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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 23:31

https://webmail1p.orange.fr/webmail/fr_FR/read.html?FOLDER=SF_INBOX&IDMSG=238667&check=&SORTBY=1

Chers amis et adhérents,

 

En ce début d'année, nous vous présentons nos meilleurs vœux pour vous et votre famille.

 

Notre association a été reçue il y a quelques jours à la Préfecture des Yvelines par M. Emmanuel Richard, Directeur Départemental de la Cohésion sociale, en charge de l'accueil des immigrants dans le département.

Etait également présent à nos côtés, le collectif d'habitants de Rocquencourt, "Protection des Yvelines".

 

Le représentant du Préfet nous a détaillé certains aspects techniques liés aux camps d'immigrants illégaux en général (850 places dans tout le département) et à l'INRIA en particulier (une centaine de personnes).

L'information importante de cet entretien est la confirmation de la fermeture du camp le 22 janvier.

Cette fermeture, annoncée également par le maire de Rocquencourt lors de ses vœux et par le Président de l'INRIA à ses salariés, est une bonne nouvelle, dont nous nous félicitons tous !

Elle est le fruit de la mobilisation soutenue des citoyens de nos communes, bien décidés à reprendre les choses en main, dans un contexte de démission de l'Etat au niveau national.

 

Si le représentant du Préfet ne nous a pas clairement indiqué la destination prochaine de ces immigrants*, nous lui avons néanmoins fait confirmer l'absence de nouveau camp à Louveciennes, au Chesnay ou dans les communes environnantes.

 

Nous lui avons indiqué que nous resterons très vigilants d'ici le 22 janvier, dans un contexte où des distributions sauvages de nourriture par des individus pro-migrants continuent d'être réalisées le soir, à proximité de l'INRIA. Ces distributions créent des attroupements sur la voie publique, attirant des personnes non liées au site de l'INRIA. Des dégradations (graffitis de taille significative) ont également été observées récemment.

 

En vous remerciant pour le soutien et la vigilance de chacun d'entre vous,

Très cordialement,

 

Défense Citoyenne des Yvelines

https://twitter.com/DcYvelines

 

 

* l'article du 12/01/17 de 78 Actu ci-dessous évoque la commune d'Epône, près de Mantes-la-jolie

http://www.78actu.fr/les-migrants-quitteront-l-inria-le-22-janvier_44372/

 

 

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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 16:43

http://www.bvoltaire.fr/pascalcelerier/sondages-se-trompent-niveau-de-macron,305987?mc_cid=31919c0ab7&mc_eid=58ff097ba7

 

Sondages : pourquoi ils

 

se (et vous) trompent

 

sur le niveau de

 

Macron…

HIER

 

Macron, c’est notre brillant troisième homme de janvier. Il n’est pas exclu qu’il devienne le quatrième en février.

 

Pascal Célérier

 

 

Boulevard Voltaire fut un des rares organes de presse à avoir, durant toute l’année 2016, pointé ces sondages trompeurs qui donnaient Alain Juppé vainqueur de la présidentielle et, donc, forcément avant cela, de la primaire de la droite.

Il en va de même pour Emmanuel Macron. Les ressemblances avec le cas Juppé sont d’ailleurs à souligner. Un même positionnement centriste, européen et axé sur une identité heureuse. Emmanuel Macron, lui, a décidé de ne pas passer par la case « parti » ou « primaire », qui lui aurait été fatale comme elle l’a été pour Alain Juppé.

Cela lui permet de surfer actuellement sur deux phénomènes : un François Fillon diabolisé par tous, de Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon, et une primaire socialiste peu enthousiasmante où les candidats semblent s’être lancés dans un concours de maladresses.

Donc, dans ces circonstances, les derniers sondages propulsant Emmanuel Macron au zénith sont à examiner attentivement.

Le premier, le baromètre mensuel du Figaro Magazine de Kantar Sofres OnePoint, mesurant la cote d’avenir des hommes politiques, place M. Macron en tête. Mais précisons qu’il place aussi Jean-Luc Mélenchon en seconde position ! Or, cote d’avenir et intentions de vote ne sont jamais superposables.

Le second sondage, l’enquête IFOP-Fiducial pour Paris Match, i>Télé et Sud-Radio, a réellement sondé son échantillon d’électeurs sur leurs intentions de vote à la présidentielle. L’enseignement essentiel de ce sondage est que Mme Le Pen passerait devant M. Fillon : 26,5 % contre 24 ou 25 %.

Vu la marge d’erreur, rien de décisif, ni dans un sens ni dans l’autre. Mais, surtout, ce sondage nous apprend que M. Macron, au second tour, battrait tout le monde : M. Fillon (à 52 %) ou Mme Le Pen (à 65 %) ! Petit problème, toutefois, dans ce scénario de second tour planant pour M. Macron : le même sondage nous apprend que, quel que soit le vainqueur de la primaire socialiste, jamais il n’accède au second tour, plafonnant à 17, 19 ou 20 % des intentions de vote, loin derrière M. Fillon et Mme Le Pen ! Même erreur sondagière que pour Alain Juppé : il devait gagner haut la main le second tour. Sauf qu’il n’est jamais arrivé au premier!

Mais, me direz-vous, Emmanuel Macron a pris soin, lui, de s’affranchir d’une primaire qui aurait pu se refermer sur lui comme un piège. Il n’empêche : pour le moment, la médiocrité de la primaire socialiste le sert, le portant certainement à son plus haut niveau et ne laissant que quelques miettes aux socialistes testés. Mais, quand elle aura accouché, tant bien que mal, de son candidat, les électeurs de gauche qui le hissent à ce niveau reviendront au bercail. Les socialistes auront enfin un leader identifié, le parti, bien qu’en triste état, jouera son rôle et l’électorat de gauche, légitimiste et soucieux de revenir aux fondamentaux du catéchisme socialiste, délaissera M. Macron. Mme Le Pen, elle aussi, avait cet automne profité de l’incertitude de la campagne de la primaire de la droite.

Macron, qui n’a pour le moment qu’un grand vide à sa gauche créé par la campagne pour la primaire, devra alors répondre à un leader désigné par la primaire, se recentrer et se droitiser, faisant fuir davantage encore les électeurs de gauche qui se raccrochent à lui le temps d’un hiver sans leader.

Macron, c’est notre brillant troisième homme de janvier. Il n’est pas exclu qu’il devienne le quatrième en février. Tout en conservant une excellente cote d’avenir !

 

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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 15:26

http://www.bvoltaire.fr/joellemelin/mayotte-existe-t-leurope,305397?mc_cid=31919c0ab7&mc_eid=58ff097ba7

 

Mayotte existe-t-elle

 

pour l’Europe ?

AUJOURD'HUI

 

Officiellement, la population serait de 212.000 personnes mais, en raison des clandestins, la réalité est plus proche de 400.000.

 

Dr Joëlle Mélin

Médecin


Conseillère politique de Marine Le Pen en matière de santé, député européen Front national.
 

 

 

L’article 135 du règlement du Parlement européen prévoit que, sur demande, un débat peut avoir lieu sur un cas urgent de violation des droits de l’homme, de la démocratie et de l’État de droit. Cette disposition voudrait que les sujets abordés concernent des atteintes visant, en premier lieu, les Européens. En réalité, il n’en est rien !

Pour preuve, le jeudi 15 décembre dernier, trois sujets ayant fait l’objet de résolutions du Parlement européen ont été abordés. Aucun d’entre eux ne concernait l’Europe et les Européens. Le premier était consacré aux charniers découverts en Iraq suite à des massacres orchestrés par l’État islamique ; le second abordait un conflit entre une minorité ethnique de Birmanie et la communauté bouddhiste ; et le troisième portait sur la destruction d’un centre de formation bouddhiste et l’incarcération d’un militant de la cause tibétaine.

Même si certains sujets méritent l’attention de l’institution européenne, il est dommageable que cette dernière préfère s’occuper avant tout de conflits, violations ou atteintes provenant de tous les pays du monde plutôt que de traiter les maux qui existent à l’intérieur de ses propres frontières.

Mayotte, 10 1e département français, fait partie de l’Europe. Alertée par la vague de violence et le problème des hôpitaux, je m’y suis rendue fin septembre 2016.

84 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, le taux de chômage est de 37 % et l’immigration illégale ne cesse d’augmenter, avec 40 % d’immigrés en situation irrégulière qui ont importé avec eux la radicalisation sous l’influence de l’Arabie saoudite.

Cette île est devenue une poubelle à ciel ouvert, les eaux sont polluées, le pillage des ressources agricoles est habituel, Mayotte est devenue le plus grand bidonville de France.

Officiellement, la population serait de 212.000 personnes mais, en raison des clandestins, la réalité est plus proche de 400.000.

L’île est la première maternité de France, avec 10.000 naissances en 2016, principalement des clandestins. Il y a 8.000 mineurs isolés – autant qu’en métropole. Les difficultés de scolarisation sont terribles car il naît une classe par jour à Mayotte et l’illettrisme dépasse les 50 %.

La violence explose car elle a « changé de visage ». La « prédation de subsistance » s’exerce avec une particulière cruauté de la part des jeunes en situation irrégulière. Tout cela nuit considérablement à l’activité économique qui est au bord de l’effondrement. De nombreux entrepreneurs installés depuis longtemps veulent quitter l’île.

Face à la conjonction de l’intégralité des ingrédients menant à une explosion sociale et sanitaire, l’État français est incapable et l’Europe préfère détourner le regard. Est-ce parce que Mayotte préfigure le destin de l’Europe tout entière ?


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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 15:04

http://metamag.fr/2017/01/12/nucleaire-la-force-tranquille/

 

Nucléaire : la force tranquille

Accueil » Futuropolis » Nucléaire : la force tranquille

 

 

 

Michel Gay ♦

Dans un contexte énergétique en profonde mutation, l’énergie nucléaire apporte des réponses adaptées aux défis d’avenir et correspond aux enjeux du XXIème siècle. Elle est un atout économique pour la France qui souhaite redresser son économie, réindustrialiser ses territoires et lutter contre le changement climatique. Cette force tranquille s’enracine dans le monde pour accompagner le développement de l’humanité.

Le nucléaire assure aux Français une électricité bon marché. Par comparaison, un Allemands paye son électricité 70% plus cher qu’un Français et le prix de l’électricité pour les industriels en France est de 25% inférieur au prix moyen en Europe. (Eurostat 2015). Pour certaines industries, l’électricité représente jusqu’à 30% (aluminium) et même 70% (chlore) du coût de revient (Union des industries utilisatrices d’énergie). L’avantage compétitif procuré par le nucléaire bas carbone peut compenser d’autres facteurs négatifs de production comme le coût du travail.

Le nucléaire protège des aléas énergétiques mondiaux

Il met la France à l’abri des variations soudaines de prix car le coût de production de l’électricité nucléaire est prédictible. Il est peu tributaire des cours de l’uranium qui ne représente que 5% du coût de production, et moins de 2% du prix de vente aux particuliers. De plus les risques géopolitiques sont faibles puisque 44% des réserves actuelles se situent dans l’OCDE, et la majorité des échanges sont liés à des contrats long terme. (Uranium : Ressources, production et demande – AEN/OCDE _2014).

La sécurité d’approvisionnement de la France pour les réacteurs actuels est assurée :
– à court terme, EDF dispose d’un stock d’uranium correspondant à 2 ans de production d’électricité ( Rapport sur les coûts du nucléaire – Assemblée nationale -2014) . En comparaison, les réserves d’hydrocarbures représentent moins de 4 mois de notre consommation. (MEDDE -2013)
– à moyen terme, AREVA possède un portefeuille de réserves en uranium représentant 30 années de consommation.
– à long terme, les ressources connues en uranium représentent au moins 100 ans de consommation mondiale, et jusqu’à 250 ans si l’on inclut les ressources estimées. (Uranium : Ressources, production et demande – AEN/OCDE -2014)

Au cours de ce siècle, la surgénération permettra d’utiliser complètement la ressource uranium et les réserves mondiales passeront alors à plusieurs milliers d’années.

Notre parc nucléaire contribue aussi à exporter notre savoir-faire dans le monde pour 6 milliards d’euros par an. (Conseil stratégique de la filière nucléaire -CSFN-2014). AREVA réalise 60% de son chiffre d’affaires hors de France. Plus de 10% de notre électricité bas carbone est exportée vers nos voisins ce qui rapporte environ 2 milliards d’euros par an à l’économie française.( Conseil stratégique de la filière nucléaire -CSFN-2014)

La France a développé une filière industrielle nationale complète (conception et construction de ses centrales nucléaires, enrichissement et fabrication du combustible). Elle est la troisième en France (derrière l’aéronautique et l’automobile) avec plus de 2 500 entreprises réparties sur tout le territoire. Elle n’est tributaire d’aucun savoir-faire technologique ou industriel extérieur pour engager un programme de rénovation de ses centrales et le renouvellement de son parc à l’horizon 2030.

Un euro investi dans le nucléaire crée trois fois plus d’emplois en France que les autres filières de production d’électricité. Un EPR implanté en Europe génère environ 3750 emplois en France pendant la phase de construction, selon le cabinet d’audit PwC. (Le poids socio-économique de la filière nucléaire en France. PwC 2011)

Enfin, bon marché, respectueuse de l’environnement, propre et bas carbone, l’énergie nucléaire se place au carrefour des enjeux environnementaux et climatiques de ce siècle. Elle recycle ses matières et gère ses déchets de manière rigoureuse. Dans ses rapports de 2012 et 2014, la Cour des comptes indique que le démantèlement et la gestion des déchets étaient provisionnés dans le calcul des coûts de production et conclut sur leur suffisance.
Les déchets de haute-activité à vie longue (HAVL) ne représentent que 0,2% des déchets radioactifs produits. La création d’un centre de stockage (Cigéo) dans une formation géologique stable confinera définitivement ces déchets. En 2016, le ministère de l’Energie a donné comme objectif de coût pour ce projet un montant de 25 milliards d’euros étalés sur plus de 100 ans, ce qui représente moins de 2% du coût de production de l’électricité d’origine nucléaire.

Le nucléaire est un atout économique et le pilier notre indépendance énergétique (55,8%12). Ce taux est l’un des plus élevés de l’Union européenne. (Panorama énergies-climat – MEDDE -2013). Malgré ce bon chiffre, en 2014, la France a dépensé 54,6 milliards d’euros en importation de gaz et de pétrole. L’électrification des transports et de l’habitat tertiaire permettra de réduire cette facture lorsque la réglementation thermique 2012 (qui limite l’usage de l’électricité dans les habitations au profit du gaz) aura été modifiée.

En 1970, deux tiers de l’électricité étaient produits avec des énergies fossiles (charbon, gaz et fuel). Aujourd’hui, cette part n’est plus que de 6% (94% de notre électricité est produite sans émission de CO2) grâce principalement au nucléaire (77%). La France est l’un des pays les moins émetteurs de gaz à effet de serre au monde pour la production d’électricité et elle est reconnue comme numéro un mondial pour la qualité, la disponibilité et l’accès à son l’électricité. (Choiseul Energy Index-KPMG 2016).

Le développement du démonstrateur technologique de réacteur à neutrons rapides ASTRID permettra de mieux valoriser les matières issues du recyclage des combustibles usés, notamment l’uranium et le plutonium. Au-delà de 2050, le développement de réacteurs surgénérateurs permettra à la France de disposer d’une autonomie de 3000 à 5000 ans pour sa production électrique grâce à l’uranium et au plutonium déjà entreposés sur son sol.

Après une phase de consolidation pour renforcer les mesures de sécurité suite à l’accident de la centrale de Fukushima-Daiishi (qui n’a fait aucune victime due au nucléaire alors que la vague du tsunami, elle seule, a provoqué 20 000 décès), la construction de nouveaux réacteurs n’a jamais été aussi importante depuis 25 ans. Actuellement, 60 réacteurs sont en construction. Ils viendront s’additionner aux 450 déjà raccordés au réseau ( AIE -Agence internationale de l’énergie atomique)

La construction des futurs réacteurs évoluera au rythme du coût et de l’épuisement des énergies fossiles. Les qualités intrinsèques de l’énergie nucléaire en font une source d’énergie incontournable dans le futur pour tous les pays, modernes ou non, qui cherchent à se développer. C’est une puissante force inépuisable à l’échelle humaine qui se répandra tranquillement dans le monde.


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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 13:51

http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-du-baygon-sur-les-epargnants-qui-sont-des-parasites--l-alerte-inquietante-du-fmi-sur-la-dette-mondiale--.aspx?article=10209099336H11690&redirect=false&contributor=Charles+Sannat

 

Du Baygon sur les épargnants qui sont des parasites ! L’alerte inquiétante du FMI sur la dette mondiale !!

 

Charles Sannat

Insolentiae

Publié le 13 janvier 2017

1027 mots - Temps de lecture : 2 - 4 minutes

 

 

 

 

 

Rubrique : Editoriaux

   
 

Je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne, mon « pifomètre » frétille, que dis-je, il s’affole… Bon, je vous l’accorde bien volontiers, le « pifomètre » n’est pas un instrument très « scientifique », pourtant c’est comme le « louchomètre », c’est parfois très efficace. Bref, et vous, que vous disent vos « pifomètres » ?

Je sens que les marchés ont beaucoup monté, trop monté même. Depuis quelques jours, l’or qui consolidait repart à la hausse avec une belle dynamique… une dynamique trop belle pour être « honnête », et mon « pifomètre » me souffle que quelques « grosses mains » (comprendre « des riches qui ont les bonnes informations parce qu’ils connaissent les bonnes personnes ») sont en train de vendre des actions pour acheter de l’or.

Mon pifomètre me susurre également aux oreilles que le combat de titan qui se joue entre les nationalistes à la Trump et les mondialistes à la Clinton est une bataille à mort et qu’elle ne va pas tarder à dégénérer sur le front économique sans doute lorsque Trump aura été investi et sera le locataire officiel de la Maison Blanche.

Voilà donc ce que me souffle l’instinct, rien de scientifique donc, pourtant les raisons pour une grande secousse ne manquent pas, et aujourd’hui je voulais revenir sur le dernier rapport accablant du FMI concernant la dette mondiale.

Au pays merveilleux du « tout va très bien », vous penserez donc à prendre quelques précautions et à sortir couverts par quelques actifs tangibles et onces de métaux précieux.

Rapport alarmiste du FMI…

Quand je dis à ma femme que le monde croule sous les dettes et que l’épargne, c’est la dette et la contrepartie à l’endettement généralisé – ce qui veut dire peu ou prou que si l’on ne rembourse pas les dettes, on ne rembourse pas l’épargne –, elle a du mal à me croire. Quand c’est le FMI qui le dit, cela va mieux. C’est sérieux le FMI. Ce sont des « zexperts » aux FMI. Tenez, regardez donc leurs résultats en Grèce. C’est brillant n’est-ce pas !

« Le 4 janvier 2017, le rapport semestriel alarmiste du FMI (Fiscal Monitor) fait froid dans le dos : huit ans après la détonation de la bulle immobilière qui avait enfanté la pire crise financière depuis la Grande Dépression du Jeudi Noir 1929, la dette n’a fait que continuer de s’enfler. En effet, la dette du secteur non-financier de l’économie mondiale (dette mondiale) a doublé (à prix courants) et atteint son apogée avec le montant record de 152 000 milliards de dollars, soit plus du double (2,25) de la richesse mondiale.

Ce phénomène a été facilité par les taux d’intérêt très bas, voire négatifs, imposés par plusieurs grandes banques centrales. Beaucoup de gouvernements se sont en effet endettés à travers des programmes de relance via des politiques d’assouplissement monétaire des grandes banques centrales pour tenter de relancer les économies nationales atones.

La plus grande partie de la dette est polarisée dans les pays nantis, mais la Chine demeure le pays qui a le plus emprunté qu’auparavant sur les dernières années. En effet, la dette chinoise a quadruplé depuis 2007 : alimentée par le secteur de l’immobilier et le shadow banking, la dette totale de la Chine est passée de 7 000 milliards de dollars en 2007 à 28 000 milliards de dollars à la mi-2014. À 282 % du PIB, la part de la dette chinoise, par rapport au PIB mondial, est plus importante que peut représenter celle des États-Unis ou de l’Allemagne.

La dette du Japon devrait atteindre 250 % de son PIB, celle de la Grèce 183 % tandis que celle de la France devrait frôler les 100 %, selon les nouveaux pronostics du FMI.

En outre, même si les pays les plus pauvres sont relativement moins endettés, beaucoup ont eu tendance à augmenter fortement leur recours au crédit.

Au niveau de la répartition sectorielle, les deux tiers de cette dette émanent du secteur privé, mais la dette publique de moult pays s’est aussi beaucoup développée depuis la crise financière.

Pour le FMI, cette envolée de l’endettement pose 4 problèmes différents

« – Le premier problème est le remboursement d’une telle dette : Comment rembourser une dette qui est plus de deux fois plus importante que la richesse de l’économie mondiale ?

– Le deuxième problème est le remboursement, par les pays riches, d’une telle dette au regard d’une croissance économique anémique.

– Le troisième problème tient au remboursement de la dette par les pays du Sud : pour rembourser leurs dettes, les pays du Sud doivent puiser fortement dans les réserves de change qu’ils ont accumulées au cours des dernières années en raison de la hausse des prix de leurs exportations. Ces réserves menacent de fondre à un rythme plus ou moins rapide (c’était notamment le cas de la République démocratique du Congo, de l’Équateur, du Pakistan, du Sri Lanka, du Bangladesh).

– Le quatrième problème est le remboursement d’une telle dette au regard du scénario fort probable d’une reprise de la hausse des taux d’intérêt. L’épargne présente dans le secteur bancaire, au lieu de servir à l’investissement productif, que ce soit sous la responsabilité des pouvoirs publics ou celle des acteurs privés, est systématiquement déviée vers un comportement parasitaire de rentier. »

Si vous avez bien suivi jusqu’ici les raisonnements du FMI auxquels j’adhère pour une fois sans trop de réserve, ils peuvent donc se résumer à un seul énorme problème : comment va-t-on rembourser ces dettes. Vous noterez également que l’épargnant est qualifié de « rentier parasite ».

Vous connaissez la suite ?

Vous savez comment on traite les parasites

Il y a la méthode écolo, et puis la méthode industrielle. Au FMI, on ne joue pas les danseuses. Alors dans leur esprit, c’est assez simple : c’est toujours cette histoire du grand « reset », le grand « baygonnage » des parasites d’épargnants que vous êtes tous. Pour payer les dettes, il suffit de prendre votre épargne. Cela couinera dans les chaumières, mais les épargnants n’ont jamais fait de révolution.

Il est déjà trop tard. Préparez-vous !

 
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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 22:20

http://www.bvoltaire.fr/georgesmichel/macron-a-berlin-champion-toutes-categories-de-mondialisation,305855?mc_cid=5881521d08&mc_eid=58ff097ba7

 

Macron à Berlin,

 

champion toutes

 

catégories de la

 

mondialisation

HIER

 

La coutume est désormais bien établie : le Tour de France ne peut échapper à un petit détour par l’étranger.

 

Georges Michel

Colonel à la retraite

 

 

Autrefois, le Tour de France cycliste faisait… le tour de France, sans pour autant passer forcément par Lapalisse ! Succès de l’épreuve et ouverture des frontières obligent, la coutume est désormais bien établie : le Tour de France ne peut échapper à un petit détour par l’étranger. Pour la campagne présidentielle, épreuve tout aussi sportive, il semble qu’il en est de même.

Emmanuel Macron a donc fait, mardi et mercredi, sa petite échappée outre-Rhin – sans pour autant pouvoir rencontrer la chancelière. Et l’on peut dire qu’au cours de cette étape germanique, il a coché toutes les cases qui permettent, au cas où l’on aurait encore un doute, de le cataloguer définitivement comme le champion toutes catégories de la mondialisation.

Un discours, devant l’université Humboldt à Berlin, prononcé entièrement en anglais. « Par facilité et pour que nous nous comprenions », a expliqué Emmanuel Macron. Peut-être une coquetterie de jeune homme, histoire de ringardiser tous ces politiques français incapables d’aligner trois mots d’anglais. Mais aussi, et surtout, une manière d’assumer pleinement son appartenance à ce monde « globalisé », normalisé, utilitaire.

Présente au premier rang, la claque des soixante-huitards ébahis : Daniel Cohn-Bendit, Joschka Fischer, ancien ministre des Affaires étrangères allemand et Vert historique.

Dans son discours, Emmanuel Macron a défendu l’idée de « construire une Europe de la souveraineté ». Curieuse inversion des mots, pudeur de jouvenceau peut-être pour ne pas oser dire, carrément, « souveraineté de l’Europe », cette ultime étape après celle, bancale, de « souveraineté partagée » inventée par François Hollande.

Les illuminés du bocage, qui voulaient voir Emmanuel Macroncomme une sorte de Jeanne d’Arc égarée dans la City, redescendront peut-être enfin sur Terre.

Et puis, il y a eu évidemment cette ode à la joie de l’ouverture des frontières : la photographie obligatoire au milieu d’un groupe de réfugiés en formation dans une usine de la Deutsche Bahn (l’opérateur ferroviaire allemand). Le Figaro nous rapporte qu’Emmanuel Macron a interrogé chaque réfugié sur son parcours, son avenir. Leur a-t-il posé la question à un euro de l’heure : quel sera leur salaire, lorsqu’ils seront autorisés à travailler dans le cadre d’un contrat normal… et celui, par conséquent, des Allemands ou Européens « de souche » ?

Ode à la gloire, aussi, de la chancelière : « Je veux saluer ce qu’a fait la chancelière, c’est une fierté et une force pour l’Europe. » C’est donc ainsi qu’Emmanuel Macron voit le chaos migratoire, qui a traversé l’Europe en 2015 et s’est achevé, comme on sait, dans les rues de Cologne, un soir de Saint-Sylvestre. Un chaos « organisé » unilatéralement par Angela Merkel que notre « candide » avait déjà félicitée dans une tribune publiée dans Le Monde le 2 janvier : « La chancelière Merkel et la société allemande dans son ensemble ont été à la hauteur de nos valeurs communes ; elles ont sauvé notre dignité collective en accueillant des réfugiés en détresse, en les logeant, en les formant. » Emmanuel Macron persiste et signe.

La semaine dernière, il faisait étape à Nevers, en terre mitterrandienne (« La France est notre patrie, l’Europe est notre avenir »). Le lendemain, changeant de braquet, il attaquait les monts d’Auvergne, sur les terres de Giscard qui se rêvait président de l’Europe. Le message est clair.

Notre ami Gabriel Robin réaffirmait, ici même, dimanche dernier, qu’« un second tour opposant Emmanuel Macron à Marine Le Penserait le plus intéressant ». J’approuve. Ce duel, sans faux-semblants – ils ont pour nom, entre autres, Fillon et Valls – entre l’équipe de France et l’équipe d’ailleurs aura le mérite de la clarté

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 20:51

L’intellectuel Alain de Benoist n’y va pas par quatre chemins

Il dénonce une douce complicité. Il écrit:

«La grande majorité des journalistes est sincère. Ils sont persuadés d’être toujours dans le vrai parce qu’ils sont victimes de stratégie de persuasion qu’ils relaient. L’immense majorité adhère à la vulgate, libérale libertaire, ce mélange d’idéologie des droits de l’homme de convenance, d’antiracisme, de progressisme, mais de révérence au marché du politiquement correct. Ils en reprennent tous les mantras, unanimismes à condamner le populisme, le protectionnisme, l’identité, la souveraineté, tous persuadés que les hommes sont partout les mêmes et que leur avenir est de convenir au grand marché mondial. Le métier de journaliste n’est pas facile, il demande de l’humilité et non un surcroît de prétention.»

Un exemple d’enfumage même des plus grands journaux? «Reprenant sans pincettes un rapport du FBI, le très sérieux Washington Post a assuré que le piratage d’une centrale électrique du Vermont avait été organisé par la Russie. Le problème? La fameuse centrale a indiqué… qu’elle n’avait pas été hackée. Sans prendre la précaution de vérifier l’information, venue de supposition des services de renseignements américains, le journal n’hésite pas à relayer le commentaire incendiaire du gouverneur démocrate de l’Etat du Vermont, Peter Shumlin, qui qualifie Vladimir Poutine de «l’un des plus gros voyous du monde», conclut, un brin hâtivement: «Cet épisode devrait souligner le besoin urgent pour notre gouvernement fédéral [américain] de pourchasser vigoureusement et de mettre un terme à ce genre d’ingérence russe.»

La fabrication de la normalité

C’est par ces mots que C.J. Hopkins définit le sacerdoce de la presse main stream qui s’invente des fausses nouvelles contre lesquelles elle doit lutter: Il écrit:

«Vers la mi-novembre, à la suite de la défaite d’Hillary Clinton les autoproclamés Gardiens de la Réalité, mieux connus sous le nom de médias tenus par le monde des affaires, ont lancé une campagne mondiale de marketing contre le maléfique et perfide fléau des «fausses nouvelles». Cette campagne a maintenant atteint le stade de l’hystérie. Les médias de l’ensemble de l’Empire diffusent quotidiennement des avertissements terrifiants sur la menace imminente et existentielle contre nos libertés, la menace des«fausses nouvelles».(…) Qui est derrière cette menace de «fausses nouvelles»? Eh bien, Poutine naturellement, mais pas seulement Poutine. (…) Heureusement pour nous, les médias d’entreprise sont à fond sur la piste de cette bande de scélérats. Comme vous le savez sans doute, le Washington Post a publié récemment un sensationnel article qui diffame sans vergogne des centaines de publications alternatives (comme celle que vous lisez) en les traitant de «camelots de la propagande russe». (…) Une foule de publications dangereusement extrémistes, comme CounterPunch, The Intercept, Rolling Stone, The Nation, The New Yorker, Fortune Magazine, Bloomberg et US News & World Report, ont fustigé le Washington Post pour ses pratiques journalistiques «bâclées», «douteuses» ou de bas niveau. L’obsession actuelle des médias à l’égard des «fausses nouvelles» cache le fait qu’il n’y a pas de «vraie nouvelle» et produit simultanément «de vraies » .

Les citoyens s’informent lucidement d’une façon alternative

Ariane Walter a, à sa façon, décrit le combat des sans-dents pour une vraie information.

«2016 a été l’année la plus surprenante, la plus folle, la plus prometteuse. Les grands prédateurs qui dirigent et saignent notre monde se sont pris claque sur claque. Les réseaux sociaux qui sont la voix des sans-dents, ont été tellement vifs, actifs, drôles, puissants, que la clique agonisante, dans un dernier gargouillis, balbutie qu’elle veut les interdire! Dans les merveilleux souvenirs de 2016, nous avons d’abord, débordant des poubelles de l’Histoire, les têtes des médias dits les merdias, qui ont pris une saucée mémorable. Ils prévoyaient un «non» au Brexit. Ce fut un «Oui». Ils prévoyaient Clinton, ce fut Trump. Ils prévoyaient Juppé, ce fut Fillon. (…) Quelle belle année, avec au pied de la guillotine les têtes de Clinton, Obama, Cameron, Sarkozy, Juppé, Renzi, Hollande!!! (…)Parce que nous le voulons, parce que nous le disons, parce que les myriades de barques de notre humanité humaine sont prêtes à voler tant 2016 a été si surprenante, si drôle, si prometteuse, si quantique dans son explosion irrépressible et libre!! 2017, pupuce, tu as un sacré héritage!».

Et en Algérie?

Avons-nous une presse libre? Avons-nous une presse professionnelle, Mon sentiment après avoir contribué modestement à l’émergence de la presse «libre» est qu’il n’y a pas de presse au sens professionnel du terme. Il n’y a pas de presse libre. A des degrés divers et pour des raisons diverses notre presse ne peut pas dire ce qui est dans un sens ni dans l’autre. Certaines fois l’action du gouvernement – même si elle est constructive, ne trouve pas grâce à ses yeux. D’autre fois c’est le contraire c’est «la pommade» sans retenue.

S’agissant de l’appréciation de la situation internationale, en règle générale, il n’y a pas de mon point de vue d’analyse objective. Il y a un suivisme sans un minima de critiques. L’exemple de la situation en Syrie est symptomatique. Pratiquement tous les journaux dits «libres» et de réputation répercutent la doxa occidentale participant ce faisant au formatage des imaginaires algériens dans le sens des médias mainstream allant jusqu’à répercuter des expressions toutes faites comme le mot «boucher» pour qualifier Assad, selon la lexicologie des BHL, des Fabius et les mantras concernant les élucubrations de l’Osdh qui fait une comptabilité macabre au jour le jour (150 morts par jour pendant 2000 jours) bien embusqué à Londres.

De l’autre côté, les journaux arabophones, ont en règle générale une opinion différente certaines fois justes, mais souvent pour des raisons idéologiques ou religieuses! Enfin il y a les journaux du pouvoir condamnés à être des laudateurs sans état d’âme et ne pas sortir des clous.

Le journaliste Pulitzer, fondateur du prix du même nom, fondé en 1917 recommande d’être sans pitié pour les escrocs:«Il n’est pas un crime, pas un truc, pas un sale coup, pas une escroquerie, pas un vice qui ne perdure sans le secret qui l’entoure. Exposez ces faits au grand jour, décrivez-les, attaquez-les, ridiculisez-les dans la presse et tôt ou tard l’opinion publique les chassera. La publicité n’est peut-être pas la seule chose nécessaire, mais c’est une chose sans laquelle toutes les autres démarches resteront vaines.»

Le sociologue Pierre Bourdieu recommandait pour sa part de donner la parole aux citoyens: «Il serait temps que les journalistes apprennent à reconnaître qu’un propos peut être très important intellectuellement ou politiquement, lors même qu’il émane d’un simple citoyen inconnu ou isolé, ou, au contraire, tout à fait insignifiant, lors même qu’il émane d’un homme politique «important» ou d’un porte-parole autorisé d’un «collectif», ministère, Église ou Parti.»

Pour sa part et dans un hommage à Wilfred Burchett, T.D. Allman écrit: «Le journalisme véritablement objectif non seulement rapporte correctement les faits, mais en tire leur véritable signification. Il résiste à l’épreuve du temps. Il est validé non seulement par des «sources sûres», mais aussi par le déroulement de l’Histoire. C’est un journalisme qui, dix, vingt ou cinquante ans après les faits, tient encore la route et donne un compte-rendu honnête et intelligent des évènements.» Tout est dit.
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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 20:45

http://metamag.fr/2017/01/11/la-responsabilite-des-recitants-de-mantras-la-liberte-de-la-presse-en-question/

 

 

La responsabilité des récitants de mantras. La

 

liberté de la presse en question

11 janvier 2017 0 commentaire

 

 

Professeur Chems Eddine Chitour, Ecole Polytechnique enp-edu.dz ♦

«Il n’existe pas, à ce jour, en Amérique, de presse libre et indépendante. Vous le savez aussi bien que moi. Pas un seul parmi vous n’ose écrire ses opinions honnêtes et vous savez très bien que si vous le faites, elles ne seront pas publiées. On me paye un salaire pour que je ne publie pas mes opinions et nous savons tous que si nous nous aventurions à le faire, nous nous retrouverions à la rue illico. Le travail du journaliste est la destruction de la vérité, le mensonge patent, la perversion des faits et la manipulation de l’opinion au service des Puissances de l’Argent. Nous sommes les outils obéissants des Puissants et des Riches qui tirent les ficelles dans les coulisses. Nos talents, nos facultés et nos vies appartiennent à ces hommes. Tout cela, vous le savez aussi bien que moi!» John Swinton, célèbre journaliste, le 25 septembre 1880, lors d’un banquet à New York quand on lui propose de porter un toast à la liberté de la presse (Labor’s Untold Story, de Richard O. Boyer and Herbert M. Morais, 1955/1979.)

Comment perdurent les conflits créés par les hommes?

On peut invoquer mille et une raisons! Dans cette réflexion nous allons zoomer sur l’immense responsabilité du quatrième pouvoir qui est celui de l’information. C’est un fait! Il n’y a pas de presse libre; un exemple nous est donné par le journal Le Monde qui fut un journal de référence il y a bien longtemps. Souvenons nous des méfaits du triste Bernard Henry Levy alias BHL et son engagement messianique envers Israël au point d’être partout son porte drapeau et calomnier tout ce qui peut lui porter ombrage. Nous l’avons vu avec l’affaire Sakineh qui est une « manipulation à grande échelle » par BHL qui sait bien où il va. Cela rappelle l’affaire Jila Izadi, une jeune iranienne de 13 ans condamnée à mort par lapidation. Une campagne médiatique lancée en grande pompe et qui avait fait grand bruit à l’époque suite à la pétition rédigée par Mme Badinter, et Fadela Amara publiée par le journal ELLE (édition du 25 octobre 2004) : « Jila Izadi, une enfant de 13 ans, vient d’être condamnée à la peine de mort par lapidation. Son crime : elle aurait eu des relations avec son frère âgé de 15 ans. Cette ignominie se passe à Marivan, une ville du Kurdistan iranien. (…) Nous savons aujourd’hui que seule une très forte mobilisation, internationale peut réussir parfois à stopper une exécution capitale. C’est pourquoi nous supplions les défenseurs des droits des enfants, les militants de l’abolition de la peine de mort et tous les démocrates horrifiés par ces crimes d’écrire cette seule phrase, par lettre ou courriel signé de son nom : « Non à la lapidation de Jila Izadi, une enfant de 13 ans. » De la rapidité et de l’ampleur de nos protestations dépend sa survie. » Parmi les signataires de cette pétition, figuraient les noms de BHL (l’auteur de la nouvelle pétition version 2010), Ségolène Royal, Frédéric Mitterand, Alain Finkielkraut ; les mêmes qui sont aujourd’hui mentionnés dans la pétition 2010 pour sauver « Sakineh » ».

Or, quelques semaines plus tard, le Quai d’Orsay nous apprenait qu’il n’y avait pas de fillette de 13 ans condamnée à la lapidation en Iran. Dans ses points de presse relayés sur le site officiel, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères démentait les informations sur la condamnation à la lapidation de Jila Izadi, petite iranienne de 13 ans. « Nous avons immédiatement vérifié à travers notre ambassade et en liaison avec la Présidence de l’Union européenne, qui a demandé des informations aux autorités iraniennes à ce sujet. Il est apparu que l’information était inexacte. Cette condamnation à la lapidation, n’a jamais été prononcée ».Tous ceux qui ont relayé cette information avaient donc menti…
Suite à ces déclarations, au communiqué de l’ambassade de France en Iran, l’affaire disparaît subitement du paysage médiatique… Plus rien ! Qu’est-t-elle devenue ? A- t-elle été lapidée ? Il faudra attendre un petit communiqué publié en janvier 2005 sur Internet pour savoir que Jila Izadi a été sauvée de la barbarie de l’Islam. Aucun média n’a fait circuler le démenti du Quai d’Orsay et de l’ambassadeur d’Iran en France… Aujourd’hui, Sakineh risque-t-elle véritablement la lapidation comme l’affirme BHL dans sa pétition « signée en grande pompe par ses fidèles » ? On savait, début juillet, par les autorités iraniennes que Sakineh ne sera pas lapidée, BHL était parfaitement au courant. Cela ne l’a pas empêché de continuer à mentir avec même l’aide d’Avaaz International qui s’est mobilisé pour cette « noble cause ».

L’affaire Sakineh nous rappelle aussi les techniques de manipulation de l’information occidentale

Deux exemples célèbres : l’affaire des bébés éventrés par les soldats de Saddam dans les maternités du Koweït. Une soi-disant infirmière du Koweït avait servi de témoin aux USA. Il s’est avéré par la suite qu’il s’agissait d’un mensonge destiné à justifier la première guerre du Golfe et que la prétendue infirmière n’avait jamais mis les pieds dans une maternité. Elle était tout simplement la fille de l’ambassadeur du Koweït aux USA. Le deuxième exemple est celui de la soldate noire soit disant « délivrée » par les GIs selon un scénario à « la chute du Faucon noir ». En fait, elle était blessée par des tirs amis et recueillie par un chirurgien irakien qui a sauvé la vie de cette soldate en remuant ciel et terre pour lui trouver du sang « O » mettant à contribution un parent à lui qui avait le même groupe. On pourrait aussi citer l’un des prétextes pour envahir l’Afghanistan, en 2001- aller délivrer les femmes afghanes de l’emprise des Talibans : un CD diffusé par les GI’S : « Afghane enlève ta burqa ».

Dans le même ordre du mensonge délibéré un éditorial intitulé: «Syrie: le crime de trop appelle une riposte» appelant au meurtre et à la curée, Natalie Nougayrede du Journal Le Monde, ne laisse aucune place au doute. Ses références à prendre comme du pain bénit sont occidentales. Poursuivant la technique du boutefeux, elle incite à la fierté: «La crédibilité des pays occidentaux, qui avaient parlé à des degrés divers de « ligne rouge », est en jeu...»Un autre exemple sous la plume de la même boutefeux: «Iran: bombarder ou pas?» Madame Nougayrede s’empare de l’imaginaire des lecteurs, en leur imposant de fait sa certitude; il faut bombarder l’Iran, mais quand? Enfin, on ne peut pas ne pas citer la fascination de la journaliste pour Bernard-Henri Lévy et son épopée dans le lynchage d’El Gueddafi.

Mais ce journal n’est pas le seul média français se livrant à la désinformation outrageuse. La radio RTL rivalise avec le journal Le Monde, car en plus d’abêtir les auditeurs, elle se complaît dans la collaboration avec l’impérialisme occidental, dominé par le système anglo-saxon.

Le mensonge érigé en dogme du magister dixit

Harold Laswell, spécialiste des médias nous rappelle qu’il est toujours possible de s’emparer de l’imaginaire des foules . En l’occurrence l’Occident est dans ce cas de figure « À défaut d’avoir recours à la force pour contrôler les populations écrit-il, on peut parfaitement les contrôler par l’opinion ».

Le très puissant New York Times symbolise bien l’année médiatique difficile des médias occidentaux. Ses dirigeants ont même appelé à remettre en question l’élection de Donald Trump . L’année écoulée s’est montrée difficile pour les médias de masse occidentaux. Entre prévisions erronées, crédibilité entachée et manque de confiance de la part de la population, certains ont même appelé à se remettre en question. «Les médias d’information ont largement manqué ce qui se passait autour d’eux…» Cette analyse de Jim Rutenberg, médiateur du très célèbre New York Times, au lendemain de l’élection de Donald Trump, est à l’image de l’année médiatique de bon nombre de titres de presse occidentaux. Que ce soit à propos du Brexit, de l’élection présidentielle américaine ou des chances de François Hollande de faire un second mandat, 2016 s’est montrée cruelle pour les médias mainstream. La réalité a balayé la plupart de leurs prévisions au sujet de ces grands événements qui ont marqué l’année. Mais plus que ces analyses ratées, c’est au niveau même de la couverture de certains sujets comme la bataille d’Alep qu’ils sont critiqués. Le niveau de défiance de la population occidentale envers ses médias atteint désormais des sommets.»

Alep, tombeau du mainstream ?

La libération de la seconde ville de Syrie par l’armée de Bachar el-Assad et ses alliés a été l’un des événements les plus marquants de cette fin d’année. Avant que Damas annonce le 22 décembre avoir repris le contrôle de la totalité de la ville, de nombreux médias occidentaux ont accusé l’armée arabe syrienne d’avoir commis des exactions sur les civils d’Alep-Est. La ville aurait été «en flammes», noyée sous les bombardements des avions syriens et russes et la majorité de la presse occidentale plaignait le sort des «rebelles modérés» en passe de perdre la bataille. La machine médiatique en marche a cependant été freinée à plusieurs reprises par des voix discordantes de plus en plus nombreuses. Notamment celle de l’humanitaire français Pierre Le Corf, «Beaucoup de médias ont diffusé des scènes de massacres, […] des gens brûlés vivants», a-t-il déclaré à Sputnik le 14 décembre, ajoutant qu’«en étant ici je n’ai jamais entendu parler de ça. J’ai entendu parler de ça dans les médias. […] Ça me semble difficile à vérifier.» Visiblement agacé par les publications de l’humanitaire montrant des gens heureux de la libération de la ville, plusieurs médias ont attaqué sa crédibilité, l’accusant d’être à la solde du «régime syrien».

De même, la journaliste indépendante canadienne Eva Bartlett a beaucoup fait réagir après son intervention lors d’une conférence de presse organisée par la mission syrienne auprès de l’ONU. Répondant à la question d’un journaliste norvégien, elle avait fait voler en éclat la rhétorique des médias mainstream sur la Syrie. Elle avait notamment évoqué le manque de crédibilité des sources des journalistes occidentaux comme l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) ou les fameux Casques blancs et avait nié les accusations d’une partie de la presse qui voulait que l’armée de Bachar el-Assad ait commis des crimes sur des civils.

À Alep, la guerre est aussi celle de l’information

Comme l’écrit si bien Timothée Vilars : « A Alep la guerre est aussi celle de l’information ». Il détricote ainsi toutes les vérités assénées comme parole d’évangile par la doxa occidentale :

« Lundi 12 décembre au soir, il ne fallait pas errer longtemps sur Twitter pour voir défiler une litanie de messages déchirants sur l’épilogue du calvaire de la deuxième ville syrienne. La situation dans les dernières poches contrôlées par les rebelles est désespérée ; des corps jonchent les rues ; des civils seraient sommairement exécutés par les troupes du régime qui prétextent leur soutien aux “terroristes” ; le personnel médical, directement ciblé. Le mot “génocide” est brandi. Le souvenir de Srebrenica réactivé ; sauf que cette fois, on y assiste “en direct, sur les réseaux sociaux”. Mais presque simultanément, d’autres images apparaissent. Foin de ville martyre : on y voit au contraire les Alépins fous de joie, “libérés” de cinq ans de cauchemar, dansant dans les rues. Ils lèvent les bras au ciel, remercient le gouvernement Assad, désormais en voie de gagner la guerre contre les terroriste. (…) Les massacres ? Des rumeurs colportées par les médias occidentaux manipulés. Que croire ? Deux visions du monde s’opposent. L’une (l’occident pour aller vite) ne s’est jamais départie de l’illusion que la tentative de révolution démocratique syrienne serait le dernier étage de la fusée du printemps arabe ; l’autre (plutôt pro-russe) n’a jamais vu la révolte de 2011 comme autre chose qu’un putsch salafiste, soutenu en sous-main par les puissances de l’argent pour faire vaciller un leader légitime, garant de la stabilité régionale ».

Timothée Vilars fait ensuite le procès de L’OSDH , de la manipulation concernant la fillette qui racontait son quotidien à Alep sous les bombes et enfin les casques blancs qui s’avèrent être des propagandistes pro-nosra :

« C’est l’une des réalités écrit-il à propos des manœuvres de l’Osdh pour Observatoire syrien des droits de l’Homme (SOHR, en anglais). , les plus étranges et sans doute les moins connues de la couverture médiatique du conflit syrien. Samedi 10 novembre, les troupes turques entrent dans al-Bab, fief de Daech dans le nord du pays. Dimanche, l’Etat islamique reprend possession par surprise de la cité antique de Palmyre ; mercredi matin à Alep, les bombardements reprennent malgré le cessez-le-feu. A chaque fois, l’information tombe sur les fils d’information du monde entier avec cette source : “OSDH”, Pourtant à chaque fois, un seul téléphone a sonné : celui de Rami Abdel Rahmane (Ossama Suleiman de son vrai nom), un immigrant syrien basé à Coventry, au Royaume-Uni, directeur et… seul membre actif de l’ONG. Celui qui dit n’avoir pas mis le pied en Syrie depuis 2000 a en effet gagné sa crédibilité auprès des grandes agences de presse à force d’un incroyable travail de fourmi solitaire. Sur la centaine de dépêches AFP sur Alep diffusées entre lundi et mercredi, l’organisation est citée pas moins de 36 fois en 48 heures. (…) Le dernier bilan de 312.000 morts en cinq ans et demi de conflit, repris partout, c’est lui »

Enfin à propos des casques blancs , il écrit :

« Les Casques blancs, le grand soupçon, autre cible privilégiée des pro-Assad : l’organisation de secouristes “Les Casques blancs”, longtemps pressentie pour le prix Nobel de la Paix cette année, est aussi devenue une des rares sources d’informations de terrain. Le public français les connaît surtout via le visage d’Ismael al-Abdullah, devenu le principal contact sur place de l’émission “Quotidien” de Yann Barthès. “Le cessez-le-feu est fini. Tout le monde sera exécuté quand les forces d’Assad et leurs voyous vont capturer notre zone” La “Défense civile syrienne” (nom officiel des Casques blancs) a été créée en 2013 à l’initiative d’un consultant britannique qui travaillait auprès de l’opposition, pour pallier l’absence des services publics dans les zones non-contrôlées par le régime ».

La « chute d’Alep » vue par les journaux du Moyen-Orient

En règle générale les journaux des pays arabes du Maghreb d’expression française se sont alignés sur la doxa occidentale et ont eu du mal à prendre le virage à 180° . Ce ne fut pas le cas de certains journaux arabes au Maghreb qui se sont démarqués . Par contre les journaux du Golfe ont vécu La libération d’Alep comme un traumatisme , il leur est difficile de reconnaître leurs erreurs et dans la plus pure théorie du complot, ils cherchent du fait de leur gabegie les causes chez les autres:

« Tout en essayant de minimiser ce grand succès pour Damas nous dit Yury Zinine, les sources médiatiques du camp anti-syrien ont essayé de poser leurs arguments. Ils perçoivent la chute d’Alep comme le résultat direct de diverses intrigues et conspirations, tout en admettant de graves erreurs de calcul faites par la soi-disant« opposition ». (…) Le journal pro-saoudien Al-Sharq al-Awsat, cependant, a été forcé de reconnaître la libération d’Alep comme étant une victoire majeure pour Damas, qui fut atteinte grâce à l’important soutien fourni par la Russie. En même temps, il est clair que les commanditaires de l’opposition, en particulier ceux du golfe Persique, sont déterminés à nier toute responsabilité pour l’échec de leurs militants. L’un des journaux les plus influents du pays, Okaz, critique le camp anti-Assad pour vivre dans des hôtels de luxe en dehors de la Syrie. Il est scandalisé qu’à la lumière des événements récents à Alep, ces « ingrats révolutionnaires de salon » aient commencé à critiquer les monarchies du Golfe pour ne pas leur fournir assez de soutien. Ils considèrent le royaume comme un « porte-monnaie », selon le journal, alors que leur seul but est de se remplir les poches de pièces d’or en profitant du sang et de la souffrance de leurs concitoyens » .

Yury Zinine poursuit:

« Le journal libanais As-Safir estime que la chute d’Alep est le résultat direct de l’échec des forces pro-occidentales en Syrie. Même si la soi-disant opposition avait le contrôle de grandes villes syriennes pendant des années, ils viennent de montrer qu’ils sont incapables de gouverner efficacement dans les territoires qu’ils occupent. (…) Dans ce contexte, nous assistons à une intensification de la guerre médiatique, avec au moins 60 stations de télévision différentes tentant délibérément de distordre les événements en Syrie. Cette machine de propagande est alimentée par les pétrodollars fournis par les monarchies du golfe Persique, et ces derniers ne vont pas s’arrêter. (…) Aujourd’hui, dans les rangs des propagandistes anti-Assad, on peut apercevoir des signes de confusion profonde. (…) La libération d’Alep, affirme le site d’information irakien Sawt al-Iraq, signifie que des millions de dollars ont été jetés au vent, gaspillés, dans le financement des groupes anti-gouvernementaux et pour leur fournir des informations provenant de différentes sources. Il est clair à ce stade que, en 2011, lorsque le président Obama a annoncé que les jours d’Assad étaient comptés, il s’est bien trompé. Ce sont les jours de Barack Obama qui sont comptés maintenant, soutient le journal, puisque celui ci ne va plus rester longtemps au pouvoir »

Les mensonges assumés et têtus des médias français

Dans le paysage audiovisuel français aussi, certaines voix bravent la doxa sur la Syrie. Le 21 décembre, Eric Denécé, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R) était l’invité d’Yves Calvi sur LCI. Dénonçant «une falsification de l’information qui est énorme» concernant Alep, il a tenu à livrer quelques éclaircissements: «Il y a un tiers des quartiers d’Alep, seulement un tiers, qui sont victimes des bombardements, et – j’insiste – c’est un tiers de la ville où des djihadistes dangereux sont présents et ce sont ces djihadistes qui depuis des années tirent sur les quartiers chrétiens et sur le reste de la ville ce dont on ne parle jamais.» «On se fait rouler dans la farine avec Alep?», s’était même interrogé Yves Calvi qui tenta de se distancer de la réalité qu’il a contribué à marteler en boucle.

Le dernier coup dur à la version dominante sur Alep est venu d’une actrice et réalisatrice bolivienne de retour d’un séjour de huit mois en Syrie pour tourner un documentaire. (..) Sur CNN le 21 décembre, elle est également revenue sur les tweets de Bana, la petite fille syrienne qui racontait son quotidien d’enfant à Alep-Est c’est juste impossible. J’ai été sur place… franchement… il n’y a pas d’Internet, spécialement dans cette partie d’Alep, il n’y a pas d’électricité depuis plus de 85 jours, je ne pense pas qu’elle était à Alep. Montrez-moi une vraie vidéo du moment où elle est exfiltrée d’Alep-Est.»

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 20:13

http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2017/01/11/comment-les-etats-unis-imposent-leur-loi-5897662.html

 

Comment les Etats-Unis imposent leur loi

  

 

par Ludovic Greiling

 

506226741.2.jpgEmbargos, lois bancaires, lois anti-corruption… En dix ans, les États-Unis ont imposé de fait leur droit national à nombre de nations européennes. Pour le moment, les pays alliés suivent les procédures, et le payent très cher. 

« Je trouve très difficilement des banques pour faire commerce avec l’Iran. Pas pour des raisons juridiques, qui ont en partie disparu suite à l’accord sur le nucléaire, mais parce qu’elles ont peur des incertitudes. Il faut que l’Europe trouve un moyen de faire contrepoint à l’hégémonie de la juridiction américaine quant à la régulation du dollar » , déclarait récemment le directeur financier de Peugeot lors d’un colloque organisé à la Banque de France. L’amende de 8,9 milliards de dollars appliquée à la BNP Paribas en 2014 est dans toutes les têtes. Comment une juridiction américaine a-t-elle pu infliger une punition à une banque française pour des opérations survenues au Moyen-Orient ?

C’est le sujet d’un rapport d’enquête parlementaire publié en octobre dernier sur l’extraterritorialité de la loi américaine. En trente ans, les États-Unis ont monté une juridiction nationale visant à imposer leurs décisions économiques et géopolitiques aux autres nations du monde. Certaines lois sont le fruit d’une volonté locale, comme les lois anti-corruption, d’autres ont un caractère géopolitique défini, tels les embargos décrétés contre des puissances régionales mettant en cause la domination des États-Unis.

Toutes sont désormais au service des intérêts de l’empire. « Un cercle assez étroit de diplomates, hauts fonctionnaires, universitaires et think-tankers est parfaitement conscient (beaucoup plus qu’en Europe et en France en particulier) que le droit a une portée internationale, qu’il peut être un instrument de la diplomatie et de la politique économique internationale, qu’il concourt au soft power. Les intéressés assument l’utilisation du droit extraterritorial comme élément de la puissance américaine » , indique le rapport. Pour ce faire, ils utilisent les zones grises du droit national et international et profitent souvent du monopole financier que leur a procuré l’après-Seconde Guerre mondiale.

Une offensive économique et diplomatique

Ainsi, parce qu’elle utilise 10% de matériel américain, la compagnie Airbus ne peut vendre ses avions à l’Iran, au risque de perdre ses entrées aux États-Unis. Dans le système financier, la situation est plus préoccupante : un transfert en dollars entre une banque française et une banque liée à un pays sous embargo américain entraînant une opération de compensation à Wall Street, toute entité effectuant ce type d’opérations peut subir les foudres de Washington.

Ainsi de la BNP Paribas, laquelle risquait de se voir interdire l’accès aux circuits financiers en dollars en cas de non paiement de son amende. Une éventualité impossible à envisager pour un établissement mondial. Les différentes lois américaines étant très pointues sur la question (FCPA, FATCA, Patriot Act, etc.), toute entreprise étrangère ayant effectué de près ou de loin une transaction avec une entité violant la loi américaine peut être touchée.

C’est particulièrement vrai des sanctions économiques, que le rapport parlementaire décrit comme un « outil alternatif » aux interventions militaires. Une armée de plus de 1000 agents spécialisés y veille, bénéficiant de l’entraide des différents services du renseignement américain. Depuis 2009, année d’une forte accélération des procédures, les entreprises européennes ont versé plus de 40 milliards de dollars de pénalités diverses aux administrations américaines en charge du droit extraterritorial.  

Politique magazine

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 19:59

http://reinformation.tv/davos-migrants-forum-economique-mondial-tendances-positives-dolhein-64848-2/

 

Davos et les migrants : le Forum économique mondial parle de tendances positives

 

Davos migrants Forum économique mondial tendances positives

Khalid Koser


 
Le site du Forum économique mondial, weforum.org, vient de publier un long article à la gloire de la migration internationale, article qui fait partie intégrante de la rencontre annuelle de Davos dont les portes ouvriront physiquement le 17 janvier prochain. Ce n’est plus l’heure de la discrétion, voire du secret : une bonne partie des discussions des grands de ce monde se fait maintenant à ciel ouvert, où plutôt sous l’œil des webcams reliés à Internet. Les migrants font ouvertement partie du dispositif mondialiste. Aussi Khalid Koser directeur exécutif du GCERF, Global Community Engagement and Resilience Fund, déjà évoqué dans les colonnes de reinformation.tv en décembre dernier, a-t-il été invité à redire tout le bien qu’il pense des mouvements de population d’un pays à l’autre, d’un continent à l’autre. Il salue « trois tendances positives » qui permettent de laisser espérer un meilleur accueil pour les migrants et les réfugiés.
 
Le Fonds qu’il dirige, créé en 2014 sur une initiative du secrétaire d’État américain John Kerry et du ministre turc des affaires étrangères Ahmet Davotoglu au quatrième Forum global du contre-terrorisme, a pour objectif la lutte contre l’« extrémisme violent ». Ce qui ne manque pas de sel lorsque l’on sait le nombre d’extrémistes de terroristes qui ont rejoint l’Europe en profitant du flux de candidats au droit d’asile.
 

 

A Davos, l’optimisme est de mise par rapport aux migrants

 
« Les bonnes conditions étant réunies, la migration peut améliorer les vies, soutenir le développement et la croissance économique, et promouvoir le dynamisme social et culturel », affirme Khalid Koser, sur la foi d’un rapport publié en novembre dernier par le McKinsey Global Institute.
 
Et pour réunir ces bonnes conditions, il n’y a qu’un moyen qui est en même temps un défi : il faut généralement « investir ». « Dans notre contexte géo-économique actuel, ces investissements peuvent être difficiles à engager de la part de gouvernements confrontés à l’hostilité, au cycle démocratique à court terme, aux politiques fortes contre l’immigration, et un public de plus en plus sceptique », reconnaît l’auteur. « Mais avons-nous les moyens de ne pas investir dans la migration ? » Son interpellation ne tolère pas de réponse négative.
 
L’article invoque notamment une étude de l’économiste Philippe Legrain promettant que chaque euro investi pour les réfugiés rapportera près de deux euros moins de cinq ans plus tard. Les chercheurs du Centre for Talent Innovation assurent quant à eux que la diversité des employés au sein d’une société peut faire augmenter les parts de marché et les profits, à condition de construire, moyennant investissements, de l’« inclusion ». Quoi que cela veuille dire…
 

Le Forum économique mondial salue des « tendances positives » pour les migrations

 
De toute façon, affirme le porte-parole de Davos, « les flux de migrations de toutes sortes vont croître, que les Etats, les gouvernements ou le public électoral y soit prêts ou non » : pour lui les nations gagnantes sont celles qui, comme le Canada, Australie ou la Chine, augmentent actuellement leurs objectifs d’immigration afin de faire venir une population active qualifiée. Mais Koser reconnaît que les ressources des gouvernements s’étiolent alors qu’ils sont confrontés aux « menaces liées à la migration » – en clair, le discrédit politique et électoral qui accompagne une politique d’ouverture. Voyez Merkel.
 
Alors, quelles sont ces tendances positives que croit percevoir le Forum économique mondial ? Eh bien, ce sont celles qui seront promues à Davos au cours de la rencontre annuelle qui aura lieu dans quelques jours dans la petite ville suisse. Tout reposera sur des partenariats public-privé.
 
D’abord, il faudra « donner aux citoyens privés la possibilité de jouer un rôle actif par rapport à l’établissement et à l’intégration » des migrants. Il appartiendra, comme cela se passe déjà dans le cadre de plans pilotes au Canada, en Argentine, au Brésil, en Italie, au Royaume-Uni, aux personnes déjà sur place de participer au choix et à l’accueil des réfugiés, ces familles mises sur la route du succès « grâce au capital social et financier investi par des sponsors privés ». En pratique : le regroupement familial… Après les individus, Khalid Koser suggère de donner un rôle aux entreprises. A elles de sélectionner et d’importer la main-d’œuvre, les employés, et pourquoi pas les cadres dont elles ont besoin – puisant dans le gigantesque réservoir d’une population active mondialisée. Comme moyen d’abolir les frontières on ne rêve pas mieux.
 

Les mondialistes de Davos veulent plus de migrants – et plus d’investissements pour eux

 
Deuxième condition : il faut « donner la permission aux immigrés et aux réfugiés de travailler dès le jour de leur arrivée ». Seules la Suède, l’Australie et l’Espagne permettent cela aujourd’hui, souligne l’auteur. La Suède, confrontée à de grands problèmes en raison du flux des migrants ; l’Espagne, où 49 % des jeunes autochtones sont au chômage… le bel exemple ! Quant à l’Australie, elle renvoie sans ménagement les clandestins vers leur point de départ.
 
Il faut enfin – troisième tendance prometteuse – profiter des innovations digitales pour aider les immigrés dans leur recherche d’emploi et leurs besoins d’intégration. Khalid Koser salue LinkedIn qui a mis en place une plate-forme pour aider les réfugiés à entrer en contact avec des employeurs selon leur profil en Suède. Au Canada, un programme similaire de LinkedIn, Welcome Talent Canada accompagne carrément les chercheurs d’emploi fraîchement arrivés. La fondation HP offre des cours de gestion et de compétences informatiques pour faciliter la création d’entreprises par les migrants dans leur pays d’accueil.
 
Tous ces dispositifs, prioritairement dirigés vers des populations déracinées, font partie des « investissements » jugés nécessaires par les grands de ce monde. C’est la logique de la discrimination positive. Au moins, on voit ainsi vers quoi elle tend.
 

Anne Dolhein
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