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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 16:50

http://www.bvoltaire.fr/jeanjacquesfifre/la-liberalisation-de-livg-pretexte-dune-politique-dictatoriale,297298?mc_cid=a4a9f2472a&mc_eid=58ff097ba7

 

La libéralisation  de

 

l’IVG,

 

 

 

prétexte d’une politique

 

 

 

dictatorial

e

 

 

 HIE

Il est devenu illicite de combattre sur le plan des idées. Au secours, Voltaire, ils sont devenus fous ! Ou, pire, ils sont despotiques.

 

Jean-Jacques Fifre

Retraité


Ancien directeur administratif et financier dans le privé
 

 

 

La loi du 17 janvier 1975 relative à l’interruption volontaire de grossesse fut conçue comme une simple loi de dépénalisation de l’avortement en France.

Elle visait à donner une réponse à des situations de détresse et à rétablir un état de dignité humaine souvent bafoué. C’était un vrai progrès.

Simone Veil avait déclaré :

« Je le dis avec toute ma conviction : l’avortement doit rester l’exception, l’ultime recours pour des situations sans issue. »

​‌

Désormais, l’IVG est défendue comme un droit, c’est-à-dire une faculté garantie sans limite par la loi. Plus même : elle est édictée comme une liberté, c’est-à-dire celle d’agir sans aucune contrainte.

La loi Belkacem du 4 août 2014 supprime la condition de détresse. Elle s’inscrit dans une démarche qui vise à lever les moindres freins à l’exercice du droit le plus large à l’IVG, qui est d’ailleurs remboursée à 100 % par la Sécurité sociale.

Cela n’est pas un progrès car cette mesure va dans le sens d’une déresponsabilisation des comportements et des mentalités autant masculins que féminins. Il en va d’une responsabilité citoyenne de refuser cette démarche.

Entendons-nous bien sur le sens des idées : il ne s’agit pas de priver les femmes de la possibilité d’éviter une grossesse dont la conception serait inique ou les risques majeurs, et dont les conséquences seraient pour la mère et l’enfant un non-sens dramatique. Il s’agit simplement de considérer que personne n’a le droit de décider, sans des motifs impérieux, d’interrompre une vie. En outre, par bonheur, les dispositions d’aujourd’hui permettent de prévenir une grossesse non désirée avant que le processus de vie ne soit enclenché. La contraception est le vrai moyen. L’avortement est une thérapie que l’on devrait réserver aux cas d’exception.

Dire cela n’est pas liberticide. C’est simplement refuser de concourir à la déresponsabilisation des consciences, qui est le contraire du sens de l’intelligence humaine et ne fait qu’établir un contresens de l’esprit libertaire.

Or, aujourd’hui, dans notre démocratie qui, longtemps, fut un exemple universel, il m’est défendu d’affirmer cette position morale de bon sens et parfaitement légitime. Il est devenu illicite de combattre sur le plan des idées. Au secours, Voltaire, ils sont devenus fous ! Ou, pire, ils sont despotiques.

Ce gouvernement de gauche dont les dérives liberticides sont notoires vient de faire voter la loi dite « loi du délit d’entrave numérique à l’IVG » qui m’interdit d’exposer pleinement ma pensée sur ce véritable problème sociétal qui, en tout état de cause, mérite pourtant d’être discuté, éventuellement affronté avec les armes du bon sens et de la loyauté intellectuelle.

Cette mesure législative n’est pas un progrès.

 

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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 14:26

http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-l-ecolo-alexander-van-der-bellen-vainqueur-de-la-presidentielle-en-autriche-vraiment-.aspx?article=9723624324H11690&redirect=false&contributor=Charles+Sannat

 

L’écolo

 

Alexander Van der Bellen vainqueur

 

de la présidentielle en Autriche.

 

Vraiment?

 

Charles Sannat

Insolentiae

Publié le 05 décembre 2016

 

 

 

 

Oui, le vert, l’écolo a gagné, mais comment a-t-il obtenu cette victoire ? En faisant une campagne très identitaire comme le reconnaît cet article du Monde qui n’est pas franchement un journal fasciste !!

Le Monde : une campagne très « identitaire«  ici.

Alors, là encore, la propagande va vous expliquer que le fascisme ne passera pas, que les populistes ne gagneront pas et blablablabla… Mais quelle est la réalité ?

Soit Bellen défend un point de vue et une politique identitaire, et donc les thèses d’extrême droite ont gagné.

Soit il fait l’inverse de ce qu’il a dit dans sa campagne, et aux prochaines élections l’extrême droite, cette fois-ci, l’emportera haut la main.

La réalité c’est que les gauches mondialistes européennes et immigrationnistes ont déjà perdu la bataille des idées.

Selon les résultats préliminaires, Alexander Van der Bellen a remporté la présidentielle autrichienne avec plus de 50 % des voix.

L’écologiste libéral Alexander Van der Bellen est en tête de la présidentielle autrichienne avec 53,5 % des voix contre 46,5 % pour son adversaire eurosceptique Norbert Hofer, d’après les sondages à la sortie des urnes.

Le scrutin, pour lequel 6,4 millions d’électeurs ont été appelés aux urnes, a été clos à 17h00 heure locale (16h00 GMT). Norbert Hofer a reconnu sa défaite face à l’écologiste Van der Bellen, en le félicitant sur Facebook.

D’après le ministre autrichien de l’Intérieur Wolfgang Sobotka, les résultats officiels de l’élection seront annoncés le 5 décembre, après le dépouillement du scrutin. « Je pense que nous pourrons annoncer les résultats définitifs le 5 décembre au soir, quand nous aurons dépouillé tous les bulletins », a indiqué le ministre.

Si les deux candidats terminent à égalité, ce sera « un signal de critique » et « un appel au renouveau », a déclaré à Sputnik Andreas Mölzer, député européen et membre du FPÖ, avant l’annonce des premiers résultats du scrutin.

« Cela ne signifie pas qu’on organisera immédiatement un référendum sur la sortie autrichienne de l’UE. Mais on réclamera plus fort des réformes au sein de l’UE », a-t-il indiqué. Deux candidats ont participé à l’élection — Norbert Hofer, 45 ans, vice-président du parlement et cadre du Parti de la liberté (FPÖ), et son adversaire, Alexander Van der Bellen, 72 ans, écologiste libéral.

Le 22 mai dernier, le candidat du parti des Verts Alexander Van der Bellen avait déjà devancé M. Hofer lors de la présidentielle autrichienne malgré toutes les prévisions.

Toutefois, la Cour constitutionnelle autrichienne a annulé le second tour de la présidentielle après avoir constaté des irrégularités « patentes » qui auraient pu avoir donné lieu « à des manipulations », sans cependant que celles-ci n’aient été « clairement établies comme des fraudes ».

Le premier tour du scrutin avait été marqué par un immense désaveu des partis de la grande coalition (SPÖ/ÖVP) au pouvoir depuis 9 ans.

 
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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 13:49

http://www.bvoltaire.fr/gabrielrobin/un-migrant-mineur-tue-une-jeune-allemande-merkel-a-du-sang-sur-les-mains,297605?mc_cid=a4a9f2472a&mc_eid=58ff097ba7

 

Un « migrant » mineur

 

tue une jeune

 

Allemande : Merkel a du

 

sang sur

 

les mains

 AUJOURD'HUI

 

Venu en Allemagne en provenance d’Afghanistan en tant que « mineur non accompagné », le monstre a pu bénéficier de la générosité de nos voisins d’outre-Rhin.

 

Gabriel Robin

Juriste


SG du Collectif Culture, Libertés et Création du RBM
 

 

Le 16 octobre dernier, le corps inanimé de Maria L. était retrouvé sur les bords de la rivière Dreisam, à Fribourg. Cette jeune femme de 19 ans menait une existence insouciante d’étudiante en médecine, privilège d’une jeunesse interrompue trop tôt par un criminel qui n’aurait jamais dû se trouver sur le sol allemand.

Venu en Allemagne en provenance d’Afghanistan en tant que « mineur non accompagné », le monstre a pu bénéficier de la générosité de nos voisins d’outre-Rhin, trouvant refuge dans une famille d’accueil… Quelques mois plus tard, en guise de remerciements, il assassinait et violait une jeune fille innocente. Il a heureusement été confondu par son ADN retrouvé sur les lieux du crime. Un autre crime à caractère sexuel s’est également produit dans le secteur en novembre. L’enquête dira s’il s’agissait du même auteur.

Les leçons de la nuit d’horreur du Nouvel An n’ont pas été tirées, pas plus que celles du déclin de la France. Pour la seule année 2015, pas moins de 890.000 « demandeurs d’asile » sont arrivés en Allemagne, dont près d’une moitié d’Afghans, éduqués dans une société où la vie des femmes n’a que peu de valeur. La même année, 90.000 « mineurs non accompagnés » s’installaient dans l’Union européenne. Et c’est ainsi qu’une jeune fille a fini sa vie d’une horrible manière, alors qu’elle rentrait d’une soirée d’étudiants.

La politique d’accueil menée par les exécutifs européens, en collaboration avec les caciques globalistes de l’Union, est suicidaire.

Nos dirigeants invitent le loup à pénétrer dans la bergerie. En conséquence, les drames se multiplient : attentats, viols, meurtres, vols… Et ce n’est pas tout, l’insécurité n’étant que la partie la plus visible du problème de fond que pose la déferlante migratoire, c’est-à-dire le remplacement des peuples autochtones par des personnes venues de cultures n’ayant que très peu en commun avec notre civilisation.

Oui, Angela Merkel a du sang sur les mains. L’assassinat barbare de Maria L. est de sa responsabilité directe. Les conservateurs allemands sont de dangereux inconscients qui encouragent l’invasion de leur nation millénaire pour combler les manques de leur funeste politique malthusienne. Acquis au « multikulti », ils se rêvent en champions d’un monde d’après fantasmé, rejetant leur identité dans les limbes du passé.

Les enjeux électoraux à venir en Europe ne sont pas ordinaires. Nous n’en sommes plus à l’heure des choix rationnels, axés uniquement sur l’économie, car nous ne sommes plus vraiment en paix. À ce rythme, notre continent pourrait rapidement sombrer dans le chaos. Si nous voulons l’éviter, il nous faudra prendre des décisions radicales, inédites et douloureuses. Voulons-nous toujours vivre libres chez nous ou préférons-nous vivre en esclaves chez eux ?

 

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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 09:46

http://www.bvoltaire.fr/remymahoudeaux/alexandre-jardin-et-lmpt-la-revanche-du-reel,297395?mc_cid=311b1d37fe&mc_eid=58ff097ba7

 

Alexandre Jardin et

 

 

LMPT : la revanche du

 

 

réel

 AUJOURD'HUI

 

Des citoyens, court-circuitant des partis traditionnels en perdition, se prennent en main et proposent des alternatives.

 

Rémy Mahoudeaux

 

 

« Il n’est pire sourd que celui qui ne veut entendre », dit l’adage. Le Président bientôt sortant a négligé les signaux explicites émis par le pays. Ses refus d’admettre que le réel s’impose même aux plus hautes autorités de l’État sera sans doute l’une des causes les plus évidentes de ses échecs multiples et répétés. Vae victis !

Malheureusement, ce travers est partagé par beaucoup à droite comme à gauche. Ils ne condescendent pas à s’abaisser jusqu’à prendre le pouls des sans-dents et autres vulgum pecus qui sont pourtant la nation. L’isolement que confère une once de pouvoir est, à ce titre, une calamité. Le jacobinisme centralisateur serait-il irrémédiablement inscrit dans l’ADN de ceux qui briguent des mandats ?

Deux exemples illustrent ce divorce entre une caste et le peuple, et le refus du peuple de se laisser dorénavant guider vers l’abîme.

Alexandre Jardin, auteur de romans, avait lancé il y a deux ans un mouvement « bleu blanc zèbre » afin de promouvoir et favoriser l’initiative et l’action citoyenne.

L’intuition est a priori bonne, la subsidiarité et l’initiative méritent la place que l’autorité leur conteste. Plus récemment, il avait laminé le très technocrate Bruno Le Maire et son programme de plus de 1.000 pages de docteur Je-sais-tout. Il annonce se porter candidat à l’élection présidentielle, sans doute pour bénéficier d’une tribune où il diffusera son message : serait-ce pour être écouté des autres candidats et de leurs complices médiatiques plus que par des électeurs ?

La contestation contre la loi Taubira a été la bonne surprise de ce quinquennat presque achevé. Elle a révélé une fracture que d’aucuns pensaient comblée, mais elle a plus encore provoqué la réaction quasi totalitaire du pouvoir en place : censure des interlocuteurs naturels, répression violentes de manifestations pacifiques, mensonges divers, rejet illégal de la pétition du CESE, arbitraires privations de libertés pour cause de veillées ou de port de sweat-shirt, embastillement d’un prisonnier politique. Des méthodes dignes d’une démocratie de type populaire. La Manif pour tous, vaisseau amiral de cette lutte anthropologique pour les familles, s’inscrit durablement dans le paysage national. Mieux : elle s’exporte, parraine des résurgences ailleurs et s’oppose aux instances européennes qui, asservies aux tenants de l’idéologie libérale-libertaire, induisent une destruction anthropologique dont les peuples d’Europe ne veulent plus. Elle promeut aujourd’hui, à l’échelon européen, l’initiative Mum, Dad & Kids sous forme de pétition afin d’acter dans l’Union l’intangibilité de la famille traditionnelle.

C’est une bonne nouvelle que des citoyens, court-circuitant des partis traditionnels en perdition, se prennent en main et proposent des alternatives qui partent de la base pour s’étendre par capillarité, au lieu de subir des diktats qui descendent d’un Olympe politique démonétisé

 

 

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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 09:14

http://www.bvoltaire.fr/gabrielrobin/delit-dentrave-numerique-le-cheval-de-troie-des-restrictions-de-libertes,297421?mc_cid=311b1d37fe&mc_eid=58ff097ba7

 

Délit d’entrave

 

numérique : le cheval de

 

Troie des restrictions de

 

libertés

 AUJOURD'HUI

 

À l’Assemblée, Marion Maréchal-Le Pen a rappelé que la loi Veil prévoyait une information, y compris sur les alternatives à l’avortement.

 

Gabriel Robin

Juriste


SG du Collectif Culture, Libertés et Création du RBM
 

 

« Croyons-nous nos arguments si faibles qu’il faille interdire ceux de nos adversaires ? », s’interrogeait Guillaume Erner, journaliste à Charlie Hebdo. Adopté le jeudi 1er décembre à l’Assemblée nationale, la proposition de loi socialiste instituant un délit d’entrave « numérique » (sic) à l’IVG constitue une nouvelle restriction dans l’exercice de nos libertés d’opinion et d’expression.

Sera désormais puni de deux ans de prison et de 30.000 euros d’amende « le fait d’empêcher ou de tenter d’empêcher de pratiquer ou de s’informer sur une interruption de grossesse » par « tout moyen »« y compris en diffusant ou en transmettant par voie électronique ou en ligne, des allégations, indications de nature à induire intentionnellement en erreur, dans un but dissuasif, sur les caractéristiques ou les conséquences médicales d’une interruption volontaire de grossesse ».

Seule la parole d’État sera donc tolérée sur Internet au sujet de l’avortement. Interdiction de penser différemment. Si vous êtes opposé à l’IVG et que vous le faites savoir, vous risquerez la prison. Le délit d’opinion fait son retour dans le pays de la liberté. Une régression majeure qui en appellera probablement d’autres. Big Brother ne supporte pas la contradiction : l’IVG sera son cheval de Troie. Prochainement, les délits d’entrave « numérique » se multiplieront.

Immigration ? Islam ? Perturbateurs endocriniens ? Union européenne ? Réchauffement climatique ? Colonisation ? Bilan du communisme ? Quel sujet sera placé dans la liste des tabous intouchables de la République irénique ?

Cette loi porte atteinte aux droits fondamentaux. Aux États-Unis, une telle chose pousserait des millions de personnes dans les rues. En créant le premier délit d’entrave « numérique », la majorité socialiste montre sa crainte profonde de la liberté d’expression que les nouveaux moyens de communication garantissent et augmentent. N’ayant pas de prise sur Internet, les pouvoirs publics veulent prévenir d’éventuelles contestations.

Pour y parvenir, ils ont fait du sujet de l’IVG leur cheval de Troie. En amalgamant la consultation de sites Internet à ces commandos qui se sont parfois attachés devant les cliniques pour empêcher des femmes d’avoir recours à l’avortement, les députés ont fait preuve d’une grande malhonnêteté intellectuelle. Qui peut pourtant imaginer que des textes d’opinion seraient comparables à des actions physiques ?

À l’Assemblée, Marion Maréchal-Le Pen a rappelé que la loi Veil prévoyait une information, y compris sur les alternatives à l’avortement. Elle a eu raison. Par leur attitude, les parlementaires favorables à ce délit d’entrave « numérique » trahissent l’esprit même de la loi Veil. Avons-nous à ce point perdu le goût du débat d’idées ? En sommes-nous réduits à sombrer dans l’hystérie la plus pure sur chaque sujet un tant soit peu complexe ? La France trahit Voltaire tout en s’y référant quotidiennement…

 

 

 

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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 07:14

https://webmail1g.orange.fr/webmail/fr_FR/read.html?FOLDER=SF_INBOX&IDMSG=237055&check=&SORTBY=1

 

La victoire nette et sans bavure de Fillon à la primaire de la droite est surtout le fruit d'un immense malentendu que la campagne pour la présidentielle sera loin de lever, tant est fort en France le désir de redonner à la fonction suprême un semblant de dignité.
Or Fillon a d'autant mieux profité du rejet des deux « favoris » qu'il a su par son attitude distante et calme donner ce signe, ce qui, de la part de l'ancien premier ministre de Sarkozy, n'était pas gagné. Passer pour un homme neuf et incarner l'espoir du relèvement quand on est un des principaux responsables du déclin du pays : du grand art !

UN MACHIAVÉLISME TRANQUILLE

C'est là que réside le principal danger : que, dans ce jeu de faux-semblant que sont les élections, les Français misent sur un homme rompu depuis quatre décennies de vie politique à tous les reniements, mais plus habile que d'autres à cacher son manque de conviction. Car Fillon n'a pas été seulement le collaborateur zélé, pour ne pas dire servile, de Sarkozy : au gré de sa carrière, il a su, d'eurosceptique, devenir européiste, de gaulliste social, libéral assumé, de souverainiste, libre-échangiste. Son rapt illégitime de l'électorat catholique de droite est la preuve supplémentaire d'un machiavélisme tranquille. Que Jean-Frédéric Poisson n'ait pas réussi à attirer sur son nom la majorité de ces électeurs, d'autant plus heureux finalement de la victoire de Fillon que celle-ci ne les mènera pas au martyre, n'a rien d'étonnant. Poisson n'est pas responsable du caractère contre-productif de sa candidature. C'est le système politique qui condamne a priori le vote de conviction au profit, dès le premier tour, d'un vote utile qui se révèle foncièrement nuisible : les voix qui se sont détournées de Poisson n'auraient pas manqué à Fillon pour être qualifié au second tour. En revanche, le score décevant de Poisson a permis à Fillon, qui avait mis dans son escarcelle l'électorat naturel du premier, à neutraliser la tentative de procès en intégrisme catholique ouvert par Juppé et amplifié par la gauche, en se débarrassant du contenu pour ne garder qu'un emballage très aseptisé, mais qui convient à une bourgeoisie qui pense que porter son catholicisme en bandoulière suffit à obtenir l'absolution.
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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 11:22

http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2016/12/01/histoire-actualite-mort-de-fidel-castro%C2%A0-l-anticommunisme-5881651.html

 

Histoire & Actualité • Mort de Fidel Castro : l'anticommunisme est un humanisme, sauf en France !

  


Par Gilles-William Goldnadel 

Le « lider Maximo » est mort ce 25 novembre. Gilles-William Goldnadel constate [Figarovox, 28.11] qu'au pays de Georges Marchais, le procès du communisme reste à instruire, comme en témoignent les éloges funèbres prononcés en hommage au boucher de La Havane. Gilles-William Goldnadel a raison. Serait-il d'accord pour que l'on instruise concomitamment les procès des tueries et crimes révolutionnaires français ? Ceux-ci sont l'origine et la matrice de ceux-là. LFAR  

 

495725162.jpgCe n'est pas la première fois qu'ils nous font cette mauvaise farce. C'est toujours la même chose, on la croit morte. On se dit que cette fois ils ont compris. Qu'ils ne recommenceront pas. La sotte grandiloquence. Les hommages obscènes. Le déni de la réalité. Eh bien, non, ils ont recommencé.

Ils ont pleuré Castro. Même la sœur, Juanita, n'ira pas à l'enterrement de son frère : «il a transformé l'île en une énorme prison entourée d’eau ». Mais certains, en France sont plus fraternels envers Fidel que la sœur du geôlier.

Avant que de tenter d'expliquer l'inexplicable, un bref rappel de la réalité minimisée. Castro n'était pas seulement qu'un dictateur sud-américain. C'était un boucher et un équarisseur. Il ne s'est pas contenté de torturer et d'exécuter ses opposants, il a vendu leur sang, comme le rappelait le Wall Street Journal dans un article du 30 décembre 2005 : le 27 mai 1966, 3,5 litres de sang par personne furent médicalement ponctionnés sur 166 détenus par décision de Fidel Castro et vendus au Vietnam communiste au prix de 100 $ le litre. Après la prise de sang, 866 condamnés, en état d'anémie cérébrale, paralysés et inconscients, furent emmenés sur des brancards et assassinés.

Miguel A. Faria dans Cuba, une révolution écrit à la page 415 de son livre : «Depuis que Fidel Castro a pris le contrôle de l'île en 1959, les estimations les plus crédibles précisent que de 30 000 à 40 000 personnes ont été exécutées par le peloton d'exécution ou dans les geôles cubaines. »

Dès les premiers jours de la révolution, Castro ordonna des exécutions sommaires dans le but d'établir une culture de la peur qui annihila rapidement toute résistance. Les révolutionnaires d'opérette qui le soutiennent en France lui pardonnent avec indulgence ses exactions en même temps qu'ils maudissent ordinairement la peine de mort appliquée aux assassins de droit commun. Ils passent volontiers sous silence que dans les décennies suivantes, Castro s'assura de la soumission de son peuple en prolongeant l'État de terreur.

Profitons du deuil cruel qui frappe la galaxie communiste et ses compagnons pour régler aussi son compte à celui dont l'icône christique ornait les thurnes estudiantines des seventies et encore de nos jours les T-shirts de quelques attardés. Che Guevara avant que de faire le guérillero en Bolivie, dirigeait dès 1959 la sinistre prison de la Cabana, où il avait acquis le tendre sobriquet de «carnicerito » (le petit boucher). Selon Stéphane Courtois, auteur du Livre noir du communisme, ladite prison était un lieu où la torture et les mutilations étaient quotidiennes. Selon Archiva Cuba, une association basée dans le New Jersey, et qui s'est donné comme mission de documenter les crimes de Castro, en 1959, à la Cabana, au moins 151 personnes innocentes furent assassinées.

Parmi les 94 enfants dont on a pu établir la mort, 22 ont été exécutés par les escadrons de l'idole de l'extrême gauchisme.

Quant à la situation actuelle, et sans même évoquer la faillite économique, Christophe Deloire, président de Reporters Sans Frontières, rappelait samedi que Cuba demeurait au 171e rang (sur 180) au classement mondial de la liberté de la presse.

Ils ont pleuré Castro. Je ne parle pas des communistes. De Pierre Laurent, fils de Paul : « l’artisan de l'une des plus importantes révolutions initiées au XXe siècle… La démonstration de la possibilité de bâtir une société juste et souveraine pour tous les peuples ».

Je ne parle pas de notre Président de la République actuel, tout content d'avoir imaginé effleurer l'Histoire en touchant un vieillard et dont les euphémismes dégoutants dans son hommage funeste : « manquements aux droits de l'homme… désillusions » montrent à quel point les socialistes évaporés n'ont pas totalement coupé le cordon ombilical ensanglanté.

Je parle des compagnons de déroute, je parle des camarades de carnaval : Christiane Taubira, jamais économe d'une hyperbole : « le dernier géant du XXe siècle… ». Je parle de Clémentine Autain, invitée gentiment sur France Inter dimanche matin pour admonester ceux qui fêtent Kissinger mais cognent sur Castro et qui mériterait d'être engagée comme humoriste de la radio active de service public pour ce tweet mémorable et émouvant : « à Fidel Castro, pour la révolution cubaine, la résistance à l'impérialisme U.S, l'expérience « socialiste » d'un autre siècle. Hasta siempre !»

Je parle enfin de Jean-Luc Mélenchon, dont Onfray disait samedi au Point qu'il avait « fumé la moquette », en tous les cas un havane hallucinogène, en écrivant ce twitt halluciné : « Fidel ! Fidel ! Mais qu'est-ce qui s'est passé avec Fidel ? Demain était une promesse. Fidèle ! Fidel ! L'épée de Bolivar marche dans le ciel.»

Je conseille encore à tous ceux qui ne l'aurait pas regardé, de visionner l'hommage du futur candidat fraîchement adoubé par les communistes à la rapière envolée dans les cieux : Samedi matin, à l'ambassade de Cuba. Une homélie larmoyante. C'est sans doute lors d'un même petit matin blafard de 1953, que des staliniens aux yeux rougis rendirent hommage au petit père des peuples qui attend aujourd'hui son fidèle suivant.

J'imagine déjà certains scandalisés par cette dernière ligne.

Le scandale habite ailleurs. Il demeure dans le fait que, précisément, il n'y ait pas scandale quand ces hommages publics au boucher de La Havane sont rendus par des personnes publiques qui ont pignon sur rue.

Et l'explication vient. D'abord l'anti-occidentalisme pathologique, dans sa version antiaméricaine. Tout fut pardonné à Fidel au nom de la lutte sacrée contre l'impérialisme yankee. Tout, y compris le massacre et la mise au pas de son peuple. Mais cette anti occidentalisme radical n'est pas seulement politique, il est aussi racial.

Qu'on me permette de me citer dans mes Réflexions sur la question blanche(2011) : « Il faut se faire à la déraison : un sombre salaud cubain, vénézuélien, bolivien ou mexicain basané, qui sait ? mâtiné d'indien, ne sera jamais aussi honni qu'un bon vieux salaud chilien tel que Pinochet, poursuivi jusqu'au bord du tombeau, et que Sartre charriait pour « sa gueule de salaud latin » classique, à la Franco. ».

Ensuite et surtout en raison du fait que le procès du communisme reste à instruire en France. Il s'agit d'une triste spécificité française.

Il n'y a qu'en France que les archives du KGB n'aient pas été exploitées, après l'effondrement de l'URSS ce dont se désolait ma chère Annie Kriegel. Même dans l'Italie si communisante du compromis historique, les archives ont parlé, et l'on sait quel compagnon de route ou quel journaliste émargeait au budget soviétique. Il n'y a qu'en France où des syndicats politisés peuvent reconnaître leurs liens avec le PC sans être pour autant démonétisés. Il n'y a qu'en France où le parti communiste peut encore oser s'appeler par son nom et s'affubler d'un marteau et d'une faucille. Il n'y a qu'en France où des artistes sentencieux peuvent se produire à la fête du journal de l'organe central du parti communiste sans risquer la sentence. Il n'y a qu'en France où le parti de la gauche morale peut s'allier électoralement avec un parti communiste sans rougir ni être déconsidéré.

Car c'est en France encore que ceux qui ont combattu extrêmement le communisme et ses épigones d'extrême-gauche ont été médiatiquement rangés dans le ghetto de l'extrême droite.

Ce fut notamment le sort de Stéphane Courtois, qui faillit connaître la mort civile pour avoir écrit Le livre noir du communisme.

Pour avoir eu le courage suicidaire d'estimer à 100 millions le nombre d'êtres humains assassinés pour imposer le communisme. Paul Kangor dans The Communist estime que le livre de Courtois est largement en dessous de la réalité. Courtois évaluait à 20 millions les crimes de Staline, mais Alexandre Yakovlev , adjoint de Gorbatchev, cité par Kangor, estime le carnage entre 60 et 70 millions d'humains.

L'anticommunisme est un humanisme.  

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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 10:49

Voir la video ci-dessous  en cliquant sur le lien

 

http://www.tvlibertes.com/2016/11/23/11498/zoom-fabien-bougle-migrants-versailles

 

 

 

 

 

 

 

 

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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 01:46

mdhttp://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-la-construction-navale-en-chute-libre-au-japon-en-coree-et-en-chine.aspx?article=9667480356H11690&redirect=false&contributor=Wolf+Richter.

 

La construction navale en chute libre au

 

Japon, en Corée et en Chine

 

 
Publié le 02 décembre 2016
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Rubrique : Editoriaux
 
   
 

« Pire encore que ce qui a fait suite à la crise financière globale. »

Les nouvelles commandes reçues par les chantiers maritimes chinois – aujourd’hui connus pour sous-coter leurs compétiteurs et sombrer rapidement dans la banqueroute – ont plongé de 58,5% sur un an entre janvier et octobre, selon le fournisseur de données BIMCO. Pour ce qui est de la Corée du Nord, où sont localisés trois des plus gros chantiers maritimes au monde, les commandes ont plongé de 84,2%. Au Japon, elles ont chuté de 90%.

Tous s’étaient spécialisés dans la fabrication de navires de cale sèche, de pétroliers et de porte-conteneurs. Mais cette année, les commandes de pétroliers ont baissé de 80% à l’échelle globale. La demande en porte-conteneurs a quant à elle perdu 84%.

Le commerce global, qui s’est effondré pendant la crise financière avant d’entamer une reprise en V, aurait dû poursuivre sa croissance. Mais au cours de ces dernières années, il n’a cessé de décliner. Les navires de cale sèche, les pétroliers et les porte-conteneurs font face à une surcapacité rampante et souffrent du déclin des tarifs de transport maritime. Au mois d’août, Hanjin, le plus gros transporteur de Corée autrefois considéré comme un too-big-to-fail, a fait faillite. Toutes les grosses sociétés de transport maritime ont cessé de commander de nouveaux navires.

En revanche, les commandes passées auprès de chantiers maritimes européens ont augmenté de 45% sur les huit premiers mois de cette année. A l’échelle globale, ils ne jouent qu’un rôle minime, avec seulement 9,3% des commandes. Mais ils se concentrent sur le plus petit marché des navires de croisière, des ferries et des remorqueurs.

A l’échelle globale, les commandes de navires ont perdu 77% depuis le début de l’année. Mais elles avaient déjà baissé de 13% sur un an en 2015. Et 2014 avait déjà enregistré un déclin de 26% depuis 2013, qui avait été la première bonne année depuis la crise financière. En 2007, les commandes avaient atteint un record de 92 millions de tonnes brutes compensées. Depuis le début de l’année, elles n’en représentent pour l’instant que 10 millions.

A ce rythme, 2016 pourrait devenir la pire année jamais recensée par BIMCO, qui a commencé à collecter ces données en 1996. Même à l’époque, les commandes représentaient jusqu’à 18 millions de tonnes brutes compensées.

Aucune industrie ne peut faire face à un tel taux d’effondrement sur le long terme. Et l’année prochaine pourrait être pire encore, comme l’explique Peter Sand, analyste des affaires maritimes chez BIMCO. Pour les constructeurs de navires spécialisés dans les porte-conteneurs, les navires de cale sèche ou le transport international, « les possibilités d’annulation et d’ajournement de commandes sont élevées ». Les annulations sont suffisamment catastrophiques à elles seules. Les ajournements peuvent ajouter aux problèmes de liquidité des constructeurs, parce qu’ils impliquent également un recul des paiements.

Parmi les constructeurs à avoir fait faillite, nous comptons le coréen STX Offshore & Shipbuilding, qui a demandé la protection de la cour au mois de mai. Aucun pays ne dépend plus de la construction navale que la Corée du Sud – en 2015, le secteur représentait 7,1% des emplois manufacturiers du pays.

Les trois gros constructeurs coréens - Hyundai Heavy Industries, Daewoo Shipbuilding & Marine Engineering, et Samsung Heavy Industries – se sont débarrassés d’actifs et d’une partie de leurs employés dans le cadre de récents projets de restructuration. Mais cela n’a pas suffi. Au mois d’octobre, le gouvernement a annoncé un plan de sauvetage : il commandera 250 navires jusqu’en 2020, d’une valeur de 6,9 milliards de dollars – mais il s’agira de plus petits navires, et non des gros projets de construction dont les sociétés du pays ont besoin.

Et cela pourrait ne pas suffire. Le 15 novembre, Hyundai Heavy a annoncé la vente de ses entreprises externes à la construction navale, dont ses sociétés de services, d’équipement de construction et de robotique, afin de réduire sa dette. Samsung Heavy a déclaré vouloir licencier entre 30 et 40% de ses employés avant 2018. Daewoo Shipbuilding pense se débarrasser de 20% de ses employés avant 2020.

En Chine, les banqueroutes se multiplient. Entre avril et mai : Zhong Chuan Heavy Industry, Zhong Chuan Heavy Industry Equipment, Zhoushan Xuhua Metal Material, Zhenjiang Shipbuilding (une succursale de Sinopacific Shipbuilding Group), et Yangzhou Dayang Shipbuilding. En février : Sainty Marine ; en décembre 2015 : Wuzhou Shipyard ; et un peu plus tôt en 2015 : Mingde Heavy Industries.

Mais beaucoup de sociétés de construction navale, soutenues par des prêteurs publics, continuent de recevoir des commandes en sous-cotant leurs projets de construction. Elles sont devenues des zombies.

En octobre, Guo Dacheng, directeur de la China Association of the National Shipbuilding Industry, a expliqué que ces zombies devraient disparaître, parce qu’ils endommagent l’industrie dans son ensemble.

Pour rester en vie, les autres constructeurs se diversifient hors des navires de cale sèche et des porte-conteneurs, et tentent de faire concurrence aux Européens en construisant des ferries et des navires de croisière. S’ils y parvenaient, ils créeraient une nouvelle surabondance et finiraient par faire faillite.

Et ce ne sera pas une tâche facile. Les gros constructeurs japonais tentent déjà de se diversifier sur les navires de croisière, mais sans grand succès.

Après une pause d’environ une décennie, Mitsubishi Heavy Industries a recommencé à construire de gros navires de transport de passagers en 2013 – un secteur plus lucratif que celui des porte-conteneurs. En revanche, la société a annoncé au mois d’octobre que son chantier maritime de Nagasaki avait perdu plus de 250 milliards de yens (2,25 milliards de dollars) sur une commande passée par une société de croisières américaine dans le cadre d’une série de modifications de conception et en raison de la hausse du coût des matériaux importés depuis l’Europe.

En conséquence, Mitsubishi a annoncé au mois d’octobre qu’elle n’accepterait plus que des commandes de navires de transport de passagers et continuerait de rechercher des commandes de méthaniers.

Les constructeurs de navires japonais tentent de garder la tête hors de l’eau en consolidant. Imabari Shipbuilding (le cinquième plus gros constructeur au monde), Oshima Shipbuilding, et Namura Shipbuilding se spécialisent dans les navires de cale sèche. Les trois sociétés discutent actuellement avec Mitsubishi Heavy en vue de joindre leurs ressources et de développer des navires de croisière. Ensemble, elles représenteraient le deuxième plus gros constructeur mondial.

Voilà qui pourrait prendre un moment. « L’industrie ne se relèvera pas avant 2021, » a expliqué Yoshikazu Nakaya, analyste chez Mizuho Bank. Il a qualifié le fiasco de « pire encore que celui qui a fait suite à la crise financière globale ».

Les Etats-Unis sont la plus importante destination pour les produits globaux. Et la situation pourrait encore s’aggraver. La récession automobile devrait s’étendre jusqu’en 2017. Lisez ceci : Strongest Pillar of Shaky US Economy has Cracked

 

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Published by marcrousset
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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 01:38

http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-90-de-la-richesse-sera-detruite.aspx?article=9681462514H11690&redirect=false&contributor=Egon+Von+Greyerz.

 

90% de la richesse sera détruite

 
Publié le 29 novembre 2016
1686 mots - Temps de lecture : 4 - 6 minutes
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Très peu de gens réalisent l'énorme transfert de richesse qui aura lieu dans les cinq prochaines années. La plupart des gens perdront 75 à 90% de leur richesse, et certains en perdront 100%. Mais les investisseurs qui prennent les mesures nécessaires pour protéger leur patrimoine ne verront pas leur argent partir en fumée. J'échange souvent avec des family offices, qui ont bâti des fortunes de centaines de millions de dollars à plusieurs milliards. Sans exception, ils croient que ces fortunes sont le fruit de leurs capacités à monter une entreprise ou à investir. Bien sûr, il faut des compétences et un peu de chance pour bâtir une grande fortune. Cela dit, l’ampleur de la richesse actuelle n’est pas due à cela, mais plutôt à la croissance énorme du crédit et de l’impression monétaire que le monde a connue depuis la création de la Réserve fédérale en 1913. Cela a causé une explosion de la valeur des actifs dans des proportions inégalées.

Croissance des prix des actions = croissance de la dette

Les marchés actions ont bénéficié massivement de la plus grande expansion monétaire que le monde n’ait jamais connu. Si nous regardons le Dow Jones depuis le début du dernier cycle majeur au début des années 1980, nous constatons une hausse des plus remarquables. Au début de 1980, le Dow était à 850 et, aujourd’hui, il est à 19 000. Il s’agit d’une hausse de plus de 18 000 points en 36 ans. Ce qui veut dire que le Dow Jones a grimpé de 9% par an en moyenne depuis 1981. Une augmentation annuelle de 9% fait que l’indice double tous les huit ans. Quel investissement ! Vous achetez des actions en 1980 pour 10 000 $ et aujourd’hui, en 2016, elles valent 220 000 $, sans que n’ayez à lever le petit doigt. En plus, les dividendes ont rapporté environ 2% en moyenne. Mais cette croissance du marché action n’est pas due au marché lui-même – les actions ne grimpent pas annuellement de 9%, pendant 36 ans, sans du carburant pour fusée. L’explication est simple : c’est la dette qui a servi de carburant, parce que la dette américaine a aussi grimpé de 9% par an depuis 1981. Alors, la recette pour devenir un président couronné de succès et aimé est simplement d’imprimer et d’emprunter. La corrélation est absolue entre l’augmentation de la dette américaine et la croissance des marchés actions.

24hGold - 90% de la richesse s...

Reagan connaissait le secret : durant son mandat, il a triplé la dette, de 900 milliards $ à 2 600 milliards $, ce qui fit doubler le Dow Jones, de 960 à 2 200 points. Clinton n’a pas eu à imprimer autant de monnaie pour pousser le marché à la hausse, contrairement à Bush Jr. qui a dû quasiment doubler la dette pour tenter de le faire, mais le marché finit plus bas que lorsqu’il prit la présidence huit ans plus tôt. Obama, lui, a doublé et la dette et le Dow, en ligne avec la tendance à long terme. Le problème, pour Trump, est que nous sommes au point de rendement décroissant – cela avait déjà débuté sous George W. Bush. Lorsque Bush Jr. prit le pouvoir, le Dow était à 10 800, et il est maintenant à 18 800, soit une augmentation de 74%. Mais pour obtenir cette hausse de 74% du Dow Jones, il a fallu que la dette grimpe de 250%. Cela signifie que Trump devra imprimer une sacrée quantité de monnaie pour continuer à stimuler les marchés. En plus, le Dow est à un niveau record, avec un ratio cours/bénéfices supérieur à 20, et les profits des sociétés sont en chute… cela sera pratiquement impossible à réaliser. Les chances de Trump de se faire réélire au bout de quatre ans sont très minces, à cause du niveau actuellement élevé du marché boursier et du niveau record de la dette publique américaine. Mieux vaut devenir président avec une économie faible et un marché boursier faible, comme Reagan.

En 1929, le Dow Jones a atteint un pic de 400 et s'est ensuite s’effondré à 40 en 1932. Cette chute de 90% est survenue à un moment où les conditions économiques aux États-Unis et à travers le monde étaient bien meilleures qu’aujourd’hui. Depuis 1981, le Dow Jones a vu sa valeur multipliée par 22. Alors que le monde connaît une bulle historique d’actifs et du crédit d’une ampleur sans précédent, une implosion de la dette pourrait facilement faire chuter le Dow de 90%, comme en 1929-1932, ou probablement même de 95%, pour retomber à 850, là où ce marché haussier a débuté. Cela signifierait une chute de 95% en termes réels. Je dis "termes réels" parce que nous assisterons probablement au plus grand programme d’impression monétaire de l’histoire. Les banques centrales mondiales imprimeront des milliers de milliards, même des quadrillions, de dollars dans une tentative désespérée de sauver le système financier et l’économie mondiale. Cette impression monétaire massive pourrait faire grimper le Dow bien plus haut, en termes nominaux ou hyperinflationnistes.

Le Dow Jones chutera de 90% en termes réels

La meilleure façon de mesurer le Dow Jones en termes réels est de le comparer à l’or. L’or est la seule monnaie qui a survécu lors des 5 000 dernières années, et il représente un pouvoir d’achat stable. L’or ne prend pas de valeur avec le temps – c’est plutôt la monnaie papier ou fiduciaire qui ne cesse de se déprécier jusqu’à atteindre zéro.

Le ratio Dow/or a atteint un pic en 1999, et il est maintenant dans une tendance baissière. Une fois la correction actuelle terminée, le ratio continuera à tomber vers 1:1, comme en 1980, alors que le Dow Jones était à 850 points et que l’or était à 850 $ l’once. La seule question est de savoir à quel niveau le Dow Jones et l’or seront lorsqu’ils atteindront ce ratio de 1:1. Est-ce que le Dow sera à 10 000 et l’or à 10 000 $ ? Ou verrons-nous des niveaux hyperinflationnistes, avec le Dow Jones à 100 000 points et l'or à 100 000 $ ? Le niveau absolu n’a pas d’importance, parce qu’à n’importe quel niveau, cela impliquera une perte catastrophique de capital pour n’importe quel investisseur sur les marchés actions.

24hGold - 90% de la richesse s...

Lorsque le ratio atteindra 1:1, cela signifiera une perte de plus de 90%, en termes réels, pour les investisseurs en Bourse (1 million $ en actions vaudra moins que 100 000 $ en monnaie d’aujourd’hui). N’oubliez pas que la dernière fois que l’indice Dow Jones s’est effondré de 90%, en 1929-1932, il a fallut 25 ans pour revenir au pic précédent.

Le marché de l’immobilier perdra plus de 75%

Le marché de l’immobilier a également été alimenté par l’explosion du crédit. Je rencontre plusieurs riches investisseurs qui croient que l’immobilier constitue la meilleure forme de préservation de richesse. Il est vrai, bien sûr, que l’immobilier a été un formidable investissement, ces cent dernières années. Pendant des centaines d’années avant 1913, l’inflation est demeurée stable à 1-2% par an. C’était la même chose avec l’immobilier. La valeur d’une maison, au début des années 1700, ne s’est pas beaucoup appréciée pendant 200 ans, jusqu’au début des années 1900. Mais la création de la Fed a conduit à la croissance du crédit et à l’impression monétaire, qui ont pris des proportions exponentielles dans presque tout le monde occidental. C’est pourquoi les prix de l’immobilier ont grimpé de milliers de pourcent au cours des 100 dernières années. Mais il peut être dangereux de croire que l’immobilier représente une valeur réelle après avoir connu la plus grande hausse de l’histoire. Ces dernières années, cette bulle a, en plus, été gonflée par de l’argent presque gratuit et des taux d’intérêt à zéro ou négatifs.

En termes d’or, la valeur de l’immobilier a atteint un pic au début des années 1970. Depuis, la valeur moyenne d’une maison américaine a chuté de 87% par rapport à l’or. On pourrait croire que l’immobilier, aux États-Unis, ne chutera pas beaucoup à partir de ces niveaux. Mais lorsque l’on regarde le niveau élevé des prêts du secteur immobilier, combiné aux taux d’intérêt bas, il est fort probable que l’immobilier, dans le monde occidental, chutera encore. Une cible minimale serait le niveau de 1980, ce qui impliquerait une chute de 50% en termes réels, par rapport à l’or. Mais compte tenu de la bulle immobilière, il est plus probable que nous assistions à une chute de 75-90% depuis le niveau actuel, ce qui voudrait dire qu’il descendrait au moins à 10 sur l'indice Case-Shiller.

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La chute du prix des actifs et la hausse importante de la valeur de l'or pourraient se produire dans les cinq prochaines années. Si tel était le cas, les investisseurs dans les actions et l'immobilier perdront 75 à 90% de leurs actifs en termes réels. Cela ne devrait pas être considéré comme une chute démesurée, mais plutôt comme une correction salutaire, après avoir connu les plus grosses bulles d'actifs et de crédit de l'histoire. Oui, cela engendrera de la misère et nécessitera des ajustements majeurs pour la plupart des gens. Mais cette adaptation est nécessaire afin que le monde puisse à nouveau connaître la croissance, mais sans dette excessive. Parce qu'avec des dettes de l'ordre de 250 000 milliards $ et des millions de milliards de produits dérivés, l'économie mondiale ne peut tout simplement pas avancer. Toute cette dette devra imploser, entraînant avec elle les actifs qu'elle a soutenus.

La meilleure protection : l’or

Clairement, l’or peut offrir une protection contre la destruction de richesse à venir. Mais il doit s’agir d’or physique, détenu hors du système bancaire ou financier, en-dehors du pays de résidence de l’investisseur. L’or doit aussi être conservé dans un pays politiquement stable.

La correction actuelle du prix de l’or devrait être ignorée. Elle est due à la manipulation et à un dollar qui est temporairement fort. Il est essentiel de se couvrir contre les risques que j’ai évoqué plus haut, et l’or constitue la meilleure protection que quiconque puisse posséder. Les gens qui ne possèdent pas d’or s’exposent à des risques financiers et humains monumentaux.

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