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16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 09:04

http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2017/09/15/jdm.html

 

Société • L'idée de l'unification du monde, un lieu commun

Le pape Pie XII

Par Jean de Maistre  

Cet excellent commentaire - du 15 septembre - reprend et corrobore notre article également publié hier : « Un duo dynamique ? ». Plusieurs autres très intéressants commentaires ont d'ailleurs suivi celui-ci. Notre article traitait de l'idée d'unification du monde ... Le cas échéant, on pourra s'y reporter [Lien ci-dessous]. Merci à Jean de Maistre !  LFAR

 

3142485460.jpg

Cette idée d'unification du monde par le développement des échanges et des communications est un lieu-commun qui traîne depuis le XIX° siècle lorsqu'on annonçait avec enthousiasme que le développement du chemin de fer allait rapprocher les peuples et rendre les guerres impossibles.

On trouve chez les libéraux de ce même siècle l'idée selon laquelle le développement des échanges commerciaux allait rendre les nations de plus en plus interdépendantes et donc rendre les guerres inutiles. Le siècle suivant a montré ce qu'il fallait penser de ce genre de prédiction.

georges-bernanos.jpgQuant à l'homogénéisation des peuples et des cultures on voit ce qu'il faut en penser en regardant les crispations identitaires du monde musulman et la fierté retrouvée de grandes nations comme la Chine ou la Russie. Il n'y a qu'en France, pays pétri de repentance permanente, de haine de soi et de mauvaise conscience que l'on peut croire que le monde va enfin se fondre dans le brouet tiède d'une civilisation mondiale vouée à la production, à la consommation et au divertissement. Ce que l'optimiste béat de ces prophètes de l'unification du monde révèle, c'est l'aspiration à se débarrasser du tragique de l'histoire pour voir l'avènement d'une humanité réduite à une espèce animale heureuse et vautrée dans le bien-être et divertie par ses objets techniques.

Il faudrait relire les magnifiques pages de Georges Bernanos dans « La France contre les robots » pour comprendre quelle catastrophe ce serait.  

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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 11:40

https://www.polemia.com/islamophobie-occidentophobie/

 

Islamophobie, occidentophobie

13 septembre 2017 | Polémia

 

 

 

 

  • Chantal Delsol, membre de l’Institut, professeur des universités

♦ La réalité, ce n’est pas l’islamophobie, mais l’occidentophobie

TRIBUNE – Pour la philosophe, il est vain de chercher des causes économiques ou psychiatriques au terrorisme. La matrice idéologique des djihadistes est la haine de la civilisation occidentale. Le problème est que nous non plus ne nous aimons pas.


Le terrorisme qui nous frappe s’impose à nous comme un objet non identifié. Nous sommes capables de mettre en place l’état d’urgence, de détenir des services secrets performants qui sans aucun doute nous évitent bien d’autres attentats. Mais nous sommes incapables de mettre le doigt sur les causes. Au début, à partir du 11 Septembre, on a commencé par prétendre que des raisons économiques poussaient ces jeunes garçons au meurtre de masse et au suicide. L’empreinte marxiste est déterminante dans les sociétés occidentales du tournant du siècle : on pense encore que le crime ne provient que du chômage et du mal-être social. Puis on s’est rendu compte qu’il n’en était rien, puisque les coupables étaient parfaitement intégrés et instruits. Aujourd’hui une nouvelle explication, non moins risible, court sur les antennes : les terroristes seraient des malades mentaux. On installe des «cellules de déradicalisation» aussi ridicules qu’inutiles, comme si on pouvait lutter contre des croyances avec les armes de la raison bureaucratique. La seconde explication a aussi peu de sens que la première. Car la véritable raison est étalée sous nos yeux, pendant que nous refusons de la voir, comme la lettre volée.

Le déni de réalité est tel qu’on voit ces jours-ci des Espagnols défiler contre le terrorisme aux cris de «non à l’islamophobie», comme si la raison de tout cela n’était pas, évidemment, l’occidentophobie. Qu’on le croie ou non, l’aveuglement des ex-communistes vis-à-vis des crimes de Lénine/Staline a été encore dépassé par l’aveuglement de nos contemporains devant les meurtres de masse auxquels nous sommes pratiquement habitués…
On ne parle pas de l’occidentophobie. Et probablement, il est suspect d’en parler, parce que c’est une manière de mettre en cause une branche de l’islam. Pourtant, les attentats qui secouent nos villes à intervalles de plus en plus rapprochés, sont bien le fruit de l’occidentophobie. Il s’agit d’une récusation profonde de notre culture telle qu’elle se déploie dans nos sociétés, Europe et Amérique confondues. L’Américain John Updike a bien décrit cela dans son roman Terroriste: son héros, le jeune Ahmad Mulloy, ne supporte pas le spectacle de la vie quotidienne américaine : la consommation permanente et la passion des choses superflues ; les filles offertes dans un abus de nudité et de laxisme, où plus rien n’est interdit ; la vulgarité, la bagatellisation de tout, le refus de toute spiritualité.

Au fond, ce qui est mis en cause ici, c’est l’athéisme, la sécularisation générale, l’égalité des sexes, le matérialisme, la priorité du plaisir. Les terroristes sont d’abord des gens qui ne supportent pas les droits égaux pour les femmes, la laïcité, la fin du machisme patriarcal.
Un certain pourcentage de musulmans hébergés par l’Occident hait l’Occident. C’est un fait. Ils ont été accueillis ici mais se révoltent contre leur culture d’adoption. Ce sont des choses qui arrivent, et ce n’est pas la première fois dans l’histoire. Il ne s’agit pas d’un simple dégoût, sinon nos terroristes pourraient aller vivre dans des pays où le gouvernement est musulman et les femmes voilées. Il s’agit d’une haine, d’une volonté de faire disparaître une culture : une idéologie – cet islam veut le monde. Beaucoup d’Occidentaux croient naïvement que les idéologies, après l’enfer puis après le communisme, ont été supprimées. En réalité nous nous trouvons devant une nouvelle «guerre contre l’Ouest», héritière de celle dont parlait le Hongrois Aurel Kolnai en parlant du nazisme.
Les Occidentaux ont énormément de mal à admettre que des gens commandités par l’islam (même si évidemment aucun islam n’est tout l’islam) ont désigné l’Occident comme ennemi au point d’y commettre des massacres de masse. Car les musulmans, comme anciennes minorités opprimées, ont toujours raison : tel est notre mode de pensée. Incriminer des causes économiques ou psychiatriques des attentats, est chaque fois un moyen d’en rejeter la faute indirectement sur nous.

Cet aveuglement a des raisons intéressantes, et des conséquences non négligeables. Nous sommes parfaitement capables d’expliquer pourquoi nous, Occidentaux, devons être occidentophobes : toute la culture de la déconstruction nous le répète à satiété depuis un demi-siècle. Nous sommes capables d’expliquer comment la culture occidentale, responsable des guerres de religions et des guerres mondiales, est haïssable. Mais nous sommes bien incapables de comprendre et d’expliquer pourquoi un jeune musulman d’aujourd’hui, abrité et éduqué par l’Occident, va haïr la laïcité et l’émancipation des femmes : nous n’avons pas encore accepté cette réalité, tant elle nous insupporte, parce qu’elle déprécie une minorité que nous avons opprimée, c’est-à-dire un groupe de héros.
Nous avons depuis longtemps perdu l’habitude de défendre notre culture, de plaider pour elle. Faire l’apologie de la culture occidentale, nous pensons que c’est vichyssois, voilà tout. Aussi demeurons-nous pétrifiés et impuissants, incapables de comprendre avant même de répondre. Il faudrait justifier nos propres racines, que nous passons notre temps à ridiculiser depuis cinquante ans. Nous ne savons même plus où elles sont. La tâche est pour nous effrayante. Elle nous demande un retournement complet.

On ferait bien de cesser de pleurnicher sur la soi-disant islamophobie, qui n’existe que dans la mauvaise conscience, en ce cas mauvaise conseillère. La vraie réalité, qui se compte en nombre de morts, et cela est bien réel, c’est l’occidentophobie (qu’il vaudrait mieux appeler misoccidentie, si le mot n’était dissonant) : la haine de l’Occident. Il est probable qu’à force de vouloir nous déconstruire nous-mêmes, nous avons donné des armes à ceux qui déjà ne nous aimaient pas beaucoup – quand on bat sa coulpe en permanence, on finit par apparaître comme un raté. Mais enfin le mal est fait. Il nous faut tenter de comprendre, quand nous serons parvenus à prononcer ce mot, pourquoi pullulent les occidentophobes, habités par la nostalgie d’une société religieuse, patriarcale et machiste. Il ne nous suffira pas de les traquer physiquement, car c’est une bataille de croyances – on n’embastille pas des croyances. Où sont nos croyances ? Nous pourrions, avec profit, les rattraper dans le ruisseau où nous les avions imprudemment abandonnées.

Chantal Delsol
Le Figaro
7/09/2017

Source : Magistro.fr
http://www.magistro.fr/index.php/template/lorem-ipsum/a-tout-un-chacun/item/3253-islamophobie-occidentophobie

Membre de l’Institut, fondatrice de l’Institut Hannah Arendt, Chantal Delsol est philosophe et historienne des idées. Elle a dernièrement publié «Un personnage d’aventure. Petite philosophie de l’enfance» (Éditions du Cerf).

 

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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 11:45

http://www.bvoltaire.fr/angela-merkel-a-souvent-tort/?mc_cid=aa83c05ddc&mc_eid=58ff097ba7

 

 

 

Angela Merkel

 

 

 

a souvent tort

 Hier

 

Pas de doute, le grand Chancelier, c’est Schröder et non pas Merkel.

 

Mylène Troszczynski


Député européen du groupe ENL

 

 

 « Merkel prête à fermer la porte de l’Europe à la Turquie », titre Le Figaro du 5 septembre. Poussée par son concurrent SPD Martin Schulz. Pour une fois, la chancelière prendrait une bonne décision.

L’exceptionnelle santé de l’économie allemande est due au chancelier Gerhard Schröder, qui a réformé l’Allemagne avec son Agenda 2010 : baisse des charges allemandes, coups de sabre dans la protection sociale et restauration des profits du capital.

Angela Merkel, elle, a pris trois décisions absurdes : la fermeture des centrales nucléaires allemandes avec, pour conséquence, l’augmentation du coût de l’électricité qui fait que l’Allemagne est le pays qui pollue le plus en termes de gaz carbonique (CO2) ; ouvrir en grand les portes de l’immigration, ce qui fait que les villes allemandes ne sont plus sûres le soir et que le taux de viols a explosé ; et, enfin, s’aligner sur les États-Unis lors de la crise ukrainienne, ce qui a fait perdre des dizaines de milliards d’euros à son industrie.

À tel point que la députée allemande Sahra Wagenknecht (docteur en économie) apostrophait la chancelière en ces termes : « On a l’impression qu’il y a quelque chose que vous pensez être encore plus important que les intérêts des entreprises allemandes, ce sont ceux du gouvernement américain et des entreprises américaines. »

« À la fois crainte et admirée par son excédent budgétaire, sa dette en diminution, son commerce extérieur excédentaire record, citée en exemple et décriée mais, finalement, le plus souvent mal connue, l’Allemagne unifiée il y a à peine 150 ans n’a cessé depuis lors d’occuper une place prépondérante dans l’histoire de l’Europe et du monde », écrit Thierry Gobet dans son livre sur l’Allemagne.

L’Allemagne, géant industriel et économique et nain politique… L’Allemagne est confrontée aux mêmes difficultés que la France (Union européenne, monnaie unique, mondialisation, soumission à l’OTAN, absence de matières premières). Pourtant, elle réussit là où nous échouons. Sa réussite devrait nous servir d’exemple. Mais la gauche la jalouse et la méprise. Nain politique ? L’Allemagne compte 120 bases militaires américaines…

François Mitterrand disait : « La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre inconnue, une guerre sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort » (cf. Le Dernier Mitterrand, de Georges-Marc Benamou). L’Allemagne devint la deuxième puissance économique du monde en 1913. Comme par hasard…

« L’Europe de l’Ouest reste un protectorat américain et ses États rappellent ce qu’étaient les vassaux et les tributaires des anciens empires », écrivait Zbigniew Brzeziński dans Le Grand Échiquier. Une soumission qui était contestée par le chancelier Schröder, qui refusa avec le Président Chirac, la 2e guerre du Golfe.

Pas de doute, le grand chancelier, c’est Schröder et non pas Merkel.

 

 

 

 

 

 

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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 10:26

http://www.bvoltaire.fr/valerie-pecresse-na-jamais-lu-maurras/?mc_cid=aa83c05ddc&mc_eid=58ff097ba7

 

Valérie Pécresse

 

n’a jamais lU

 

Maurras

 Aujourd'hui

À l’extérieur des appareils, il existe une vraie droite et aussi, osons l’expression, une certaine maurrassisation des esprits !

Stéphane Blanchonnet

Professeur agrégé de lettres modernes


Président du Comité directeur de l'Action française

 

Dimanche dernier, Valérie Pécresse tenait meeting à Argenteuil.

Il s’agissait en quelque sorte pour la « fausse droite », que représente la présidente de la région Île-de-France, de faire pièce à la « fausse vraie droite » incarnée, quant à elle, par Laurent Wauquiez, lui-même président de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Un combat de grands feudataires mais de nains politiques et intellectuels – sans grand intérêt, donc.

On retiendra tout de même cette formule de madame Pécresse : « Ce qui fait la force d’âme de la droite, c’est d’avoir toujours préféré Charles de Gaulle à Charles Maurras. »

La phrase, outre sa grandiloquence un peu ridicule, révèle à la fois l’inculture de son auteur, qui ignore qu’au-delà des désaccords de circonstance (en des heures cruciales, il est vrai), de Gaulle est au moins autant un héritier de Maurras et de Bainville que de Barrès et de Péguy, et aussi une des faiblesses fondamentales de la droite contemporaine : son incapacité à disputer à la gauche l’hégémonie intellectuelle et culturelle.

L’héritage maurrassien dans la pensée du fondateur de la Ve République est évident à plus d’un titre. Dans la critique des faiblesses du parlementarisme, dans la mise en place d’une monarchie présidentielle et également dans la volonté de promouvoir une représentation des intérêts professionnels, concurrente de la représentation par les partis politiques, et encore dans le projet de mettre en œuvre une certaine décentralisation par la régionalisation.

Autorité en haut, libertés en bas, représentation du pays réel, contestation du pays légal, tout cela ne saurait être étranger à la lecture de L’Action française quotidienne que pratiquait le colonel de Gaulle avant la guerre.

Pour l’incapacité de la droite à venir disputer à la gauche l’hégémonie culturelle, la petite phrase de madame Pécresse nous en révèle parfaitement les causes.

Non seulement la droite ignore les classiques de la pensée de droite, comme Maurras, car elle ne les a jamais lus, mais encore elle adopte à leur égard les préjugés et les imputations calomnieuses de la gauche, cette dernière demeurant la seule habilitée à dire à quelle vision du monde et à quels auteurs il est légitime et « politiquement correct » de se référer.

Notons tout de même un signe positif : sur Twitter, parmi la centaine de réactions provoquées par la formule de Valérie Pécresse, la quasi-totalité moquait ses propos et soulignait l’importance de Maurras et son influence sur de Gaulle.

Voilà qui semble prouver qu’à l’extérieur des appareils, il existe une vraie droite et aussi, osons l’expression, une certaine maurrassisation des esprits !

 

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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 07:43

https://www.jeune-nation.com/divers/billet-dhumeur/front-national-faut-il-changer-le-nom-ou-le-chef.html

 

 

Accueil » Divers » Billet d'humeur » Front national : faut-il changer le nom ou le chef ?
 

Front national : faut-il changer le nom ou le chef ?

 
 

Six mois. Dans un semestre le Front national aura définitivement disparu. Lors de sa rentrée politique, Marine le Pen a confirmé que lors du congrès de Lille, en mars 2018, qui sera donc le XVIe et dernier congrès du FN, un nouveau mouvement serait créé, avec un nouveau nom et un nouveau logo. Sept ans après avoir succédé à son père à la présidence du Front national lors du congrès de Tours, Marine Le Pen se débarrasse d’une étiquette et d’un parti qu’au fond elle a toujours considérés comme encombrants. Ainsi s’achève l’entreprise dite de dédiabolisation qui a conduit à une mue profonde, puis finalement à la disparition pure et simple de l’ancien Front national. Après l’exclusion du père-fondateur en 2015, après la liquidation des fondamentaux du mouvement (inversion des flux migratoires, défense de la vie et de la famille, abrogation des lois Pleven et Gayssot, instauration du chèque scolaire permettant aux parents d’élèves d’opter en toute liberté pour l’école de leur choix, etc.), il était somme toute logique d’enterrer un parti porté sur les fonts baptismaux il y a quarante-cinq ans et qualifié d’extrême droite par les media.

S’il ne fait aucun doute que Marine Le Pen parviendra à ses fins (les statuts du FN sont ainsi faits que le président du mouvement est dans les faits inexpugnable et dispose de pouvoirs quasiment illimités), il n’est pas sûr cependant que la manœuvre lui soit au final profitable. Il faut en effet du temps pour faire connaître au grand public le nom et le sigle d’un parti. Or tout le monde connaît le Front national et sa flamme tricolore héritée de celle du MSI. Il ne sera pas évident de populariser rapidement un nouveau nom et un nouvel emblème et cela peut être un handicap sur le plan électoral. De plus, lorsque l’on a connu des échecs électoraux auxquels s’ajoutent des déboires financiers et des divisions internes, il faut s’appuyer sur ce qui reste encore de solide. De ce point de vue, liquider le nom et le logo du FN dans les circonstances présentes n’est pas le signe d’une grande intelligence stratégique.

En outre, on ne voit pas en quoi l’enterrement du FN et la création d’un nouveau parti seraient de nature à élargir l’électorat et à mener à de grandes victoires dès lors que le chef reste le même. Que l’on sache, c’est bien Marine Le Pen en personne qui a raté sa campagne présidentielle et qui a livré une prestation en tous points désastreuse, tant sur le fond que sur la forme, lors du débat télévisé de l’entre-deux-tours au point que, dans certaines séquences surréalistes, on aurait dit une aliénée sortie de sa cellule capitonnée ou une ivrogne hallucinée. Tant que la benjamine de Jean-Marie Le Pen présidera aux destinées du parti, même si celui-ci change de nom, le problème restera entier. Le 8 septembre, Le Figaro publiait un sondage Odoxa Dentsu Consulting selon lequel 52 % des personnes interrogées considéraient désormais Marine Le Pen « plutôt comme un handicap » pour le Front national, tandis que 58 % des sondés voyaient en sa nièce Marion Maréchal Le Pen « plutôt un atout » pour le parti frontiste. De nombreux responsables du FN ont avoué que sur les marchés, pendant la campagne des législatives, les gens leur parlaient de la prestation pitoyable de leur chef face à Macron, un débat qui les avait manifestement interloqués voire traumatisés. Et il est vrai que dans toute l’histoire de la télévision, tant en France qu’à l’étranger, il est difficile de trouver un précédent à un tel suicide politique en direct, et ce en continu pendant deux heures et demie. Dans n’importe quelle formation au fonctionnement un tant soit peu normal, un chef qui aurait livré une telle prestation déshonorante, soit aurait démissionné de lui-même par simple dignité, soit aurait été débarqué par le mouvement soucieux de sa survie et de sa réputation.

Las, il n’en est rien au Front national dont le mode de fonctionnement est autocratique. Et puisque le chef est intouchable, ce sont les seconds qui sont les fusibles. Il faut dire qu’il n’a jamais fait bon être numéro deux au FN. C’est un poste très dangereux et qui ne porte généralement pas chance à son titulaire. Alors qu’elle a imposé à tous depuis des années la personne et la ligne de Florian Philippot avec lequel elle semblait former un tandem inséparable et qui lui préparait minutieusement sur tous les sujets des petites fiches que cette politicienne inculte devait potasser, voilà qu’elle le rend seul responsable des récents échecs électoraux. Marine Le Pen n’étant évidemment elle-même responsable de rien, il faut bien trouver un coupable et lui couper la tête. Et comme toujours on commence par les lieutenants les plus proches du numéro deux, en l’occurrence Sophie Montel qui était pourtant une mariniste pur jus (si, ça existe !) et qu’elle a promue toutes ces années, approuvant et encourageant ses positions en faveur de l’avortement totalement libre et du féminisme le plus radical. L’élimination de cette dernière de la présidence du groupe FN en Bourgogne-Franche-Comté, le refus de donner un CDD au nullissime comédien Franck de Lapersonne, qui ne reculait pourtant devant aucune dithyrambe à l’égard de la forcenée de Nanterre rappellent les débuts de la crise entre Jean-Marie Le Pen et Bruno Mégret en 1998. N’oublions pas que la cassure est devenue irrémédiable après le refus du Menhir de reconduire le contrat de travail au FN d’intimes de Mégret, Hubert Fayard et Nathalie Debaye. Lorsque l’on touche à la gamelle, les réactions peuvent être très violentes. On peut toutefois compter sur Philippot pour s’accrocher aux branches. Il a certainement compris que sans le Front il n’existerait plus politiquement. Il préfèrera donc pousser Marine Le Pen à la faute, l’obliger éventuellement à l’exclure plutôt que de partir de lui-même pour montrer ainsi que la violence, l’injustice et l’ingratitude ne sont pas de son fait.

Le spectacle lamentable qu’offre actuellement le FN et dont Robert Spieler donne de menus détails dans sa chronique est évidemment une aubaine pour les autres opposants à Macron. Une chance pour Mélenchon qui cultive sa posture d’opposant numéro un au chef de l’Etat même si c’est bien sûr une imposture. Et plus encore une chance pour le sémillant et quadragénaire Laurent Wauquiez qui sera, selon toute vraisemblance, triomphalement élu à la présidence des Républicains en décembre et qui brûle de refaire, lors de la présidentielle de 2022, et auparavant lors des élections intermédiaires, ce que son modèle et mentor Sarkozy avait réussi en 2007 : siphonner les voix du FN en reprenant les codes, les formules, les slogans et les thèmes de nature à séduire l’électorat frontiste. Car la politique moderne n’est au fond rien d’autre que du commerce. L’on raisonne en parts de marché, l’on fait de la communication, il s’agit de captiver l’électeur pour le récupérer. Tout est une affaire de manipulation, de tromperie mais nullement de convictions et d’idéaux. Et le pire, c’est que cela marche à tous les coups ! 

[…]

Éditorial de Rivarol n° 3296 du 13/09/2017

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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 09:15

http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2017/09/13/remi-brague-au-figaro-non-la-parabole-du-bon-samaritain-ne-s-5979200.html

 

Rémi Brague au Figaro : « Non, la parabole du bon Samaritain ne s'applique pas aux États ! »

 

Cet entretien - réalisé par Eugénie Bastié - que Rémi Brague a donné au Figaro magazine a été mis en ligne le 1er septembre. Il prolonge utilement l'article de François Marcilhac qui précède et qui le cite, d'ailleurs. Nous-mêmes avions marqué notre désaccord avec les positions du pape François, dès le 23 août [Cf. Lien ci-dessous]. Un commentaire reçu sur Lafautearousseau devait dire simplement « Le pape empiète ». Oui, sur les prérogatives, droits et devoirs des Etats et même des citoyens en tant qu'ils participent d'une communauté, notamment nationale. Cet empiétement n'oblige personne.  Lafautearousseau.    

 

XVMfb7f902c-8c11-11e7-b660-ef712dd9935a.jpgLe pape François milite pour un accueil massif de migrants, affirmant qu'il faut « faire passer la sécurité personnelle [des migrants] avant la sécurité nationale », et appelant à un accueil beaucoup plus large des migrants. Que vous inspirent ces propos ?

« Accueillir » est un mot bien vague. Il dissimule mille difficultés très concrètes. Sauver des naufragés de la noyade est bien, mais ce n'est qu'un début. Encore faut-il se demander ce qui les a poussés à s'embarquer. Là-dessus, le pape dit beaucoup de choses sensées, par exemple que l'Occident a contribué à déstabiliser le Moyen-Orient. Ou que les migrants voient l'Europe comme un paradis qu'elle n'est pas. Ou que les passeurs qui leur font miroiter l'Eldorado s'enrichissent sur leur dos, etc. Il y a aussi des problèmes très pratiques: les nouveaux venus peuvent-ils être assimilés ? Ou au moins intégrés sans créer des ghettos où ils vivraient selon d'autres lois que celles des pays d'accueil ? Un exemple, qui m'a été donné récemment par une amie allemande qui s'occupe de former les immigrés et de leur trouver du travail : ceux qui ont été scolarisés dans leur pays parlent assez vite nos langues. Les autres ont du mal à fixer leur attention et ne comprennent pas l'intérêt d'apprendre. Ne seront-ils pas presque forcés de se replier sur leur communauté d'origine ? À l'extrême opposé, s'il s'agit d'importer des personnes qualifiées, médecins, ingénieurs, etc., avons-nous le droit de priver leur pays d'origine de compétences précieuses qui leur permettraient de se développer, ce qui, de plus, diminuerait l'envie d'émigrer ?

 

La sécurité personnelle prime effectivement toutes les autres considérations. La garantir est le premier devoir de l'État. Mais cette sécurité concerne aussi bien les migrants que les populations déjà là. L'État a le devoir de faire en sorte que le respect soit réciproque. Il doit par exemple empêcher que les migrants se conduisent, comme on dit, « comme en pays conquis », qu'ils importent en Europe les conflits qui les opposaient entre eux. La sécurité nationale et celle des personnes, loin de s'opposer, vont ensemble ; la première est même la condition de la seconde.

Est-ce qu'il vous semble que le pape François est en rupture avec ses prédécesseurs, notamment Benoît XVI ?

Du temps de Benoît XVI, le problème ne se posait pas encore avec une telle acuité, et je ne sais pas s'il aurait jugé bon de se prononcer, encore moins ce qu'il aurait dit. D'une manière générale, la différence de formation et de style est suffisamment criante. Ce qu'il en est du fond est une autre histoire.

Avez-vous le sentiment que le pape ne comprend pas l'angoisse identitaire des Européens ?

Ce qui est sûr, c'est qu'il a une sensibilité de Latino-Américain, ce qui ne l'aide guère à comprendre les Européens. Dans son Argentine natale, l'immigration concernait avant tout des Italiens, à la religion identique et à la langue proche de celle des Espagnols qui étaient déjà là. Dans le cas qui nous occupe ici, c'est tout le contraire.

Face à l'immigration, les catholiques sont souvent pris dans un dilemme entre l'exigence de charité et l'attachement à l'État-nation. Comment articuler l'universalisme chrétien et l'existence de frontières? L'État-nation a-t-il une justification théologique ?

Est-il besoin de mobiliser la grosse artillerie théologique pour parler de toutes ces choses ? La philosophie n'y suffit-elle pas ? Ou même le simple bon sens ? L'État-nation est une forme de vie politique parmi d'autres dans l'histoire comme la tribu, la cité ou l'empire. Elle n'a pas les promesses de la vie éternelle, mais elle est la nôtre depuis la fin du Moyen Age, elle a fait ses preuves et je vois mal les autres ressusciter. Les frontières sont une bonne chose. Je ne puis vivre en paix avec mon voisin que si je sais où s'arrête mon jardin et où commence le sien. Cela dit, elles ne séparent que des entités politiques et juridiques. Elles n'arrêtent rien de ce qui relève de l'esprit et qui est « d'un autre ordre » : langue, culture, science, religion. L'universalisme, à savoir l'idée que tout homme, en deçà des différences de sexe, de statut social et de religion, est « mon prochain » et possède donc une valeur intrinsèque, est en effet une idée esquissée dans le stoïcisme et épanouie dans le christianisme. Elle ne va nullement de soi. Ainsi, au XIIe siècle, Maïmonide dit encore que porter secours à un païen qui se noie est interdit.

 

Faut-il appliquer ici la parabole du « bon Samaritain » ?

Il ne faut pas lire les paraboles naïvement. Elles ne nous disent pas ce que nous devrions faire, mais ce que Dieu fait pour nous. Dieu y est représenté sous la figure d'un roi, d'un père, d'un propriétaire, etc. Elles s'adressent à chacun de nous, personnellement. La question à poser est : quel personnage me représente, moi ? Quelle est ma place dans cette histoire ? Sans quoi, nous lisons bêtement des textes très subtils, et n'y voyons que du feu. Exemple : celle où le maître de la vigne verse le même salaire à ceux qui ont trimé toute la journée sous le soleil brûlant et aux derniers venus. Si nous regardons cette histoire du dehors, nous allons crier à l'injustice. Sans voir qu'elle est justement faite pour nous choquer et forcer à réfléchir. Et nous faire comprendre que les ouvriers de la onzième heure, mais c'est nous ! Par exemple nous, chrétiens, qui avons bénéficié de la grâce de l'Évangile sans la mériter, alors que le peuple de la Bible a dû subir les Égyptiens, les Amalécites, les Philistins, les Assyriens, etc. Ceux-ci lui ont infligé des massacres bien réels, alors que ceux qu'Israël aurait perpétrés sur les Cananéens sont de pure imagination. Dans la parabole du bon Samaritain, nous ne sommes pas le Samaritain. Présenter celui-ci comme le héros positif, comme le sauveteur, voire comme le sauveur, c'était une audace fantastique en milieu juif où l'on haïssait les Samaritains comme des impurs. S'imaginer que nous pourrions nous identifier au Samaritain et donc jouer le rôle de Dieu, c'est quand même un peu culotté ! En fait, nous sommes le blessé laissé pour mort. Dieu est descendu nous ramasser alors que nous étions en piteux état.

Cette parabole doit-elle s'appliquer aux États ?

Une parabole s'adresse à « moi ». Elle m'invite à réfléchir sur ma propre personne singulière, ce qu'elle est, ce qu'elle doit faire. Un État n'est pas une personne. Or, il y a des choses qui ne sont à la portée que des seules personnes. Par exemple, pardonner les offenses. Un État non seulement n'a pas la capacité de le faire, mais il n'en a pas le droit. Il a au contraire le devoir de punir et de ne laisser courir aucun coupable. En l'occurrence, c'est aux personnes, regroupées en associations, de s'occuper des malheureux. L'État doit se borner à donner un cadre juridique qui protège leurs initiatives. Cela peut aller jusqu'à les limiter si une présence trop nombreuse et mal préparée de nouveaux venus met en danger le pays d'accueil.   

Rémi Brague est un philosophe français, spécialiste de la philosophie médiévale, arabe et juive. Membre de l'Institut de France, il est professeur émérite de l'université Panthéon-Sorbonne. Auteur de nombreux ouvrages, notamment Europe, la voie romaine (Editions Criterion, 1992, réédition NRF, 1999), il a récemment publié Le Règne de l'homme. Genèse et échec du projet moderne (Gallimard, 2015) et Où va l'histoire? Entretiens avec Giulio Brotti  (Salvator, 2016).

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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 09:11

http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2017/09/12/francois-pape-philanthrope.html

 

FRANCOIS, PAPE PHILANTHROPE! 

 

 

Par François Marcilhac 

 

3466611312.jpgLe milliardaire et «  philanthrope  » George Soros semble avoir trouvé dans le pape François un concurrent redoutable en matière de surenchère immigrationniste. Car si les vingt et une mesures, qui peuvent être tirées du message papal publié le 21 août dernier, pour la journée mondiale du migrant et du réfugié du 14 janvier 2018, semblent pour un grand nombre d’entre elles démarquées du plan en six points que Soros, financier actif du village planétaire, a édicté en septembre 2015, toutefois, celui-ci semble plus raisonnable que le pape puisqu’il reconnaît tout de même que le placement des réfugiés doit s’effectuer non seulement «  là où ils le souhaitent  » mais également «  là où ils sont désirés  », et «  à un rythme adapté aux capacités européennes d’absorption  ». Foin de détails aussi bassement matérialistes pour le pape  : l’accueil des migrants et réfugiés ne doit prendre en compte ni les capacités économiques des pays hôtes, ou plutôt des pays cibles, ni leurs capacités culturelles d’absorption de masses humaines dont le mode de vie est souvent à l’opposé du nôtre. Qu’importe  ? Il s’agit d’«  accueillir, protéger, promouvoir et intégrer  » les migrants, par ailleurs non distingués des réfugiés, et qui, de ce fait, n’ont que des droits et aucun devoir, puisqu’ils incarneraient l’humanité souffrante.

L’Action française et l’Église

L’Action française n’a évidemment pas à se prononcer sur la compatibilité des propos du pape avec la théologie catholique. Mouvement laïque, accueillant en son sein pour leur seule qualité de citoyens des Français de toutes confessions et religions, ou simplement athées ou agnostiques, elle a néanmoins toujours observé que la physique politique qu’elle enseigne, et qui est conforme à l’ordre naturel, rejoint par cela même la doctrine sociale de l’Église. Sur ce point, elle ne fut jamais prise en défaut  : c’est pourquoi, si elle eut à subir, pour un temps, les foudres disciplinaires du Vatican, jamais elle ne fut condamnée sur le plan doctrinal. Maurras, lui-même agnostique, s’est toujours émerveillé de cet accord, du reste fondé dans le thomisme, entre les principes politiques, dégagés inductivement, et l’enseignement de l’Église. On est toutefois en droit de se demander si François ne méjuge pas sa qualité de pape pour celle de simple philanthrope en prenant ainsi fait et cause pour l’idéologie immigrationniste. Comme le remarque sur son site Metablog l’abbé de Tanoüarn, dans un article judicieusement intitulé «  Qu’est-ce qu’un Christ humanitaire  ?  »  : «  comme pasteur universel, la responsabilité du pape n’est pas “le développement humain intégral”, mais le salut des âmes  », ajoutant que la papauté moderne «  connaît la même tentation que la papauté médiévale d’Innocent III à Boniface VIII, cette confusion du spirituel et du temporel  », à savoir «  la même “temporalisation du royaume de Dieuque déplorait Jacques Maritain dans Le Paysan de la Garonne et la même volonté d’atteler le successeur de Pierre à un projet temporel universel, dont il serait la clé de voûte  ».

Nous l’avions déjà observé pour l’Église de France en analysant, il y a juste un an, la calamiteuse lettre du Conseil permanent de la Conférence des évêques de France «  aux habitants de notre pays  »  : la sécularisation du message évangélique fait le lit de l’idéologie mondialiste en faisant du village planétaire le village-témoin, ici-bas, de la Jérusalem céleste. Ne rajoutons pas aux malheurs du monde en appelant amour du prochain la compromission avec la fausse générosité de l’oligarchie internationale, qui favorise de dramatiques déplacements de population pour en finir avec les nations. Et «  de même que l’on ne doit pas confondre l’hospitalité et l’immigrationnisme, de même il ne faut pas confondre l’universalisme chrétien respectueux de chaque identité et le mondialisme qui les détruit  » (abbé de Tanoüarn, Minute du 30 août 2017). Ne pensons pas non plus révolutionner le cœur de l’homme en opposant, en lui, le chrétien au citoyen, via l’opposition de la «  centralité de la personne humaine  » et des devoirs de l’État  : prétendre que la sécurité personnelle passe avant la sécurité nationale n’a évidemment aucun sens.

Pas de sécurité sans cadre politique

Laurent Dandrieu n’a pas eu de mal à montrer qu’«  il n’existe aucune sécurité personnelle qui puisse exister en dehors de cadres politiques, juridiques et légaux qui en sont le rempart  »  ; «  par ailleurs, le principe de la centralité de la personne humaine oblige à considérer, aussi, que les citoyens des nations occidentales ont un droit évident à la sécurité nationale  » (Le Figaro du 22 août 2017). Ce que rappelle également le philosophe chrétien Rémi Brague, par ailleurs grand spécialiste de l’islam, qui ajoute que l’État doit «  empêcher que les migrants se conduisent, comme on dit, “comme en pays conquis”, qu’ils importent en Europe les conflits qui les opposaient entre eux  », précisant  : «  une parabole  », comme celle du bon Samaritain, «  s’adresse à “moi  »  ; «  elle m’invite à réfléchir sur ma propre personne singulière, ce qu’elle est, ce qu’elle doit faire  »  ; «  un État n’est pas une personne  » (Le Figaro du 1er septembre). Non pas opposition, mais différence d’ordre. C’est pourquoi, d’ailleurs, un État ne connaît que des ennemis publics (hostes) et les personnes privées des ennemis privés (inimici), dont, en bons chrétiens, elles doivent s’efforcer de pardonner les offenses. Mais en tant que citoyen, on doit aussi savoir combattre avec détermination les ennemis (hostes) de sa patrie, même si cela doit toujours se faire sans haine  : «  le sang de nos ennemis est toujours le sang des hommes  », rappelait Louis XV, le soir de Fontenoy  ; le «  sang impur  » est une notion républicaine  : elle n’est pas française.

Ne jetons pas, enfin, aux orties l’identité pluriséculaire des sociétés européennes au profit d’un multiculturalisme qui provoque déjà chez nous ses effets multiconflictualistes. Il faudrait, selon le message papal, «  favoriser, dans tous les cas, la culture de la rencontre  »  : mais comment croire, sans un angélisme particulièrement aveugle, que favoriser une «  intégration  » opposée à l’assimilation, c’est se placer «  sur le plan des opportunités d’enrichissement interculturel général  »  ? Chaque jour nous apporte, en Europe, le témoignage du contraire. Non, tendre à une société multiculturelle généralisée ne rapprochera pas les hommes entre eux  ! Il fut un temps où le cardinal Bergoglio était plus lucide  : «  Qu’est-ce qui fait qu’un certain nombre de personnes forment un peuple  ? En premier lieu, une loi naturelle, et un héritage. En second lieu, un facteur psychologique  : l’homme se fait homme dans l’amour de ses semblables. […] Le “naturel” croît en “culturel”, en “éthique”. Et de là, en politique, dans le cadre de la patrie, qui “est ce qui donne l’identité”.  » (Cité in F. Rouvillois, La Clameur de la Terre, JC Godefroy, 2016, p. 65-66) Comme le rappelait Maurras dans Pour un jeune Français, la cohésion de la nation suppose qu’on s’accorde sur un bien vraiment commun à tous les citoyens. «  En d’autres termes, il faudra, là encore, quitter la dispute du Vrai et du Beau pour la connaissance de l’humble Bien positif. Car ce Bien ne sera pas l’absolu, mais celui du peuple français.  » Seul ce bien commun national qui, loin d’être contraire au bien humain, l’incarne, sera notre guide sur la question des prétendus «  migrants  » – concept idéologique dont la fonction est de cacher des réalités différentes pour mieux organiser la soumission des nations à un ordre supranational.  

Paru dans l'Action Française 2000 du 7 Septembre 2017.

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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 07:39

https://www.jeune-nation.com/societe/regimepourri/anti-clericaux-hier-pro-islamistes-aujourdhui.html

 

Accueil » Société » République exemplaire » Anti-cléricaux hier, pro-islamistes aujourd’hui
 

Anti-cléricaux hier, pro-islamistes aujourd’hui

 
 

Ces 40 dernières années, nous avons vécu une réelle « colonisation » de notre continent par des individus issus de terres lointaines, entreprise imaginée, planifiée, organisée et qui nous est imposée par des lobbies aux mains des mondialistes, souvent issus du capitalisme apatride.

Par des études ou des rapports aussi vagues que sectaires, diverses organisations internationales nous matraquent épisodiquement de l’inéluctable obligation de recevoir des dizaines de millions d’immigrés du tiers-monde, au prétexte que ce « sang nouveau » nous sauverait de la décadence démographique, du vieillissement des peuples d’Europe et assurerait la survie de nos caisses de retraites…

*Nul ne propose l’accroissement et le rajeunissement des populations de nos pays par une politique nataliste et des aides à la famille ou à la mère au foyer.

*Nul ne s’élève contre le constat de 25 millions de chômeurs européens qui pourraient être mis au travail, sans l’aide d’un afflux de nouveaux immigrants extra-européens !

*Nul n’envisage le rapatriement de millions de clandestins vivant sur notre sol en réels hors-la-loi, source d’innombrables conflits, de délits divers et de crimes crapuleux.

*Nul ne songe à la fermeture de l’espace Schengen, véritable passoire au trafic d’êtres humains qui, au lieu de voyages périlleux, devraient se réfugier dans les pays voisins de leur patrie respective.

Que dire de la désacralisation de nos églises et de la construction de milliers de mosquées en Europe ?

Depuis plus d’un siècle, les laïcards, les libres penseurs, les francs-maçons et les socialauds-humanistes ont combattu la chrétienté, interdit la soutane dans les lieux publics (de même que les uniformes ou les tenues de pompiers), invectivé les religieuses en cornette et ont mis tout en œuvre pour vider les églises.  Cela, décennies après décennies, urbi et orbi, de l’école maternelle jusqu’aux universités, en se servant de leurs dogmes laïcs pour combattre le clergé, partout, encore et toujours anti-chrétiens d’abord !

Mais qu’attendent-ils donc maintenant pour brandir leur idéologie chérie et s’opposer à l’invasion islamique ?

Pourquoi ne manifestent-ils pas avec autant de virulence envers les musulmans qu’ils ne le faisaient hier avec leur haine de la chrétienté ?

Pourquoi tolèrent-ils effectivement la généralisation des sacrifices rituels  -barbarie moyenâgeuse-  quand ils combattaient les processions chrétiennes ?

Pourquoi ne s’opposent-ils pas au port du voile islamiste, signe de soumission de la femme ?

Pourquoi ces laïcistes gauchisants ne réclament-ils pas la fermeture des mosquées et le contrôle des imams prêchant contre les « valeurs de la République », sans parler de terrorisme ?

L’heure n’est plus à la complaisance ni aux atermoiements : il faut réagir avec fermeté sous peine de disparaître ou d’accepter la servitude …(ou encore la dimmhitude).

Pieter Kerstens

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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 07:27

http://www.lengadoc-info.com/5560/politique/front-national-gilbert-collard-dediabolisation-piege-a-con/

 

LE SYSTEME DIABOLISERA TOUJOURS LE FN QUOI QU'IL FASSE !

 

Accueil » Politique » Front National. Gilbert Collard : « La dédiabolisation est un piège à con »
Front National. Gilbert Collard : « La dédiabolisation est un piège à con »
Crédit : Lengadoc Info

Front National. Gilbert Collard : « La dédiabolisation est un piège à con »

 

12/09/2017 – 18h40 Nîmes (Lengadoc Info) – Le député du Gard, Gilbert Collard, a remis en cause ce lundi, un des piliers de la présidence de Marine Le Pen, la dédiabolisation. Alors que le Front National connaît une rentrée mouvementée, les cadres sudistes du parti sont désormais à l’offensive pour en faire changer la ligne politique.

« La dédiabolisation est un piège à con »

Ce lundi 11 septembre, le député du Gard, Gilbert Collard, n’a pas mâché ses mots au micro de Sud Radio. Celui-ci est revenu sur l’un des fondamentaux du Front National depuis l’arrivée à sa tête de Marine Le Pen, la dédiabolisation :

« J’ai fait une véritable révolution copernicienne : j’ai toujours été un partisan de la dédiabolisation, et bien c’est un piège à cons. Parce que de toute manière ils ne cesseront de nous diaboliser pour une bonne raison, c’est qu’ils ont besoin absolument de nous mettre sur le côté pour continuer à combiner entre eux. On est le repoussoir qui permet de faire aller les uns et les autres dans leurs propres bras. Donc la diabolisation, même si on voulait nous canoniser, elle continuerait d’exister, parce que c’est un instrument politique majeur de la domination du pouvoir par le système, la classe, en place »

Les cadres sudistes du Front National passent à l’offensive contre la ligne Philippot

En s’attaquant ainsi à la dédiabolisation, Gilbert Collard remet en cause la ligne politique du parti de Marine Le Pen. Dans le Sud de la France, il est loin d’être le seul à vouloir faire changer les choses. Après le double échec du Front National à l’élection présidentielle et aux législatives, bon nombre de cadres et de militants remettent en cause la ligne « Philippot ». Le vice-président du FN semble aujourd’hui particulièrement visé par les critiques.

Si la première pierre a été lancée par le maire de Béziers, Robert Ménard, la critique a été mal perçue au sein des militants du Front National, non pas sur le fond mais sur la forme. « Robert Ménard a raison mais la façon dont il critique le FN est mauvaise » nous indique un cadre frontiste de l’Hérault.

D’ailleurs, d’autres ont emboîté le pas au maire de Béziers. A commencer par Gilbert Collard, qui a sommé Florian Philippot de ranger ses « patriotes qui ne riment à rien » et de rentrer dans le rang. Le député du Gard a également précisé qu’un éventuel départ de Florian Philippot ne le chagrinerait pas.

Plus discret médiatiquement, le nouveau député des Pyrénées Orientales, Louis Aliot, semble lui aussi à la manœuvre contre le camp Philippot. Dans une interview donnée à France 3, l’ex-présidente du groupe FN à la région Bourgogne-franche-Comté, Sophie Montel, proche de Florian Philippot, déclare :

« Il y a des clans à l’intérieur du FN, il y a le clan Aliot-Bay-Bilde, […], ces gens veulent l’union des droites, ce n’est plus le ni droite ni gauche, or moi je me suis toujours battue pour le ni droite ni gauche »

En région PACA, le sénateur Stéphane Ravier a déclaré au moment des législatives : « C’était une erreur de faire de l’élection présidentielle un référendum pour ou contre l’euro […]. Nous devons porter un programme moins anxiogène pour les Français. »

A quelques mois du prochain congrès du Front National, Marine Le Pen arrivera-t-elle à trancher ?

Photos : Lengadoc Info

Lengadoc-info.com, 2017, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

 

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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 20:46

http://www.bvoltaire.fr/scandale-de-non-application-de-loi-fioraso/

 

Le scandale de la

 

non application de

 

la loi Fioraso

 

 

 Aujourd'hui

 

Après le Brexit, tous les Français – à l’exception de Macron – se doivent d’œuvrer pour que le français devienne la langue de l’Europe !

 

Marc Rousset

Économiste

Le Président Albert Salon de l’Association « Avenir de la Langue Française » nous met en garde dans sa revue n°62 de septembre 2017 sur la confusion entre anglicisation et internationalisation. Il s’élève avec force contre la couardise et le scandale de la non application des dispositions législatives de la loi Fioraso par le gouvernement français.

Les Tribunaux administratifs en France se contorsionnent pour ne pas condamner les universités, dont l’Ecole Normale Supérieure et les grandes écoles qui offrent des formations diplômantes exclusivement en anglais. Celui de Paris a refusé de condamner le Comité Français d’Organisation des JO de 2024 qui avait pourtant choisi le débile slogan publicitaire d’une marque commerciale privée : « made for sharing » triomphalement projeté sur la Tour Eiffel. Le français est pourtant bien la langue officielle fondatrice des JO rénovés par le baron Pierre de Coubertin!

Il se trouve, d’une façon très opportune, que la Cour Constitutionnelle Italienne vient d’infliger une leçon magistrale à l’Europe et plus particulièrement à la France de Macron ! Le problème posé était celui du passage de L’Instituto Politecnico di Milano au « tout anglais » à compter du niveau master. Il ne s’agissait en aucune façon de s’opposer à l’enseignement des langues étrangères dans un pays, ce que tout le monde accepte et souhaite. La question était de savoir si on allait autoriser pour la totalité d’une formation le remplacement du français par l’anglais en France, de l’italien par l’anglais en Italie, de l’allemand par l’anglais en Allemagne, etc…

En France le Parlement a dit « non » avec la loi Fioraso ; il a imposé une limite au volume d’enseignement dispensé dans un langue étrangère à 50 % et exigé une maîtrise suffisante du français pour la délivrance d’un diplôme.

Pour la Cour constitutionnelle italienne: « Les buts légitimes de l’internationalisation ne peuvent pas réduire la langue italienne, au sein de l’université italienne, à une position marginale et subordonnée, en faisant disparaître cette fonction de vecteur de l’histoire et de l’identité de la communauté nationale, qui lui est propre, ainsi que son être, en soi, de patrimoine culturel à préserver et à valoriser ».

Malheureusement, en France, la loi Fioraso du 22 juillet 2013 n’est pas appliquée. Le nombre de formations de niveau licence ou master totalement en anglais était de 634 en avril 2013. IL est de 951 en janvier 2017, soit une augmentation en 4 ans de + 50 % au risque d’une disparition totale des formations supérieures dispensées en français malgré la loi en vigueur de la République française.

Des pays comme la France, l’Allemagne et l’Italie ne peuvent se soumettre. L’important est que la résistance s’organise en France.

Le scandale de l’anglais, seule langue étrangère pouvant être présentée au concours d’entrée de l’ENA – une des dernières inventions de nos lâches élites – se doit d’être dénoncé et combattu publiquement. Après le Brexit, tous les Français – à l’exception de Macron – se doivent d’œuvrer pour que le français devienne la langue de l’Europe !

Et si ce n’est pas le français, cela ne pourra pas être non plus l’anglais, voire même « l’anglo-américain », langue impérialiste et destructrice de l’Amérique qui conduirait inéluctablement à terme à la disparition de toutes les langues nationales de l’Europe. A l’instar du breton en France ou du français en Louisiane.

Il ne restera alors plus, le dos au mur, pour tous les Européens, qu’on le veuille ou non, une seule et unique solution réaliste et n’ayant rien d’utopique : l’espéranto, seule langue neutre et éthique susceptible de préserver à long terme la survie des langues nationales et le plurilinguisme européen !

 

 

 

 

 

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