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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 12:53

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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 08:49

http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-les-banques-centrales-deviennent-omnipotentes-sur-les-marches-financiers.aspx?article=11088815412H11690&redirect=false&contributor=Philippe+Herlin.

 

Les banques centrales deviennent

 

omnipotentes sur les marchés

 

financiers

 

Philippe Herlin

GoldBroker

Publié le 23 juin 2017

559 mots - Temps de lecture : 1 - 2 minutes

 

 

 

 

 

   
 

Tel Atlas soutenant le monde, les banques centrales portent sur leurs épaules le marché financier. Cette réalité demeure largement occultée, elle détermine pourtant massivement l’avenir de nos économies. Nous avions déjà évoqué ce sujet l’année dernière (Les banques centrales commencent-elles à nationaliser l’économie ?). Il importe d’y revenir car de nouveaux chiffres confirment cette bizarrerie puisque, selon Goldman Sachs, elles détiennent désormais un tiers du marché obligataire mondial !

Les marchés seraient livrés à l’avidité des spéculateurs, entend-on souvent, mais dans les faits, les banques centrales occupent une place croissante, or celles-ci ne sont qu’un appendice de l’Etat, même si elles affichent une indépendance plus ou moins réelle envers les gouvernements en place. Le "capitalisme débridé" relève en partie d’une fable, la notion de marché libre devient plus relative que jamais.

Selon Goldman Sachs donc, sur les 54.000 milliards de dollars d’obligations (souveraines et privées) échangeables dans le monde, les banques centrales en détiennent 18.000 milliards, soit exactement un tiers (33%). Elles sont passées devant les hedge funds (28%), incarnation médiatique du capitalisme sans foi ni loi... Avec leurs planches à billets (les "QE"), ces institutions possèdent une puissance de feu supérieure aux acteurs traditionnels, en avant vers la collectivisation rampante ! Et toutes ces liquidités se retrouvent aussi sur les marchés actions qu’elles contribuent à faire monter (quand elles ne les achètent pas directement comme le fait la Banque du Japon).

Evidemment, le prix des obligations dans le monde ne serait pas aussi élevé sans cette intervention colossale, mais après tout c’est l’objectif des banques centrales puisqu’elles veulent maintenir au plus bas les taux d’intérêt (taux d’intérêt faible d’une obligation = prix élevé). Elles veulent désormais "normaliser" leur politique monétaire, ce qui implique d’arrêter les QE puis de vendre ces 18.000 milliards de dollars d’obligations et d’accepter une remontée significative des taux d’intérêt. Personne ne pense que cela ne provoquerait pas une crise financière majeure, les banques centrales sont coincées.

La Banque centrale européenne a annoncé, par la voix de son président Mario Draghi, vouloir arrêter son QE au mois de décembre, mais sans s’interdire de le prolonger si cela se révélait nécessaire. Tout cela reste bien approximatif. Il s’agit pourtant de 60 milliards d’euros créés par mois pour acquérir des obligations d’Etats et de grandes entreprises de la zone euro, tout de même. Mais couper le robinet à liquidités et amorcer une remontée des taux mettrait en danger le secteur bancaire qui souffre durement dans plusieurs pays. Ne parlons même pas de Chypre et de la Grèce, où les banques sont sous respiration artificielle, mais rappelons que l’Italie et l’Espagne (des pays de taille systémique) ne sont toujours pas sortis de la crise de 2008 : les créances douteuses mettent en péril les établissements financiers, des solutions d’urgence sont lancées pour éviter les faillites (reprise de Banco Popular par Santander pour un euro symbolique en Espagne, tentatives de recapitalisation de Monte Paschi en Italie et de sauvetage de plusieurs établissements).

Les banques centrales sont devenues tellement incontournables que leur retour à la situation plus modeste et limitée d’avant 2008 provoquerait une crise majeure. Nous sommes condamnés à supporter l’omnipotence des banques centrales comme Atlas fut condamné par Zeus à porter le globe terrestre. Et lorsque la planète obligataire échappera à ceux qui sont sensés la contrôler, ce sera une nouvelle forme de déluge…

Achat d’or avec Gold Broker

 

Source : www.goldbroker.fr

 

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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 08:33

https://www.polemia.com/la-performance-electorale-du-fn-a-lepreuve-des-chiffres/?utm_source=La+Lettre+de+Pol%C3%A9mia&utm_campaign=cdaa3e0883-lettre_de_polemia&utm_medium=email&utm_term=0_e536e3990e-cdaa3e0883-55412265

 

Accueil / Articles / La performance électorale du FN à l’épreuve des chiffres

Juin 19

 

La performance électorale du FN à l’épreuve des chiffres

19 juin 2017 | Polémia

 

 

Philippe Christèle, consultant international

♦ L’élection de 6 députés FN et de 2 députés apparentés FN permet au parti de sauver les meubles au terme d’une séquence électorale bien décevante. Avant que la communication officielle ne prenne le dessus et que la mise en évidence et en valeur – légitime – des nouveaux héros de cette élection ne prenne le dessus sur la réflexion, nous présentons à nos lecteurs une analyse très fouillée des résultats du premier tour de ces élections législatives, ainsi qu’une mise en perspective sur les résultats des échéances précédentes.


C’est une affaire entendue. L’abstention massive est responsable de la déroute électorale du FN. Comme elle est responsable de celle des autres. D’ailleurs, dès le soir du premier tour, Marine Le Pen déclarait : « Nous n’avons rien à nous reprocher, nous avons fait une belle campagne ». Florian Philippot théorisait la même chose en réponse à ceux qui parlaient de changement de ligne : « Le FN explose ses scores comme jamais. »

Les résultats

Et puis, il y avait les résultats. Le score impressionnant de Marine Le Pen à Hénin-Beaumont (46% !). La victoire en tête du 1er tour de Florian Philippot à Forbach, alors que son principal contradicteur, Nicolas Bay, était éliminé dès le 1er tour à Dieppe.

L’affaire semblait être entendue. On pouvait à nouveau entendre les clameurs habituelles de tous ceux qui poussent les hauts cris dès lors qu’on critique la ligne Marine/Philippot : « Cette critique est stupide ; cette ligne n’a cessé de faire gagner le FN depuis 15 ans. »

Peu avant l’élection et alors que les médias bruissaient des sorties de Gilbert Collard, Louis Aliot ou Jean-Richard Sulzer, furieux de l’annonce de la création de son association par Florian Philippot, Marine Le Pen dénonçait ceux qui critiquaient ainsi la ligne Philippot en disant : « S’ils sont meilleurs que moi, on verra bien quel score ils feront aux législatives ! » Pari gagné puisque personne n’a fait mieux que 46% au premier tour.

Mais comment, après tout, calculer la performance de partis et de candidats dans un contexte d’une aussi forte abstention ?

Pour Polémia, je me suis livré à quelques calculs simples qui éclairent un peu différemment la situation. Je n’ai pas cherché à faire des comparatifs entre la présidentielle et les législatives car ce ne serait pas honnête. Pour de nombreuses raisons, on sait qu’il y a toujours un reflux important entre score présidentiel et score aux législatives.

Comparons ce qui est comparable à savoir :

  • les différents scrutins législatifs depuis 20 ans, au global ;
  • les variations entre scrutin de 2012 et scrutin de 2017, sur un plan géographique ou suivant les personnalités.

Ci-dessous le tableau présentant les résultats en voix rapportés aux inscrits.

Signalons que nous avons ajouté, pour les totaux 2002 et 2007, les voix MNR aux voix FN (elles pèsent pour moins de 10% du total).

 

1997

2002

2007

2012

2017

Inscrits

39 217 241

40 968 484

43 888 779

46 082 104

47 571 350

Voix acquises

3 785 383

3 139 336

1 218 260

3 532 442

2 954 279

En % des inscrits

9,65

7,66

2,78

7,67

6,21

En dynamique sur la période on constate que :

  • Le score de 2017 est le 4e plus mauvais score en 20 ans. Le précédent échec cuisant était celui de 2007 lorsque la campagne législative avait suivi la campagne présidentielle victorieuse de Nicolas Sarkozy, alors en pleine Buisson-mania tandis que le candidat Le Pen s’effondrait à 10,44%, tiré par le bas par un discours nouveau (la dalle d’Argenteuil) prôné par son directeur de campagne nommé… Marine Le Pen.
  • En 20 ans, le FN perd 22% de ses voix, alors que le corps électoral dans son entier s’accroît lui-même de 21% ! La croissance du score FN ne suit même pas l’accroissement démographique électoral ; il manque plus d’1,6 million d’électeurs FN pour que ce dernier soit l’équivalent, en proportion des inscrits, du score de 1997.
  • Personne ne peut décemment démontrer que la ligne Marine/Philippot fait gagner le FN. Il ne s’agit pas de conjecture politique ; mais de chiffres nets.

L’accroissement

Arrêtons-nous un instant sur l’accroissement du corps électoral.

Ce dernier s’accroît, inévitablement, par l’arrivée des populations nouvellement majeures. Les sondages donnent cette population acquise au FN à hauteur de 35 à 40% suivant les élections. Si c’était vrai (ce dont je ne doute pas) et que cela durait dans le temps, nous aurions alors une progression naturelle du vote FN qui serait considérable. On peut ainsi se demander, très légitimement, si les jeunes qui votent FN ne changent pas de pratique politique dès qu’ils ont vieilli, ce qui correspond globalement à la vie active, professionnelle et familiale. J’engage ainsi le FN à se féliciter un peu moins d’être le premier parti chez les jeunes, puisque cette victoire fugace, à l’évidence, ne dure pas bien longtemps.

Je n’oublie pas non plus que l’accroissement du corps électoral résulte de campagnes massives pour faire s’inscrire des populations nouvellement françaises et dont l’électorat captif pourrait favoriser la gauche. Ces électeurs issus de l’immigration s’abstiennent fortement (cf. carte de l’abstention par départements et dans les circonscriptions des banlieues) mais ont déjà fait la preuve de leur force (présidentielle 2012 Hollande/Sarkozy) et pourraient demain se coaguler sur des candidats communautaires crédibles, comme en Wallonie ou en Grande-Bretagne.

Admettons que la comparaison avec 1997 soit trop sévère ou n’ait pas de sens car trop lointaine. L’exemple du crash de 2007 aurait pu servir. Une campagne à gauche avec des gadgets de multiculturalisme (rappelons-nous les pitreries officielles et encouragées par Le Pen père et fille de Farid Smahi), face à un candidat qui fait croire, comme jamais, à un discours de droite, et c’est l’effondrement. La leçon n’a pas été retenue par les dirigeants du FN, qui se sont auto-persuadés qu’ils avaient remplacé cet électorat historiquement de droite par un électorat populaire de substitution, forcément de gauche, et qui ne tomberait pas dans les mêmes pièges.

La comparaison avec 2012 n’est pas non plus flatteuse. La décrue en voix est sensible (-15,23%). Il faudra tout le génie de Florian Philippot pour nous décrire en succès une opération qui voit le parti perdre un électeur sur 7 après un quinquennat parsemé de 5 attentats terroristes majeurs ayant occasionné plus de 250 morts, l’irruption du cauchemar des clandestins à l’assaut de l’Europe depuis Calais ou la Méditerranée, puis répartis de force dans les campagnes par les préfets, ou enfin la sortie de centaines de milliers de Français dans la rue sur un combat de civilisation majeur qui a fait renaître une partie de la jeune droite. Les candidats FN de 1997 n’ont pas eu la chance, si l’on peut dire, d’un tel cocktail d’événements potentiellement déclencheurs de vote FN ! Il faut donc également apprécier l’échec électoral à l’aune des potentialités qu’il a gâchées.

La décrue – Analysons plus finement désormais les résultats 2017 du 1er tour par circonscription et en comparaison avec 2012.

Comme nous l’avons dit, la décrue moyenne est, en voix, de 15,23%.

Si l’on excepte les DOM et les circonscriptions des Français de l’étranger, pour lesquels l’état des candidatures en 2012 ne permet pas de faire partout des statistiques qui ont du sens, et que l’on se cantonne aux circonscriptions de France métropolitaine, Corse incluse, on observe que les dynamiques sont très contrastées :

  • 91 circonscriptions égalent ou améliorent leur score, en voix, de 2012 ;
  • 35 circonscriptions montrent une déperdition de plus de 40% du nombre de voix acquises en 2012.

Ces dynamiques ne sont pas visibles au premier coup d’œil, à la fois du fait de l’abstention, mais aussi du fait du score, en pourcentage des exprimés, réalisé par le candidat.

Prenons un exemple amusant qui oppose Florian Philippot, en tête du 1er tour sur la 6e circonscription de la Moselle avec 23,79%, à Nicolas Bay, battu dès le 1er tour dans la 6e circonscription de Seine-Maritime avec 22,78%.

En dynamique on s’aperçoit que, par rapport à 2012, le candidat Philippot a perdu 2.831 voix, soit près de 32% de ses électeurs. On pourrait même être plus cruel et rappeler qu’en 2012 il y avait un candidat dissident FN et que, si l’on devait faire le ratio en intégrant la totalité du potentiel électoral FN de 2012, alors la perte serait de 40,77%. Bay, de son côté, gagne plus de 3.200 électeurs et augmente son score de plus de 34%, signant au passage une des 5 meilleures progressions parmi l’ensemble des candidats (c’est toujours bien, un secrétaire général qui montre l’exemple…).

On pourrait multiplier ce type de comparaison. Prenons le cas du Pas-de-Calais et de 12 circonscriptions. En pourcentage des suffrages exprimés, les scores sont impressionnants, tirés par le « carton » de Marine Le Pen. En nombre de voix sur 5 ans, c’est un peu comme dans l’Evangile : les premiers seront les derniers. Car la circonscription de la candidate Marine Le Pen est l’une des deux où le FN perd des voix depuis 2012, et c’est même la plus mauvaise des deux avec une perte de plus de 10%, heureusement – et pour l’honneur – en deçà de la moyenne du parti à -15,23%.

De fait, regarder les résultats du FN avec ce type de lunettes permet un regard plus équilibré sur les performances des uns et des autres. Les grandes figures des Patriotes, qui prétendent avoir trouvé la martingale électorale pour sauver la France, ne sortent pas épargnées de ce calcul. Marie-Amélie Dutheil de La Rochère perd 38,71%, signant avec Philippot les deux plus mauvais scores des 9 circonscriptions de ce département. Kévin Pfeiffer, porte-flingue twitter de Philippot, perd 28%. Sophie Montel 23%, Wallerand de Saint-Just 39%, le calamiteux Franck de Lapersonne 24% et Jean-Lin Lacapelle, parachuté dans l’emblématique circonscription de Vitrolles-Marignane, 34%.

Plus sérieuse et plus préoccupante encore que l’analyse sur les personnalités est l’analyse géographique de ces votes.

La répartition des 91 circonscriptions qui ont vu le FN progresser en voix depuis 2012 montre le quinté gagnant suivant :

  • Normandie avec 57% de ses circonscriptions en progression depuis 2012 ;
  • Hauts-de-France avec 46% ;
  • Nouvelle-Aquitaine avec 35% ;
  • Bretagne avec 22% ;
  • Pays-de-la-Loire avec 20%.

Cette disparité régionale très forte, qui voit en gros 20% des circonscriptions progresser, permet de s’interroger sur les motivations du vote. Si les motivations du nouveau vote FN étaient dues au discours social et souverainiste de la ligne Philippot, l’impact sur l’électorat serait naturellement général et globalement harmonieusement réparti d’un bout à l’autre du territoire. Or, ce n’est pas du tout le cas. Du coup il convient de s’interroger sur ce qui provoque les disparités. Et c’est ainsi que l’on constate que la carte du nouveau vote FN recoupe celle des territoires qui, plus récemment et notamment via la crise des « réfugiés », sont touchés par les affres de l’immigration et de l’insécurité et prennent conscience des nécessités de se battre pour préserver leur identité et de l’injustice à être réduits à ces territoires oubliés qu’ont parfaitement décrits les essayistes.

Il y a clairement des dynamiques électorales dans ces régions : la Normandie de Nicolas Bay, qui place 3 candidats dans le « top 15 » des plus belles progressions, la Bretagne de Gilles Pennelle ou les Pays-de-Loire de Pascal Gannat, par exemple.

Ce qui est préoccupant est surtout les reculs importants dans les territoires historiques. Dans les Hauts-de-France par exemple, la Picardie de Michel Guiniot, région de scores historiques (rappelons l’élection de Pierre Descaves comme conseiller général en 1998 au scrutin majoritaire) voit ses 7 circonscriptions en recul. Plus grave, la situation est catastrophique en Ile-de-France (0 circonscription sur 97 en progrès sur 2012), PACA (1 sur 42, dans les Hautes-Alpes) ou Auvergne-Rhône-Alpes (2 sur 64).

De nombreux départements autrefois en pointe du dynamisme électoral FN souffrent des reculs supérieurs à 30%. C’est le cas des deux départements alsaciens qui perdent respectivement 32% de leur potentiel 2012 pour le Haut-Rhin, 39% pour son voisin du Bas-Rhin. La Moselle perd 27%.

La région Lyonnaise et la périphérie ouvrière de l’ex-Région Rhône-Alpes (Loire, Savoie) est aussi sévèrement touchée, avec des pertes de 35% pour le Rhône, 31% pour la Loire, 34% pour les deux Savoie réunies.

La catastrophe est également perceptible en Provence, même si la situation est moins visible du fait du grand nombre de second tour avec espérance de gain. Mas la réalité reste dure à constater, avec des pertes de 27% dans le Vaucluse, 25% dans les Bouches du Rhône ou encore 18% dans les Alpes-Maritimes. On pourrait multiplier les chiffres similaires dans le Gard, ce qui pénalise Gilbert Collard, dans l’Hérault ou les Pyrénées Orientales, où la décrue est similaire, à l’exception de la superbe performance d’Emmanuelle Ménard à Béziers (+33%) et de la belle progression de Louis Aliot à Perpignan (+14%).

Le cas de l’Ile-de-France est sans doute le plus tragique puisqu’il cumule tous les facteurs aggravants : le départ des populations de souche des zones les plus sinistrées par l’immigration – ce qui explique notamment les reculs en Seine-Saint-Denis (-3% pour un score moyen de 8,8%) ou Val-de-Marne (36%) ; la désaffection d’un électorat de droite bourgeoise aisée repoussée par le discours gauchiste du parti sur l’économie et l’ambivalence sur les valeurs (d’où les reculs dans Paris (-41%, avec un score moyen de 3,35% et aucun résultat supérieur à 5%…), les Yvelines (-33%) ou les Hauts-de-Seine (-36%) et enfin le constat d’une région politiquement à l’abandon avec un très mauvais chef de file, ce qui avait déjà été constaté lors des élections régionales, une quasi-absence de mobilisation militante et de campagne électorale visible, et surtout les délires d’un discours de type « banlieues patriotes » qui n’a évidemment pas porté ses fruits, c’est le moins que l’on puisse dire.

Les scores en Ile-de-France, et surtout à Paris, sont particulièrement préoccupants. Sans excuser la sociologie électorale du bourgeois parisien assez justement étrillé par un Henri Guaino dont on peut saluer la salutaire, bien que fort tardive lucidité, on notera quand même que ces résultats témoignent, certes, de la version la plus aboutie du populisme, mais ne laissent pas d’inquiéter pour la suite. Gérer un pays comme la France suppose de recueillir un minimum de soutien et d’adhésion de la part de ses élites économiques, intellectuelles, administratives, lesquelles sont concentrées en région parisienne ou dans les grands centres urbains, qui témoignent de la même désaffection pour le vote frontiste.

Cette désaffection des élites ou des populations à haut potentiel se lit aussi cruellement dans les résultats des Français de l’étranger. Certes, ceux-ci n’ont jamais constitué une cible électorale de choix et on ne peut le reprocher au FN qui a d’autres priorités électorales. A tel point que l’équipe présidentielle de David Rachline a tout de même été la seule, parmi tous les autres candidats, y compris les plus artisanaux, à ne pas pouvoir livrer le matériel de vote adéquat dans les consulats français à l’étranger, donnant une preuve supplémentaire de son célèbre professionnalisme…

Le résultat moyen dans les 11 circonscriptions des Français de l’étranger est de 3,02%.

Or, ce qui caractérise le Français de l’étranger, c’est à la fois une forte capacité de création de richesses, d’entrepreneuriat et de talent, ainsi qu’un patriotisme sans faille, l’éloignement de la mère patrie cultivant comme chacun sait ce sentiment d’affection… patriote qui, visiblement, ne recoupe pas la même acception qu’en donnent le FN et son programme.

Conclusion – A ce stade nous pouvons déduire de cette analyse les points suivants :

  • La ligne politique suivie par le FN depuis 10-15 ans, bien que fortement revendiquée comme faisant progresser le FN, a plutôt produit l’effet inverse. On ne peut pas dire, aujourd’hui, que le bilan du binôme Marine/Philippot se traduise par du succès électoral.
  • Il existe d’énormes disparités à l’intérieur d’un même scrutin pour 577 candidats. L’écart de performance est très important entre la meilleure progression (+44,11%) et la pire décrue (-57,48%). L’effet d’entraînement des personnalités n’est pas neutre, ni dans leur propre circonscription, ni dans leurs régions d’influence.
  • L’évolution de la part de marché électorale du FN sur 20 ans est très inquiétante car elle démontre un véritable « Grand Remplacement » des électeurs historiques. Il ne s’agit pas, comme on voudrait nous le faire croire, du remplacement des électeurs initialement motivés par la lutte contre l’immigration par d’autres, motivés par le discours social et souverainiste. Car si c’était le cas les bastions électoraux populaires des années 1990 auraient survécu, alors qu’ils se sont effondrés. Le remplacement est en fait un glissement. L’électeur d’il y a 5 ou 10 ans a disparu ; il est partiellement remplacé par celui qui, protégé hier, est touché à son tour par les ravages de l’immigration et de l’insécurité. Mais rien ne dit que sa fidélité à l’étiquette FN soit plus pérenne que celle de son devancier des autres régions.
  • Ce glissement de l’électorat est confirmé par l’analyse du corps électoral dans son entier et du vote des primo-votants qui, à l’évidence, n’inscrivent pas dans la durée leur vote FN et le désertent assez rapidement.

La comparaison sur 20 ans – l’espace d’une génération – est cruelle pour le Front national. En 20 ans, la France n’a connu aucun reflux, aucun répit en termes d’immigration massive, de pertes de repères et d’identité, de saccage culturel et civilisationnel, d’ensauvagement de toutes ses structures, depuis les centres villes jusqu’aux classes scolaires. Avec en prime une succession de présidents plus médiocres les uns que les autres, de Chirac en Sarkozy et de Sarkozy en Hollande.

En 20 ans de pouvoir sans limites et absolu sur le FN, Jean-Marie Le Pen puis sa fille Marine ont imposé leur marque politique, leur marque de dirigeants, leur ligne politique.

Pour quel résultat opérationnel, concret pour la vie des Français ? Aucun.

Contrairement aux acquis obtenus par des partis (souvent électoralement moins puissants) au Danemark, en Italie, en Autriche ou encore en Suisse, le FN n’a pu apporter aucune victoire significative et reste un parti à la marge, ne suscitant aucune adhésion de ralliement et, on le voit, une adhésion provisoire de la part de centaines de milliers d’électeurs qui votent, puis se retirent du jeu. Ce qui livre aujourd’hui un FN qui n’a toujours pas retrouvé sa force et sa dynamique de 1997 (législatives) – 1998 (régionales), alors que les circonstances externes n’ont jamais été aussi favorables.

Hors de tout débat de fond politique, les chiffres montrent que la ligne stratégique actuellement conduite ne permettra pas au FN de retrouver l’attractivité électorale dont il a besoin pour gagner. Il faut d’urgence travailler à un discours politique capable de :

  • Fidéliser l’électeur qui vient de se déterminer pour des raisons d’identité et de sécurité (électeur des nouveaux territoires, confirmé par les sondages réalisés sur les motivations de vote de l’électeur FN) ;
  • Récupérer l’électeur déçu, qui ne vote plus FN puisqu’il ne le considère à l’évidence comme pas capable d’apporter les solutions à son inquiétude première ; voire nettement en opposition à tout ou partie de ses convictions politiques ;
  • Engager une dynamique de reconquête auprès des populations csp+, dont on pensera moralement ce que l’on veut, mais sans un minimum d’adhésion et de soutien desquelles il est illusoire de vouloir gouverner notre pays.

Les chiffres ne mentent pas ; les conclusions sont évidentes pour qui veut bien les lire. Après le temps de la lucidité doit venir celui du courage des remises en cause, de l’audace stratégique et, enfin, du travail. Vaste programme pour un congrès !

Philippe Christèle
19/06/2017

Correspondance Polémia – 19/06/2017

Les intertitres sont de la rédaction

Image : Marine Le Pen annonce son résultat à Hénin le 18/06/2017

 

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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 12:57

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Selon le PDG de Total, en 2020 il y

 

 

aura un nouveau choc pétrolier car

 

on manque

 

 

 

 

déjà de pétrole

 

Charles Sannat

Insolentiae

Publié le 22 juin 2017

 

 

 

 

 

 


 

   
 

Voilà une information énorme, non pas parce que nous ne la connaissons pas mais parce qu’elle émane de Patrick Pouyanné, qui n’est rien de moins que le grand patron de Total.

Chaque année, la production baisse de 3 % et la demande augmente de 1 %.

Cela fait 4 %. En 5 ans, cela fait 20 % !

En 5 ans, il faut trouver 20 % de nouveaux gisements, or nous ne les trouvons pas et n’investissons pas assez car les prix sont trop bas, ce qui est en partie vrai mais pas totalement !

En effet, il manque tout simplement du pétrole !

Et quand bien même nous en trouvons plus, parfois nous buttons sur le rendement énergétique, à savoir que si vous consommez un baril d’énergie pour en extraire un seul, cela ne sert à rien… Autant rester chez vous !

Mais si vous consommez un demi-baril pour chaque nouveau baril extrait… votre rendement est également très altéré.

Bref, d’ici 2020 nous vivrons un nouveau choc pétrolier, d’autant plus violent que la croissance économique sera forte !

Toute reprise économique réelle viendra se fracasser sur les prix… du pétrole qui déclencheront une nouvelle récession.

 
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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 08:59

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Communiqué de la Ligue du Midi

A côté de la République en marche : la colère sourde de la République en panne

 

 

A côté des Français mobiles, les Français immobiles. Entre les citoyens à l’aise ici et ailleurs, les citoyens en détresse là où ils sont. Les premiers s’expatrient souvent, les seconds ne peuvent pas déménager.

 

Trop peu d’électeurs pour trop de députés

 

La victoire d’Emmanuel Macron repose sur un socle électoral très étroit : 57,36 % d’abstention pour le second tour des élections législatives. Un record ! Une véritable catastrophe démocratique.

 

18 millions de Français ont voté ; 28 se sont abstenus. Ces abstentionnistes, au sens propre, ce sont ceux qui ne veulent pas “soutenir la République” et se retiennent de participer à ses procédures. Eux qui se sentent socialement « dans le fossé », se mettent sur le bas-côté.

 

Les vrais attentes des Français méprisées par les Princes qui nous gouvernent

 

Depuis des mois, les médias ont escamoté les demandes politiques des Français au profit de la dénonciation morale de la « classe politique ». L’affaire Pénélope, les costumes, les assistants parlementaires, l’argent public. Une véritable surdité vis-à-vis des aspirations réelles des Français. Les solutions pour « moraliser » les politiques semblaient avoir plus d’importance que celles contre le chômage et l’insécurité.

 

Le besoin de renouvèlement a fini par s’imposer au détriment de l’examen scrupuleux des vrais problèmes. C’est comme si, dans un hôpital, on s’interrogeait sur les conflits d’intérêts des médecins sans rien dire des traitements contre les maladies.

 

L’abstention est un désaveu qui touche tout à la fois les politiques et les médias. Ils vivent ensemble depuis trop longtemps, dans une sorte d’endogamie belliqueuse, au point de ne plus porter les préoccupations des Français qui, en retour, les prennent en grippe.

 

Au mépris du Peuple répond la haine contre ceux d’en haut ; les politiques, les journalistes et toutes les Oligarchies qui nous oppriment.

 

De quoi cette abstention massive est-elle le nom ?

 

Les Français n’y croient plus, se sentent exclus de la République. A-t-elle encore besoin d’eux ? Non, pensent ceux et celles qui ne votent plus. La République fonctionne en vase clos. Et ce sentiment d’une oligarchie hors-sol, hors-peuple, qui ne règle rien et parle avant tout à elle-même, d’elle-même, pour mieux constater sa faillite morale, corrode tout. Tout, et surtout l’indispensable adhésion de tous à la République, la fragile confiance dans « la chose commune ».

 

Ne faut-il pas, toute affaire cessante, réfléchir à ce désaveu massif ? Faut-il rendre le vote obligatoire, introduire une dose de proportionnelle, reconnaître le vote blanc, considérer qu’une élection ne pourra être valide que si elle se fait avec un certain pourcentage des électeurs inscrits ? Faut-il tirer au sort, des députés qui seraient « des représentants des Français abstentionnistes » ? Ce sont là des hypothèses que la Ligue du Midi propose au débat.

 

Cette réflexion est urgente. Si, comme à l’accoutumée, elle est mise sous les tapis dorés du Palais Bourbon, à l’amertume s’ajoutera la haine, et à la haine, le rejet du sentiment d’être ensemble responsables d’une même nation.

 

La Ligue du Midi appelle à la vigilance : il ne faudrait pas qu’un abstentionnisme de sécession républicaine renforce la partition des cœurs, des territoires et des esprits qui est déjà à l’œuvre chez beaucoup de nos concitoyens.

 

Fidèle à ses valeurs d’enracinement, La Ligue du Midi dénonce la montée des conflits intercommunautaires, la déshérence de la « France périphérique », les crises identitaires, les immenses malaises culturels. Il nous faut soigner ce “Mal français”, panser nos blessures pour redonner une nouvelle vigueur démocratique à l’adhésion nationale.

 

La Ligue du Midi observe que le vote Macron matérialise l’idéologie Terra Nova : la théorisation du remplacement du « peuple de gauche », celui des ouvriers et de la classe moyenne, par un ensemble de minorités qui en tiendraient lieu. Le vote Macron réalise cette substitution car cette abstention massive déforme considérablement la sociologie du corps électoral. Il sur-représente les classes favorisées, éduquées, urbaines et intégrées au détriment de la « France périphérique ».

 

2/3 des plus de 65 ans votent, tandis que 2/3 des moins de 35 ans s’abstiennent. Et c’est une abstention massive des ouvriers et des employés (plus de 65 %) qui prive la nouvelle Assemblée nationale de toute légitimité.

 

Il faut se méfier des géants endormis par dégoût. Quand ils se réveillent, il peuvent devenir insensibles à la raison. Le ressentiment populaire cultivé sciemment par le système contre le peuple peut enfanter des monstres.

 

BP 1-7114

30912 – Nîmes cedex 2

Tél : 07 83 47 42 42

Mail : liguedumidi@orange.fr

 

 

 

 

 

 

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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 07:43

http://actu.orange.fr/monde/un-canadien-poignarde-un-policier-aux-etats-unis-un-acte-de-terrorisme-pour-le-fbi-CNT000000K15n9/photos/policier-poignarde-aux-etats-unis-40b2a093de7b6260722e7911088fd7ad.html

 

Un Canadien poignarde un policier aux Etats-Unis, un "acte de terrorisme" pour le FBI

 
 Policier poignardé aux Etats-Unis

Policier poignardé aux Etats-Unis

AFP, publié le jeudi 22 juin 2017 à 07h29

Un Canadien a poignardé mercredi un policier dans un petit aéroport du nord des Etats-Unis en criant "Allah Akbar", une agression placée par la police fédérale américaine sous enquête pour "acte de terrorisme".

Cette agression au couteau à l'aéroport de Flint, dans le Michigan, est le dernier épisode en date d'une série d'attaques visant les forces de l'ordre à travers le monde, souvent revendiquées par des sympathisants du groupe jihadiste Etat islamique (EI).  

L'assaillant de Flint ne s'est pas publiquement revendiqué comme un "soldat du califat", mais "a fait référence aux tueries en Syrie, en Irak et en Afghanistan", a précisé la justice américaine dans un communiqué.

Le suspect, Amor Ftouhi, est un Canadien de 49 ans habitant à Montréal (sud-est du Canada), originaire de Tunisie.

L'homme s'est montré "coopératif" et a parlé aux enquêteurs de ses motivations après son interpellation, a expliqué le responsable local du FBI, David Gelios, lors d'une conférence de presse - assez pour que la police fédérale décide d'inculper le suspect et de qualifier l'enquête "en acte de terrorisme". 

Sans rentrer dans les détails, le policier a décrit un homme "qui a de la haine pour les Etats-Unis" et qui a été poussé "par une variété d'autres éléments qui l'ont en partie motivé pour venir à l'aéroport commettre (un acte) de violence" à 09H45 locale (13H45 GMT).

Amor Ftouhi est entré sur le territoire américain le 16 juin au poste-frontière de Champlain au Québec (est du Canada), avant de se diriger vers Flint, ville située tout près du Lac Michigan et devenue récemment un symbole des injustices sociales en Amérique à cause du scandale de son eau contaminée.

- Perquisition à Montréal -

L'homme est arrivé dans la journée à l'aéroport, où il a passé un certain temps à déambuler, passant du restaurant aux toilettes, avec deux sacs, selon la chronologie dévoilée par David Gelios. Il a alors "sorti un couteau" de son sac, "crié +Allah Akbar+" ("Dieu est le plus grand"), avant de "poignarder le lieutenant (Jeff) Neville dans la cou".

Hospitalisé dans un état stable - le FBI indique qu'il devrait pouvoir retrouver pleinement possession de ses moyens -, "le lieutenant Neville n'a jamais cessé de se battre jusqu'à ce que je menotte" son agresseur, a expliqué Christopher Miller, le chef de la police de l'aéroport.

Le ministre américain de la Justice Jeff Sessions a promis que toute attaque contre les forces de l'ordre ferait l'objet de poursuites prévues par la loi. "Le président (Donald) Trump a mis comme priorité la sécurité des policiers et le ministère de la Justice est décidé à atteindre cet objectif", a indiqué Jeff Sessions dans un communiqué.

Donald Trump, toujours prompt à dénoncer les attaques jihadistes, avait été tenu informé plus tôt dans la journée de cet incident à l'aéroport Bishop International, qui a été évacué et fermé quelques heures mercredi.

A la demande du FBI, la Gendarmerie royale du Canada (GRC, police fédérale), assistée de la police de Montréal, a procédé à une perquisition pendant plusieurs heures à Montréal, dans le petit immeuble où résidait Amor Ftouhi.

Trois personnes, dont deux femmes, ont été emmenées par la police, le visage caché sous des vêtements.

"L'enquête aux États-Unis est toujours en cours, donc il est impossible pour nous de confirmer ou d'identifier quelque suspect que ce soit", a déclaré mercredi soir Benoit Boisselle, porte-parole de la police de Montréal.

- Succession d'attaques -

Cette attaque aux Etats-Unis, où Donald Trump affiche une ligne dure face au jihadisme, vient s'ajouter à la liste de plusieurs attentats et incidents, comme en juin 2016, lorsque l'Américain Omar Mateen avait tué 49 personnes dans une discothèque d'Orlando (Floride, sud-est), après avoir prêté allégeance à l'EI. Six mois plus tôt, un attentat d'inspiration islamiste avait été perpétré par un couple à San Bernardino, en Californie (ouest). 

L'attaque à Flint survient aussi dans un contexte de multiplication de ce type d'agressions, par des hommes seuls, notamment en Europe. 

Lundi, un islamiste a ainsi foncé avec sa voiture chargée d'une bonbonne de gaz et d'armes sur des gendarmes sur les Champs-Elysées à Paris, avant de décéder dans cet attentat raté. Puis mardi à Bruxelles, un Marocain de 36 ans a été abattu par un militaire dans une gare de la capitale belge après avoir fait exploser son bagage.

Deux semaines auparavant, un jihadiste avait attaqué une patrouille de police sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame, toujours à Paris. Lui s'était revendiqué comme un "soldat du califat

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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 07:28

http://www.jeune-nation.com/actualite/actu-france/nice-letat-echoue-a-neutraliser-le-traitre-cedric-herrou.html

 

 

Pour les lecteurs de Jeune Nation Cédric Herrou n’est pas un inconnu. Il est ce traître à son pays installé dans la Vallée de la Roya entre Nice et l’Italie devenu la figure emblématique du combat des gaucho-libertaires antifrançais en organisant le passage des envahisseurs bloqués à la frontière franco-italienne à Vintimille.

 

Comme les passages par la route côtière ou en train sont devenus difficiles, les clandestins quittent Vintimille à pied par la montagne et arrivent à Breil-sur-Roya, le premier village français. Là, des pseudos militants humanitaires, véritables traîtres, se sont organisés pour les accueillir et les aider, malgré la multiplication des poursuites judiciaires.

C’est donc à un véritable trafic de « migrants » à motivation idéologique que Cédric Herrou et ses disciples se livrent depuis plusieurs années.

À l’approche de son procès Cédric Herrou passe à la vitesse supérieure

Alors qu’il était convoqué pour être jugé en appel le 19 juin, Cédric Herrou a accéléré depuis le début du mois de juin les « passages » des convois d’envahisseurs comme une provocation à la face des autorités piteuses.

Le 7 juin Cédric Herrou a fait embarquer à bord du train en gare de Breil-sur-Roya 81 clandestins extra-européens en direction de Nice afin de déposer une pré-demande d’asile auprès de la plateforme dédiée. Nice-Matin affirme déjà que « c’est le troisième convoi du même type en peu de temps »… Escortés par la police, les traîtres militants et les envahisseurs se sont rendus au parc d’Estienne-d’Orves afin de se restaurer autour d’un pique-nique et d’entamer les premières formalités administratives. « On remplit un document qui va faciliter le travail de la plateforme d’accueil », précise Marie Mazzucco, membre de « Roya citoyenne », l’association de malfaiteurs anti-français. Puis par groupe de vingt personnes, ils ont déposé leur pré-demande d’asile auprès de la plateforme d’accueil : 13 d’entre eux ont obtenu rendez-vous avec la préfecture le même jour. Le temps que leur demande d’asile soit traitée, tous seront hébergés par des militants.

Quelques jours plus tard, le 12 juin, Cédric Herrou récidive pour la énième fois. Alors que l’accès au train leur est refusé par les gendarmes mobiles et la police ferroviaire, le cortège décide de rejoindre Nice à pied pour s’enregistrer auprès de la plateforme d’accueil des demandeurs d’asile (Pada). Nice-Matin précise que « 15 migrants, en état de fatigue avancée, ne participent pas à la marche » mais que l’association a pris en charge les billets de train jusqu’à Nice pour formuler leur demande d’asile.

Les pouvoirs publics tenus en échec ou complices ?

Reste que les autorités parfaitement conscientes et informées des ces agissements ne semblent pas animées d’une volonté nette de les faire cesser.

 

Pour le procureur de Nice Jean-Michel Prêtre : « Cédric Herrou va chercher des étrangers à Vintimille, en Italie, et les aide ensuite à franchir la frontière. Ces nombreux allers et retours n’en font évidemment pas un passeur au sens classique du terme, puisqu’il ne réclame aucune contrepartie financière à ceux qu’il aide. Reste qu’il a mis en place un dispositif qui, concrètement, facilite le franchissement de la frontière. » En effet, la suppression du délit « d’aide au séjour d’un clandestin en France » en 2012 n’exempte pas les justiciables qui aident les étrangers à passer la frontière.

Pourtant, après quelques gardes à vue et molles poursuites, les procédures se finissent en bienveillantes amendes et en peines avec sursis prononcées par des tribunaux que l’on sait gangrénés par l’extrême-gauche du Syndicat de la magistrature…

Cédric Herrou et les siens, pas dissuadés, pérorent à la barbe et aux nez des pouvoirs publics. Lors de son procès début janvier 2017 devant le tribunal correctionnel de Nice pour « aide à l’entrée, à la circulation et au séjour de personnes en situation irrégulière », il avait revendiqué fièrement ses actes : « Ce que je fais n’est pas un sacrifice, c’est un honneur. Notre rôle, c’est d’aider les gens à surmonter les dangers, et le danger, c’est cette frontière qui a été établie au nom du terrorisme. ».

Quelques jours après cette audience, le 18 janvier, Cédric Herrou était placé en garde à vue alors que la compagnie de gendarmerie des Alpes-Maritimes l’avait interpellé avec 3 envahisseurs à bord de son véhicule, aux environs du tunnel de Braus entre 11 heures et minuit. Mais il était libéré sans aucune poursuite judiciaire. Sa garde à vue était levée le vendredi soir, et son avocat confirmait qu’il n’y a pas « de poursuites retenues contre eux dans l’immédiat, ni convocation devant la justice »…

Une répression à géométrie variable

Face à autant de sollicitude, on ne peut s’empêcher de comparer la réaction des pouvoirs publics à Nice par rapport à celle des services de l’État à Lyon face à la réquisition-occupation d’un bâtiment vide par des militants nationalistes pour y loger des compatriotes défavorisés.

Le 27 mai 2017 au 18, rue du Port-du-Temple, dans le IIe arrondissement de la Capitale des Gaules, les militants mettent en pratique une occupation non-conforme, soit la réquisition d’un immeuble désaffecté appartenant à la municipalité. Après l’avoir sommairement aménagé, le lieu doit accueillir en priorité des sans-abris d’origine française.

 

Le 13 juin, pas même 3 semaines plus tard, le tribunal d’instance de Lyon rendait sa décision et prononçait l’expulsion. L’après-midi même, serruriers accompagnés de bataillons policiers évacuaient les militants par la force…

Le procès du 19 juin dans la bonne humeur générale

Concernant Herrou, lundi dernier s’est donc ouvert à Aix-en-Provence son procès en appel pour l’aide apportée, en octobre 2016, à quelque 200 envahisseurs, principalement des Erythréens et des Soudanais. Et c’est peu dire que toute cette assemblée judiciaire fait finalement peu de cas des actes des organisateurs et complices de l’invasion migratoire. Un quotidien nous informe que « son procès s’est ouvert sur un rire provoqué par le président demandant benoîtement à Cédric Herrou, lors du traditionnel interrogatoire de personnalité : « Vous vivez seul ? » Tous ceux qui assistent à l’audience savent que, chaque semaine, l’agriculteur accueille environ 180 migrants chez lui ». Très drôle effectivement…

Quoi qu’il en soit, le 10 février dernier, le tribunal correctionnel de Nice avait condamné Herrou à une amende avec sursis de 3 000 euros seulement, et uniquement pour l’aide à l’entrée de migrants sur le territoire national, car il avait ramené de Vintimille les plus déterminés à franchir la frontière. Mais, pour l’aide apportée à ceux qu’il a accueillis chez lui, puis installés dans une colonie de vacances désaffectée de la SNCF, à Saint-Dalmas-de-Tende, les juges niçois avaient estimé que l’action de Cédric Herrou entrait dans le cadre de « l’exemption humanitaire » prévue par la loi. En effet, le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile exonère scandaleusement de poursuites pénales celui qui, sans contrepartie directe ou indirecte, a apporté « une aide visant à préserver la dignité ou l’intégrité physique de l’étranger »…

 

Quant au parquet, cette fois-ci, il a demandé à la cour de réformer ce jugement « aux motivations alambiquées et peu compréhensibles qui ont conduit le parquet de Nice à faire appel » et de ne pas retenir cette exemption humanitaire. Selon l’avocat général, il y a eu une contrepartie à l’aide apportée par Cédric Herrou, car « lorsque l’aide s’inscrit dans la contestation globale de la loi, elle sert une cause militante et constitue à ce titre une contrepartie ». Confirmant donc implicitement au passage qu’il s’agit bien d’acte de trahison dont Herrou se rend régulièrement coupable.

L’accusation a estimé encore que « 3 000 euros avec sursis, cela n’est pas proportionné à l’aide apportée à plus de deux cents personnes ». Quant à la restitution du véhicule de l’association Roya citoyenne, utilisé pour transporter les migrants, ordonnée par le tribunal, elle est, aux yeux de l’avocat général, « incohérente et de nature à encourager la récidive ».

La cour rendra sa décision le 8 août.

Une trahison pompe aspirante de l’invasion

Les conséquences des actes d’encouragement des clandestins par le traître Cédric Herrou sont pourtant faciles à mesurer. C’est l’explosion du flux des envahisseurs violant la frontière : selon les chiffres de la préfecture, plus de 33 000 étrangers en séjour irrégulier ont été interpellés en 2016, plus que sur toute l’année 2015 (27 000). Et quelque 1 500 mineurs isolés étrangers ont été pris en charge en 2015, contre seulement 348 en 2016.

Cédric Herrou doit être mis hors d’état de nuire. Vite !

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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 07:22

http://www.jeune-nation.com/divers/billet-dhumeur/bienvenue-en-macronie-ou-comment-tout-changer-pour-que-rien-ne-change.html

 

 
Accueil » Divers » Billet d'humeur » Bienvenue en Macronie ou comment tout changer pour que rien ne change !
 

Bienvenue en Macronie ou comment tout changer pour que rien ne change !

 
 

La messe est dite. Emmanuel Macron disposera à l’Assemblée nationale d’une majorité absolue pendant les cinq années à venir. Il n’aura même pas besoin du Modem de François Bayrou pour faire voter ses projets de loi, la République en marche disposant à elle seule de plus de trois cents députés. La majorité présidentielle n’obtient certes pas les 400 à 450 élus que lui promettaient les sondages de l’entre-deux-tours (elle a finalement 350 députés dont 42 du Modem) mais le nombre de parlementaires macroniens est suffisamment important pour permettre au chef de l’État de disposer des pleins pouvoirs et de faire voter toutes les réformes qu’il entend mettre en œuvre. L’ex-banquier d’affaires a donc réussi le grand chelem : il a gagné les deux tours de la présidentielle, puis les deux tours des législatives. Un mouvement qui a été créé il y a seulement un an, en avril 2016, dispose désormais de tous les pouvoirs, c’est un phénomène sans précédent sous la Ve République où ce sont toujours des partis anciens, solidement installés, disposant de nombreux notables, qui raflaient jusque-là la majorité des sièges au Palais-Bourbon. 

Tout se passe comme si les électeurs s’étaient servis du bulletin La République en marche pour éliminer tous les partis politiques traditionnels. Le Front national et la France insoumise espéraient bénéficier de ce dégagisme. Finalement c’est Macron, et lui seul, qui en a profité. Et c’est tout le paradoxe de la situation présente. Car Macron veut tout changer pour qu’au final rien ne change. Il met à mal la direction des différents partis qui sortent tous considérablement affaiblis de ce scrutin mais la politique que mènera le nouveau président est en tous points celle conduite par ses prédécesseurs. Les grandes orientations européistes, mondialistes libérales, libertaires, dites anti-discriminatoires et antiracistes, immigrationnistes, homosexualistes, féministes seront maintenues et très probablement aggravées. Il ne faut pas perdre de vue que derrière le sourire d’un homme jeune, affable et incontestablement habile, c’est le Système mondialiste qui se reconstitue sur ses bases et se poursuit d’une autre façon. Avec Macron, c’est d’une certaine manière son mentor Jacques Attali qui est à l’Élysée. Or l’on connaît les obsessions idéologiques de ce dernier : immigrationnisme forcené, soumission totale à l’Europe de Bruxelles, atlantisme intégral, promotion de l’euthanasie et de toutes les déviances morales, volonté de détruire le droit et le code du travail pour complaire aux multinationales et ainsi précariser et appauvrir les travailleurs français. 

L’abstention qui était déjà très forte au premier tour du scrutin a atteint des records le 18 juin, plus de 57 % des électeurs inscrits s’étant abstenus. Si l’on ajoute à cela un nombre considérable de bulletins blancs et nuls (près de 10 % des votants), on voit bien que l’offre politique actuelle n’a pas suscité l’enthousiasme des masses. Cette forte abstention s’explique d’abord par la lassitude des Français qui étaient appelés aux urnes pour la huitième fois en moins d’un an (deux tours des primaires de la droite et du centre, puis des primaires de la gauche, puis de la présidentielle, puis des législatives). Mais aussi par la certitude que les jeux étaient faits, qu’il n’y avait plus aucun suspense. On a pu cependant observer une évolution des comportements entre les deux tours des législatives. Le 11 juin ce sont les partisans de la République en marche qui s’étaient le plus mobilisés, contrairement aux adversaires du macronisme massivement découragés. C’est d’ailleurs la logique de la Ve République : les électeurs dont le candidat a perdu à la présidentielle boudent volontiers les urnes aux législatives subséquentes, laissant les mains libres au camp du président élu. Au second tour les Français se sont encore davantage abstenus (la participation a baissé de six points d’un dimanche à l’autre, ce qui est considérable) mais la démobilisation a manifestement davantage affecté l’électorat macronien que celui de ses opposants. L’argument des Républicains, des socialistes, des communistes, de la France insoumise, du Front national selon lequel il fallait corriger, rééquilibrer les résultats du premier tour et limiter le triomphe macronien semble avoir partiellement porté. 

Les républicains essuient une nette défaite. Alors qu’ils avaient deux cents députés depuis 2012, ils ne seront désormais que 113, ce qui divise leur groupe quasiment par deux. Mais ils font davantage que ce que les études les plus pessimistes leur promettaient (de 50 à 70 élus). Cependant l’avenir s’annonce difficile pour un parti profondément divisé entre les “macronocompatibles” comme Thierry Solère, réélu dans les Hauts-de-Seine, et des élus comme Eric Ciotti ou Nadine Morano, hostiles à toute forme de complaisance envers le gouvernement. La constitution de deux groupes issus de LR n’est donc pas inenvisageable à court ou moyen terme. Comment en effet rassembler dans un même et seul groupe des élus qui voteraient la confiance au gouvernement Philippe après le discours de politique générale du Premier ministre prévu le 4 juillet et des députés qui voteraient la défiance ? Même si Laurent Wauquiez, tenant d’une ligne plutôt droitière, est bien placé pour être élu président du parti lors du congrès prévu cet automne, il aura à faire face à des oppositions non négligeables et il lui sera bien difficile d’incarner un parti rassemblé, unifié et dynamisé.

Le Parti socialiste subit la déroute annoncée. En 1993 il avait sauvé 57 députés lors du raz-de-marée RPR-UDF, cette fois-ci il n’en conserve que 29. Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, en a tiré les conséquences en démissionnant de ses fonctions dès dimanche soir. Là aussi l’avenir s’annonce très sombre pour les socialistes dont l’aile droite s’est “macronisée” et dont l’aile gauche est attirée par la France insoumise mélenchonienne. Lorsqu’un parti ne sert plus à rien et n’est plus audible, il finit logiquement par disparaître. Quarante-six ans après le congrès d’Épinay qui, avec François Mitterrand, avait refondé le PS sur les ruines de la vieille SFIO, le Parti socialiste est en état de coma avancé. Mais si sa mort devait se confirmer, on ne regretterait pas la disparition du parti du sang contaminé.

Même si elle n’obtient pas un contingent de députés très important, la France insoumise aura un groupe parlementaire autonome de 17 députés présidé par Jean-Luc Mélenchon, élu député à Marseille. Reste à savoir si les dix députés communistes s’adjoindront à ce groupe. A l’heure où nous bouclons, cela paraît très hasardeux tant les relations restent tendues entre l’ancien sénateur socialiste et la direction du PC. On peut en tout cas compter sur Mélenchon pour donner de la voix lorsqu’il s’agira de s’opposer à la politique économique et sociale du gouvernement, et notamment à sa volonté de réformer en profondeur le code du travail. Le fait de diriger un groupe parlementaire lui donnera une tribune très médiatisée dont il espère tirer les dividendes lors des prochains scrutins. 

Quant au Front National, il aura finalement huit élus dont deux apparentés. Marine Le Pen salue sans rire « une victoire historique » et se félicite du quadruplement des députés FN (de 2 à 8) en cinq ans. On peut compter sur la presse mariniste pour s’enthousiasmer devant cet « éclatant succès » de la présidente du FN. Mais de qui se moque-t-on ? Huit élus sur 577 députés, c’est à peine plus de 1 % de l’Assemblée. Nicolas Bay, secrétaire général du FN, pronostiquait il y a encore quelques semaines l’élection d’au moins une cinquantaine de députés. Il appuyait son calcul sur le fait que Marine Le Pen était arrivée en tête au second tour de la présidentielle dans 45 circonscriptions et qu’elle avait atteint entre 45 et 50 % des voix dans une cinquantaine d’autres circonscriptions. On est donc loin du compte même si le parti obtient un peu plus d’élus que ce que les fourchettes les plus pessimistes lui promettaient entre les deux tours des législatives : de 1 à 6 députés. On notera d’ailleurs que l’essentiel des nouveaux élus l’ont été dans le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais qui constitue un îlot, une modeste poche de résistance très localisée, à la sociologie très marquée, pour le néo-FN. Mais Hénin-Beaumont n’est pas toute la France, tant s’en faut. 

Forte de cette résistance résiduelle dans l’ex-bassin minier, Marine Le Pen ne va nullement se remettre en question, non plus que la ligne politique suivie jusque-là. Avec ce résultat, « le risque, c’est que rien ne change sur la ligne », s’inquiète ainsi un conseiller régional FN.  Avec son élection dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais, « elle sauve sa peau », abonde un observateur avisé du FN. Au « risque que le FN se “parti-communise” et devienne le parti du bassin minier, cornérisé » au niveau national mais satisfait d’être « fort dans certaines poches du territoire », remarque-t-il. C’est ce que nous disions la semaine dernière : Marine Le Pen peut rester vingt ou trente ans à la tête d’un parti croupion, profitant à plein, elle et ses petits copains, de la manne publique, de quelques mandats juteux, de passages dans des émissions de radio et de télévision et de continuer à s’éclater en boîte de nuit en vivant sur la bête et en se moquant complètement de l’état de délabrement du peuple et de la nation. On l’a bien vu pendant la campagne et les trois débats télévisés : elle n’avait aucun souffle, aucun élan, aucun dynamisme, aucune ferveur. Et dès que les résultats du second tour de la présidentielle ont été affichés sur les écrans de télévision et qu’elle a bâclé un très bref discours où elle annonçait qu’elle allait changer le nom du FN et rester à la tête du combat, elle s’est mise à guincher, à se déhancher et à se trémousser, comme la night-clubbeuse qu’elle est restée aime à le faire, la coupe de champagne dans une main, la cigarette électronique dans l’autre. 

Marine Le Pen a promis un séminaire fin juillet et un congrès début 2018 pour refonder le parti, en changer le nom et réfléchir au bilan de cette séquence électorale. Mais tout laisse à penser qu’il s’agira là d’une comédie, d’une mascarade, que rien ne changera, que le débat sera étouffé, tué dans l’œuf, comme il l’avait été en février 2016 à Etiolles où le séminaire organisé pour expliquer l’échec au second tour des régionales de décembre 2015 et en tirer les leçons avait tourné court, Marine Le Pen refusant avec arrogance toute critique ou amodiation de la ligne marino-philippotiste. Ce qui est sûr en revanche, c’est que grâce à la présidente du FN, le lobby LGBT sera renforcé au Parlement puisqu’elle a fait élire deux intimes qui étaient membres de son comité stratégique et qui sont deux militants homosexualistes : Sébastien Chenu, élu dans le Nord, cofondateur de Gay-Lib, branche LGBT de l’UMP juppéiste, organisateur et coordinateur de l’Europride 2013 à Marseille, immense et vomitive Gay-Pride réunissant les invertis de toute l’Europe, militant des « droits des homosexuels et des toxicomanes », ouvertement favorable au ”mariage” des invertis, à la légalisation des drogues, au Pacs et à la PMA, à l’euthanasie active et au suicide assisté, à la lutte renforcée contre les discriminations en fonction de « l’orientation sexuelle », à la pénalisation des comportements « homophobes, lesbophobes et transphobes » et à l’enseignement de la théorie du genre à l’école dès le plus jeune âge. Voilà les personnes dont s’entourent Marine Le Pen et qu’elle choisit pour sa garde rapprochée. Dis-moi qui tu hantes, je te dirai qui tu es ! 

L’autre élu rose Marine est Bruno Bilde, concubin de Steeve Briois, le maire inverti d’Hénin-Beaumont et conseiller spécial de Marine Le Pen dont il est également un intime. A cela s’ajoute l’élection de José Evrard, qui fut au Parti communiste pendant 36 ans et qui en a gardé toutes les idées et tous les réflexes, celle du juvénile Ludovic Pajot, 23 ans (on peut s’interroger sur les raisons pour lesquelles cet éphèbe a été ainsi promu vu son très jeune âge) et celle de Marine Le Pen, la tenancière en chef de la cage aux folles. 

La plupart des élus sont donc des marinistes pur jus (il faut ajouter à cette liste le concubin officiel de Marine Le Pen, Louis Aliot, élu d’un cheveu dans les Pyrénées-Orientales). En revanche, tous les philippotistes ont été battus : Florian et Damien Philippot mais aussi Sophie Montel, Joffrey Bollée, le directeur de cabinet du numéro deux du FN, Kevin Pfeffer en Moselle ou Eric Richermoz dans la Somme. « FN : 8 élus. Patriotes : 0 », a nargué lundi 19 juin sur Twitter l’eurodéputé FN Gilles Lebreton, hostile à Philippot. Mais cela ne signifie pas pour autant que la ligne du parti va changer car Marine Le Pen, dont on ne dira jamais assez qu’elle est foncièrement de gauche, se reconnaît pleinement dans cette ligne néo-chevènementiste et gauchiste. De sorte que, avec ou sans Philippot, rien ne changera d’essentiel sur le fond tant que Marine Le Pen gardera la présidence du mouvement. Il ne faut à cet égard ne se faire aucune illusion.

Le Front du Sud, les marionistes, sont eux aussi défaits : l’ancien suppléant de Marion Maréchal-Le Pen, Hervé de Lépineau, ne parvient pas à conserver le siège de député de l’ex-élue du Vaucluse. Et le FN ne réussit pas à faire élire quelque député que ce soit, ni dans le Var, ni dans les Bouches-du-Rhône, ni dans le Vaucluse, ni dans les Alpes-Maritimes qui sont pourtant des bastions depuis trente ans et alors même que le mouvement compte plusieurs municipalités en PACA, à Fréjus, à Cogolin, dans un secteur de Marseille… On notera toutefois la réélection de justesse de Gilbert Collard dans le Gard. Cet avocat ultra-sioniste et franc-maçon n’a pas sa langue dans sa poche : il aurait eu dès dimanche soir un échange téléphonique musclé avec Marine Le Pen. Il faut dire que l’audacieux avait osé évoquer le débat raté de la présidente du FN, un crime de lèse-majesté, et considéré que le parti avait « pris un coup sur la tête ». Une stratégie qui ne colle pas avec les éléments de langage marinistes selon lesquels le FN a connu un triomphe historique le 18 juin en soir en quadruplant sa représentation parlementaire. Toutefois, à ce rythme, il faudrait plusieurs siècles pour que le FN mariniste dispose d’une majorité absolue à l’Assemblée nationale ! On notera aussi l’élection d’Emmanuelle Ménard dans la sixième circonscription de l’Hérault. L’arrivée au Palais-Bourbon de l’épouse du maire de Béziers n’est pas forcément une bonne nouvelle pour Marine Le Pen, Ménard ayant souvent dit haut et fort son désaccord avec la ligne Philippot et sa volonté de renouer avec une ligne droitière. Or, on le sait, la présidente du FN ne supporte ni les vrais débats ni la contradiction.

A preuve l’attitude de plus en plus haineuse et hargneuse qu’elle manifeste à l’égard d’un père auquel pourtant elle doit tout. Or, comment peut-on prétendre rétablir l’ordre en France lorsqu’il y a un tel désordre dans sa famille et dans son âme ? Comment peut-on s’ériger en modèle, briguer les plus hautes fonctions, revendiquer les responsabilités les plus élevées et se comporter comme le fait Marine Le Pen à l’égard d’un père âgé ? En effet, le 20 juin, jour où il entrait dans sa quatre-vingt-dixième année, elle a, avec la délicatesse de cœur, la gratitude et la piété filiale qui sont ses marques de fabrique, fait mettre des chaînes épaisses aux grilles du siège national du FN à Nanterre pour que son père, membre de droit du bureau politique du FN, confirmé dans ses prérogatives à maintes reprises par les tribunaux, ne puisse pas assister aux débats et y prendre la parole. La présidente du FN l’avait dit dans le Journal du dimanche du 18 juin : « Il ne rentrera pas. Je préfère payer des amendes (NDLR : 2000 euros par infraction) que de l’avoir assis en face de moi. »

La scène était surréaliste : voir un vieil homme, qui a du mal à marcher mais qui a gardé toute sa vigueur intellectuelle, refoulé et bafoué de cette façon par sa fille, le jour de son anniversaire, devrait révolter tous les hommes de cœur. Certes, nous l’avons souvent écrit, en promouvant sa fille comme il l’a fait hélas pendant des années, Jean-Marie Le Pen a commis la pire erreur politique de sa vie mais cela ne justifie pas qu’il soit traité de la sorte par une fille indigne, sans foi ni loi, sans cœur, sans principes et sans honneur. Il y a des enfants qui doivent moins à leur parent parce qu’ils ont su, par leur travail persévérant, leurs efforts, leur talent, leur endurance, leurs qualités personnelles, réussir dans la vie. Mais tel n’est pas le cas de Marine Le Pen qui doit tout ce qu’elle est à son géniteur. C’est grâce au nom qu’elle porte, et sans qu’elle le mérite nullement, qu’elle fait encore plusieurs millions de voix dans les urnes, c’est grâce à son père qui lui a prêté neuf millions d’euros pour la campagne de la présidentielle et des législatives qu’elle a pu concourir, c’est grâce à lui qu’elle peut mener un train de vie de milliardaire, boire du champagne à volonté tous les jours, voyager dans les avions en classe affaire, disposer d’un patrimoine immobilier très important, être invitée sur les plateaux télé, dépenser sans compter, disposer de chauffeurs, de gardes de corps, de domestiques, d’un financement public annuel de plusieurs millions d’euros, de mandats électifs rémunérateurs, telle est la stricte vérité. Et comment le traite-t-elle, comment le remercie-t-elle ? Nous aurions honte d’avoir une fille pareille. Nous serions fou de douleur devant une telle situation. Disons-le franchement, nous préférerions ne pas avoir d’enfants plutôt que d’avoir une progéniture aussi dénaturée et une mégère aussi profondément méprisable et haïssable. Nous ne comprenons pas comment il peut encore y avoir des Français de cœur, et a fortiori des catholiques pratiquants, pour soutenir, défendre voire encenser une telle épouvantable harpie entourée de dégénérés et qui devrait faire honte à l’ensemble du camp national.

Éditorial Rivarol n°3288 du 22/6/2017

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 22:32

http://www.bvoltaire.fr/lavenir-de-droite-lalliance-dun-fn-marionniste-dun-tea-party-republicain/

 

 

L’avenir de la droite :

 

l’alliance d’un FN

 

marionniste et d’un « Tea

 

 

Party »

 

 

 

 

 

républicain

Aujourd'hui

 

Quant au FN, il doit se trouver un nouveau chef.

 

Marc Rousset

Économiste

 

 

Face à l’immigration de masse et à l’islam, les responsables politiques de droite ont été aussi aveugles pendant cette dernière campagne électorale que les pacifistes face à la montée en puissance de l’Allemagne nazie de 1930 à 1939, d’où « L’Étrange Défaite » parfaitement compréhensible et expliquée par Marc Bloch.

Au lieu de nous parler d’immigration, de terrorisme et de dangers sociétaux, ils nous ont parlé de souveraineté, d’économie, de CSG et de l’euro. L’incompétence de Marine Le Pen face à Macron pendant le débat télévisé et le manque flagrant de convictions des Républicains ont eu pour conséquence un écœurement, une démobilisation des électeurs patriotes. Tous les partis de droite, FN compris – ce qui est un comble -, ont parlé, pour le grand bonheur de Macron, de tout dans cette campagne, hors du seul sujet courageux qui fâche et gros comme une maison : l’immigration !

Macron a pu ainsi illusionner les moutons et les autruches, prêcher le « vivre ensemble », le « pas d’amalgame », « l’islam de paix et d’amour » tandis que les attentats se multipliaient à Londres et à Paris.

Quelle est, en effet, l’urgence pour les Français ? La réforme du Code du travail, des lois moralisantes inefficaces pour la galerie ou les bombes terroristes, l’islam et l’invasion migratoire ?

Le pouvoir du joueur de flûte Macron est cependant plus fragile qu’on ne le pense car il repose sur une pyramide renversée de députés majoritaires à l’Assemblée nationale avec une pointe fragile de seulement 24 % des votes au premier tour.

Il serait donc salutaire qu’il y ait une scission chez Les Républicains avec de nouveaux leaders de conviction tels que Laurent Wauquiez ou Bruno Retailleau. Les LR de conviction se doivent de créer un nouveau « Tea Party » gaulois.

Quant au FN, il doit se trouver un nouveau chef, tout en commençant par écarter Philippot, responsable de l’erreur stratégique de son parti, et de plus battu aux élections. Le FN doit aussi clarifier sa position sur l’Europe, changer son programme économique et renoncer à la sortie de l’euro.

Pour couronner le tout, la droite républicaine de conviction et le Front national devront passer ensuite une alliance semblable à celle passée du PS et du PC, qui a eu pour conséquence l’arrivée au pouvoir de François Mitterrand en 1981.

L’avenir, c’est une alliance électorale entre un nouveau chef du style de Marion Maréchal-Le Pen au FN et Laurent Wauquiez chez Les Républicains. Marion, selon ses propres dires, serait partante.

 

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 16:21

http://www.bvoltaire.fr/chauffeur-mort-a-calais-limmigration-tue/?mc_cid=fae74de520&mc_eid=58ff097ba7

 

 

 

 

Chauffeur mort à Calais :

 

 

l’immigrat

 

ion tue !

Aujourd'hui

 

Les Français n’ont pas à devoir s’adapter à cette vague de migrants sans fin.

 

Fabrice Robert


Directeur national - Les Identitaires. Fondateur de l’agence Novopress.info

 

 

Avant le démantèlement de la jungle de Calais, en octobre 2016, les barrages artisanaux dressés par les migrants étaient quasi quotidiens. Il s’agissait, pour eux, de tenter de ralentir les camions en partance pour l’Angleterre, puis d’essayer de se cacher à l’intérieur. Cette pratique avait quelque peu disparu lorsque le ministère de l’Intérieur avait décidé de transférer plusieurs milliers de migrants de Calais à travers tout le pays. Plutôt que de prôner l’expulsion immédiate d’immigrés illégaux, la France de François Hollande avait donc préféré les disperser sur l’ensemble du territoire. Mais les migrants de Calais sont peu à peu revenus, recréant ainsi les conditions d’un chaos sans nom subi par une population locale excédée.

Installés auparavant sur la rocade portuaire, les barricades de fortune fleurissent désormais sur l’autoroute. Début juin, des migrants avaient créé un barrage enflammé sur l’autoroute A16, au niveau de Marck. Et le drame est finalement survenu dans la nuit de lundi à mardi. Le chauffeur d’une camionnette immatriculée en Pologne a ainsi perdu la vie après avoir violemment percuté un poids lourd bloqué par un barrage de troncs d’arbres sur l’autoroute A16 à hauteur de Guemps.

Lorsqu’une patrouille de la police aux frontières est arrivée sur les lieux de l’accident, ils étaient une cinquantaine de migrants présents sur place. La plupart ont réussi à prendre la fuite mais neuf individus de nationalité érythréenne ont été interpellés alors qu’ils se cachaient dans un camion immobilisé. Une enquête est ouverte pour homicide involontaire par faute caractérisée, mise en danger de la vie d’autrui et entrave à la circulation sur la voie publique. Malheureusement, il y a fort à parier que ces migrants ne seront nullement inquiétés et que la mort du chauffeur sera vite oubliée. Il ne faisait pourtant que son travail, mais l’immigration l’a tué !

Cela doit cesser. Les Français n’ont pas à devoir s’adapter à cette vague de migrants sans fin. Il est nécessaire, aujourd’hui, de mettre un terme à cette invasion migratoire en retrouvant, notamment, la maîtrise de nos frontières nationales, en multipliant les expulsions tout en restreignant, de manière considérable, le droit d’asile dans notre pays. La survie de notre identité et de notre sécurité est à ce prix.

Puisque l’État se montre incapable de défendre réellement les citoyens, 130 militants de Génération identitaire avaient décidé, le 12 mars 2016 dernier, de prendre le contrôle de trois ponts permettant l’accès des migrants à la ville de Calais. C’est avec la multiplication de ce type d’actions symboliques que nous réveillerons les consciences, ferons bouger les lignes et mettrons l’État face à ses responsabilités. Dans leur communiqué de presse, les jeunes Identitaires appelaient à un sursaut face aux politiques menées par le lobby immigrationniste :

« Agressions contre les forces de l’ordre, contre des automobilistes et des chauffeurs routiers, émeutes en ville, désagrégation totale du tissu social et économique – voilà ce qu’est devenu le quotidien de la ville martyre, avec une terrible accélération ces dernières semaines. Cette situation est le fruit d’une politique irresponsable, dont sont coupables les dirigeants politiques nationaux comme européens, à Paris, Berlin et Bruxelles. Puisque ces gouvernants refusent de protéger les populations en rétablissant des frontières, à l’échelle nationale comme européenne, alors ils verront les peuples dresser des barricades ! Comme ce matin à Calais. On est chez nous ! »

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Nous ne voulons pas de migrants ni à Calais ni sur l’ensemble du territoire français. Face à l’urgence, nous ne pouvons envisager qu’une seule solution : la remigration !

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