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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 08:18

http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2017/02/08/inadmissibles-violences-d-aulnay-sous-bois-les-journaleux-on-5908631.html

Inadmissibles violences d'Aulnay-sous-Bois : les journaleux ont choisi leur camp, « l’évangile selon saint Théo » 

  

 

« Qu’est-ce qui a motivé cette interpellation ? » Voilà la bonne question, celle par quoi il faut commencer, la seule qui vaille d'être posée : elle l'est ce matin du mercredi 8 février, sur France info, par un syndicaliste policier ; presque une semaine après !

Il n'y a pas encore de faits absolument et intégralement établis dans ce que l'on peut appeler « l’affaire d’Aulnay », car tout bouge tout le temps et France info nous apprend même qu'une personne chargée de l'enquête n'a pas encore visionné la totalité des vidéos ! On ne peut donc pas - pas encore... - prendre une position définitive et adopter la réaction qu'elle induit, puisqu'on ne sait pas encore avec certitude qui a tort, qui a raison ; qui dit la vérité, qui ment ; qui a fait quoi, et pourquoi.

Mais la cléricature médiatique n'en a cure : elle a déjà tout fait : le procès, la condamnation (des policiers, évidemment), et la béatification-canonisation de « Théo », adopté par l'ensemble des journaleux et appelé uniquement ainsi, affectueusement « Théo », alors que, normalement, toute personne possède un nom et un prénom, non ?

Dans l'état actuel des choses, il semble seulement avéré que, au cœur de « la cité des 3.000 » d'Aulnay, connue pour du trafic de stupéfiants, quatre policiers patrouillent, le jeudi 2 février, quand une dizaine d'individus poussent le cri bien connu : « ça pue », qui avertit les guetteurs de l'arrivée des forces de l'ordre.

Les quatre agents parviennent à contrôler une dizaine de personnes sur les lieux. L'une refuse et rapproche son visage d'un des policiers en geste de défi. Le policier repousse l'individu fermement, et c'est à ce moment précis que le « jeune » - finalement interpellé - aurait attrapé l'un des policiers par le col, puis lui aurait tenu, en criant, des propos injurieux ; il lui aurait donné un coup de poing sur la pommette gauche. Les quatre agents décident alors de le prendre à part pour l'interpeller. L'un d'entre eux le ceinture mais le jeune homme se débat « très violemment ». C'est à ce moment-là qu'un des agents aurait sorti sa matraque télescopique « pour frapper Théo aux jambes », « pour l'empêcher de donner des coups de pieds ».

Après, il est clair qu'il s'est passé quelque chose. Il est non moins clair qu'il faut attendre que Justice et Police établissent définitivement la matérialité des faits avant de réagir. 

Cependant, on peut d'ores et déjà affirmer deux choses.

1. La réaction tribale des « jeunes » des cités est absolument inadmissible, et montre une fois de plus à quel degré de décadence nous en sommes arrivés. Les nuits de destruction systématique de mobilier urbain (que nous payons par nos impôts), d'incendie de véhicules particuliers (appartenant à des gens qui n'ont rien à voir avec « l’affaire ») le font comprendre aux plus obtus, aux plus aveugles, aux plus sourds : il y a chez nous, dans ce qui est encore notre « douce France », des centaines, des milliers de « zones de non-droit » où la racaille fait ce qu'elle veut, quand elle veut, comme elle veut... Et, bien sûr, cela n'est pas normal. Quel que soit l'évènement auquel on se réfère, aucune bande - ici, ethnique - ne devrait pouvoir mettre un morceau de France à feu et à sang. A Sevran, Villepinte, Clichy (communes voisines d'Aulnay) des chariots de supermarchés remplis de bouteilles pleines d'essence sont jetées n'importe où sur n'importe quoi. Bravo les « jeunes » ! Les réparations, après, c'est nous qu'on paye...

Le Système, qui mène depuis 1975 la suicidaire politique d'immigration-invasion que l'on sait ne fait que récolter ce qu'il a semé... mais dont il nous impose les conséquences désastreuses. 

2. La réaction des journaleux est révélatrice : alors que les déclarations du « jeune » interpellé ont varié à plusieurs reprises (des « déclarations évolutives » !) les journaleux ont adopté le jeune « Théo » et ne parlent plus de lui que de cette façon, amicale, chaleureuse, affectueuse : « Théo ». On dirait un membre de la famille, un petit frère ! Deux paysans français se suicident chaque jour, mais, là, les journaleux n'en parlent pas. Et, a fortiori, ne les appellent pas par leur prénom. Pourquoi cette hâte, alors que « l’affaire » n'est pas encore totalement élucidée, à prendre parti pour « Théo », cet amour pour « Théo », « Théo » par ci, « Théo » par-là : franchement, cette affection soudaine est louche, quand on connaît les opinions des journaleux, qui confondent si volontiers carte de presse et carte de parti (de gauche, et immigrationniste, évidemment). Rien que cela suffirait à rendre le « jeune » interpellé suspect...

Dernière chose : dite par l'interpellé plusieurs jours plus tard, les accusations d'insultes racistes (« bamboula » et autres) n'ont plus été reprises par lui, ensuite. Il y a fort à parier que SOS Racisme ou le Cran, dès le début de l'affaire, le 2 février, auraient hurlé à la mort si ces insultes avaient bien été proférées. Là c'est silence radio, qui équivaut à un aveu : l'interpellé a menti. Curieusement, depuis, il ne cesse même d'appeler au calme.

Bizarre, bizarre... Vous avez dit bizarre ?  

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 20:29

http://www.bvoltaire.fr/christianvanneste/la-grande-manipulation,312251?mc_cid=757a6d95e7&mc_eid=58ff097ba7

 

La grande manipulation

HIER

 

La question n’est pas de savoir ce que François Fillon a fait ou n’a pas fait.

 

Christian Vanneste

Homme politique


Ancien député UMP, Président du Rassemblement pour la France, Président de La Droite Libre
 

 

 

 

François Fillon est, depuis le second tour des primaires de la droite et du centre, le candidat choisi par une très grande majorité d’électeurs. Sa victoire n’a pas été le fruit du hasard. Son diagnostic sur l’état de la France a été jugé le plus lucide et les remèdes proposés les plus efficaces afin de redresser le pays.

Le problème réside dans l’opposition systématique du microcosme qui détient la réalité du pouvoir dans notre pays, c’est-à-dire la capacité de manipuler l’opinion en raison de son poids dans les médias : ceux qui pensent que la France est rance, la famille haïssable, et que la liberté est synonyme de transgression. Le gauchisme mondain est un résidu des années 1960.

Favorable à l’immigration, au multiculturalisme, au communautarisme, aux comportements transgressifs, porteurs de cette diversité qui privilégie « l’Autre » par rapport à l’ennuyeux « même »et à ses nauséabondes revendications identitaires, le microcosme vomit Marine Le Pen et voit dans François Fillon, son parcours provincial dans l’Ouest catholique et sa famille très classique tout ce qu’il déteste. Aussi s’est-il livré à une tentative d’assassinat politique, dont l’aspect méthodique et l’acharnement soulignent à quel point la France est actuellement privée d’une véritable démocratie.

La question n’est pas de savoir ce que François Fillon a fait ou n’a pas fait.

Les questions que le battage médiatique centré sur Penelope Fillon empêche de poser sont beaucoup plus cruciales. Pourquoi lui, alors que ce cas n’a rien d’exceptionnel ? Tout se passe comme si l’information montée en épingle était tombée au moment où la droite n’avait plus vraiment d’autre recours, juste à temps pour déstabiliser le candidat favori, mais trop tard pour qu’on puisse en changer.

Pourquoi le parquet national financier s’est-il rué sur cette prétendue « affaire » avec une rapidité stupéfiante à partir des imputations du Canard enchaîné ? Pourquoi certains journalistes ont-ils bénéficié d’informations sur l’enquête et sur les auditions ? Le journaliste du Monde, qui affirme que les nouvelles révélations ne sont pas favorables à François Fillon et parle d’un « scandale politique majeur », peut-il passer pour neutre ? Le prétendu scandale n’est, en effet, majeur que grâce à ceux qui détiennent le pouvoir de lui donner de l’importance.

Le journaliste du Monde n’est autre que l’un de ceux qui ont publié un ouvrage nourri par les confidences déplacées et irresponsables du président de la République. La publication de ce livre avait paru être déterminante dans le rejet de François Hollande par ses proches eux-mêmes, dans la décision de Manuel Valls de se présenter, et finalement dans le retrait du locataire de l’Élysée. On peut, aujourd’hui, s’interroger sur la réalité du scénario. Et si François Hollande avait décidé lucidement de ne pas se présenter en raison de la certitude de la défaite ? Et si la publication apparemment inopportune d’un livre rédigé par deux journalistes suffisamment proches de lui pour qu’il les invite à l’Élysée régulièrement et aille même à leur domicile était, au contraire, voulue par l’intéressé afin de déclencher le processus de renonciation ?

La candidature d’un social-libertaire, Macron, très proche de François Hollande, le choix de l’impossible Hamon par le PS et la campagne acharnée contre François Fillon, mobilisant la justice et la presse, s’agenceraient dans une opération de manipulation quasi géniale qui permettrait à la gauche de se maintenir au pouvoir après le mandat le plus lamentable de la Ve République. Compte tenu de la déliquescence de nos institutions, cette hypothèse d’une opération aux antipodes de la démocratie, fondée sur un extraordinaire mépris du peuple, n’est pas à écarter. L’important est, aujourd’hui, d’y résister.

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 18:04

http://www.bvoltaire.fr/christopheservan/cetait-fillon-vrai-candidat-anti-systeme,312038?mc_cid=757a6d95e7&mc_eid=58ff097ba7

 

Et si c’était Fillon, le vrai candidat anti-système ?

Aujourd'hui

 

Avec des troupes prêtes à déserter au premier coup de bluff, il n’est pas étonnant que la droite française soit la plus bête du monde.

 

Christophe Servan

Gestionnaire de fonds d’investissement

 

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J’ai, aujourd’hui, la très ferme conviction que François Fillon n’est pas un pourri pris les doigts dans le pot de confiture, mais qu’il est au contraire victime d’un complot.

Primo, les chefs d’accusation portent sur des faits anciens et, en tout cas, ils n’ont joué aucun rôle pour l’aider à gagner les primaires de la droite et du centre. Secundo, il n’est pas le seul, chez les parlementaires, à employer des gens de sa famille et, d’une certaine manière, ça peut se justifier par un motif de confidentialité. Tertio – et c’est un point qui a été totalement tronqué par la presse -, le député François Fillon n’a pas coûté un centime de plus à l’État que chacun des autres parlementaires, pas un seul centime. Explications ! Les attachés parlementaires ne sont pas des fonctionnaires rémunérés par l’État mais des contractuels payés par les parlementaires. Le principe de base est celui du député-employeur : le collaborateur est le salarié du député, non celui de l’Assemblée nationale.

Supposons que Penelope Fillon ait occupé un emploi fictif. Alors, soit le travail d’attaché parlementaire a été accompli par quelqu’un d’autre, payé on ne sait par qui mais, en tout cas, pas par l’État. Soit il n’a pas été accompli du tout, ce qui signifie que cette dépense est inutile et, alors, tous les autres parlementaires sont fautifs. Soit, enfin, par François Fillon lui-même. Supposons, un instant, que François Fillon soit un bourreau de travail et qu’il puisse se passer d’un assistant.

Aurait-il dû, alors, renoncer à cette enveloppe ? Tous ses pairs seraient alors passés pour des fainéants, jamais le bureau de l’Assemblée ne l’aurait toléré et François Fillon, lui, serait passé pour un trublion. En aucun cas l’emploi supposé fictif de Penelope Fillon n’est à rapprocher des emplois fictifs de la mairie de Paris pour lesquels Alain Juppé, aujourd’hui pressenti pour prendre sa place, a été condamné. Dans cette dernière affaire, sept employés permanents du RPR étaient payés directement par la mairie de Paris pour des emplois crées pour la cause.

Pourquoi je crois à la thèse du complot.

Toutes les pièces du dossier sont anciennes et connues.

Le déballage à deux mois d’une élection présidentielle dont il n’est donné favori que depuis quelques semaines à peine est plus que suspect.

Les faits ont été présentés par la presse d’une manière trompeuse dans l’intention non de trouver la vérité mais de nuire. Exemple : les montants présentés en brut sans préciser sur quelle durée, pour faire croire que Penelope Fillon touchait jusqu’à 8.000 euros mensuels alors qu’en tout et pour tout, son salaire net était à peine supérieur à 3.000 euros.

La presse a pris connaissance de pièces auxquelles ses propres avocats n’ont pas accès, une fuite qui ne peut venir que du parquet ou des enquêteurs.

Il a été immédiatement lâché par ses pairs comme s’ils savaient d’avance que Fillon était fichu, puis se sont ravisés après sa conférence de presse très combative.

Les motifs d’un complot sont très plausibles, bien réels. Fillon était de tous les papabile le plus à droite. Ses positions sur la famille, sur la religion, sur la Russie et même sur l’Europe sont, pour le « système », inacceptables. Le grand bénéficiaire de l’affaire Fillon, c’est Macron et, dans son sillage, rien moins que les quatre cavaliers de l’Apocalypse : Bergé, Attali, Minc et Kouchner.

Les électeurs de droite qui tirent aujourd’hui sur l’ambulance Fillon sont le jouet d’une manipulation grossière ourdie par leurs pires ennemis. Avec des troupes prêtes à déserter au premier coup de bluff, il n’est pas étonnant que la droite française soit la plus bête du monde

 

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 17:25

http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2017/02/08/enseignement-le-predicat-ce-sera-le-desastre-de-la-lecture-g-5908289.html

 

Enseignement : Le « prédicat » ?

 

Ce sera le désastre de la « lecture

 

globale » appliqué à la grammaire

  

 

« Il faut en finir avec ce carnaval. », disait Maurras, en parlant de l'Ecole.

Oui, il faut en finir avec les niaiseries, absurdités et ravages des pédagogistes à la Meirieu, qui fabriquent à la chaîne des petits français « dys » en tout : on a commencé par la dyslexie, maintenant on ne compte plus les enfants (puis, évidemment, les adultes...) atteint de dysorthographie, dyscalculie, dyspraxie, dysphasie et autre dysgraphie. 

Et tout cela pourquoi ? Parce que, en maternelle, au lieu de s'en tenir aux saines méthodes qui avaient très largement fait leurs preuves, les pédagogistes ont inventé des trucs abracadabrantesques, bien à eux, qui ont fait et font encore, et feront, des milliers, des dizaines de milliers de victimes. A vie...

Or, non seulement, ces assassins de l'intelligence et des jeunes cerveaux n'en démordent pas, mais, pire, ils étendent leurs cingleries à d'autres domaines. Par exemple, les voilà maintenant qui s'en prennent au Complément d'objet direct, qu'ils remplacent par « le prédicat » !

Confusion assurée pour les jeunes esprits, car, pour bien manier la notion de « prédicat » (le mot remonte à Aristote !), un enfant doit d'abord « être au clair » avec la construction et la compréhension d'une phrase correctement construite. Or, si l'on veut bien commencer les choses, c'est par le commencement qu'il faut... commencer ! : une phrase, c'est un sujet, un verbe et un complément. Sans oublier, bien sûr, l'indispensable point, qui marque comme la respiration de la pensée. Ces compléments, dit Jeanne Larghero (professeur de philosophie), nous apprennent « qui fait quoi, où, comment et à quelle heure. » Etudier la grammaire nous enseigne donc à bien construire nos phrases et nos propos, qui exprimeront ainsi notre pensée de la façon la plus fidèle possible.  

Quand l'enfant aura bien assimilé tout cela, et si l'on y tient absolument (mais est-ce bien nécessaire ? N'y a-t-il pas d'autres priorités ?) on pourra alourdir son programme, déjà chargé, avec « le prédicat » et autres subtilités qu'on ne peut manier que lorsqu'on a d'abord acquis les bases fondamentales de l'expression.

Aujourd'hui, avec nos pédagogistes destructeurs, on veut à tout prix faire du Secondaire dans le Primaire et du Supérieur dans le Secondaire ; ce qui aboutira, immanquablement, à devoir faire faire du Primaire... dans le Supérieur ! 

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 15:51

http://www.defnat.com/e-RDN/vue-article.php?carticle=21363

 

 

ADIEU L’ARGENT-ROI ! PLACE AUX HÉROS EUROPÉENS ! CRITIQUE DE LA CIVILISATION DE L’ARGENT - APOLOGIE DE L’HÉROÏSME

Michel Klen Revue n° 797 Février 2017 - De l’emploi opérationnel

Le message de Marc Rousset est fort : nous vivons l’époque de la civilisation individualiste de l’argent, de la civilisation hédoniste matérialiste sans idéal, sans âme, sans courage, sans héroïsme. Le constat est sans appel : le règne de l’argent « transforme toute chose en son équivalent monétaire avec un prix ! ». « De nos jours, les gens connaissent le prix de tout, mais la valeur de rien », remarquait déjà Oscar Wilde. Nous vivons « le monothéisme de l’argent » sous le signe du dollar, « vrai Saint-Esprit plus précieux que du sang », a renchéri Céline.

Le carriérisme et la consommation effrénée en guise de bonheur ont remplacé dans l’esprit de nos contemporains l’idéal, la vocation, le sens de la transcendance, du sacré, du courage, le goût de l’effort, du dépassement, du don de soi, de donner un sens plus élevé à son existence. Et c’est bien là que le bât blesse. Le cri de colère de l’auteur porte précisément sur la perte de ces valeurs qui constituent le socle de l’héroïsme. Sur cette thématique, Marc Rousset est formel : une société se juge sur ses héros. Or, l’idéologie dominante tend à rejeter toute notion d’héroïsme. Ce « signe d’immortalité pour les Grecs et les Romains » a été rayé de notre imaginaire collectif. Les jeunes Français connaissent mieux les vedettes de la téléréalité que les hommes illustres de l’histoire de France ! L’auteur s’en inquiète : mais où sont passés les grandes célébrités, les mythes et les légendes européennes qui ont peuplé l’imaginaire de nos pères sans interruption depuis l’Antiquité ? « Pris dans une formidable bourrasque qui déracine, nivelle et normalise, les Européens encore lucides assistent hébétés, à la mise à mort de leur culture et voient se creuser derrière eux un fossé qui cherche à les couper de leur passé, de leurs racines et de leur identité ».

Le fil directeur de cet ouvrage très documenté repose sur une apologie de l’héroïsme. Les références historiques abondent. Il y a les héros du Moyen Âge et notamment la chanson de Roland, ce poème épique célébrant les vertus de la chevalerie, de l’honneur féodal et de la foi, une chanson de geste qui a transformé en légende un fait historique. Les exemples sur lesquels s’appuie Marc Rousset sont diversifiés. Il cite le grand compositeur Richard Wagner qui a montré dans ses œuvres « le pouvoir maléfique de l’argent tout en mettant en avant le mythe salvateur du héros ». Il mentionne aussi Saint- Exupéry qui a loué dans son roman Vol de nuit la bravoure des pilotes de l’aviation commerciale pour qui la mission d’acheminement du courrier avait un caractère sacré : « Ils doivent agir comme si quelque chose dépassait, en valeur, la vie humaine ». L’auteur accorde une place poignante dans ce chapitre sur les héros à l’historien et essayiste Dominique Venner, qui s’est suicidé dans la cathédrale Notre-Dame de Paris le 21 mai 2013. Pour Marc Rousset, Venner s’est donné la mort dans ce lieu hautement symbolique, non par désespoir, mais par espérance. Par ce geste, il a voulu faire comprendre que « la victoire ne peut s’obtenir, dans toute l’histoire des peuples, que si les combattants sont prêts à mourir pour leur cause ». Le code d’honneur japonais (Bushido) rentre également dans cette thématique. Cette règle de vie a emprunté au bouddhisme l’endurance stoïque, le respect du danger et de la mort, au shintoïsme le culte religieux de la patrie, au confucianisme une culture morale et artistique ainsi que la morale des relations au sein de la famille et dans la société. Or aujourd’hui, la gloire, l’héroïsme et les vertus militaires ne parlent plus aux générations actuelles. Le général Bigeard en était d’ailleurs parfaitement conscient : « Le regard que je porte sur notre pays et sur la plupart des gouvernants me montre bien que se battre pour les autres, pour la patrie et pour la gloire, de manière totalement désintéressée, est une notion qui semble dépassée, d’un autre siècle, d’une bonne partie de ce XXe siècle que j’ai vécu tambour battant ».

 

Au vu d’un tel recul des valeurs, Marc Rousset pose la question : est-ce la fin de l’honneur ? L’histoire est riche d’exemples de grands soldats qui n’ont pas failli à cette dignité morale. Le commandant Hélie de Saint-Marc, chef de corps du 1er REP (régiment étranger parachutiste), fer de lance de la révolte militaire au putsch d’Alger (22 avril 1961), a justifié, à l’occasion de son procès, son engagement par la notion sacrée qu’il avait de l’honneur : « On peut demander beaucoup à un soldat, en particulier de mourir, c’est son métier. On ne peut lui demander de tricher, de se dédire, de se contredire, de mentir, de se renier, de se parjurer ». C’est aussi au nom de l’honneur que le général François Meyer, à la fin de la guerre d’Algérie, a outrepassé les ordres pour sauver trois cent cinquante harkis. Alors que les directives officielles de Paris intimaient l’ordre aux officiers de laisser leurs soldats musulmans en Algérie, le jeune lieutenant de l’époque installa ses harkis en France, faisant le tour des chantiers et des usines pour placer ses compagnons d’armes délaissés. « L’honneur ce n’est pas une idée, c’est une pratique », souligne le général. Une pratique qui remonte au XVe siècle : « Il était de tradition, chez les amiraux de Castille, de choisir la mort plutôt que d’abandonner un seul de ses hommes » conclut cet officier courageux.

Les carences de la société occidentale à donner un sens à la vie dans un monde livré au matérialisme ont fait le lit des islamistes qui ont exploité ce vide pour diffuser leur idéologie morbide. Certains s’étonnent que, dans un continent où on apprend depuis plusieurs décennies aux jeunes Européens de souche à détester leur propre histoire, de jeunes musulmans aillent chercher ailleurs « l’accomplissement d’une virilité et d’un héroïsme qu’on tourne désormais en ridicule sur la terre d’Europe ! ». Sur ce registre d’une actualité brûlante, Marc Rousset nous prévient dans une diatribe virulente : « Les fous de Dieu musulmans, incultes, déséquilibrés, drogués, manipulés, intéressés par le martyre de la Félicité divine et qui s’en prennent à des civils ne sont pas des héros ».

« L’idéologie islamiste s’empare de paumés déculturés et en quête de réification (1) identitaire, des irrécupérables dès lors que la mort n’est rien pour eux ». Mourir en martyr « comme un petit crétin fanatisé ou diminué intellectuellement » pour accéder au paradis n’est pas une action héroïque. Les leçons des attentats du 13 novembre 2015 à Paris renforcent ce jugement : les terroristes ne sont ni des héros idéalistes, ni des musulmans pratiquants mais « des jeunes socialement ou ethniquement frustrés, sanguinaires, haineux, jaloux et inassimilables ».

Marc Rousset parle avec ses tripes. Ce diplômé de HEC et de plusieurs universités américaines, docteur ès sciences économiques, n’utilise pas la langue de bois. Son livre, très érudit, est intéressant par la diversité des thèmes abordés, ses anecdotes et ses innombrables citations empruntées aux plus grands auteurs. Avec ses multiples références, ce document a demandé onze années de travail à son auteur.

(1) Transformation d’un rapport social, d’une relation humaine en « chose. » Le concept est dû à Marx.

 

 

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 11:25

 

 

La seule erreur de

 

Trump : la dérégulation

 

de Wall Street !

 

 

Trump fait ce qu’il dit! Il l’avait annoncé pendant toute sa campagne électorale, mais Trump a tout faux en voulant déréguler Wall Street et les banques américaines !

Trump souhaite mettre en place un développement économique tiré par le secteur financier et le développement industriel à l’abri de barrières douanières. Mais déréguler est un jeu très risqué si l’on pense à l’énormité de l’endettement des Etats-Unis, au très fragile équilibre économique mondial, à la bulle financière à Wall Street provoquée par l’assouplissement monétaire quantitatif de la Fed et les très bas taux d’intérêt.

Obama le bien pensant, qui a eu tout faux, avait fait une chose juste : réglementer Wall Street et les banques au lendemain de la crise de 2008, en faisant voter par le Congrès la loi Dodd-Franck, afin d’éviter une nouvelle crise financière, économique, sociale, style 1929.

Trump prétend que cette loi complique la vie des entreprises, des banques et des consommateurs, ce qui ralentit la croissance. IL veut donc s’attaquer à la disposition « Volcker » qui interdit aux établissements bancaires de spéculer pour leur propre compte, tout comme de prendre des participations dans des fonds spéculatifs.

Trump a aussi dans le collimateur le « Bureau de Protection financière du consommateur » créé afin de réguler les prêts hypothécaires et les cartes de crédit qui avaient été à l’origine de la crise financière des « subprimes » en 2008.

Trump veut aussi revenir sur l’application de la « règle fiduciaire » qui oblige les banques à agir dans l’intérêt de leurs clients et non pas de leurs spéculations ou de leurs commissions bancaires, avec des risques clairement indiqués.

Le but de la loi était aussi de mieux encadrer les produits dérivés, d’augmenter les capitaux propres des banques, de leur faire passer des tests de résistance, de mettre un terme à la menace des banques « trop grosses pour faire faillite ».

Trump se trouve donc en contradiction avec lui-même car il s’attaque au pilier de sa base électorale pour plaire à l’Etablissement de Wall Street. Et contrairement à ce qu’il prétend, les statistiques de la Fed prouvent que les prêts bancaires aux entreprises et aux particuliers ont été très élevés.

Le principal Conseiller de Trump est Gary Cohn, l’ex numéro deux de Goldman Sachs, qui vient de quitter la banque en vendant 300 000 actions au plus haut, avec 120 millions de dollars pour solde de tout compte ; on comprend alors mieux la réalité de la situation.

Le risque d’un krach bancaire, financier, économique, mondial est toujours très élevé. De nombreux parlementaires Républicains mettent en avant le fait que cette loi a permis d’assainir les banques et le système financier américain. IL faut espérer que le Congrès ne donnera pas son feu vert pour révoquer la loi Dodd-Franck.

 

                                                                 M.ROUSSET 

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 07:43

http://www.bvoltaire.fr/nicolasgauthier/macron-culture-francaise-nexiste,312367?mc_cid=757a6d95e7&mc_eid=58ff097ba7

 

Pour Macron, la culture

 

française n’existe pas !

AUJOURD'HUI

 

L’avantage, avec Macron, c’est son côté à la fois impulsif, crétin et juvénile. Il dit ce qu’il pense avant même d’y avoir réfléchi.

 

Nicolas Gauthier

Journaliste, écrivain

http://www.assoc-amazon.fr/e/ir?t=boulevard-voltaire-21&l=as2&o=8&a=208067949X

 

 

« Il n’y a pas de culture française. Il y a une culture en France. Elle est diverse. » Telle est la dernière sortie d’Emmanuel Macron, lors de son meeting dominical, tenu dans la capitale des Gaules. Le personnage étant ce qu’il est, nul doute que cette saillie puisse s’annoncer comme la première d’une longue série. En marche, qu’il est, le Macron…

Il est souvent dit que ce candidat serait celui du « Système ». Si cela était avéré, voilà au moins qui signifie que ce dernier se trouverait aujourd’hui dans une sorte de spirale suicidaire et que le petit Manu serait chargé d’adoucir les douleurs de sa fin de vie.

En effet, peut-on seulement imaginer ce potentiel futur Président français s’en aller dire aux Chinois : « Il y a certes une culture en Chine, mais elle n’est pas chinoise… » Dans l’empire du Milieu, si on laque les canards avant de les manger, il est tout aussi possible d’envisager que l’on puisse pendre les dindons avant de les donner aux cochons.

La culture française, selon Emmanuel Macron ? Celle de ses puissants soutiens industriels et médiatiques : Patrick Drahi, patron de BFM TV, RMC, Libération, L’Express ; Pierre Bergé, actionnaire quasi majoritaire du Monde, de Courrier international et de Télérama. Et de ces humoristes involontaires que sont Jacques Attali et Alain Minc, sans compter les deux ineffables Bernard que sont Kouchner et Tapie ; et encore doit-on en oublier.

Soit un Hexagone réduit à un hub d’aéroport, une zone de duty-free, un supermarché ouvert aux quatre vents dans lequel des chômeurs viendraient acheter des articles fabriqués par des esclaves… Philosophie assez bien résumée en 1985 dans l’éditorial du premier numéro du mensuel Globe, financé par le même Pierre Bergé : « Bien sûr, nous sommes résolument cosmopolites.

Bien sûr, tout ce qui est terroir, béret, bourrées, binious, bref, franchouillard ou cocardier, nous est étranger, voire odieux. »

Pourtant, c’est aussi cela, la culture française : l’ardoise du clocher d’église et le zinc du bistrot – quoiqu’on puisse aussi laisser des ardoises au caboulot du coin. Ça ne saurait résumer toute la culture française, certes ; mais il s’agit néanmoins d’un vaste et historique pan de la nôtre. Laquelle, vaste maison abritant nombre de demeures, embrasse Molière et Feydeau, Aragon et Brasillach, Césaire et Barrès, Brassens et Téléphone, Godard et Lautner, Truc et Machin, et inversement. Sans oublier qu’au contraire de tant d’autres cultures, la nôtre est singulièrement inclusive, jamais rétive aux influences extérieures et toujours prête à l’échange. Ce n’est pas pour rien que tant de musiciens noirs vinrent se réfugier en France pour fuir la ségrégation raciale alors de mise aux USA…

Mais allez ensuite expliquer tout cela à un jeune garçon persuadé que l’Himalaya culturel français se résume à la conception d’un jeu vidéo en France, bidule ensuite développé au Canada et qui s’en ira ensuite abrutir un peu plus des milliards de petits Terriens, lesquels n’en ont vraiment pas besoin, par les temps qui courent.

L’avantage, avec Macron, c’est son côté à la fois impulsif, crétin et juvénile. Il dit ce qu’il pense avant même d’y avoir réfléchi et, surtout, sans avoir envisagé les possibles conséquences de sa diarrhée verbale. C’est un adulescent. Un sale gosse. Et les puissants qui le soutiennent aujourd’hui pourraient bien s’en mordre les doigts d’ici peu.

En attendant, et ce, même si la fessée est désormais interdite par les instances européennes, si Marine Le Pen pouvait lui en coller une bonne dans les urnes, elle ne se ferait pas forcément que des ennemis ; même et surtout dans le monde de la culture.

 

 

 

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 18:13



Que faisait le Canard enchaîné quand... Et la liste n’est exhaustive !!

Une enquête du Canard ??? Mais non, Macron n'est pas de droite !

Que faisait le Canard Enchaîné quand Ségolène Royale a plombé les finances de Poitou Charentes de 130 millions d’Euros dans des emprunts toxiques ?

Que faisait le Canard Enchaîné quand Ayrault, fringant premier ministre faisait illico embaucher sa femme à l’Assemblée Nationale comme chargée de mission. Quelle mission? Mystère !


Que faisait le Canard Enchaîné quand Ségolène Royale a été nommée par Hollande, vice-présidente de la Banque Publique d’Investissement (BPI) avant d’être Ministre ? Difficile de croire qu’elle ait été nommée pour ses compétences, surtout pour les contribuables de Poitou-Charentes !! Si ça, ce n’est pas un emploi fictif !!!

Que faisait le Canard Enchaîné quand Mazarine Pingeot a été nommée administratrice de la Grande bibliothèque ?

Que faisait le Canard Enchaîné quand Clémentine AUBRY a été nommée administratrice de l’auditorium du musée du Louvre ?

Que faisait le Canard Enchaîné quand Thomas Le DRIAN a été embauché par la Société nationale immobilière à un poste très élevé pour cet élève moyen d’une école de commerce moyenne ?

 Que faisait le Canard Enchaîné quand Salomé PEILLON a été embauchée au poste de chargée de mission culturelle à l’ambassade de France en Israël ?

Que faisait le Canard Enchaîné quand Jérémie MARTIN (le fils de Philippe MARTIN) a été embauché par le Conseil Régional de Midi-Pyrénées comme chargé de Mission ?

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 16:19

http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2017/02/06/eric-zemmour-pierre-jacques-alain-bernard-et-daniel-embarras-5907933.html

 

Éric Zemmour : « Pierre,

 

Jacques, Alain, Bernard et

 

Daniel, embarrassants soutiens

 

d'Emmanuel Macron

 

 

Pierre Bergé, Jacques Attali, Alain Minc, Bernard Kouchner et Daniel Cohn-Bendit. - Crédits photo : Abaca

 

Par Eric Zemmour

Les Attali, Minc, Bergé, Kouchner, ou encore Tapie ou Cohn-Bendit qui soutiennent Macron aujourd'hui incarnent un petit morceau de la vraie croix d'une gauche qui a imposé ses valeurs depuis quarante ans. En quelques lignes, quelques noms, quelques faits, quelques traits, et beaucoup d'esprit, [Figarovox, 3.02] Zemmour brosse un portrait rapide et très ressemblant de ce jeune et brillant ministre qui avait intrigué en dissertant sur l'incomplétude de la démocratie, en posant l'absence de roi comme le mal - la vacuité - dont souffre essentiellement le régime, et qui est, en fait, quoiqu'il prétende, une parfaite créature du Système. Macron est en fait un leurre du dit Système. Lafautearousseau

 

Ils l'aiment. C'est beau comme ils l'aiment. Ils lui déclarent leur flamme, le trouvent beau, jeune, intelligent, moderne, humaniste. Et plus encore. Leurs patronymes incarnent les années Mitterrand, mais la plupart ont été très proches de Sarkozy aussi.

Ils s'appellent Attali, Minc, Bergé, Kouchner, ou encore Tapie ou Cohn-Bendit. Macron est leur chouchou, Macron est leur chéri, Macron est leur candidat. Macron ne leur demande rien comme ils ne lui demandent rien. Ni poste ni circonscription : ils sont au-dessus de ça !

Ils sont au-dessus de tout. Ils incarnent, avec un éclat souvent hautain, l'establishment. Les « élites mondialisées », comme disait naguère Jean-Pierre Chevènement. Le « système », comme dit Marine Le Pen. Les « belles personnes », comme dit Mélenchon.

Chacun incarne un petit morceau de la vraie croix d'une gauche qui a imposé ses valeurs depuis quarante ans. Minc, c'est «la mondialisation heureuse » ; Bergé, c'est « le Mariage pour tous » ; Attali, c'est entre autres, la guerre aux rentes et l'ubérisation de la société ; Kouchner, l'ingérence humanitaire ; Tapie, le capitalisme débridé des années 80 et la politique de la ville ; Cohn-Bendit, l'héritage libéral-libertaire de Mai 68. Tous sont pour l'Europe, le libre-échange, le multiculturalisme. Tous sont probusiness et promigrants. Anti-Brexit et anti-Trump.

Depuis le début de sa campagne, Emmanuel Macron ne dit pas grand-chose. Ne propose rien de précis. Reste dans une ambiguïté protectrice. Incarne la nouveauté, la modernité, le changement.

Parfois, il laisse échapper un mot, un signe, un geste qui le révèle, comme son discours fait en anglais devant un parterre allemand. Ses soutiens parlent pour lui. L'éclairent malgré lui. Lui donnent une épaisseur idéologique, historique, politique. Sociologique aussi.

On sait aussitôt d'où il vient et où il va. On détermine « d’où il parle », selon le vieux langage marxiste. Il est le candidat de l'establishment de gauche. Le candidat de la mondialisation, de l'Europe, du multiculturalisme.

Il a raison de se dire et de droite et de gauche : il est le candidat de la gauche qui se veut libérale et de la droite qui se veut moderne. Plus encore que les élus centristes qui l'ont soutenu, et leurs collègues socialistes qui, écœurés par la victoire d'Hamon sur Valls, le rejoindront, ces quelques noms prestigieux fixent la candidature Macron dans sa « pureté de cristal ».

Déjà, Ségolène Royal le couve du regard de Chimène, tendresse qui annonce le ralliement ultime de François Hollande. Avec des amis comme ça, Macron n'a pas besoin d'ennemis.

Eric Zemmour

 

 

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 11:03

http://www.bvoltaire.fr/pascalcelerier/conference-de-presse-de-fillon-doute-pourrait-changer-de-camp,312166?mc_cid=fecde6a85b&mc_eid=58ff097ba7

 

Conférence de presse de

 

Fillon : le doute pourrait

 

changer de camp

AUJOURD'HUI

 

En créant l’événement par l’annonce de cette conférence de presse, M. Fillon a immédiatement placé sa personne et son propos à une certaine hauteur.

 

Pascal Célérier

 

Dans la carrière politique de François Fillon, et dans l’histoire politique de la Ve République, cette conférence de presse fera date, quelle que soit l’évolution de la campagne, et de l’affaire Fillon.

D’abord par le choix de ce mode de communication. En créant l’événement par l’annonce de cette conférence de presse, M. Fillon a immédiatement placé sa personne et son propos à une certaine hauteur. Nettement au-dessus du « 20 Heures » de TF1, ou du message Facebook. Quelle hauteur ? Celle d’un homme d’État, dans la lignée des grandes conférences de presse présidentielles. Une hauteur manifestant la gravité de l’enjeu.

Mais cette conférence du 6 février 2017 marquera aussi un tournant car les Français de droite plongés dans le doute depuis dix jours auront le sentiment d’avoir enfin retrouvé l’homme qu’ils avaient désigné il y a deux mois. Et qui, il faut bien le dire, semblait ne pas répondre depuis le début de cette crise.

L’homme courageux et tenace, capable de faire face, d’assumer, de se défendre, de répondre aux accusations.

L’homme résolu à affronter le système des médias. Et, pour le coup, l’affrontement n’était pas une posture.

Sur le fond de l’affaire, il a rappelé quelques vérités de bon sens que l’emballement médiatique rendait inaudibles : la légalité de ces emplois, la liberté du parlementaire quant au choix et à la rémunération de ses collaborateurs dans l’enveloppe attribuée, la grande variété de leur travail.

Il s’est, aussi, légitimement appuyé sur deux grands principes constitutionnels : la séparation des pouvoirs et le secret de l’instruction, particulièrement bafoués ces derniers jours.

Il a su, encore, sans effet de manche à la Sarkozy ou à la Chirac, retourner le doute à son avantage. Oui, le moment de l’éclatement de cette affaire et la rapidité du parquet sont pour le moins troublants. Oui, alors que plus de cent parlementaires emploient des membres de leur famille, cet acharnement sur son cas et sa famille pose question. Oui, présenter tous les jours un nouvel aspect des mêmes faits, sans élément réellement nouveau, comme une révélation sensationnelle (montants cumulés en brut sur plusieurs années pour atteindre le chiffre magique du million, fac-similé d’un chèque, absence de badge) n’est pas à l’honneur de la presse française.

Politiquement, à droite, Fillon se sait et se situe comme LE candidat incontournable, irremplaçable. Désigné par plus de trois millions d’électeurs, il peut légitimement se présenter, non comme « le candidat d’un parti » mais du peuple de droite. Cette onction populaire anéantit tout recours à un plan B, à commencer par le rappel du recalé Juppé. À droite, tous savent désormais qu’ils sont pris dans cet étau gaullien.

Si aucune autre révélation solide ne vient relancer le doute que M. Fillon a, ce soir, réussi à dissiper dans son électorat, cette conférence de presse marquera le début de sa résurrection. Mais elle lui donnera aussi une arme redoutable contre la gauche qui apparaîtra alors, dans l’esprit de bien des Français, comme l’instigatrice de cette tentative de déstabilisation politique, destinée à conserver le pouvoir par tous les moyens.

Surtout, cet « homme debout » dans l’épreuve a de nouveau manifesté un style fait de retenue, d’équilibre et de détermination que l’on n’a plus vu depuis longtemps à l’Élysée et que l’on est bien en peine de déceler chez les autres candidats à cette présidentielle.

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