Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 08:55

http://www.bvoltaire.fr/valerie-pecresse-droite-poreuse-droite-vaporeuse/?mc_cid=0841243aa7&mc_eid=58ff097ba7

 

Valérie Pécresse : droite pas

 

poreuse ou droite

 

vaporeuse…

 Aujourd'hui

 

On a du mal à voir sa ligne politique. Ou plutôt, on la voit se dessiner en creux, ce qui n’est pas du meilleur effet.

 

Georges Michel

Colonel à la retraite

 

Chez les LR, dans les deux années qui précédèrent la présidentielle, pour exister ou faire croire que, il fallait être candidat. Il ne se passait pas une semaine sans qu’on nous annonce une candidature à la candidature à cette fameuse primaire. En quelque sorte, il fallait en être. Même Christian Estrosi et Geoffroy Didier se joignirent, un moment, à ce monôme furieux : c’est dire ! Eh puis, il y eut les tentatives de candidature hors du circuit officiel : Alliot-Marie, Guaino qui furent à la primaire de la droite et du centre ce que sont les épiciers de quartier aux commerces franchisés. On sait ce qu’il en advint…

Aujourd’hui, il semblerait que la mode ait changé. Pour faire parler de soi, il vaut mieux déclarer qu’on ne sera pas candidat à la présidence des LR. Au pays merveilleux des LR, on va donc de non-candidature en non-candidature. Ce fut le cas de Xavier Bertrand, il y a tout juste deux semaines. Dans un entretien au JDD, le président de la région Hauts-de-France annonçait, modeste comme toujours, que « même si j’ai conscience que je peux l’emporter, je ne serai pas le responsable d’une nouvelle guerre des chefs. Je ne crois plus aux partis politiques à l’ancienne. » Et d’ajouter que, face à Laurent Wauquiez, sa petite camarade, la présidente de la région Île-de-France, « Valérie Pécresse ferait une très bonne candidate ». En gros : bon, ma belle, si tu veux aller au carton, vas-y. Moi, je jette l’éponge. D’ailleurs, j’ai fait don de ma personne à ma région (et pas le contraire).

Mais, patatras ! la même Valérie Pécresse, dans le même JDD, vient d’annoncer qu’elle aussi ne serait pas candidate à la présidence des LR. Nous nous acheminerions donc vers le trop-vide. Quand on pense que de Gaulle ironisait en estimant qu’il fallait redouter le trop-plein politique après sa disparition. C’est bien la preuve que le gaullisme est mort !

Dans cet entretien au JDD, Valérie Pécresse justifie, tout comme son collègue nordiste, sa non-candidature par sa volonté de ne pas participer « à une guerre des chefs, parce qu’elle serait stérile tant que la question de la ligne n’est pas tranchée ». Nous y voilà. Et cet argument a l’immense mérite de la cohérence.

Un argument qui devrait, d’ailleurs, traverser l’esprit de toutes – Toutes ? Toutes… – les formations politiques, notamment à la droite et droite extrême de l’échiquier, en ces temps de dé-recomposition politique. Quelle ligne veut-on défendre et suivre ? Macron l’a, du reste, bien compris : je crée ma propre ligne, comme on crée une ligne de produits. Il se trouve que cette ligne, c’est lui. Mais bon, ça, c’est une autre histoire… Car ce n’est pas le programme qui est essentiel, c’est la ligne. Nuance. Et ceux qui moquaient l’absence de programme chez Macron, lorsqu’il déclarait que « c’est une erreur de penser que le programme est le cœur » d’une campagne électorale, assumant pleinement la dimension « mystique » de la politique, peuvent s’en mordre aujourd’hui les doigts.

Mais pour en revenir aux propos de Mme Pécresse, il faut avouer, en revanche, que l’on a du mal, justement, à voir sa ligne politique. Ou, plutôt, on la voit se dessiner en creux, ce qui n’est pas du meilleur effet. Car elle veut « incarner une droite authentique : ni soumise à Macron, ni poreuse avec le FN ». Mme Pécresse, qui a ses valeurs ou ses vapeurs, veut donc cultiver l’authentique, comme Ugolin dans Jean de Fleurette, c’est-à-dire sans savoir ce que c’est vraiment. Ou, tout du moins, sans nous le dire. Une droite pas poreuse ou plutôt une droite vaporeuse : comme depuis trente ans, finalement

 

Repost 0
Published by marcrousset
commenter cet article
10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 08:18

https://metamag.fr/2017/07/09/le-mirage-des-energies-fatales-2/

 

Le mirage des énergies fatales

 
Hulot Portrait

Le mirage des énergies fatales

Télécharger en PDF et imprimer
 

Michel Gay ♦

L’ADEME a publié en 2016 un scénario permettant de produire 100% d’électricité renouvelables en France en 2050. Ces sources d’énergie ont, pour la plupart (éolien, solaire, marée), une production intermittente et fatale. Elles produisent selon les caprices de la nature.

Leurs coûts de production sont exorbitants pour la collectivité, notamment pour l’éolien et le solaire. Il faut en effet y ajouter ceux des moyens complémentaires de soutien (stockages, productions thermiques) pour la gestion de l’intermittence .

La quantité d’énergie renouvelable produite en moyenne sur une longue période (une année par exemple) peut égaler la consommation. Mais la vrai question (cruciale) est : « la puissance fournie est-elle disponible en permanence pour équilibrer le besoin dans le réseau de distribution ? ». Il est en effet nécessaire de produire de l’électricité en permanence pour équilibrer les besoins en temps réel, sous peine d’effondrer le réseau.

L’analyse du seul mix électrique est insuffisante pour comprendre la transition énergétique car cette dernière concerne l’ensemble des besoins. L’électricité ne représente que 25% de la consommation totale d’énergie finale en France.

Or, une partie de la consommation carbonée sera reportée sur l’électricité si la production associée n’émet pas de gaz à effet de serre (GES). Ce transfert concernera une partie des transports (véhicules électriques), des besoins en chauffage (pompes à chaleur).

Réduire la consommation d’énergie totale ne se traduira donc pas par une diminution de la production d’électricité. Ce sera même probablement le contraire…

L’existant

Les installations actuelles de production d’électricité en France émettent peu de GES (moins de 50 gCO2/kWh) car elles reposent essentiellement sur le nucléaire et l’hydraulique (les ressources naturelles sont aujourd’hui proches de la saturation pour l’hydroélectricité). La pollution est très faible pour ces modes de production.

Le coût actuel de l’électricité en France est compétitif (le second moins cher d’Europe) et le solde des échanges avec l’étranger est positif de deux milliards d’euros. De plus, la sécurité d’approvisionnement est remarquable.
Pourquoi vouloir détruire ce qui donne toute satisfaction ?

Le scenario ADEME 100% renouvelable

Le scénario ADEME 100% renouvelable présente notamment les inconvénients suivants :

– le coût exorbitant,
– l’occupation d’immenses surfaces,
– et, surtout, l’intermittence de productions fatales qui pose des problèmes non résolus de stockage et de fiabilité du réseau. Le scenario ADEME s’appuie principalement sur des énergies non pilotables (intermittentes et fatales). Il suppose aussi que la future production d’électricité sera plus faible que la production actuelle, alors que, en 2050, la population sera plus nombreuse de près de 15%, et qu’il devrait y avoir 30% de logements de plus (prévisions INSEE).

Par ailleurs, il faudra satisfaire le nouveau besoin de développement des véhicules électriques promu par Nicolas Hulot dans son Plan Climat le 6 juillet dernier (30 milliards de kWh supplémentaires pour les 10 millions de véhicules prévus par l’ADEME). Et aussi accompagner les évolutions de l’économie vers la numérisation (multiplication des serveurs) et la robotisation de l’industrie.

Une diminution de consommation totale ne peut donc se concevoir sans un rationnement pour les Français (via une forte majoration des prix), qui serait économiquement destructrice et socialement inacceptable. Elle ne pourra pas être obtenue par une amélioration significative de l’efficacité énergétique, l’essentiel des gains les plus faciles ayant déjà été accompli dans ce domaine.

L’ADEME vise la décroissance

Dans son étude, l’ADEME a accepté la décroissance en limitant la consommation d’électricité et en faisant des hypothèses irréalistes sur les coûts.

En dépit des progrès d’efficacité et de sobriété qui seront réalisés, une baisse de la consommation d’électricité à l’horizon 2050 ne pourrait que correspondre à un choc socio-économique majeur. Elle interdirait aussi un transfert des consommations d‘énergie fossile dans le bâtiment et les transports vers une électricité propre.

Les énergies renouvelables intermittentes rendront nécessaires l’installation complémentaire de centrales à combustibles fossiles ce qui conduira à des émissions supplémentaires de GES. En l’Allemagne, par exemple, qui a beaucoup investi dans les éoliennes et le solaire, les émissions de CO2 par habitant sont deux fois supérieures aux émissions françaises.

L’étude précitée de l’ADEME, agence publique certainement soucieuse de l’intérêt général, a été utilisée de façon idéologique dans le cadre de la transition énergétique. Le but est de faire croire à la population que les énergies renouvelables pourront succéder aux énergies fossiles et à l’énergie nucléaire. L’usage médiatisé de ce scénario a eu pour effet d’obscurcir un peu plus le débat politique sur les enjeux énergétiques de long terme.

Les idées simplistes et les simplifications outrancières propagées par les médias et les réseaux sociaux deviennent rapidement des vérités acceptées, alors qu’elles demandent de longs raisonnements pour être contredites.

Les Français ne doivent pas se laisser fasciner par le mirage des énergies renouvelables fatales dont les avantages proclamés reculent avec le temps qui passe.

Repost 0
Published by marcrousset
commenter cet article
9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 09:22

http://www.bvoltaire.fr/ratio-texas-faillites-a-venir-banques-europe/?mc_cid=ae30c12776&mc_eid=58ff097ba7

 

 

Le « ratio Texas » et les

 

faillites à venir des banques

 

en Europe !

 

L’euro, excellente idée, risque d’être emporté par le système moribond du QE.

 

Marc Rousset

Économiste

http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=boulevard-voltaire-21&l=as2&o=8&a=208067949X

 On se rappelle le tollé et les remous médiatiques qu’avait causés François Fillon lorsqu’il avait eu le malheur d’évoquer une France en faillite. La vérité à ne pas dire a donc été divulguée d’une façon officieuse par un organisme privé dont le métier est, justement, d’analyser les risques financiers et bancaires : l’agence de notation Fitch, lors d’une déclaration toute récente de sa directrice budget Gandy pendant une conférence à Londres.

En fait, trop de banques en Europe – et plus particulièrement en Italie, Grèce, Espagne et Allemagne – sont comme des malades condamnés à mort dont la poursuite des activités ne dépend plus d’eux mais du simple bon vouloir de leurs gouvernements et des pressions plus ou moins grandes de Bruxelles et de la BCE. Le destin de ces banques est donc soit la disparition pure et simple, ce qui est impossible en raison de la ruine des déposants, soit (ce qui revient au même financièrement) le rachat pour un euro symbolique par une autre banque moins malade qui cherche aussi, souvent, à se sauver en diminuant l’importance de ses frais d’exploitation tout en trouvant de nouveaux clients. Le plus souvent, et dans la quasi-totalité des cas, il y a un apport de capitaux publics ou des garanties publiques sur des emprunts par l’acheteur, ce qui a pour effet de continuer à dégrader la situation financière déjà impossible des États. C’est de cette façon qu’a été réglée la crise des « subprimes » ; le problème, le malheur, c’est que la crise continue.

Bruxelles et la BCE (Banque centrale européenne) ont imposé comme solution à l’Europe, en cas de faillite des banques, la spoliation technocratique pure et simple, en priorité, des obligataires et, ensuite, en partie ou complètement, des dépôts de leurs clients (« chyprisation »). Il se trouve que c’est impossible à mettre en pratique dans la réalité, suite à la ruine des trop nombreux déposants et aux conséquences politiques dans les pays concernés.

Pour nous rassurer, les médias ainsi que la BCE dans ses enquêtes nous parlent toujours des sacro-saints ratios de la BRI (Banque des règlements internationaux) à Bâle, plus particulièrement du fameux ratio de 10 à 12 % entre les capitaux propres et les actifs bancaires. Mais ce ratio, condition nécessaire dans une économie saine, est tout à fait insuffisant dans une économie en quasi-faillite ! Le seul ratio qui importe, mais jamais divulgué par la BCE, les gouvernements et les autorités bancaires, est le « ratio Texas », qui compare les créances douteuses aux fonds propres des banques. Selon l’agence Fitch, une banque est en quasi-faillite lorsque le ratio Texas dépasse 100 %, ce qui signifie qu’elle ne dispose pas des capitaux propres nécessaires pour faire face à ses créances douteuses.

Si l’on prend l’exemple de l’Italie, pays le plus dangereux actuellement, le montant des créances douteuses des banques s’élève à 350 milliards d’euros, ce qui représente 16,4 % de leurs actifs. Les banques les plus menacées dans l’immédiat, après les sauvetages en cours de Monte Dei Paschi, Banco Popolare di Pienza, Veneto Banca, sont : MPS, Carige, Creval, Vénétie et Vicenza. Selon le journaliste Charles Sannat, sur les 500 banques qui existent en Italie, 114 ont un ratio Texas de plus de 100 % et 24 ont un ratio de plus de 200 %.

La situation est tout aussi grave en Grèce (47,1 % de créances douteuses), Chypre (46,7 % de créances douteuses), Espagne et même en Allemagne avec quelques banques telles que Bremer Landesbank et HSH Nordbank, la Deutsche Bank venant tout juste de sauver sa tête après une augmentation de capital en provenance du Golfe. Selon le FMI, le montant des créances douteuses en Europe s’élève à 900 milliards d’euros.

L’euro, excellente idée, risque donc d’être emporté par le système moribond du QE (quantitative easing) des banques centrales, par l’hyper-endettement des États et des agents économiques, et par une faillite en chaîne de banques en Europe. 1929 a commencé avec la faillite d’une seule banque à Vienne : la Kreditanstalt .

 

 

 

Repost 0
Published by marcrousset
commenter cet article
8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 14:08

https://metamag.fr/2017/07/07/changements-climatiques-les-atolls-disent-non/

 

Changements climatiques : les atolls disent NON

 
Atoll Vue Aerienne

Changements climatiques : les atolls disent NON

Télécharger en PDF et imprimer
 

Michel Lhomme , philosophe, politologue ♦

Storisk est un projet de recherche français qui s’intéresse aux petites îles face au changement climatique et son équipe vient de passer trois semaines en Polynésie pour y récolter des données. Elle est formelle : l’élévation du niveau de la mer ne menace pas les atolls.

Au vu des premiers résultats de Storisk, l’élévation du niveau de la mer n’est pas le danger qui pèse sur les atolls. “Les atolls ne vont pas mourir, ils ne vont pas disparaître”, confirme Virginie Duvat, la coordinatrice du projet : “La mer monte en moyenne de 2,2 millimètres par an dans les atolls, en comparant des images aériennes anciennes, datant des années 1960 et des images actuelles, on constate que pour 77% d’entre eux, la surface est maintenue, elle grandit pour 17% d’entre eux.”

En fait, le danger des atolls n’est pas le climat mais le développement économique, la société de consommation, le progrès.

La vie sur les atolls est une vie de survie et celle de l’équilibre fragile d’un écosystème. Les vrais problèmes sont donc liés à ceux du développement durable, à la vie de « décroissant ». Le problème des atolls comme ceux des îles et nous pensons plus particulièrement à Mayotte, l’île aux parfums devenu presque l’île aux déchets, c’est surtout la gestion des déchets, des eaux usées, la préservation de la barrière de corail ou de la mangrove, barrières écologiques naturelles de tous les milieux océaniques fragiles. Mayotte aurait pu se développer autrement, aurait pu être le laboratoire par exemple de la décroissance écologique française (réseau de transport public propre par navettes maritimes ou bus électriques, île sans voiture et sans sacs plastiques, énergie durable, constructions non bétonnées) mais aucun préfet, aucun MEDEF n’a choisi de ralentir la cadence, il fallait se faire de l’argent à coup de défiscalisation comme dans les atolls polynésiens où l’on pratique l’extraction massive de sable pour construire en dur.

Il faudra attendre les conclusions définitives de Storisk

Déjà, il est clair que les petites îles tropicales ont toujours subi des événements extrêmes d’origine climatique (cyclones tropicaux, houles distante) et des changements graduels dus au climat (élévation du niveau marin et augmentation des températures océaniques) mais l’acidification des océans, le bétonnage, l’accumulation des déchets électroménagers n’est pas d’origine climatique mais bien économique. Nonobstant, les micro-états océaniens ne cessent de faire pression dans les instances internationales onusiennes pour réclamer le statut de victime, de « réfugié climatique » alors que très souvent, ils sont à l’origine d’un développement inconsidéré de leurs îles.

Il sera toujours difficile de savoir aujourd’hui quels seront les besoins des hommes dans un siècle, quels seront leurs dispositifs technologiques et leurs matériaux de construction. Toutefois, pour les îles et les atolls, une prise de conscience urgente est nécessaire : le modèle en cours est suicidaire.
Récemment, nous sommes tombés sur un amas de capsules et dosettes café, pourtant très à la mode et totalement généralisé chez les métropolitains expatriés. Jetés, elles sont non biodégradables . Il y a à peine une décennie, le café c’était tout simplement du marc que l’on évacuait dans l’évier ou mettait dans les plantes.

Le corail est le meilleur protecteur des atolls et des îles : il pousse et il grandit et compense ainsi l’élévation du niveau marin dans le temps. Il est donc impératif de trouver des solutions pérennes et non polluantes à la gestion des déchets sur les atolls et les îles, sinon tôt ou tard, les ultra-marins ne vivront que sur des ordures.

Les atolls, les îles de Polynésie, Mayotte ne sont pas menacés par la montée des eaux mais par un développement anarchique, une surconsommation sans limites et une absence de développement responsable

Repost 0
Published by marcrousset
commenter cet article
8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 14:05

https://webmail1m.orange.fr/webmail/fr_FR/read.html?FOLDER=SF_INBOX&IDMSG=248860&check=&SORTBY=1

 

Ce que l’on peut retenir de “Adieu l’argent roi” de Marc Rousset 

 
Adieu Argent Roi

Ce que l’on peut retenir de “Adieu l’argent roi” de Marc Rousset 

Télécharger en PDF et imprimer
 

Benoît Loulourd, Enseignant en Lettres, retraité ♦

adieu-argent-roiPar deux articles, nous faisions écho à la parution d’un ouvrage, fort dense  et primordial pour la compréhension de notre époque . Il s’agit de “Adieu l’Argent-roi! Place aux Héros européens! Critique de la civilisation de l’Argent et Apologie de l’héroïsme” , paru aux éditions Godefroy de Bouillon.
Deux recensions ont été consacrées à cet ouvrage qui ferait une bonne lecture de vacances. Un recension faite par Michel Lhomme ,philosophe et politologue le 2 janvier et une seconde recension faite par Gustin Saintaud, universitaire, le 15 juin.Nous vous soumettons aujourd’hui le commentaire envoyé par un fidèle lecteur, suite à la recension de Gustin Saintaud , que nous estimons devoir passer en article.
La rédaction.

«Il a certes entièrement raison : c’était, à l’évidence, le sens de la leçon voulue par l’auteur, sa motivation essentielle ; démarche parfaitement maîtrisée. Mais je veux m’insurger contre le seul éloge que j’ai surtout retenu de cette analyse structurante.

Car, ainsi, elle me semble ôter à l’œuvre évoquée, peut-être ce qui personnellement m’y paraît le plus riche, le plus intelligent, et tellement instructif, surtout pour notre jeunesse à éduquer moralement, à nourrir de notre littérature foisonnante si révélatrice de l’âme profonde de notre peuple européen.

Son « Apologie de l’Héroïsme », avec cette revisite-travelling de tous les auteurs et de leur œuvre qui ont su évoquer la force, la grandeur et la beauté de l’homme convaincu de devoir se dépasser, se transcender et atteindre, sans recherche expresse, un statut entre la simple humanité et la divinité, m’inspire comme un hymne splendide qui dépoussière énergiquement, ravive, ou met en exergue ce que le veule état d ‘esprit moderne perverti tente de taire, de dénaturer, de nier de ce que nous sommes malgré tout, et devons être ou redevenir.

Textes épiques et tragédies antiques, épopées en chansons de geste médiévales, Baltazar, Gracian, Corneille, La Rochefoucault, la Bruyère en négatif, Chamfort, Gian battistaVico, Thomas Carlyle, RichardWagner, Nietzsche, Péguy, Ortega y Gasset, Maurice Genevoix, Antoine de Saint-Exupéry, Heidegger, la liste est longue mais quelle fresque magnifique et quel ensemble cohérent ! Clair et justement ciblé, c’est bien mieux que Lagarde et Michard pour collégiens et Lycéens ; ils y trouveront aisément de l’incisif et du finement illustré de lumineuses citations à noter, à retenir, à utiliser pour s’en nourrir et s’accomplir selon l’éthique supérieure à relancer en Europe pour des lendemains radieux.

Cette rapide intervention ne se veut que complémentaire de la critique parue précédemment que j’évoquai au début , et dans le même esprit laudateur.

Je ne serai peut-être point aussi dithyrambique quant à la longue énumération des prétendus héros, choisie comme panacée de marque d’héroïsme à travers l’histoire de l’Europe de l’Antiquité à nos jours ; chaque rappel sert excellemment le projet ambitieux de donner exemples et modèles, certes, mais ce pot pourri, en demandant d’excuser cette piètre expression, mélange le plus haut au bien moyen sans aucune nécessaire hiérarchisation. De même, je comprend mal ce besoin de penser héroïsme et héros possibles de tous temps et à tous moments par un rien de comportement à peine au-dessus ou au-delà du commun. Oui à la culture de l’héroïsme, mais mesure pour le héros quelconque !

De même que la technique la plus aboutie, la plus utile n’a plus rien de commun avec le sens de son étymon grec : techne, plein de la flamboyance de l’art achevé, resplendissant, subjuguant, le héros que l’on aimerait de nouveau peuplant l’imaginaire sacré européen a énormément perdu de sa pertinence originelle de demi-dieux qu’il véhiculait dans la Grèce antique, et encore quelques siècles plus tard à travers l’Europe. Que les élèves d’aujourd’hui, Européens reconformés de demain en soient avertis, sans risque de confusion ni de méprise !»

Repost 0
Published by marcrousset
commenter cet article
8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 11:37

Dans MINUTE de cette semaine : un grand entretien avec Alban d'Arguin, auteur du livre Eoliennes un scandale d'Etat

Auteur du récent Eoliennes, un scandale d’Etat (éd. Synthèse), Alban d’Arguin est vent debout contre la prolifération des éoliennes sur tout le territoire français. C’est, pour lui, une impérieuse nécessité de stopper ces implantations, qui nuisent gravement à la santé publique et procèdent, de plus, d’un système contraire aux intérêts économiques de la France.

« Minute » : Vous parlez de « scandale d’Etat », qui devrait valoir aux ministres responsables de l’implantation d’éoliennes d’être traduits devant la Cour de justice de la République. Vous n’exagérez pas un peu ?

Alban d’Arguin : Absolument pas. Et plutôt que d’un scandale d’Etat, j’aurais dû dire trois scandales d’Etat. Parce qu’en fait, outre le scandale principal, celui qui attente à la santé publique, il y en a deux autres, un économique et un énergétique. Mais je maintiens que le premier scandale devrait entraîner les ministres décisionnaires devant la Cour de justice.

Mais pourquoi ?

Parce que depuis la réforme constitutionnelle de 2005, avec l’intégration de la Charte de l’environnement dans le bloc de constitutionnalité, le principe de précaution (article 5 de cette charte) s’impose à tous. Au nom de celui-ci, on peut protéger les Français contre les risques, même « incertains en l’état des connaissances scientifiques », découlant de décisions publiques. Or avec les éoliennes, ce n’est pas le cas. J’en ap­pelle d’ailleurs aux plus éminents des constitutionnalistes pour voir comment pourrait s’engager une procédure.

Pourquoi ? Parce qu’aujourd’hui, la France est le seul pays – du moins parmi les grands pays – où le périmètre de sauvegarde entre les éoliennes et les habitations n’est que de 500 mètres. Or c’est non seulement dommageable pour la population concernée mais contraire à une préconisation parfaitement claire de l’Académie de médecine. Dans celle-ci, qui date de 2006 – juste après donc que le principe de précaution ait été doté d’une valeur constitutionnelle –, elle réclame que, pour des raisons de santé publique, nulle éolienne ne soit construite à moins de 1 500 mètres de toute habitation.

Cette distance de 1,5 kilomètre est d’ailleurs la norme partout ailleurs ! En Allemagne, le périmètre défini par l’Etat fédéral est de 1 500 mètres et plusieurs länder réfléchissent d’ailleurs à la façon dont ils pourraient encore l’augmenter. En Espagne, pareil. En Italie, il ne peut être érigé d’éolienne à moins de 2 000 mètres d’une habitation. Le Royaume-Uni a opté pour 1 800 mètres environ et, dans certains comtés, la distance minimale a été portée à 2 200 voi­re 2 400 mètres ! Quant aux Etats-Unis, c’est 1 500 mètres au minimum mais ce­la peut aller jusqu’à 3 000 mètres selon les Etats !

Pourquoi la France ne s’est-elle pas alignée sur des normes ?

Pour la raison que nous avons cette particularité historique et géographique d’avoir un habitat extrêmement dispersé. Si nous passions à 1 500 mètres, il nous deviendrait impossible d’atteindre l’objectif qui n’est même pas le nôtre mais qui est celui qui nous a été assigné par la Commission européenne dans le cadre du développement des énergies renouvelables pour réduire l’émission de gaz à effet de serre.

Le paradoxe de ce diktat est que, com­me le vent ne souffle pas tout le temps, il faut compenser cette intermittence par des énergies de substitution qui peuvent être actionnées tout de suite. Et il n’y a pour cela que le thermi­que, et notamment le gaz, qui est le plus réactif de toutes les énergies existantes.

Dans un rapport adopté il y a deux mois, l’Académie de médecine écrit que « l’éolien ne semble pas induire directement des pathologies organiques » et même que les « facteurs psychologiques jouent un rôle probable dans [le] ressenti » des nuisances.

Je suis allé sur le terrain en maints endroits de France défigurés par les éoliennes. J’ai pris le temps de rencontrer les habitants et de les écouter. L’A­cadémie de médecine l’a-t-elle fait ? J’ai vu les gens et constaté leurs souffran­ces, leurs maux de tête, leurs nausées et leurs vertiges, leurs troubles du sommeil et j’en passe.

Allez dire aux habitants de Puceul, en Loire-Atlantique, que, s’ils dévelop­pent des pathologies, c’est psychosomatique ou dû au fait qu’ils sont peut-être « émotifs, anxieux, fragiles » voire « hypochondriaques », ainsi que l’Acadé­mie de médecine ose l’écrire, et vous verrez comment ils vont le prendre !

L’Académie de médecine est d’ail­leurs tellement peu sûre de ce qu’elle avance qu’elle réclame, dans le même rapport, « une étude épidémiologique prospective sur les nuisances sanitaires », ce qui est l’aveu qu’aucune sérieuse n’a encore été effectuée en France !

A l’étranger, en revanche, pour qui lit l’anglais ou l’allemand, les études scientifiques sont abondantes. Particulièrement aux Etats-Unis, en Angleterre et en Allemagne. Et elles font toutes état de ce qu’on appelle « le syndrome éo­lien », selon une expression forgée par la chercheuse américaine Nina Pierpont. Elle a fait une étude au cas par cas sur un échantillon de personnes souffrant de diverses pathologies sur plusieurs sites éoliens aux Etats-Unis distants parfois de plusieurs milliers de kilomètres. Elle a découvert que sur tous ces sites, il y avait des concentrations des mêmes pathologies. Elle a ainsi pu déterminer douze symptômes du syndrome éolien.

En Angleterre, le rapport Hanning, publié tous les ans, rapporte tous les troubles qui ont été constatés. En Allemagne, l’équivalent de l’Académie de médecine a publié des études qui vont dans le même sens – d’où, comme je vous le disais, la volonté de certains länder de mettre encore plus à distance de la population les champs d’éoliennes.

En fait, c’est comme le nuage de Tchernobyl : partout autour de nous, les éoliennes entraînent des nuisances sur la santé, mais dès lors qu’elles sont implantées à l’intérieur de nos frontières, ces mêmes éoliennes deviennent inoffensives ! On ne célèbrera jamais assez les bienfaits du Rhin ou de la Manche sur la santé des Français…

Voilà qui rappelle aussi l’affaire du sang contaminé : on sait mais on fait comme si on ne savait pas…

Le scandale des éoliennes est pire que l’affaire du sang contaminé, car, à l’époque, les politiques avaient certes fait preuve à tout le moins de légèreté mais ils n’avaient pas mesuré les risques qu’ils faisaient courir à la population.

Là, c’est très différent : ils disposent de tous les éléments mais ils refusent de les prendre en compte, parce qu’ils sont arc-boutés sur leurs a priori idéologiques et tenus par des intérêts économiques. Ils savent qu’il suffirait de placer le curseur à 1 500 mètres pour mettre à l’abri la population, conformément au principe de précaution, mais, délibérément, ils ne le font pas parce que cela empêcherait d’atteindre le nombre d’éoliennes fixé par le Grenelle de l’environnement et par la loi de transition énergétique et exigé par l’Union européenne.

Vous écrivez que le caractère intermittent du vent n’assure pas la rentabilité des éoliennes. Pourtant, le secteur de l’éolien est une affaire qui marche et qui prospère.

Ce business est en effet rentable pour ceux qui produisent l’électricité éolienne mais pourquoi ? Parce que, et c’est là qu’est le scandale économique, les producteurs d’énergie éolienne profitent d’une bulle financière, ainsi que l’a reconnu le magnat de l’éolien, Pâris Mouratoglou.

Il y a quelques années, Mouratoglou, qui a bâti un empire dans ce do­maine – il a revendu à EDF, pour plus de 800 millions d’euros, la société EDF Energies Nouvelles qu’il avait constitué avec elle –, a annoncé qu’il se retirait du marché des énergies renouvelables en France justement parce que ce n’était qu’une bulle financière et que ça ne l’intéressait plus.

Or c’est bien cette bulle qui attire les consortiums étrangers. Les fabricants d’éoliennes et ceux qui les installent le font parce qu’ils ont la garantie d’EDF, qui est leur seul client, de racheter – pendant quinze ans au moins ! – l’électricité qu’ils produisent entre trois et quatre fois le prix auquel EDF l’aurait produite elle-même ! Ils ne prennent donc aucun risque !

Ce modèle économique devrait être enseigné dans toutes les écoles de commerce du monde (et peut-être l’est-il) ! Imaginez : j’ai un client unique, il est obligé de m’acheter toute ma production, il n’a pas le droit d’aller voir d’éventuels concurrents qui la vendraient moins cher, et, mieux encore, il m’achète ma production même quand il n’en a pas besoin !

Moyennant quoi si le secteur de l’éolien se porte très bien, merci, ce n’est pas le cas d’EDF qui, il y a quatre ans, a dû lancer un « profit warning » (un « avertissement sur ses résultats ») et annoncer qu’elle était contrainte de provisionner quatre milliards de plus que prévu pour ses réseaux de transport d’électricité. Car l’électricité produite par les éoliennes doit être intégrée dans les réseaux existants et c’est un véritable casse-tête, tant cela crée des surtensions ou des sous-tensions, selon les périodes. Au fur et à mesure que l’éolien s’accroît, RTE, pour la haute tension, et Enedis (ex-ERDF), pour la basse tension – celle qui alimente toutes nos maisons –, qui sont toutes deux des filiales d’EDF, sont obligées de revoir toutes leurs cartes des réseaux de transport d’électricité.

Une large partie de la population est pourtant favorable aux éoliennes…

Bien sûr, puisqu’on nous répète sans cesse que c’est une « énergie propre », qu’elle est renouvelable à l’infini, qu’elle atteint l’« idéal » du « risque zéro », etc. Et puis elle rapporte, à quelques-uns…

Il faut savoir qu’une éolienne rapporte entre 7 000 et 8 000 euros au propriétaire sur le terrain duquel elle est implantée. Un propriétaire foncier peut gagner 80 000 euros s’il accepte d’avoir une dizaine d’éoliennes chez lui ! Qui refuserait un tel revenu ? Certainement pas les agriculteurs, qui sont dans la situation économique catastrophique que l’on sait. Certainement pas non plus, mais là dans un autre esprit, les propriétaires fonciers qui habitent en ville, loin de leur bien foncier, loin donc des futures éoliennes dont ils se moquent bien des effets sur la santé des habitants, dont ils ne sont pas, et qui trouvent ainsi un moyen de maximiser leurs profits… J’ai rencontré ce dernier cas dans de nombreux dossiers.

A cet égard, une autre activité s’est développée, celle de sociétés commerciales qui sillonnent le territoire pour éplucher les cadastres et démarcher les propriétaires – je sais de quoi je parle, je l’ai vécu moi-même ! Des commerciaux prospectent donc les propriétaires en leur proposant de conclure une convention privée, qui devra rester totalement secrète. Dans les clauses du contrat figure noir sur blanc l’interdiction d’en parler à qui que ce soit tant que les autorisations administratives ne sont pas données sous peine de voir le contrat de location des terres pour cinq ou dix éoliennes rompu.

Quand vous risquez de perdre plusieurs dizai­nes de milliers d’euros par an si vous parlez, vous respectez la loi du silence !

Ajoutez à cela la corruption et vous commencerez à comprendre l’omerta qui règne sur le sujet. Le nombre de cas de prises illégales d’intérêts qui ont été constatés sur des élus municipaux est phénoménal.

A ce point ?

A ce point. Et à tel point que, mi-2014, le SCPC, le Service central de prévention de la corruption, ayant soulevé ce problème dans un rapport qui a fait grand bruit, Frédéric Lanoë, en sa qualité de président (à l’époque) de la Fédération Energie Eolienne, qui n’est autre que le lobby des professionnels de l’éolien, a pris sa plus belle plume pour écrire à tous les députés.

Dans cette lettre du 8 décembre 2014, divulguée par « Le Figaro », il faisait part de sa « vive inquiétude » face à « la multiplication des attaques devant les juridictions pénales des élus » sur « le motif de prise illégale d’intérêts » et demandait aux députés – aux législateurs donc – de « remédier » à cette « judiciarisation » en changeant la loi ! « L’imprécision qui entoure actuellement la définition de la prise illégale d’intérêts est une faille qu’utilisent les détracteurs de l’éolien au détriment des maires », avait-il osé écrire !

Je note, mais ceci n’a sans doute rien à voir avec cela, que le SCPC a été supprimé fin 2016 dans l’indifférence générale, dans le cadre de la loi « relative à la transparence » dite « loi Sapin 2 », et remplacé par une Agence française anticorruption dotée de deux fois moins de pouvoirs que n’en avait le Service central de prévention de la corruption…

Vous croyez possible de stopper l’implantation d’éoliennes ?

Le sujet des éoliennes n’est pas énergétique, il n’est pas économique, il est politique. Selon la formule célèbre, si cé­lèbre qu’on ne sait plus qui en est l’auteur, « là où il y a une volonté, il y a un chemin ».

Pour résoudre définitivement ce pro­blème, il y a des mesures extrêmement simples à prendre. La principale, c’est de supprimer la surprime de l’Etat sur le rachat de l’électricité produite par les éoliennes. Aussitôt, les consortiums étrangers, ces vautours qui sont derrière la prolifération de l’éolien, se retireront pour aller chercher ailleurs une bulle financière de même nature et délaisseront la France. Cela aura pour autre effet bénéfique de redonner de l’air, si j’ose dire, à EDF sur le plan financier, tant notre fleuron industriel est plombé par cette électricité d’origine éolienne qu’on lui impose de racheter alors qu’elle n’en a aucun besoin.   

Propos recueillis par Marc Bertric

 

Repost 0
Published by marcrousset
commenter cet article
7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 13:01

http://www.bvoltaire.fr/devient-nicolas-dupont-aignan/?mc_cid=2d2b86d5fc&mc_eid=58ff097ba7

 

 

 

Nicolas Kirkitadze

Etudiant en Histoire

 

;

On le disait politiquement fini, isolé, condamné à être un paria et à justifier toute sa vie, tel un von Papen, son alliance avec le Front national. « Dupont-Aignan ? Il est mort et archimort », avait même lâché un journaliste indélicat sur BFM TV, au lendemain de la défaite de Marine Le Pen. Il y a encore trois semaines, aucun sondeur n’aurait parié un kopeck sur la réélection de Nicolas Dupont-Aignan dans sa circonscription de l’Essonne, où des centaines de manifestants réclamaient sa démission.

D’autre part, deux vagues successives de défections avaient affaibli son parti, Debout la France : la première fut celle des mécontents qui rejetaient l’accord avec le FN ; la seconde, celle des pro-FN espérant une alliance durable entre les deux partis et qui, déçus, ont claqué la porte suite à la rupture de l’accord en vue des législatives. Ces départs surmédiatisés ont donné l’image d’un parti exsangue en cours de décomposition.

Debout la France semble pourtant en pleine renaissance. Le Conseil national du mouvement gaulliste s’est tenu ce samedi 1er juillet. L’opposition à Emmanuel Macron, la confiance à Nicolas Dupont-Aignan et la tenue d’un congrès réformateur en 2018 sont les principales mesures adoptées par la centaine de cadres qui s’étaient donné rendez-vous à Yerres.

Réélu avec 52 % des voix, le député Nicolas Dupont-Aignan semble lui aussi revenir du purgatoire médiatique. Invité ce dimanche sur France 3, il a réaffirmé sa volonté de refonder une droite de conviction, notamment en engageant le dialogue avec l’aile droite des Républicains et le FN : « Avec tous ceux qui ne vont pas à la soupe chez M. Macron. » Il cite, entre autres, les noms de Laurent Wauquiez et Thierry Mariani chez Les Républicains, et Florian Philippot, qui lui a répondu sur son compte Twitter : « Toujours d’accord pour dialoguer quand il s’agit de l’intérêt national. » C’est qu’il ne doit pas être si « archimort » que ça…

« Cinq ans pour construire un projet alternatif », c’est l’objectif que se fixe Nicolas Dupont-Aignan, qui quittera sa mairie de Yerres pour siéger à l’Assemblée, tout en restant conseiller municipal de sa commune.

Selon le président de Debout la France, l’alliance avec le FN n’a pas entamé son image ou celle du parti, malgré le départ tapageur de quelques cadres. Nicolas Dupont-Aignan revendique en effet « des milliers d’adhérents », aussi bien des Républicains déçus que d’anciens frontistes. Si les chiffres exacts ne sont pas vérifiables, il est vrai que les fédérations locales ont enregistré des dizaines d’adhésions depuis le mois de mai.

Plus posé que Marine Le Pen, plus conservateur que Philippot, Nicolas Dupont-Aignan est aussi plus social et étatiste que le « FN du Sud ». Gaulliste, fils d’un prisonnier de guerre, il brise tous les points Godwin que la gauche aime déverser sur les patriotes. À la fois proche de Marion Maréchal-Le Pen (qui aurait joué un rôle de premier plan dans l’accord FN-DLF) et de Florian Philippot, dont il partage le souverainisme, il apparaît comme un homme de synthèse et de convictions au sein d’un camp national en voie de morcellement. Et si le recours, pour 2022, c’était Dupont-Aignan ?

 

Repost 0
Published by marcrousset
commenter cet article
7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 10:41

 

 

 

 

 

 

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

de Jacques MYARD

 

Maire de Maisons-Laffitte

 

Membre Honoraire du Parlement

 

Président du Cercle Nation et République

 

Le 7 juillet 2017

A/S : Migrants : la politique de l’autruche

 

L’opération en cours à la porte de la Chapelle qui consiste à réduire un campement sauvage de migrants en les répartissant dans de multiples sites de la région parisienne peut se comprendre sur le plan de la santé publique, de l’hygiène et du traitement digne des êtres humains mais cette opération est porteuse de graves conséquences.

 

En effet, elle sera interprétée une nouvelle fois par les candidats à l’immigration comme étant un appel, puisque la France et les autres Etats européens les accueillent , contraints de mettre un terme aux campements sauvages ou à la jungle de Calais.

 

C’est exactement ce qu’il ne faut pas faire ; il est fort à parier que dans quelques semaines, voire quelques mois, un campement sauvage au même endroit se reconstituera.

 

C’est un processus sans fin qui s’auto-alimente par l’importance des candidats à l’émigration.

Une autre politique s’impose afin d’éviter des affrontements et la montée de la xénophobie préjudiciable à la paix civile.

 

Sauver des êtres en mer est une obligation mais les sauver pour les ramener au sud de l’Italie et dans toute l’Europe, c’est se faire complice des mouvements mafieux qui règnent en Libye avec la bénédiction d’un certain nombre d’ONG dont les motivations et les objectifs sont plus que douteuses.

 

Il est impératif que les sauvetages en mer ramènent ces candidats à l’émigration en Libye au besoin avec une intervention militaire pour forcer les autorités libyennes à cesser ce petit jeu, contrôler les frontières, éliminer les mouvements mafieux.

 

Cette politique du retour doit être clairement annoncée, urbi et orbi, seul moyen de mettre un terme à ce processus sans fin.

 

Quant à l’opération de démantèlement du camp porte de la Chapelle et l’envoi des migrants dans de multiples sites de la région parisienne, elle est le meilleur moyen pour qu’ils s’égarent dans la nature et ne puissent plus être contrôlés.

 

C’est donc une faute.

 

La seule solution eût été de les maintenir dans un camp de rétention, d’examiner rapidement leur situation et de les renvoyer systématiquement dans leur pays d’origine.

 

Cette décision est la seule responsable, même si nombre d’associations qui se prétendent défenseurs des migrants pousseront des cris d’orfraie.

 

Ces associations ne sont, en réalité, que des apprentis sorciers qui exploitent à des fins idéologiques la misère humaine, elles ne concourent pas à résoudre ce problème majeur dont la solution est un plan Marshall d’aide aux pays d’émigration pour stabiliser leurs populations.

 

Il est urgent de changer radicalement de politique au nom de la paix civile.

Repost 0
Published by marcrousset
commenter cet article
7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 09:25

Plus d'un Français sur deux pas convaincus par les discours de Macron et Philippe

       PARIS, 7 juil 2017 (AFP) - Plus d'un Français sur deux n'a pas été convaincu par le discours du président devant le Congrès et la déclaration de politique générale du Premier ministre, selon un sondage Odoxa pour Le Figaro et France Info publié vendredi.

      A la question, "diriez-vous que le cap fixé par le président Emmanuel Macron dans le discours de Versailles du 3 juillet (devant les députés et les sénateurs réunis en congrès) permettra une amélioration de la situation du pays ?", 54% des Français interrogés ont répondu "non". 46% ont dit "oui".

      Concernant le discours de politique générale d'Edouard Philippe mardi devant l'Assemblée nationale, 58% des sondés "n'approuvent globalement pas les mesures annoncées". 41% en revanche les "approuvent".

      Toujours dans ce même sondage, 72% des personnes interrogées se disent "favorables" à la "limitation de matières lors de l'épreuve du bac et à l'introduction d'une part de contrôle continu". 28% y sont "opposées".

      Au sujet de "la fin de l'état d'urgence d'ici au 1er nombre", un Français sur deux y est "favorable". Le Parlement a donné jeudi son feu vert à une sixième et, en principe, dernière prolongation de l'état d'urgence jusqu'au 1er novembre, le temps de voter une nouvelle loi antiterroriste controversée qui pérennisera certaines mesures exceptionnelles.

      Enfin, ils sont 64% a être "opposés" à "l'augmentation de la CSG pour tous afin de baisser les cotisations salariales". 35% y sont "favorables".

      Enquête réalisée en ligne les 5 et 6 juillet auprès d'un échantillon de 1.003 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

 

Repost 0
Published by marcrousset
commenter cet article
7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 08:58

http://www.jeune-nation.com/divers/billet-dhumeur/simone-veil-canonisee-par-leur-systeme-de-mort-et-de-mensonge.html

 

Accueil » Divers » Billet d'humeur » Simone Veil canonisée par leur Système de mort et de mensonge
 

Simone Veil canonisée par leur Système de mort et de mensonge

 
 

 

Si l’on voulait prouver que nous vivons dans un système reposant sur l’inversion, et ne se complaisant que dans la mort et le mensonge, il suffirait d’ouvrir ces jours-ci un journal, une revue, d’écouter la radio, de regarder la télévision pour en apporter une démonstration éclatante et péremptoire. En effet on ne compte plus les unes de gazettes, les éditions exclusives, les numéros spéciaux consacrés à Simone Veil disparue le 30 juin au matin à quelques jours seulement de son quatre-vingt-dixième anniversaire.  Aucun dithyrambe n’était de trop pour louer cette femme pourtant épouvantable et qui portait sur son visage et dans son regard sa méchanceté, son inhumanité, sa noirceur. Hannibal, dans plusieurs de ses chroniques hebdomadaires, va se pencher en détails sur la personnalité, l’œuvre et le bilan de cette personnalité juive couverte de tous les honneurs par leur République et qui sera, n’en doutons pas, panthéonisée. Disons seulement pour faire court qu’elle illustre à merveille les deux religions de la Ve République, la religion de la Shoah dont elle fut toute sa vie une grande prêtresse (elle présida d’ailleurs longtemps la Fondation pour la mémoire de la Shoah), même si Hannibal la qualifie avec espièglerie de « témoin révisionniste » et la religion de l’avortement puisque la loi votée le 21 novembre 1974 et promulguée le 17 janvier 1975 qui porte son nom est à l’origine du froid assassinat d’environ dix millions d’enfants à naître (à raison d’environ 230 000 avortements annuels officiels). 

Alors qu’on nous tympanise sans cesse à l’école, au cinéma, dans les media avec « le génocide juif et ses six millions de victimes », et de manière de plus en plus intense alors même qu›on s›éloigne chronologiquement chaque jour davantage du temps de la Seconde Guerre mondiale, un génocide silencieux a lieu tous les jours, dans une parfaite légalité et dans un consentement quasiment unanime depuis bientôt un demi-siècle. Quelle société peut en effet survivre au massacre planifié et massif des enfants à naître ? Peut-on encore donner le nom de civilisation à une société qui promeut et rembourse à cent pour cent de tels meurtres de masse ? D’autant qu’au-delà de l’élimination physique qui est à la fois un homicide odieux, un suicide de la nation et qui participe activement au Grand Remplacement, c’est l’âme d’un pays que l’on détruit irrévocablement. Les louanges insensées que l’on a entendues de partout, du Parti communiste au Front national — lequel est aujourd’hui complètement acquis à la culture de mort et à la loi Gayssot — montrent que l’on se dirige toujours davantage vers l’abîme et que, loin de prendre conscience de cet effrayant massacre qui nous condamne à court ou moyen terme, les différents partis et politiciens veulent encore plus de victimes, plus de morts, plus de sang. Ce n’est plus le sang des Poilus que la République maçonnique fait couler aujourd’hui par millions, comme il y a un siècle, c’est celui des enfants sans défense. Leur République est un monstre froid, une machine à tuer, il faut vraiment en être conscient.

[…]

Éditorial de Rivarol n°3290 du 6/7/2017

Commandes et abonnements : http://boutique-rivarol.com

Repost 0
Published by marcrousset
commenter cet article

Présentation

  • : Le Blog de Marc Rousset
  • Le Blog de Marc Rousset
  • : BLOG POLITIQUE, GEOPOLITIQUE, ET D'ECONOMIE
  • Contact

Recherche

Liens