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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 22:20

http://www.bvoltaire.fr/georgesmichel/macron-a-berlin-champion-toutes-categories-de-mondialisation,305855?mc_cid=5881521d08&mc_eid=58ff097ba7

 

Macron à Berlin,

 

champion toutes

 

catégories de la

 

mondialisation

HIER

 

La coutume est désormais bien établie : le Tour de France ne peut échapper à un petit détour par l’étranger.

 

Georges Michel

Colonel à la retraite

 

 

Autrefois, le Tour de France cycliste faisait… le tour de France, sans pour autant passer forcément par Lapalisse ! Succès de l’épreuve et ouverture des frontières obligent, la coutume est désormais bien établie : le Tour de France ne peut échapper à un petit détour par l’étranger. Pour la campagne présidentielle, épreuve tout aussi sportive, il semble qu’il en est de même.

Emmanuel Macron a donc fait, mardi et mercredi, sa petite échappée outre-Rhin – sans pour autant pouvoir rencontrer la chancelière. Et l’on peut dire qu’au cours de cette étape germanique, il a coché toutes les cases qui permettent, au cas où l’on aurait encore un doute, de le cataloguer définitivement comme le champion toutes catégories de la mondialisation.

Un discours, devant l’université Humboldt à Berlin, prononcé entièrement en anglais. « Par facilité et pour que nous nous comprenions », a expliqué Emmanuel Macron. Peut-être une coquetterie de jeune homme, histoire de ringardiser tous ces politiques français incapables d’aligner trois mots d’anglais. Mais aussi, et surtout, une manière d’assumer pleinement son appartenance à ce monde « globalisé », normalisé, utilitaire.

Présente au premier rang, la claque des soixante-huitards ébahis : Daniel Cohn-Bendit, Joschka Fischer, ancien ministre des Affaires étrangères allemand et Vert historique.

Dans son discours, Emmanuel Macron a défendu l’idée de « construire une Europe de la souveraineté ». Curieuse inversion des mots, pudeur de jouvenceau peut-être pour ne pas oser dire, carrément, « souveraineté de l’Europe », cette ultime étape après celle, bancale, de « souveraineté partagée » inventée par François Hollande.

Les illuminés du bocage, qui voulaient voir Emmanuel Macroncomme une sorte de Jeanne d’Arc égarée dans la City, redescendront peut-être enfin sur Terre.

Et puis, il y a eu évidemment cette ode à la joie de l’ouverture des frontières : la photographie obligatoire au milieu d’un groupe de réfugiés en formation dans une usine de la Deutsche Bahn (l’opérateur ferroviaire allemand). Le Figaro nous rapporte qu’Emmanuel Macron a interrogé chaque réfugié sur son parcours, son avenir. Leur a-t-il posé la question à un euro de l’heure : quel sera leur salaire, lorsqu’ils seront autorisés à travailler dans le cadre d’un contrat normal… et celui, par conséquent, des Allemands ou Européens « de souche » ?

Ode à la gloire, aussi, de la chancelière : « Je veux saluer ce qu’a fait la chancelière, c’est une fierté et une force pour l’Europe. » C’est donc ainsi qu’Emmanuel Macron voit le chaos migratoire, qui a traversé l’Europe en 2015 et s’est achevé, comme on sait, dans les rues de Cologne, un soir de Saint-Sylvestre. Un chaos « organisé » unilatéralement par Angela Merkel que notre « candide » avait déjà félicitée dans une tribune publiée dans Le Monde le 2 janvier : « La chancelière Merkel et la société allemande dans son ensemble ont été à la hauteur de nos valeurs communes ; elles ont sauvé notre dignité collective en accueillant des réfugiés en détresse, en les logeant, en les formant. » Emmanuel Macron persiste et signe.

La semaine dernière, il faisait étape à Nevers, en terre mitterrandienne (« La France est notre patrie, l’Europe est notre avenir »). Le lendemain, changeant de braquet, il attaquait les monts d’Auvergne, sur les terres de Giscard qui se rêvait président de l’Europe. Le message est clair.

Notre ami Gabriel Robin réaffirmait, ici même, dimanche dernier, qu’« un second tour opposant Emmanuel Macron à Marine Le Penserait le plus intéressant ». J’approuve. Ce duel, sans faux-semblants – ils ont pour nom, entre autres, Fillon et Valls – entre l’équipe de France et l’équipe d’ailleurs aura le mérite de la clarté

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 20:51

L’intellectuel Alain de Benoist n’y va pas par quatre chemins

Il dénonce une douce complicité. Il écrit:

«La grande majorité des journalistes est sincère. Ils sont persuadés d’être toujours dans le vrai parce qu’ils sont victimes de stratégie de persuasion qu’ils relaient. L’immense majorité adhère à la vulgate, libérale libertaire, ce mélange d’idéologie des droits de l’homme de convenance, d’antiracisme, de progressisme, mais de révérence au marché du politiquement correct. Ils en reprennent tous les mantras, unanimismes à condamner le populisme, le protectionnisme, l’identité, la souveraineté, tous persuadés que les hommes sont partout les mêmes et que leur avenir est de convenir au grand marché mondial. Le métier de journaliste n’est pas facile, il demande de l’humilité et non un surcroît de prétention.»

Un exemple d’enfumage même des plus grands journaux? «Reprenant sans pincettes un rapport du FBI, le très sérieux Washington Post a assuré que le piratage d’une centrale électrique du Vermont avait été organisé par la Russie. Le problème? La fameuse centrale a indiqué… qu’elle n’avait pas été hackée. Sans prendre la précaution de vérifier l’information, venue de supposition des services de renseignements américains, le journal n’hésite pas à relayer le commentaire incendiaire du gouverneur démocrate de l’Etat du Vermont, Peter Shumlin, qui qualifie Vladimir Poutine de «l’un des plus gros voyous du monde», conclut, un brin hâtivement: «Cet épisode devrait souligner le besoin urgent pour notre gouvernement fédéral [américain] de pourchasser vigoureusement et de mettre un terme à ce genre d’ingérence russe.»

La fabrication de la normalité

C’est par ces mots que C.J. Hopkins définit le sacerdoce de la presse main stream qui s’invente des fausses nouvelles contre lesquelles elle doit lutter: Il écrit:

«Vers la mi-novembre, à la suite de la défaite d’Hillary Clinton les autoproclamés Gardiens de la Réalité, mieux connus sous le nom de médias tenus par le monde des affaires, ont lancé une campagne mondiale de marketing contre le maléfique et perfide fléau des «fausses nouvelles». Cette campagne a maintenant atteint le stade de l’hystérie. Les médias de l’ensemble de l’Empire diffusent quotidiennement des avertissements terrifiants sur la menace imminente et existentielle contre nos libertés, la menace des«fausses nouvelles».(…) Qui est derrière cette menace de «fausses nouvelles»? Eh bien, Poutine naturellement, mais pas seulement Poutine. (…) Heureusement pour nous, les médias d’entreprise sont à fond sur la piste de cette bande de scélérats. Comme vous le savez sans doute, le Washington Post a publié récemment un sensationnel article qui diffame sans vergogne des centaines de publications alternatives (comme celle que vous lisez) en les traitant de «camelots de la propagande russe». (…) Une foule de publications dangereusement extrémistes, comme CounterPunch, The Intercept, Rolling Stone, The Nation, The New Yorker, Fortune Magazine, Bloomberg et US News & World Report, ont fustigé le Washington Post pour ses pratiques journalistiques «bâclées», «douteuses» ou de bas niveau. L’obsession actuelle des médias à l’égard des «fausses nouvelles» cache le fait qu’il n’y a pas de «vraie nouvelle» et produit simultanément «de vraies » .

Les citoyens s’informent lucidement d’une façon alternative

Ariane Walter a, à sa façon, décrit le combat des sans-dents pour une vraie information.

«2016 a été l’année la plus surprenante, la plus folle, la plus prometteuse. Les grands prédateurs qui dirigent et saignent notre monde se sont pris claque sur claque. Les réseaux sociaux qui sont la voix des sans-dents, ont été tellement vifs, actifs, drôles, puissants, que la clique agonisante, dans un dernier gargouillis, balbutie qu’elle veut les interdire! Dans les merveilleux souvenirs de 2016, nous avons d’abord, débordant des poubelles de l’Histoire, les têtes des médias dits les merdias, qui ont pris une saucée mémorable. Ils prévoyaient un «non» au Brexit. Ce fut un «Oui». Ils prévoyaient Clinton, ce fut Trump. Ils prévoyaient Juppé, ce fut Fillon. (…) Quelle belle année, avec au pied de la guillotine les têtes de Clinton, Obama, Cameron, Sarkozy, Juppé, Renzi, Hollande!!! (…)Parce que nous le voulons, parce que nous le disons, parce que les myriades de barques de notre humanité humaine sont prêtes à voler tant 2016 a été si surprenante, si drôle, si prometteuse, si quantique dans son explosion irrépressible et libre!! 2017, pupuce, tu as un sacré héritage!».

Et en Algérie?

Avons-nous une presse libre? Avons-nous une presse professionnelle, Mon sentiment après avoir contribué modestement à l’émergence de la presse «libre» est qu’il n’y a pas de presse au sens professionnel du terme. Il n’y a pas de presse libre. A des degrés divers et pour des raisons diverses notre presse ne peut pas dire ce qui est dans un sens ni dans l’autre. Certaines fois l’action du gouvernement – même si elle est constructive, ne trouve pas grâce à ses yeux. D’autre fois c’est le contraire c’est «la pommade» sans retenue.

S’agissant de l’appréciation de la situation internationale, en règle générale, il n’y a pas de mon point de vue d’analyse objective. Il y a un suivisme sans un minima de critiques. L’exemple de la situation en Syrie est symptomatique. Pratiquement tous les journaux dits «libres» et de réputation répercutent la doxa occidentale participant ce faisant au formatage des imaginaires algériens dans le sens des médias mainstream allant jusqu’à répercuter des expressions toutes faites comme le mot «boucher» pour qualifier Assad, selon la lexicologie des BHL, des Fabius et les mantras concernant les élucubrations de l’Osdh qui fait une comptabilité macabre au jour le jour (150 morts par jour pendant 2000 jours) bien embusqué à Londres.

De l’autre côté, les journaux arabophones, ont en règle générale une opinion différente certaines fois justes, mais souvent pour des raisons idéologiques ou religieuses! Enfin il y a les journaux du pouvoir condamnés à être des laudateurs sans état d’âme et ne pas sortir des clous.

Le journaliste Pulitzer, fondateur du prix du même nom, fondé en 1917 recommande d’être sans pitié pour les escrocs:«Il n’est pas un crime, pas un truc, pas un sale coup, pas une escroquerie, pas un vice qui ne perdure sans le secret qui l’entoure. Exposez ces faits au grand jour, décrivez-les, attaquez-les, ridiculisez-les dans la presse et tôt ou tard l’opinion publique les chassera. La publicité n’est peut-être pas la seule chose nécessaire, mais c’est une chose sans laquelle toutes les autres démarches resteront vaines.»

Le sociologue Pierre Bourdieu recommandait pour sa part de donner la parole aux citoyens: «Il serait temps que les journalistes apprennent à reconnaître qu’un propos peut être très important intellectuellement ou politiquement, lors même qu’il émane d’un simple citoyen inconnu ou isolé, ou, au contraire, tout à fait insignifiant, lors même qu’il émane d’un homme politique «important» ou d’un porte-parole autorisé d’un «collectif», ministère, Église ou Parti.»

Pour sa part et dans un hommage à Wilfred Burchett, T.D. Allman écrit: «Le journalisme véritablement objectif non seulement rapporte correctement les faits, mais en tire leur véritable signification. Il résiste à l’épreuve du temps. Il est validé non seulement par des «sources sûres», mais aussi par le déroulement de l’Histoire. C’est un journalisme qui, dix, vingt ou cinquante ans après les faits, tient encore la route et donne un compte-rendu honnête et intelligent des évènements.» Tout est dit.
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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 20:45

http://metamag.fr/2017/01/11/la-responsabilite-des-recitants-de-mantras-la-liberte-de-la-presse-en-question/

 

 

La responsabilité des récitants de mantras. La

 

liberté de la presse en question

11 janvier 2017 0 commentaire

 

 

Professeur Chems Eddine Chitour, Ecole Polytechnique enp-edu.dz ♦

«Il n’existe pas, à ce jour, en Amérique, de presse libre et indépendante. Vous le savez aussi bien que moi. Pas un seul parmi vous n’ose écrire ses opinions honnêtes et vous savez très bien que si vous le faites, elles ne seront pas publiées. On me paye un salaire pour que je ne publie pas mes opinions et nous savons tous que si nous nous aventurions à le faire, nous nous retrouverions à la rue illico. Le travail du journaliste est la destruction de la vérité, le mensonge patent, la perversion des faits et la manipulation de l’opinion au service des Puissances de l’Argent. Nous sommes les outils obéissants des Puissants et des Riches qui tirent les ficelles dans les coulisses. Nos talents, nos facultés et nos vies appartiennent à ces hommes. Tout cela, vous le savez aussi bien que moi!» John Swinton, célèbre journaliste, le 25 septembre 1880, lors d’un banquet à New York quand on lui propose de porter un toast à la liberté de la presse (Labor’s Untold Story, de Richard O. Boyer and Herbert M. Morais, 1955/1979.)

Comment perdurent les conflits créés par les hommes?

On peut invoquer mille et une raisons! Dans cette réflexion nous allons zoomer sur l’immense responsabilité du quatrième pouvoir qui est celui de l’information. C’est un fait! Il n’y a pas de presse libre; un exemple nous est donné par le journal Le Monde qui fut un journal de référence il y a bien longtemps. Souvenons nous des méfaits du triste Bernard Henry Levy alias BHL et son engagement messianique envers Israël au point d’être partout son porte drapeau et calomnier tout ce qui peut lui porter ombrage. Nous l’avons vu avec l’affaire Sakineh qui est une « manipulation à grande échelle » par BHL qui sait bien où il va. Cela rappelle l’affaire Jila Izadi, une jeune iranienne de 13 ans condamnée à mort par lapidation. Une campagne médiatique lancée en grande pompe et qui avait fait grand bruit à l’époque suite à la pétition rédigée par Mme Badinter, et Fadela Amara publiée par le journal ELLE (édition du 25 octobre 2004) : « Jila Izadi, une enfant de 13 ans, vient d’être condamnée à la peine de mort par lapidation. Son crime : elle aurait eu des relations avec son frère âgé de 15 ans. Cette ignominie se passe à Marivan, une ville du Kurdistan iranien. (…) Nous savons aujourd’hui que seule une très forte mobilisation, internationale peut réussir parfois à stopper une exécution capitale. C’est pourquoi nous supplions les défenseurs des droits des enfants, les militants de l’abolition de la peine de mort et tous les démocrates horrifiés par ces crimes d’écrire cette seule phrase, par lettre ou courriel signé de son nom : « Non à la lapidation de Jila Izadi, une enfant de 13 ans. » De la rapidité et de l’ampleur de nos protestations dépend sa survie. » Parmi les signataires de cette pétition, figuraient les noms de BHL (l’auteur de la nouvelle pétition version 2010), Ségolène Royal, Frédéric Mitterand, Alain Finkielkraut ; les mêmes qui sont aujourd’hui mentionnés dans la pétition 2010 pour sauver « Sakineh » ».

Or, quelques semaines plus tard, le Quai d’Orsay nous apprenait qu’il n’y avait pas de fillette de 13 ans condamnée à la lapidation en Iran. Dans ses points de presse relayés sur le site officiel, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères démentait les informations sur la condamnation à la lapidation de Jila Izadi, petite iranienne de 13 ans. « Nous avons immédiatement vérifié à travers notre ambassade et en liaison avec la Présidence de l’Union européenne, qui a demandé des informations aux autorités iraniennes à ce sujet. Il est apparu que l’information était inexacte. Cette condamnation à la lapidation, n’a jamais été prononcée ».Tous ceux qui ont relayé cette information avaient donc menti…
Suite à ces déclarations, au communiqué de l’ambassade de France en Iran, l’affaire disparaît subitement du paysage médiatique… Plus rien ! Qu’est-t-elle devenue ? A- t-elle été lapidée ? Il faudra attendre un petit communiqué publié en janvier 2005 sur Internet pour savoir que Jila Izadi a été sauvée de la barbarie de l’Islam. Aucun média n’a fait circuler le démenti du Quai d’Orsay et de l’ambassadeur d’Iran en France… Aujourd’hui, Sakineh risque-t-elle véritablement la lapidation comme l’affirme BHL dans sa pétition « signée en grande pompe par ses fidèles » ? On savait, début juillet, par les autorités iraniennes que Sakineh ne sera pas lapidée, BHL était parfaitement au courant. Cela ne l’a pas empêché de continuer à mentir avec même l’aide d’Avaaz International qui s’est mobilisé pour cette « noble cause ».

L’affaire Sakineh nous rappelle aussi les techniques de manipulation de l’information occidentale

Deux exemples célèbres : l’affaire des bébés éventrés par les soldats de Saddam dans les maternités du Koweït. Une soi-disant infirmière du Koweït avait servi de témoin aux USA. Il s’est avéré par la suite qu’il s’agissait d’un mensonge destiné à justifier la première guerre du Golfe et que la prétendue infirmière n’avait jamais mis les pieds dans une maternité. Elle était tout simplement la fille de l’ambassadeur du Koweït aux USA. Le deuxième exemple est celui de la soldate noire soit disant « délivrée » par les GIs selon un scénario à « la chute du Faucon noir ». En fait, elle était blessée par des tirs amis et recueillie par un chirurgien irakien qui a sauvé la vie de cette soldate en remuant ciel et terre pour lui trouver du sang « O » mettant à contribution un parent à lui qui avait le même groupe. On pourrait aussi citer l’un des prétextes pour envahir l’Afghanistan, en 2001- aller délivrer les femmes afghanes de l’emprise des Talibans : un CD diffusé par les GI’S : « Afghane enlève ta burqa ».

Dans le même ordre du mensonge délibéré un éditorial intitulé: «Syrie: le crime de trop appelle une riposte» appelant au meurtre et à la curée, Natalie Nougayrede du Journal Le Monde, ne laisse aucune place au doute. Ses références à prendre comme du pain bénit sont occidentales. Poursuivant la technique du boutefeux, elle incite à la fierté: «La crédibilité des pays occidentaux, qui avaient parlé à des degrés divers de « ligne rouge », est en jeu...»Un autre exemple sous la plume de la même boutefeux: «Iran: bombarder ou pas?» Madame Nougayrede s’empare de l’imaginaire des lecteurs, en leur imposant de fait sa certitude; il faut bombarder l’Iran, mais quand? Enfin, on ne peut pas ne pas citer la fascination de la journaliste pour Bernard-Henri Lévy et son épopée dans le lynchage d’El Gueddafi.

Mais ce journal n’est pas le seul média français se livrant à la désinformation outrageuse. La radio RTL rivalise avec le journal Le Monde, car en plus d’abêtir les auditeurs, elle se complaît dans la collaboration avec l’impérialisme occidental, dominé par le système anglo-saxon.

Le mensonge érigé en dogme du magister dixit

Harold Laswell, spécialiste des médias nous rappelle qu’il est toujours possible de s’emparer de l’imaginaire des foules . En l’occurrence l’Occident est dans ce cas de figure « À défaut d’avoir recours à la force pour contrôler les populations écrit-il, on peut parfaitement les contrôler par l’opinion ».

Le très puissant New York Times symbolise bien l’année médiatique difficile des médias occidentaux. Ses dirigeants ont même appelé à remettre en question l’élection de Donald Trump . L’année écoulée s’est montrée difficile pour les médias de masse occidentaux. Entre prévisions erronées, crédibilité entachée et manque de confiance de la part de la population, certains ont même appelé à se remettre en question. «Les médias d’information ont largement manqué ce qui se passait autour d’eux…» Cette analyse de Jim Rutenberg, médiateur du très célèbre New York Times, au lendemain de l’élection de Donald Trump, est à l’image de l’année médiatique de bon nombre de titres de presse occidentaux. Que ce soit à propos du Brexit, de l’élection présidentielle américaine ou des chances de François Hollande de faire un second mandat, 2016 s’est montrée cruelle pour les médias mainstream. La réalité a balayé la plupart de leurs prévisions au sujet de ces grands événements qui ont marqué l’année. Mais plus que ces analyses ratées, c’est au niveau même de la couverture de certains sujets comme la bataille d’Alep qu’ils sont critiqués. Le niveau de défiance de la population occidentale envers ses médias atteint désormais des sommets.»

Alep, tombeau du mainstream ?

La libération de la seconde ville de Syrie par l’armée de Bachar el-Assad et ses alliés a été l’un des événements les plus marquants de cette fin d’année. Avant que Damas annonce le 22 décembre avoir repris le contrôle de la totalité de la ville, de nombreux médias occidentaux ont accusé l’armée arabe syrienne d’avoir commis des exactions sur les civils d’Alep-Est. La ville aurait été «en flammes», noyée sous les bombardements des avions syriens et russes et la majorité de la presse occidentale plaignait le sort des «rebelles modérés» en passe de perdre la bataille. La machine médiatique en marche a cependant été freinée à plusieurs reprises par des voix discordantes de plus en plus nombreuses. Notamment celle de l’humanitaire français Pierre Le Corf, «Beaucoup de médias ont diffusé des scènes de massacres, […] des gens brûlés vivants», a-t-il déclaré à Sputnik le 14 décembre, ajoutant qu’«en étant ici je n’ai jamais entendu parler de ça. J’ai entendu parler de ça dans les médias. […] Ça me semble difficile à vérifier.» Visiblement agacé par les publications de l’humanitaire montrant des gens heureux de la libération de la ville, plusieurs médias ont attaqué sa crédibilité, l’accusant d’être à la solde du «régime syrien».

De même, la journaliste indépendante canadienne Eva Bartlett a beaucoup fait réagir après son intervention lors d’une conférence de presse organisée par la mission syrienne auprès de l’ONU. Répondant à la question d’un journaliste norvégien, elle avait fait voler en éclat la rhétorique des médias mainstream sur la Syrie. Elle avait notamment évoqué le manque de crédibilité des sources des journalistes occidentaux comme l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) ou les fameux Casques blancs et avait nié les accusations d’une partie de la presse qui voulait que l’armée de Bachar el-Assad ait commis des crimes sur des civils.

À Alep, la guerre est aussi celle de l’information

Comme l’écrit si bien Timothée Vilars : « A Alep la guerre est aussi celle de l’information ». Il détricote ainsi toutes les vérités assénées comme parole d’évangile par la doxa occidentale :

« Lundi 12 décembre au soir, il ne fallait pas errer longtemps sur Twitter pour voir défiler une litanie de messages déchirants sur l’épilogue du calvaire de la deuxième ville syrienne. La situation dans les dernières poches contrôlées par les rebelles est désespérée ; des corps jonchent les rues ; des civils seraient sommairement exécutés par les troupes du régime qui prétextent leur soutien aux “terroristes” ; le personnel médical, directement ciblé. Le mot “génocide” est brandi. Le souvenir de Srebrenica réactivé ; sauf que cette fois, on y assiste “en direct, sur les réseaux sociaux”. Mais presque simultanément, d’autres images apparaissent. Foin de ville martyre : on y voit au contraire les Alépins fous de joie, “libérés” de cinq ans de cauchemar, dansant dans les rues. Ils lèvent les bras au ciel, remercient le gouvernement Assad, désormais en voie de gagner la guerre contre les terroriste. (…) Les massacres ? Des rumeurs colportées par les médias occidentaux manipulés. Que croire ? Deux visions du monde s’opposent. L’une (l’occident pour aller vite) ne s’est jamais départie de l’illusion que la tentative de révolution démocratique syrienne serait le dernier étage de la fusée du printemps arabe ; l’autre (plutôt pro-russe) n’a jamais vu la révolte de 2011 comme autre chose qu’un putsch salafiste, soutenu en sous-main par les puissances de l’argent pour faire vaciller un leader légitime, garant de la stabilité régionale ».

Timothée Vilars fait ensuite le procès de L’OSDH , de la manipulation concernant la fillette qui racontait son quotidien à Alep sous les bombes et enfin les casques blancs qui s’avèrent être des propagandistes pro-nosra :

« C’est l’une des réalités écrit-il à propos des manœuvres de l’Osdh pour Observatoire syrien des droits de l’Homme (SOHR, en anglais). , les plus étranges et sans doute les moins connues de la couverture médiatique du conflit syrien. Samedi 10 novembre, les troupes turques entrent dans al-Bab, fief de Daech dans le nord du pays. Dimanche, l’Etat islamique reprend possession par surprise de la cité antique de Palmyre ; mercredi matin à Alep, les bombardements reprennent malgré le cessez-le-feu. A chaque fois, l’information tombe sur les fils d’information du monde entier avec cette source : “OSDH”, Pourtant à chaque fois, un seul téléphone a sonné : celui de Rami Abdel Rahmane (Ossama Suleiman de son vrai nom), un immigrant syrien basé à Coventry, au Royaume-Uni, directeur et… seul membre actif de l’ONG. Celui qui dit n’avoir pas mis le pied en Syrie depuis 2000 a en effet gagné sa crédibilité auprès des grandes agences de presse à force d’un incroyable travail de fourmi solitaire. Sur la centaine de dépêches AFP sur Alep diffusées entre lundi et mercredi, l’organisation est citée pas moins de 36 fois en 48 heures. (…) Le dernier bilan de 312.000 morts en cinq ans et demi de conflit, repris partout, c’est lui »

Enfin à propos des casques blancs , il écrit :

« Les Casques blancs, le grand soupçon, autre cible privilégiée des pro-Assad : l’organisation de secouristes “Les Casques blancs”, longtemps pressentie pour le prix Nobel de la Paix cette année, est aussi devenue une des rares sources d’informations de terrain. Le public français les connaît surtout via le visage d’Ismael al-Abdullah, devenu le principal contact sur place de l’émission “Quotidien” de Yann Barthès. “Le cessez-le-feu est fini. Tout le monde sera exécuté quand les forces d’Assad et leurs voyous vont capturer notre zone” La “Défense civile syrienne” (nom officiel des Casques blancs) a été créée en 2013 à l’initiative d’un consultant britannique qui travaillait auprès de l’opposition, pour pallier l’absence des services publics dans les zones non-contrôlées par le régime ».

La « chute d’Alep » vue par les journaux du Moyen-Orient

En règle générale les journaux des pays arabes du Maghreb d’expression française se sont alignés sur la doxa occidentale et ont eu du mal à prendre le virage à 180° . Ce ne fut pas le cas de certains journaux arabes au Maghreb qui se sont démarqués . Par contre les journaux du Golfe ont vécu La libération d’Alep comme un traumatisme , il leur est difficile de reconnaître leurs erreurs et dans la plus pure théorie du complot, ils cherchent du fait de leur gabegie les causes chez les autres:

« Tout en essayant de minimiser ce grand succès pour Damas nous dit Yury Zinine, les sources médiatiques du camp anti-syrien ont essayé de poser leurs arguments. Ils perçoivent la chute d’Alep comme le résultat direct de diverses intrigues et conspirations, tout en admettant de graves erreurs de calcul faites par la soi-disant« opposition ». (…) Le journal pro-saoudien Al-Sharq al-Awsat, cependant, a été forcé de reconnaître la libération d’Alep comme étant une victoire majeure pour Damas, qui fut atteinte grâce à l’important soutien fourni par la Russie. En même temps, il est clair que les commanditaires de l’opposition, en particulier ceux du golfe Persique, sont déterminés à nier toute responsabilité pour l’échec de leurs militants. L’un des journaux les plus influents du pays, Okaz, critique le camp anti-Assad pour vivre dans des hôtels de luxe en dehors de la Syrie. Il est scandalisé qu’à la lumière des événements récents à Alep, ces « ingrats révolutionnaires de salon » aient commencé à critiquer les monarchies du Golfe pour ne pas leur fournir assez de soutien. Ils considèrent le royaume comme un « porte-monnaie », selon le journal, alors que leur seul but est de se remplir les poches de pièces d’or en profitant du sang et de la souffrance de leurs concitoyens » .

Yury Zinine poursuit:

« Le journal libanais As-Safir estime que la chute d’Alep est le résultat direct de l’échec des forces pro-occidentales en Syrie. Même si la soi-disant opposition avait le contrôle de grandes villes syriennes pendant des années, ils viennent de montrer qu’ils sont incapables de gouverner efficacement dans les territoires qu’ils occupent. (…) Dans ce contexte, nous assistons à une intensification de la guerre médiatique, avec au moins 60 stations de télévision différentes tentant délibérément de distordre les événements en Syrie. Cette machine de propagande est alimentée par les pétrodollars fournis par les monarchies du golfe Persique, et ces derniers ne vont pas s’arrêter. (…) Aujourd’hui, dans les rangs des propagandistes anti-Assad, on peut apercevoir des signes de confusion profonde. (…) La libération d’Alep, affirme le site d’information irakien Sawt al-Iraq, signifie que des millions de dollars ont été jetés au vent, gaspillés, dans le financement des groupes anti-gouvernementaux et pour leur fournir des informations provenant de différentes sources. Il est clair à ce stade que, en 2011, lorsque le président Obama a annoncé que les jours d’Assad étaient comptés, il s’est bien trompé. Ce sont les jours de Barack Obama qui sont comptés maintenant, soutient le journal, puisque celui ci ne va plus rester longtemps au pouvoir »

Les mensonges assumés et têtus des médias français

Dans le paysage audiovisuel français aussi, certaines voix bravent la doxa sur la Syrie. Le 21 décembre, Eric Denécé, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R) était l’invité d’Yves Calvi sur LCI. Dénonçant «une falsification de l’information qui est énorme» concernant Alep, il a tenu à livrer quelques éclaircissements: «Il y a un tiers des quartiers d’Alep, seulement un tiers, qui sont victimes des bombardements, et – j’insiste – c’est un tiers de la ville où des djihadistes dangereux sont présents et ce sont ces djihadistes qui depuis des années tirent sur les quartiers chrétiens et sur le reste de la ville ce dont on ne parle jamais.» «On se fait rouler dans la farine avec Alep?», s’était même interrogé Yves Calvi qui tenta de se distancer de la réalité qu’il a contribué à marteler en boucle.

Le dernier coup dur à la version dominante sur Alep est venu d’une actrice et réalisatrice bolivienne de retour d’un séjour de huit mois en Syrie pour tourner un documentaire. (..) Sur CNN le 21 décembre, elle est également revenue sur les tweets de Bana, la petite fille syrienne qui racontait son quotidien d’enfant à Alep-Est c’est juste impossible. J’ai été sur place… franchement… il n’y a pas d’Internet, spécialement dans cette partie d’Alep, il n’y a pas d’électricité depuis plus de 85 jours, je ne pense pas qu’elle était à Alep. Montrez-moi une vraie vidéo du moment où elle est exfiltrée d’Alep-Est.»

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 20:13

http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2017/01/11/comment-les-etats-unis-imposent-leur-loi-5897662.html

 

Comment les Etats-Unis imposent leur loi

  

 

par Ludovic Greiling

 

506226741.2.jpgEmbargos, lois bancaires, lois anti-corruption… En dix ans, les États-Unis ont imposé de fait leur droit national à nombre de nations européennes. Pour le moment, les pays alliés suivent les procédures, et le payent très cher. 

« Je trouve très difficilement des banques pour faire commerce avec l’Iran. Pas pour des raisons juridiques, qui ont en partie disparu suite à l’accord sur le nucléaire, mais parce qu’elles ont peur des incertitudes. Il faut que l’Europe trouve un moyen de faire contrepoint à l’hégémonie de la juridiction américaine quant à la régulation du dollar » , déclarait récemment le directeur financier de Peugeot lors d’un colloque organisé à la Banque de France. L’amende de 8,9 milliards de dollars appliquée à la BNP Paribas en 2014 est dans toutes les têtes. Comment une juridiction américaine a-t-elle pu infliger une punition à une banque française pour des opérations survenues au Moyen-Orient ?

C’est le sujet d’un rapport d’enquête parlementaire publié en octobre dernier sur l’extraterritorialité de la loi américaine. En trente ans, les États-Unis ont monté une juridiction nationale visant à imposer leurs décisions économiques et géopolitiques aux autres nations du monde. Certaines lois sont le fruit d’une volonté locale, comme les lois anti-corruption, d’autres ont un caractère géopolitique défini, tels les embargos décrétés contre des puissances régionales mettant en cause la domination des États-Unis.

Toutes sont désormais au service des intérêts de l’empire. « Un cercle assez étroit de diplomates, hauts fonctionnaires, universitaires et think-tankers est parfaitement conscient (beaucoup plus qu’en Europe et en France en particulier) que le droit a une portée internationale, qu’il peut être un instrument de la diplomatie et de la politique économique internationale, qu’il concourt au soft power. Les intéressés assument l’utilisation du droit extraterritorial comme élément de la puissance américaine » , indique le rapport. Pour ce faire, ils utilisent les zones grises du droit national et international et profitent souvent du monopole financier que leur a procuré l’après-Seconde Guerre mondiale.

Une offensive économique et diplomatique

Ainsi, parce qu’elle utilise 10% de matériel américain, la compagnie Airbus ne peut vendre ses avions à l’Iran, au risque de perdre ses entrées aux États-Unis. Dans le système financier, la situation est plus préoccupante : un transfert en dollars entre une banque française et une banque liée à un pays sous embargo américain entraînant une opération de compensation à Wall Street, toute entité effectuant ce type d’opérations peut subir les foudres de Washington.

Ainsi de la BNP Paribas, laquelle risquait de se voir interdire l’accès aux circuits financiers en dollars en cas de non paiement de son amende. Une éventualité impossible à envisager pour un établissement mondial. Les différentes lois américaines étant très pointues sur la question (FCPA, FATCA, Patriot Act, etc.), toute entreprise étrangère ayant effectué de près ou de loin une transaction avec une entité violant la loi américaine peut être touchée.

C’est particulièrement vrai des sanctions économiques, que le rapport parlementaire décrit comme un « outil alternatif » aux interventions militaires. Une armée de plus de 1000 agents spécialisés y veille, bénéficiant de l’entraide des différents services du renseignement américain. Depuis 2009, année d’une forte accélération des procédures, les entreprises européennes ont versé plus de 40 milliards de dollars de pénalités diverses aux administrations américaines en charge du droit extraterritorial.  

Politique magazine

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 19:59

http://reinformation.tv/davos-migrants-forum-economique-mondial-tendances-positives-dolhein-64848-2/

 

Davos et les migrants : le Forum économique mondial parle de tendances positives

 

Davos migrants Forum économique mondial tendances positives

Khalid Koser


 
Le site du Forum économique mondial, weforum.org, vient de publier un long article à la gloire de la migration internationale, article qui fait partie intégrante de la rencontre annuelle de Davos dont les portes ouvriront physiquement le 17 janvier prochain. Ce n’est plus l’heure de la discrétion, voire du secret : une bonne partie des discussions des grands de ce monde se fait maintenant à ciel ouvert, où plutôt sous l’œil des webcams reliés à Internet. Les migrants font ouvertement partie du dispositif mondialiste. Aussi Khalid Koser directeur exécutif du GCERF, Global Community Engagement and Resilience Fund, déjà évoqué dans les colonnes de reinformation.tv en décembre dernier, a-t-il été invité à redire tout le bien qu’il pense des mouvements de population d’un pays à l’autre, d’un continent à l’autre. Il salue « trois tendances positives » qui permettent de laisser espérer un meilleur accueil pour les migrants et les réfugiés.
 
Le Fonds qu’il dirige, créé en 2014 sur une initiative du secrétaire d’État américain John Kerry et du ministre turc des affaires étrangères Ahmet Davotoglu au quatrième Forum global du contre-terrorisme, a pour objectif la lutte contre l’« extrémisme violent ». Ce qui ne manque pas de sel lorsque l’on sait le nombre d’extrémistes de terroristes qui ont rejoint l’Europe en profitant du flux de candidats au droit d’asile.
 

 

A Davos, l’optimisme est de mise par rapport aux migrants

 
« Les bonnes conditions étant réunies, la migration peut améliorer les vies, soutenir le développement et la croissance économique, et promouvoir le dynamisme social et culturel », affirme Khalid Koser, sur la foi d’un rapport publié en novembre dernier par le McKinsey Global Institute.
 
Et pour réunir ces bonnes conditions, il n’y a qu’un moyen qui est en même temps un défi : il faut généralement « investir ». « Dans notre contexte géo-économique actuel, ces investissements peuvent être difficiles à engager de la part de gouvernements confrontés à l’hostilité, au cycle démocratique à court terme, aux politiques fortes contre l’immigration, et un public de plus en plus sceptique », reconnaît l’auteur. « Mais avons-nous les moyens de ne pas investir dans la migration ? » Son interpellation ne tolère pas de réponse négative.
 
L’article invoque notamment une étude de l’économiste Philippe Legrain promettant que chaque euro investi pour les réfugiés rapportera près de deux euros moins de cinq ans plus tard. Les chercheurs du Centre for Talent Innovation assurent quant à eux que la diversité des employés au sein d’une société peut faire augmenter les parts de marché et les profits, à condition de construire, moyennant investissements, de l’« inclusion ». Quoi que cela veuille dire…
 

Le Forum économique mondial salue des « tendances positives » pour les migrations

 
De toute façon, affirme le porte-parole de Davos, « les flux de migrations de toutes sortes vont croître, que les Etats, les gouvernements ou le public électoral y soit prêts ou non » : pour lui les nations gagnantes sont celles qui, comme le Canada, Australie ou la Chine, augmentent actuellement leurs objectifs d’immigration afin de faire venir une population active qualifiée. Mais Koser reconnaît que les ressources des gouvernements s’étiolent alors qu’ils sont confrontés aux « menaces liées à la migration » – en clair, le discrédit politique et électoral qui accompagne une politique d’ouverture. Voyez Merkel.
 
Alors, quelles sont ces tendances positives que croit percevoir le Forum économique mondial ? Eh bien, ce sont celles qui seront promues à Davos au cours de la rencontre annuelle qui aura lieu dans quelques jours dans la petite ville suisse. Tout reposera sur des partenariats public-privé.
 
D’abord, il faudra « donner aux citoyens privés la possibilité de jouer un rôle actif par rapport à l’établissement et à l’intégration » des migrants. Il appartiendra, comme cela se passe déjà dans le cadre de plans pilotes au Canada, en Argentine, au Brésil, en Italie, au Royaume-Uni, aux personnes déjà sur place de participer au choix et à l’accueil des réfugiés, ces familles mises sur la route du succès « grâce au capital social et financier investi par des sponsors privés ». En pratique : le regroupement familial… Après les individus, Khalid Koser suggère de donner un rôle aux entreprises. A elles de sélectionner et d’importer la main-d’œuvre, les employés, et pourquoi pas les cadres dont elles ont besoin – puisant dans le gigantesque réservoir d’une population active mondialisée. Comme moyen d’abolir les frontières on ne rêve pas mieux.
 

Les mondialistes de Davos veulent plus de migrants – et plus d’investissements pour eux

 
Deuxième condition : il faut « donner la permission aux immigrés et aux réfugiés de travailler dès le jour de leur arrivée ». Seules la Suède, l’Australie et l’Espagne permettent cela aujourd’hui, souligne l’auteur. La Suède, confrontée à de grands problèmes en raison du flux des migrants ; l’Espagne, où 49 % des jeunes autochtones sont au chômage… le bel exemple ! Quant à l’Australie, elle renvoie sans ménagement les clandestins vers leur point de départ.
 
Il faut enfin – troisième tendance prometteuse – profiter des innovations digitales pour aider les immigrés dans leur recherche d’emploi et leurs besoins d’intégration. Khalid Koser salue LinkedIn qui a mis en place une plate-forme pour aider les réfugiés à entrer en contact avec des employeurs selon leur profil en Suède. Au Canada, un programme similaire de LinkedIn, Welcome Talent Canada accompagne carrément les chercheurs d’emploi fraîchement arrivés. La fondation HP offre des cours de gestion et de compétences informatiques pour faciliter la création d’entreprises par les migrants dans leur pays d’accueil.
 
Tous ces dispositifs, prioritairement dirigés vers des populations déracinées, font partie des « investissements » jugés nécessaires par les grands de ce monde. C’est la logique de la discrimination positive. Au moins, on voit ainsi vers quoi elle tend.
 

Anne Dolhein
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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 19:55

La moitié des femmes allemandes ne se sentent pas en sécurité dans leur quartier

femmes allemandes sécurité quartier
 
Près de la moitié des femmes allemandes ne se sentent pas en sécurité dans leur propre quartier, c’est ce que vient de révéler un sondage. Beaucoup ne sortent la nuit qu’en serrant dans leurs poches leur spray au poivre… C’est l’état d’esprit ambiant de cette Allemagne rendue malade par des attentats répétés, et des milliers d’agressions sexuelles commises par sa fraîche population migrante.
 
Au niveau « supérieur », politiques se débattent entre maintien de l’accueil et durcissement de la législation …
 

Une femme allemande sur deux envisage d’acheter un spray au poivre

 
L’enquête, réalisée par Emnid pour Bild am Sonntag, a aussi révélé que 58 % des femmes estiment que les lieux publics sont devenus aujourd’hui moins sûrs. Plus de la moitié des sondées (52 %) préfèrent éviter certains lieux proches de leur domicile après la tombée de la nuit. Et 16 % d’entre elles ont toujours un spray au poivre sur elles. Une femme sur deux envisage d’en acheter…
 
Un état d’esprit qui n’étonne guère dans une Allemagne marquée par les agressions du Nouvel An à Cologne, qui ont fait selon un rapport de la police allemande 1.200 victimes femmes. Mais également par de nombreux « faits divers », comme le viol et le meurtre, en octobre dernier, de la jeune Maria Ladenburger, étudiante en médecine qui aidait dans un centre pour migrants… (c’était la fille d’un avocat de la Commission européenne…)
 

Pas de sécurité, même dans son propre quartier…

Le site de nouvelles Focus Online est allé plus loin et a questionné ses lectrices – les réponses ont afflué… Les unes se font désormais accompagner, la nuit, d’un parent masculin. D’autres font dépasser leurs clés de leurs phalanges pour pouvoir parer à toute attaque éventuelle quand elles rentrent chez elle et qu’il fait sombre.
 
Une certaine Kerstin écrit : « Le harcèlement, les viols et les raids se produisent partout. J’ai été particulièrement choquée par le cas de la joggeuse Carolin [G.], qui a été tuée en plein jour (….). J’évite de voyager seule le soir ou la nuit. Je porte toujours un spray au poivre avec moi. »
 
Une autre, Natalie, évite depuis les attaques du Nouvel An à Cologne, « les groupes dans l’obscurité » : « De toute façon, je ne vais nulle part dans le noir, seule. Quand j’arrive en train à notre petite gare, mon père est toujours là pour aller avec moi à travers le passage souterrain solitaire. J’ai commandé deux sprays au poivre, il y a deux mois, sur Amazon, un pour chacune de mes vestes d’hiver ».

La population migrante : sexuellement trois plus criminogène que les Allemands

 
Les media ne sont pourtant pas là pour le dire, préférant véhiculer les chiffres démontrant la baisse globale du nombre d’infractions, en termes de criminalité violente. En 2016, 214.600 crimes ont été commis par des immigrés en Allemagne, certes « plusieurs milliers de plus qu’en 2015 », selon l’édition allemande du Huffington Post. Mais le taux est en réalité en baisse, démontre le bon media, puisque 213.000 demandeurs d’asile ont été enregistrés dans la même période en Allemagne ! Logique imparable…
 
Pourtant, en novembre, la police fédérale allemande a bien admis qu’il y avait eu une augmentation massive de 31,6 % de la criminalité en 2016 par rapport aux chiffres de l’année précédente. Et les crimes sexuels, si l’on examine bien les chiffres, sont en proportion particulièrement bien représentés chez la population migrante.
 
En 2015, elle avait déjà commis, selon le Daily Mail, 1 576 crimes sexuels sur 46.081 crimes et délits sexuels pour cette même année, en Allemagne, soit 3,4 % d’entre eux. Pour un groupe représentant 1,3 % de la population vivant en Allemagne, cela le rend trois fois plus criminogène, en termes d’agressions sexuelles, que le peuple qui l’accueille…
 

La « responsabilité humanitaire » demeure

 
Et pourtant, les Allemands ne sombrent pas dans la panique. Selon un sondage de la chaîne de télévision RTL Aktuell, 80 % de la population se sent toujours « en sécurité ». Seulement 10 % déclarent vouloir éviter les grands événements comme les marchés de Noël, les rencontres sportives ou les concerts. Mais près de la moitié (47 %) réclament néanmoins des mesures de sécurités supplémentaires…
 
Ce que le gouvernement tente maladroitement de mettre en place. A la fin décembre, le Conseil des ministres a entériné une loi sur le renforcement de la vidéosurveillance dans les espaces publics. Le ministre allemand de l’Intérieur Thomas de Maizière a même proposé, il y a quelques jours, de construire des centres de déportation, de sorte que tout migrant dont la demande d’asile a été rejetée pourrait être expulsé de manière plus simple et plus rapide.
 
Mais il faut aussi respecter la politique migratoire européenne…
 
Ce « ni oui ni non » est cruellement visible dans la toute nouvelle charte sur l’immigration rédigée par le Premier ministre bavarois et président de l’Union chrétienne-sociale (CSU) de Bavière, Horst Seehofer, « L’Allemagne doit rester l’Allemagne ». Certains éléments ont déjà fuité bien qu’elle doive être rendue publique seulement ces jours-ci.
 
Limitation migratoire, oui, contrôle accru, oui. Mais elle parle aussi de « responsabilité humanitaire », de « répartition de charge équitable et solidaire », de « tolérance zéro envers la xénophobie, le racisme et l’antisémitisme », de « réunification familiale »… La situation est inextricable – dialectique.
 

Clémentine Jallais
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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 23:19

http://www.bvoltaire.fr/marcrousset/bernard-arnault-recu-par-donald-trump-retour-du-protectionnisme,305568

 

Bernard Arnault reçu par Donald Trump : retour du protectionnisme !

AUJOURD'HUI

 

Il importe de faire la distinction entre marché européen intérieur et marché d’exportation.

 

Marc Rousset

Économiste

 

 

La preuve est faite que les nations, mais surtout une Europe économique unie, peuvent vaincre le libre-échange mondialiste. In fine, c’est le pouvoir régalien qui est le plus fort. Le chef d’entreprise, le capitaliste tremblent et s’adaptent toujours pour ne pas perdre leur marché, leurs débouchés !

L’actualité nous en apporte la preuve avec Bernard Arnault, chantre, comme son journal Les Échos, du libre-échange mondialiste. Au premier coup de tonnerre, à la première semonce Trump, avant même qu’il soit en fonction, que fait Bernard Arnault ? Il va faire sa courbette devant Trump en lui assurant qu’il va créer des usines et des emplois LVMH en Californie ! Et ce seront autant d’emplois en moins pour la France !

Si l’on regarde l’histoire économique des États-Unis, depuis leur création, il n’y a pas eu de nation plus protectionniste que les États-Unis.

On a dit d’Alexander Hamilton, dès la création des États-Unis, qu’il était un autre Colbert. La guerre de sécession opposait le Nord industriel protectionniste au Sud agricole libre-échangiste. Le paroxysme du protectionnisme fut atteint en 1930 avec la loi Smoot-Hawley qui imposait des droits de douane record aux importations. De leur origine jusqu’aux années 1930, les États-Unis pratiquèrent donc un protectionnisme virulent avec des tarifs douaniers de l’ordre de 50 % ; c’est avec cette stratégie qu’ils connurent le taux de croissance le plus élevé du monde et accédèrent au leadership mondial.

Gardons présent à l’esprit l’exemple de ce qu’il ne faut pas faire en Europe : la construction de l’usine géante Renault de Mellousa au Maroc pour vendre des voitures sur le marché européen en profitant des bas salaires marocains, ce qui crée du chômage en France !

Contrairement à ce qui a pu être écrit ici ou là, le prix Nobel Maurice Allais souhaitait des barrières protectionnistes aux frontières de l’Europe et un libre-échange seulement à l’intérieur de l’Union européenne pour profiter des économies d’échelle de ce grand marché, ce qu’a parfaitement compris Trump !

Et, contrairement aux bêtises médiatiques du politiquement correct que l’on peut lire à longueur de journée, la ligne Maginot en 1939 a été une excellente réussite ! Les Allemands ne s’y sont pas attaqués ! La seule erreur fut de ne pas l’avoir prolongée jusqu’à la Manche et à la mer du Nord ! Les Allemands avaient, eux aussi, leur ligne Maginot – la ligne Siegfried -, qui a magnifiquement fonctionné en 1945 et qui a malheureusement fait perdre la vie à beaucoup de soldats alliés !

Il importe de faire la distinction entre marché européen intérieur et marché d’exportation. Ce qu’il faut, c’est, grâce à une politique douanière de préférence communautaire européenne et non pas hexagonale franco-française, fermer l’accès aux pays émergents qui détruisent les emplois européens pour des produits consommés sur le marché intérieur européen. Pendant ces 30 dernières années, la France a perdu 3 millions d’emplois industriels, les emplois les plus porteurs d’avenir !

 

 

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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 14:56

http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-on-montre-macron-pour-mieux-camoufler-l-idee-liberale.aspx?article=10191960548H11690&redirect=false&contributor=H.+Seize

 

On montre Macron pour mieux camoufler l’idée libérale

 

H. Seize

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Publié le 11 janvier 2017

 

 

 

 

 

 

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Pas de doute, c’est la rentrée. Pas de doute, l’élection présidentielle approche. Pas de doute, l’intelligentsia, le Tout-Paris, nos médias subventionnés et la fine fleur de l’élite du pays a déjà choisi, faut de mieux, son candidat : ce sera Macron. À tel point qu’on en voit des petits bouts tous les jours, sur tous les supports et dans la bouche de tous ceux qui jacassent fort.

Soyons honnête : si le 1% politique français a choisi Macron presque officiellement maintenant, c’est plus par dépit que pour un quelconque attachement idéologique. Oh, il y a bien sûr les dissidents qui continuent de fricoter avec l’aile gauche de la gauche avec Hamon, le plus jeune fossile communiste du Parti Socialiste, ou avec Montebourg, le plus frétillant Géo Trouvetout de la politique improvisationnelle. Quelques autres se contenteront sagement de Mélenchon, Lider Marxisto d’une gauche complètement en déroute, mais à ces quelques exceptions près, le renoncement de Hollande en rase campagne électorale aura laissé toute la Socialie orpheline et dans ce cadre, Macron représente pour certains une maigre bouée de sauvetage.

Du reste, Macron a quelques avantages. Au contraire de Montebourg qui empile les casseroles, de Hamon qui n’a aucun bilan d’aucune sorte à présenter si ce n’est une loi consternante de démagogie, de Valls qui a contrario, en a un bien pourri et de Mélenchon, tribun sans peuple et sans maroquin, Macron peut prétendre avoir été au gouvernement et avoir laissé une trace.

Oh, pas bien grosse ni bien profonde, la trace, j’en conviens aisément. Pas plus qu’une esquisse, un trait léger de fusain dans l’épais corpus de lois du pays, mais un trait qui permet, maintenant, de tirer quelques enseignements.

Ainsi, les cars « à la Macron » emportent l’adhésion du public : 900.000 voyages ont étés effectués avec les nouvelles lignes qu’aura permis la libéralisation partielle des services d’autocars en région. Certes, il est pour le moment délicat d’affirmer, même du bout des lèvres, que ces nombreux voyages supplémentaires ont entraîné une création d’emplois qui signifierait une vraie amélioration dans ce domaine.

 

Mais on ne peut retirer à cette initiative le fait qu’elle permet à toute une catégorie de population de voyager, qui n’aurait pas même tenté de le faire dans la situation précédente, le train et l’avion étant pour elle inabordables. Indéniablement, cela représente aussi une opportunité d’activité pour des entreprises qui cherchent à s’agrandir (et donc, à terme, qui peut se traduire par une création de richesse voire, soyons fous, d’emplois). Pour le moment, cela reste anecdotique, parce que la concurrence est là, jeune, rude, et qu’il faut s’ouvrir le marché (quitte à vendre à perte comme le font certains opérateurs avec leurs trajets à 2€). Mais à terme, un décollage, même modeste, de cette activité représente une réelle amélioration pour des centaines de milliers de personnes, tant du côté des clients que du côté des entreprises qui voient-là s’ouvrir des relais de croissance.

Accessoirement, cette libéralisation timide bouscule trains et avions. Si ces derniers sont maintenant effectivement dans le jeu de la concurrence depuis des années et s’adapteront bien à l’arrivée des autocars, il en va autrement pour le diplodocus du rail français qui souffre déjà de la concurrence d’un moyen de transport pourtant vieillot (ce qui en dit long sur la société nationale).

Parallèlement, la presse ne se fait pas prier pour relater à grands articles élogieux l’ouverture des magasins le dimanche. Enfin, certains magasins, bien précis, pour certains dimanches, bien compris, et le tout dans le cadre très bien défini des lois et codes déjà en vigueur. Il ne faudrait surtout pas s’emballer.

Malgré tout, les médias sont obligés de relater des faits qui corroborent ce dont on se doutait depuis un moment : l’ouverture du dimanche de ces quelques magasins ne provoque pas la fin de la civilisation française mais permet de créer des emplois ! Le BHV annonce avoir créé 150 nouveaux CDI, et les Galeries Lafayette ont déjà recruté 330 personnes pour ces dimanches, en prévoyant de créer 500 nouveaux postes, sans compter les emplois indirects. Enfin, indirectement, le chiffre d’affaire de ces magasins augmentera ce qui fera toujours autant de rentrées fiscales et de taxes pour un État qui en a toujours autant besoin.

Difficile de ne pas se réjouir de tout cela… On pourra cependant déceler la volonté des médias de favoriser leur poulain avec la mise en avant aussi judicieusement minutée de ces éléments qui doivent tant à la loi qu’il a portée lorsqu’il était encore ministre. Soit, ne faisons pas la fine bouche : cela reste de bonnes nouvelles, timides mais dans le bon sens.

Maintenant, ne rêvons pas : aucun de ces médias ne s’interroge en effet sur la raison profonde de ces réussites, même timides, accolées à cette loi. Pas un organe, pas un article ne semble vouloir noter la concomitance de cette amélioration avec l’introduction d’une micro-dose de liberté dans la société française. Personne pour admettre, même à demi-mots, que les légères vapeurs de libéralisation introduites ici ont déjà provoqué des bénéfices palpables là. Encore moins pour comprendre et expliquer que la réduction du périmètre étatique, que le relâchement de son étau permettent déjà de créer de l’emploi ou de sauvegarder le pouvoir d’achat de certaines populations.

A contrario, on se rappellera qu’à chaque fois qu’une crise, qu’une dérive est constaté, ces mêmes journalistes mettent le turbo pour accuser le capitalisme et la trop grande liberté laissée aux vilains patrons, à la finance apatride ou que sais-je encore.

Mais voilà : il en va de façon radicalement différente lorsqu’on observe le contraire. Si cela va mieux, c’est sans rapport avec cette once de liberté ajoutée dans le brouet étatique servi à tous. Non, décidément, tout ceci ne doit rien à l’idée libérale, pardi. Cette réussite est presque fortuite, c’est simplement et à peine plus le résultat d’une bonne idée d’un homme mollement adoubé par le pouvoir actuel. Et il ne faudrait surtout pas qu’il en soit autrement ! Imaginez un peu qu’on ouvre, par mégarde, les yeux des uns et des autres sur cette causalité pourtant évidente, et le risque serait grand que les Français en redemandent. Oh, non, décidément non.

Le libéralisme génèrerait des bénéfices pour tous ? Allons, vous n’y pensez pas !

 
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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 12:58

http://metamag.fr/2017/01/10/education-nationale-les-profs-en-detresse-demissionnent/

 

Education Nationale : les profs en détresse

démissionnent !

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Education Nationale : les profs en détresse démissionnent !

10 janvier 2017 1 commentaire

 

 

Michel Lhomme, philosophe, politologue ♦

La rue de Grenelle commence à être inquiète, elle qui ne parvient pas depuis longtemps à remplacer les profs manquants : les enseignants seraient de plus en plus nombreux à démissionner. Cela fausse toute la prospective du Ministère de l’Education nationale au point qu’augmenter conséquemment les horaires des professeurs comme le suggère le plan Fillon risque demain d’être nécessaire.

 


Le grand tabou du politiquement correct

Selon des données publiées dans un rapport sur le budget de l’Éducation nationale déposé par Jean-Claude Carle, sénateur Les Républicains, le nombre de démissions a fortement augmenté depuis 2012, aussi bien chez les enseignants stagiaires (ils renoncent donc avant leur titularisation !) que chez les titulaires. En quatre ans, le nombre de démissions d’enseignants stagiaires a ainsi triplé dans le primaire et doublé dans le secondaire, une tendance qui se confirme chez les enseignants titulaires (+ 50% en quatre ans). Selon l’auteur du rapport rendu public le 24 novembre dernier, le ministère n’a pas fourni d’explications. En fait, il se refuse à le faire parce qu’il lui faudrait alors reconnaître son échec patent : la décrédibilisation totale du métier d’enseignant et de professeur des écoles, le manque de rémunération (1500 euros pour un débutant en région parisienne après 5 ou 6 années d’études difficiles !), la mauvaise répartition des enseignants dans les académies (les jeunes professeurs sont toujours affectés dans les établissements sensibles et les plus difficiles).

Mais, et c’est bien sûr le grand tabou du politiquement correct, les démissions sont essentiellement dues aux incivilités, aux violences et à l’indiscipline, présentes maintenant presque dans tous les établissements et même les écoles primaires et ceci faute de surveillants, d’applications fermes du règlement (la « pédagogie de la bienveillance », politique officielle de Najat-Vallaud Belkacem) mais aussi en raison de l’hétérogénéité des classes et de l’inadaptation des programmes.

Du coup, les stagiaires comme les vétérans décident effectivement de ne plus retourner en classe et d’abandonner le métier. Ceci étant, on ne plaindra pas la caste enseignante, suppôt idéologique du système et on lui rétorquera : pourquoi voudriez-vous défendre aujourd’hui (la discipline, l’autorité, la transmission) que vous n’avez jamais défendu hier ?

De fait, un autre indicateur de l’Education nationale mérite d’être commenté

C’est l’ouverture croissante d’écoles privées hors contrat (parmi elles, de nombreuses écoles musulmanes) et l’augmentation de l’enseignement à domicile. Or, cette tendance n’est pas seulement propre à la France. On la retrouve aussi aux États-Unis. Elle pourrait donc augurer d’une évolution pérenne du système éducatif occidental.

À l’heure actuelle, entre 3% et 4% des enfants américains sont scolarisés à domicile – et c’est un nombre qui croît très rapidement alors que les écoles publiques ne sont pas aux États-Unis des cauchemars académiques et sociaux comme en France. C’est donc ici une autre cause qui est en jeu : la révolution informatique et l’internet. A quoi bon en effet conserver encore à l’heure des nouvelles technologies la structure »classe » et l’édifice scolaire ? Internet entraînera de fait la décentralisation de l’éducation et la destruction du monopole éducatif dans ce modèle professoral issu des vieilles «casernes » jésuitiques et sans que la qualité académique n’en soit forcément atteinte. La classe inversée ou l’enseignement par îlots que le Ministère français de l’Education nationale souhaite actuellement généraliser procède de la même logique mais ne va pas jusqu’à bout. Elle défend forcément encore le vieux modèle éducatif. Or, une décentralisation effective et à domicile de l’éducation permettrait de réduire le coût de l’éducation de plus de 10 fois par le biais d’une technologie Internet, de CD-ROM, de cours à distance. Est-ce un bien ?
Les enfants retirés de l’école publique ne peuvent en tout cas plus être utilisés comme sujets d’endoctrinement civique ou être des supports de l’ingénierie sociale par le formatage des programmes officiels. L’éducation de l’avenir risque donc d’être composée d’un mélange d’écoles à domicile à distance, d’éducation autodidacte et d’écoles de groupe classiques gérées par des entreprises privées à un dixième du coût actuel de l’enseignement public. La qualité académique devrait y être beaucoup plus élevée car nous croyons à un autre usage de la connexion que celle qui est faire actuellement et qui effectivement atteint l’attention.

Financé par l’impôt, gouffre financier sans obligation de résultats, l’éducation publique socialisée devrait à terme disparaître. Rappelons d’ailleurs que l’obligation en France n’est pas de scolariser les enfants mais de les instruire. C’est un devoir des familles et ce n’est que par facilité, que les familles le délèguent à l’État mais en aucune façon, du moins pas encore, les enfants n’appartiennent en France à l’État.

Renverser l’idole Éducation nationale et rétablir les principes premiers de l’homme libre par une éducation critique et raisonnée, doit aussi être le cœur du projet de la révolution conservatrice en cours. Il passera aussi par la fin des vieux établissements scolaires d’antan.



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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 19:50

http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-trump-met-la-pression--fiat-chrysler-annonce-2-000-nouveaux-postes-dans-le-midwest--.aspx?article=10181648890H11690&redirect=false&contributor=Charles+Sannat

 

Trump met la pression : Fiat Chrysler annonce 2 000 nouveaux postes dans le Midwest !!

 

Charles Sannat

Insolentiae

Publié le 10 janvier 2017

787 mots - Temps de lecture : 1 - 3 minutes

 

 

 

 

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Rubrique : Editoriaux

   
 

En France, on vous explique que l’État ne « peut pas tout », ce qui est vrai, et ce qui est même d’ailleurs souhaitable, car il faut que chacun reste à sa place, et l’État, l’un des acteurs les plus importants de l’économie, doit savoir le premier rester à sa place pour ne pas nuire plus que nécessaire.

Pourtant, l’État n’est pas impuissant.

Le politique n’est pas impuissant.

L’impuissance généralisée de ces dernières décennies, cette impuissance devenant d’ailleurs exponentielle, n’est en aucun cas une fatalité.

Cette impuissance, c’est l’abdication de notre puissance publique, c’est l’abdication de nos hommes et femmes politiques, de nos dirigeants, massivement « corrompus », massivement arrosés par le totalitarisme marchand et ses grandes multinationales.

Notre impuissance collective, c’est notre perte de croyance en nous-mêmes car si l’État, qu’il soit français ou américain, ne peut pas tout, il peut tout de même des choses considérables pour peu qu’il accepte d’user de sa force légitime.

La force légitime de l’État, c’est lorsqu’il s’agit de l’intérêt de son peuple et de la protection de ce dernier.

Fiat Chrysler va créer 2 000 emplois aux États-Unis

« Un investissement d’un milliard de dollars dans le Midwest et la création de 2 000 emplois. Telle est la promesse de Fiat Chrysler Automobiles, annoncée dimanche, alors que Donald Trump met la pression sur les constructeurs automobiles.

Le constructeur va investir un milliard de dollars pour le rééquipement et la modernisation de deux usines situées dans le Midwest dont une produira des pick-up utilitaires de type Ram actuellement fabriqués au Mexique.

Cette annonce intervient alors que le président élu américain Donald Trump a menacé jeudi Toyota d’une « lourde taxe frontalière » si le constructeur exporte vers les États-Unis des voitures assemblées au Mexique. »

Le protectionnisme est une évidence de bon sens !

Si nos dirigeants n’étaient pas massivement vendus, il n’y aurait jamais eu d’ouverture inconsidérée à une concurrence totalement faussée ! La libre concurrence, et tous les économistes seront d’accord là-dessus, permet une saine émulation économique uniquement lorsqu’il s’agit de compétiteurs qui ont le même type de structure de coûts ! Une structure équivalente ne veut pas dire identique.

Autrefois, d’un côté ou de l’autre de l’Atlantique, la structure de coût était équivalente entre les États-Unis et l’Europe malgré nos différences de systèmes. Nos entreprises ne délocalisaient pas en masse aux USA et réciproquement, ce qui ne nous a jamais empêché de commercer.

La mondialisation a été menée consciemment contre les peuples et contre les nations avec le résultat funeste que nous voyons aujourd’hui.

Trump est subversif sur cette idée de mondialisation justement !

Que nous montre Trump, que l’on aime son style ou qu’on le déteste ? Qu’avec du courage politique et la force de s’opposer aux intérêts marchands en mettant dans la balance le poids et la force de l’État, on peut faire revenir les entreprises et les emplois.

Pas tous évidemment. Mais, il est possible, en réinstaurant des droits de douane, de faire venir les usines… et donc du boulot et de la création de richesse sur son propre sol.

Et ils se précipitent tous pour ouvrir des usines et créer des emplois aux États-Unis, tellement ils ont peur de Trump !

« Le président directeur général de Daimler, Dieter Zetsche a annoncé dimanche que le groupe prévoyait d’investir 1,3 milliard de dollars supplémentaires pour développer la production de SUV dans son usine de l’Alabama. »

« Hinrich Woebcken, directeur général de Volkswagen en Amérique du Nord a dit dimanche à Reuters anticiper des investissements de 7 milliards de dollars aux États-Unis entre 2015 et 2019 ainsi que le lancement de la fabrication aux États-Unis de son nouveau modèle de SUV Atlas. »

Trump pourra-t-il démondialiser ?

Je n’en sais rien.

Mon analyse fondamentale m’incite à dire que oui, parce qu’il n’est pas seul à vouloir le faire.

Vous avez, aux États-Unis, trois grandes forces qui s’affrontent souvent et travaillent ensemble parfois. Le complexe militaro-industriel, les « nationalistes » et les « mondialistes ». Aujourd’hui, une grande partie de l’élite américaine pense qu’il est grand temps de changer les règles du jeu car ces dernières, avec la mondialisation actuelle, ne sont plus favorables aux USA et menacent évidement le leadership américain battu en brèche par la Chine, aujourd’hui, et l’Inde, demain.

Alors oui, Trump va considérablement démondialiser l’économie, réintroduire du protectionnisme. Nous ferons la même chose en Europe et le monde va à nouveau considérablement changer.

Si Trump le fait, c’est qu’il est soutenu par une frange non négligeable de l’élite américaine. Trump n’est pas seul. Loin de là. Sera-t-il l’empereur de la démondialisation ou une simple étape ? Il est trop tôt pour l’affirmer avec certitude.

Il est déjà trop tard. Préparez-vous !

 


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Published by marcrousset
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