai, les 21 et 22 mai 2014.

Pour souligner la convergence d’intérêts entre Moscou et Pékin, Poutine intervient à la Conférence sur les mesures d’interaction et de renforcement de la confiance en Asie (Cica) qui, présidée par Xi Jinping, se tient à Shanghai les 21 et 22 mai prochains, avec la participation notamment du Premier ministre irakien Nouri al-Maliki, du président afghan Hamid Karzai et de l’iranien Hassan Rouhani. Une claque aux États-Unis qui, après avoir dépensé dans les guerres en Irak et Afghanistan 6 000 milliards de dollars, voient maintenant la Chine de plus en plus présente économiquement dans ces pays. En Irak, elle achète environ la moitié du brut produit et effectue de gros investissements dans l’industrie pétrolifère ; en Afghanistan, elle investit surtout dans le secteur minier, après que des géologues du Pentagone ont découvert de riches gisements de lithium, cobalt, or et autres métaux. Et, ouvrant à l’Iran des débouchés à l’est, Russie et Chine rendent de fait vain l’embargo effectué par les USA et l’UE.

Les choses ne vont pas mieux pour Washington sur le front occidental. La possibilité, exposée par l’administration Obama, de réduire de plus de 25 % en une décennie les fournitures de gaz russe à l’Europe pour les remplacer par du gaz naturel liquéfié fourni par les États-Unis, est en train de se révéler être du bluff. Ce que confirme le fait que, malgré les sanctions annoncées par Berlin, des sociétés allemandes continuent à investir dans l’industrie énergétique russe : la Rma Pipeline Equipment, productrice de valves d’oléoducs et gazoducs, est en train d’ouvrir son plus gros site dans la région de la Volga. Et Gazprom a déjà signé tous les contrats, dont un de 2 milliards d’euros avec la firme italienne Saipem (Eni), pour la réalisation du gazoduc South Stream qui, contournant l’Ukraine, apportera le gaz russe à travers la mer Noire jusqu’en Bulgarie et, de là, dans l’UE. Même si les États-Unis arrivaient à bloquer le South Stream, la Russie pourrait dérouter le gaz jusqu’à la Chine.

Le « East Stream » est désormais ouvert.

Manlio Dinucci

Traduction
Marie-Ange Patrizio

Source
Il Manifesto (Italie)

 

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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 11:02

Le Traité Transatlantique : Un “cauchemar ultra-libéral” ! L’ Europe vendue par l’UE  à l’Amérique!

 

http://metamag.fr/metamag-2057-LE-TRAITÉ-TRANSATLANTIQUE---UN-DIKTAT-La-nuit-du-4-août-des-gagistes—.html

 

 

LE TRAITÉ TRANSATLANTIQUE : UN DIKTAT

 

La nuit du 4 août des gagistes ?



Auran Derien
le 20/05/2014

Les membres de la Commission Européenne n’apprennent rien, ne savent rien, ne veulent rien comprendre. Pourtant, de même que la première guerre mondiale a été « terminée » par un diktat qui préparait la guerre suivante, les diktats transatlantiques, tant pour les biens que pour les services, préparent la guerre contre ce qui reste de civilisation en Europe. Car les méthodes ne changent pas. Les traités qu’ils imposent sont des diktats. Le conflit ainsi préparé suit les lignes de la servitude européenne. Trois causes de conflits sont prévisibles.

 

1 - Première cause : l’insupportable. En particulier : Les « Al capone » des multinationales de la chimie et de l’agriculture assassinent la population avec des produits qu’eux-mêmes ne consomment évidemment pas. Le monde de la finance ruine les peuples, sans créer aucune richesse. Du parasitisme généralisé.

2 - Les services, en marge de l’OMC, sont vendus aux enchères. L’Union Européenne, les USA et 21 autres pays bavardent sur TISA (Trade In Services Agreement) (Participent à ce jour aux négociations de Trades In Services Agreement : Australie, Canada, Chili, Colombie, Corée, Costa Rica, Etats-Unis, Hong Kong, Islande, Israël, Japon, Liechtenstein, Mexique, Norvège, Nouvelle-Zélande, Pakistan, Panama, Paraguay, Pérou, Suisse, Taïwan, Turquie et UE). Si la science et la technique ont pu détruire des monopoles au cours du XIXème siècle, voire du XXème, le monopole privé sur les services permettra d’éliminer cette possibilité. Le pouvoir mondialiste ne pourra pas être contourné par l’innovation s’il contrôle, outre le système monétaire, tous les services sans lesquels aucune communauté organisée ne peut fonctionner. Il en résultera la nécessité d’entrer dans des conflits violents et sans fins pour lutter contre un quasi génocide programmé.

3 - Le mépris pour la démocratie. Les marionnettes de divers pays européens ne demandent jamais plus l’avis des représentants légitimes d’associations représentatives, puisque les « Al Capone » aux commandes de la mondialisation les paient pour bâillonner les peuples dans le meilleur des cas, mais surtout les détruire par l’importation massive de populations du vaste monde. Un jour, de nouvelles élites se lèveront et l’épée Excalibur jaillira de l’eau profonde, claire et pure au fond de laquelle elle attend.

 

La nuit du 4 août ou la nuit des morts-vivants ?

 

Ceux qui ont décrit la nuit du 4 août, nous aident aujourd’hui à comprendre la veulerie des pseudos élites européennes. Etienne Dumont, dans ses souvenirs sur Mirabeau la raconte : « On eût dit que l’assemblée était comme un mourant qui fait son testament à la hâte, ou pour mieux dire, chacun donnait libéralement ce qui ne lui appartenait pas, et se faisait honneur de se montrer généreux aux dépens d’autrui…..Tel qui se sentait miné par une proposition qui venait d’être adoptée unanimement en faisait une autre par vengeance pour ne pas souffrir seul » ( Etienne Dumont : Souvenirs sur Mirabeau et les premières assemblées législatives. PUF, 1950, pp.99-101 ). De la même manière, les liquidateurs de  l’Europe donnent ce qui ne leur appartient pas et se montrent généreux au détriment du peuple et de son futur. Car il n’y a pas de futur dans le traité, sinon la promesse d’inhumanité jusqu’à ce que renaisse le cri de ralliement: mort aux tyrans.

 

Des siècles d’efforts, de civilisation, de grandeur, s’écroulent ainsi en une génération. Deux guerres ont été nécessaires pour éradiquer cette fleur de lotus, l’Europe, qui s’était lentement développée face à l’obscurantisme intellectuel, la sauvagerie des mœurs, la vulgarité artistique. Les responsables de la finance et du monde politique, aujourd’hui en fonction,  ne jouiront certainement pas de leurs ignominies. Les collabos ne sont-ils pas effacés quand ils ont cessé de servir?

 

Illustration en tête d'article : affiche du Parti de Gauche

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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 08:49

http://www.bvoltaire.fr/jeremiemassart/25-mai-lump-ps-jouent-gros,61427?utm_source=La+Gazette+de+Boulevard+Voltaire&utm_campaign=1ee8073483-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_71d6b02183-1ee8073483-30425677&mc_cid=1ee8073483&mc_eid=58ff097ba7

 

 

25 mai : l’UMP et le PS jouent gros…

Montage : BV

Le 20 mai 2014

Le désintérêt massif envers ce scrutin le rend paradoxalement tout à fait captivant.

Ce dimanche, comme tous les cinq ans, nous allons, dans le cadre des élections européennes, être appelés aux urnes afin d’élire quelqus 751 députés éponymes dont 74 pour la France. Pas certain qu’on se bouscule devant l’isoloir cette fois encore. Le désintérêt massif envers ce scrutin le rend paradoxalement tout à fait captivant.

D’une manière générale, le Parlement européen est en charge de ratifier ou d’éconduire des textes éminemment importants et influents sur la vie quotidienne de chacun. Notamment sur des sujets tels que les programmations budgétaires des États membres, les modalités et conditions d’attribution des aides aux pays européens en difficultés, les subventions agricoles dans le cadre de la PAC.

Malheureusement, il existe aussi une multitude de textes superflus et anachroniques tels que l’application de l’étiquette énergie à la famille des aspirateurs qui n’ont pour seul effet que d’agrémenter un peu plus le marasme législatif européen.

En ce qui concerne les députés en eux-même, si certains, assidus et compétents dans leur domaine, représentent honorablement leurs électeurs, d’autres, anciennes vedettes nationales que trop de casseroles ralentissent ou fidèles militants zélés, se voient récompensés d’un mandat européen et atterrissent sur les bancs de l’hémicycle (ou pas, d’ailleurs, car ils sont souvent les champions de l’absentéisme). Et quelle récompense… 6.200 € net mensuels, 304 € par jour de présence, 4.300 € par mois de frais et divers avantages, et 22.000 € pour rémunérer assistants et secrétaires.

Quoi qu’en disent nos prétendues élites, ce sont ces deux états de fait qui, plus que l’arrivée des beaux jours ou le manque de conscience citoyenne du quidam moyen, sont la cause des 56 % d’abstention au niveau européen lors du scrutin de 2009.

D’un point de vue français, un malheur n’arrivant jamais seul et comme si nos chères têtes pensantes des deux grands partis autoproclamés que sont l’UMP et le PS n’étaient pas suffisamment frappés d’affliction, la majorité des gens (60 % en 2009) ne votent pas, c’est entendu, mais de surcroît le peu qui votent le font mal ! En effet, selon tous les sondages, le score du Front national promet de battre des records, le propulsant à 20 % des suffrages exprimés (contre à peine plus de 6 % en 2009).

On voit d’ici poindre tous les éléments de langage exaspérants, tant ils sont éculés, selon lesquels tout cela, évidemment, nous rappelle « l’épisode tragique du 21 avril 2002 », et pourquoi pas « les heures les plus sombre de l’histoire ». Là encore, la faute au « climat délétère », au « discours nauséabond », à la « xénophobie ambiante », au « repli sur soi » inspirés, entre autres choses, par la Manif pour tous et autres « groupuscules d’extrême droite ».

En revanche, pas un mot sur l’incompétence du gouvernement qu’un remaniement malhabile n’aura pas suffi à faire oublier. Ni sur le parachutage lamentable d’un ancien premier secrétaire du PS au poste de secrétaire d’État en charge des Affaires européennes. Pas un mot non plus sur le vol qualifié d’argent public qui est devenu désormais « l’affaire Bygmalion ». Les vraies raisons de cette débâcle annoncée, en somme.

On apprend sans doute bien des choses sur les bancs de l’ENA. Force est de constater, une fois de plus, que l’objectivité et l’autocritique n’en font pas partie.

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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 00:37

Charles-20SannatLAllemagne-20bientt-20-20larrt-20-2014-05-2.gifPas  d’accord avec la chronique ci-dessous en ce qui concerne  l’ euro !

 

La France doit tout simplement lancer des réformes structurelles et procéder à une dévaluation interne, plutôt qu’à une dévaluation externe du franc  menant à terme à une course aux dévaluations compétitives en Europe , et donc à l’hyper-inflation!

 

http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-l-allemagne-bientot-a-l-arret-.aspx?article=5483169084H11690&redirect=false&contributor=Charles+Sannat

 

L’Allemagne bientôt à l’arrêt !

Par Charles Sannat - AuCOFFRE

Publié le 20 mai 2014  

 

 

 

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Egalement par Charles Sannat  

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Mots clés associés :   Chine | Japon | Ukraine |

 

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

« La croissance économique allemande est à l’arrêt, et personne ne remarque quoi que ce soit… »

C’est un article assez court du site Internet express.be qui aborde un sujet bien souvent passé sous silence à savoir la croissance allemande alors que ce pays est considéré comme la « locomotive » de l’Europe.

Nous allons revenir sur cet article dont vous trouverez le lien de la source en bas de page. Avant, je souhaitais partager avec vous ce que je pense du modèle économique allemand et qu’il va évidemment à la rencontre de grandes difficultés sous de multiples pressions.

Le modèle mercantiliste germanique

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et son « miracle économique » d’après-guerre, l’Allemagne a orienté son système économique vers la production industrielle de masse puis a pris, au tournant des années 80, le virage du haut de gamme qui a commencé à donner des résultats tangibles à la fin des années 90 (les délais d’une vingtaine d’années vous permettent de visualiser ce que ne peut pas faire en 18 mois un ministre du « Redressement productif »). Bâtir une industrie demande des décennies.

Une économie tournée vers l’extérieur et reposant avant tout sur les exportations plutôt que la consommation intérieure est appelée une économie mercantiliste. Je vous passe la définition exacte, ceux qui voudront creuser le sujet auront l’embarra du choix sur Internet mais disons que lorsque l’on parle d’une économie mercantiliste, il y a tout de même dans ce terme une bonne dose de négatif puisqu’en réalité une économie mercantiliste est fondamentalement parasitaire pour les autres acteurs internationaux et les flux sont par définition déséquilibrés. Je te vends de tout mais je ne t’achète rien, donc je t’appauvris. C’est cette idée qui avait amené, il y a quelques mois, le débat consistant à accuser l’Allemagne de faire « trop bien », car le trop bien était fait au détriment des autres. Il y avait quelques bonnes raisons de poser un tel débat mais surtout beaucoup de mauvaises, raison pour laquelle j’ai été assez scandalisé de l’idée de mettre l’Allemagne à l’amande sous prétexte que ses exportations et ses excédents étaient trop importants.

Les étapes de la montée en gamme de la Chine

La Chine, et c’est assez peu connu, n’a adhéré à l’OMC qu’en 2003 et avant 1995, la Chine tout simplement n’existait pas sur la scène économique mondiale. Elle sortait du massacre de la place Tiananmen et tentait une modernisation interne ainsi qu’une ouverture vers l’extérieur. Ses premiers pas étaient balbutiants.

En l’espace de 10 ans et avec l’aide de procédés parfois douteux comme l’espionnage industriel assez massif et systématique ou encore le pillage technologique à travers des « joint-ventures » – qui, dans les premiers temps, ont été une véritable catastrophe en termes de propriété industrielle pour les sociétés occidentales qui s’y sont aventurées –, la Chine est très rapidement passé d’une industrie de très basse technologie et du textile nécessitant une main-d’œuvre peu qualifiée à une industrie de moyen de gamme qui est venue concurrencer de plein fouet des pays comme la France, le Royaume-Uni ou encore les États-Unis. Jusqu’au milieu des années 2000, seuls le Japon et l’Allemagne ont réussi à tenir et contenir cette poussée chinoise et ont même su en profiter puisqu’il fallait à la Chine encore plus de machines-outils germaniques ou nippones pour vendre au reste du monde (dont nous, Français).

Le problème auquel l’Allemagne commence à être confrontée est assez simple : la montée en gamme de l’industrie chinoise est désormais avérée. Si la Chine continue à nous abreuver de produits à la qualité minable déversés par des milliers de containers quotidiens arrivant dans nos ports, la Chine d’aujourd’hui c’est aussi la production de tous nos produits high-tech du quotidien, comme les tablettes et les smartphones presque tous « made in China », mais c’est aussi, symbole fort, au moment où les navettes spatiales américaines ont été mises au garage pour cause de vétusté, la conquête de l’espace et l’envoi de « taïkonautes ».

La Chine va donc non seulement acheter de moins en moins de produits allemands mais va vendre de plus en plus de produits qui viendront directement concurrencer la production allemande. C’est exactement ce qu’il s’est passé avec la filière photovoltaïque allemande qui détenait 80 % du marché mondial et en moins de deux ans, c’est la Chine qui a raflé plus de 60 % du marché mondial entraînant plus de 200 000 licenciements en Allemagne.

La croissance en Chine marque le pas

Autre facteur beaucoup plus immédiat celui-là, la croissance chinoise marque le pas et les commandes asiatiques au sens large affluent nettement moins. Moins de commandes égal moins de production égal moins de croissance.

La Russie un partenaire stratégique pour l’Allemagne

L’affaire de la crise en Ukraine ne va pas faciliter la vie de l’Allemagne, très loin de là, puisque c’est la plus grande économie européenne la plus tournée vers l’Est, virage pris par l’Allemagne dès sa réunification aux débuts des années 90 après la chute du mur de Berlin.

L’approvisionnement énergétique

Quoi que l’on en dise, que l’on soit écolo ou pas, pour ou contre, peu importe. La réalité c’est qu’une industrie forte a besoin d’énergie abondante et peu coûteuse.
L’Allemagne a fait le choix de sortir du nucléaire (c’est en soi une bonne idée, mais la mise en œuvre est quelque peu délicate) et de migrer vers le gaz… russe ! L’énergie en Allemagne est donc cher et le sera de plus en plus, tout en sachant que l’Allemagne est soumise au bon vouloir de nos amis russes. Il y a là une réelle dépendance.

Actuellement, aux États-Unis, les usines sont carrément « sponsorisées » par de l’énergie extrêmement peu coûteuse grâce au « miracle des gaz de schistes » qui, hélas, ne sera que de très courte durée et avec des dégâts environnementaux colossaux. Une industrie fragile n’est jamais en capacité d’absorber une augmentation significative du coût de l’énergie.

Des partenaires européens en panne sèche !

L’économie allemande est aussi dépendante de la demande intérieure européenne, or, dans la zone euro, on ne peut pas dire que la croissance soit élevée, au contraire l’ensemble des pays du sud dont la France sont plutôt en train de s’enfoncer dans la récession et la déflation notamment sous le poids des différents plans de rigueur et en raison du carcan de l’euro qui empêche toute dévaluation monétaire entraînant la nécessite de dévaluations compétitives « salariales ». Or il ne faut pas être grand économiste pour comprendre que baisser les salaires c’est clairement déflationniste !!

Des banques allemandes qu’il faut recapitaliser encore d’urgence !

Si la Deutsche Bank va mal, c’est la même chose globalement pour l’ensemble du système bancaire allemand totalement vacillant et bourré d’actifs plus moisis les uns que les autres. Il y a une bonne raison à cette situation. Au début des années 2000, l’Allemagne a connu une période de stagnation économique très importante (pendant 5 ans, tout le monde en Allemagne voulait copier le « modèle » français). Alors que l’Allemagne n’avait aucune croissance et que le reste du monde se portait très bien, les banques allemandes, comme un seul homme, sont toutes allées chercher de la croissance ailleurs et en particulier aux USA, auprès de Wall Street, qui s’est empressé de refourguer à des banques allemandes en recherche de rendement des placements très lucratifs comme les fameux… subprimes !

C’est cette différence de situation de croissance en 2005 qui explique que les banques françaises se portent (mal) mais nettement moins mal que les banques allemandes qui vont finir par mourir sous nos yeux… Pour le moment, c’est le « too big to save » qui prévaut et l’on a réussi jusqu’à présent à mettre la poussière sous le tapis… mais jusqu’à quand ?

L’avis de l’économiste en chef de Saxo Bank

C’est dans ce contexte que Steen Jakobsen, économiste en chef de Saxo Bank a déclaré :
« Une chose qui continue de me surprendre est la manière dont les marchés réagissent au ralentissement à venir de l’Allemagne. Personne ne semble croire que l’économie allemande se ralentit, bien que le pays se soit heurté à 4 changements macro-économiques extrêmement négatifs au cours des 12 derniers mois. Le ralentissement est déjà un fait. »

Alors, préparez-vous et restez à l’écoute.

À demain… si vous le voulez bien !!

Charles SANNAT

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes »

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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 14:22

http://www.causeur.fr/transnistrie-russie-ukraine-moldavie-ue-27635.html

 

 

Transnistrie : la poudrière oubliée

À l’Ouest de l’Ukraine, ça chauffe aussi

Publié le 19 mai 2014 à 17:30 dans Politique

Mots-clés : Moldavie, Russie, Transnistrie, UE

Quoiqu’on puisse en dire, le vote massif pour le projet d’autonomie de la région de Donbass consacrel’influence russe sur les terres de l’est de l’Ukraine tandis que l’Europe n’est plus du tout à l’ordre du jour côté Kiev. Ce schéma bipartite risque de se répéter sur l’échiquier moldave.

Les géopoliticiens se demandaient quel serait le prochain « coup » de Vladimir Poutine. Déjà, fin mars, Philip Breedlove, commandant des forces de l’Alliance atlantique en Europe prévenait que la prochaine « cible » russe, après la Crimée, pourrait être la Transnistrie. Les diplomates européens, prenant part aux pronostics, supputaient que le président russe tenterait prochainement de tracer une ceinture de sécurité entre Odessa et Tiraspol, capitale de la Transnistrie. Une chose est en tout cas certaine : Tiraspol tend les mains vers Moscou.

Rappelons que la Transnistrie est un pays autonome de facto, séparé de la Moldavie depuis 1992, mais non reconnu internationalement. Étroite bande de terre coincée entre l’Ukraine, sur son flanc est, et la Moldavie, sur son flanc ouest, elle affirme son identité malgré tout.  La Transnistrie a sa propre monnaie (le rouble de Transnistrie), son hymne, son Soviet suprême, son drapeau avec faucille et marteau. Langue officielle et législation y sont empruntées aux russes, tout comme la culture du pays encore marquée par les années de communisme.

Entaché par de sombres histoires de trafics, le pays est finalement plus riche, car arrosé par la manne russe, que son voisin moldave. Au risque de paraître cruel, le reporter Michael Lambert souligne la supériorité économique de la Transnistrie sur son grand frère : « Les rues y sont propres, les bâtiments en « bon » état et la population ne semble pas mourir de faim. »

Le 18 mars, deux jours après l’annexion de la Crimée, le parlement de Transnistrie a formulé, auprès des autorités russes, une demande de rattachement. Pas de réponse officielle mais on peut y voir une nouvelle consécration du rayonnement russe.

À l’inverse, la Moldavie, comme le gouvernement ukrainien, s’est tournée vers l’ouest et caresse même l’espoir d’une intégration européenne. De fait, depuis le 28 avril, les citoyens moldaves titulaires d’un passeport biométrique peuvent circuler sans visa dans l’espace Schengen, pour une durée de trois mois. Une façon de retenir l’attention de la population vers l’Occident, en attendant l’accord d’association et de libre échange ?

Peut-être, mais cela  ne suffira pas car le peuple moldave se désintéresse peu à peu de la « grâce » européenne. L’attrait pour l’UE s’est affaiblie avant même que n’explose la crise ukrainienne. Une des raisons vient sans doute de la perspective des efforts titanesques qui restent à faire avant d’atteindre le Graal européen. Le pays n’a pas les moyens d’assurer la modernisation de ses infrastructures, d’autant plus qu’il ne dispose, contrairement aux autres pays de la CEI, d’aucunes ressources fossiles. D’après Michael Lambert, « c’est probablement la raison pour laquelle la chute du communisme, du moins sur le plan économique, laisse un vide dans la vie de nombreux habitants. »  Les élections législatives, qui auront lieu cette année,  risquent ainsi de voir le retour du parti communiste pro-russe, évincé du pouvoir en 2009.

C’est ce que laisse présager une enquête moldave : le parti communiste PCRM deviendrait majoritaire avec 30, 1% des voix devant le parti pro-européen LDP qui n’atteindrait que 17,5% des voix. Décidément, la machinerie européenne, lourde et contraignante, ne convainc pas davantage ses futurs adhérents que ses actuels membres.

*Photo: WATTRELOT MARC/SIPA.00522437_000017

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