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30 octobre 2016 7 30 /10 /octobre /2016 09:25

http://www.bvoltaire.fr/florisdebonneville/tout-sauf-juppe,291273?mc_cid=7dbc0a242f&mc_eid=58ff097ba7


 

Il reste peu de temps pour convaincre les électeurs de la primaire de rejeter Juppé.

 

Floris de Bonneville

Journaliste


Ancien directeur des rédactions de l’Agence Gamma
 

 

 

François Fillon, pourquoi pas ? Surtout s’il a non pas un François Baroin mais un Jean-Frédéric Poisson comme premier ministre. Mais surtout, surtout pas d’Alain Juppé.

Il reste peu de temps pour convaincre les électeurs de la primaire de rejeter Juppé. Pourtant il leur suffirait de lire le dernier ouvrage de Philippe de Villiers pour être convaincus que le maire de Bordeaux ne mérite pas l’Élysée car il est tout à fait clair que les cloches risquent de ne plus sonner demain, ou en tout cas de sonner faux, si d’aventure Alain Juppé devait affronter Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, et donc être élu 8e Président de la Ve République, puisque les Français n’auront pas le courage de mettre le bulletin qui leur assurerait la rupture.

Avec beaucoup de rigueur et une documentation digne d’un archiviste, Philippe de Villiers nous présente le vrai visage d’Alain Juppé. Il nous rappelle ce qu’il fut, et ce qu’il est devenu, expliquant ainsi pourquoi il est à présent la coqueluche des médias, qui ont trouvé en lui l’homme qui se pliera à leurs désirs mondialiste et islamophile.

Le créateur du Puy-du-Fou devenu un symbole du souverainisme cite de nombreux faits ou déclarations de l’ancien Premier ministre. Par exemple : à propos de la Libye dont il a fortement encouragé les bombardements :

Je souhaite que le dialogue s’ouvre sans complexe aux courants islamistes… il y a des gens attachés à l’islam prêts à accepter les règles de bases de la démocratie.

Puis, après une visite au Caire en 2011 où les Frères musulmans lui ont paru « très intéressants » : « plusieurs de ces jeunes Frères ont une vision d’un islam libéral ». En mai 2012 : 

Je suis fier de ce que nous avons fait en Libye. Car nous y avons évité un massacre comme ce qui se passe en Syrie

oubliant que, depuis, des centaines de milliers d’Africains se sont précipités sur les côtes libyennes pour franchir la Méditerranée. Ministre des Affaires étrangères de Sarkozy, il souhaite éliminer Bachar el Assad dont il annonce l’imminence de la chute. Un vrai visionnaire, ce Juppé-là.

Philippe de Villiers nous rappelle ce que fut le Juppé du RPR. Celui qui trouvait des « valeurs communes avec Le Pen ». Celui du discours de Villepinte en 1990, l’antithèse de ce que le secrétaire général du RPR est devenu. Villiers cite le Juppé d’avant : 

Nous fermerons les frontières, nous suspendrons l’immigration, nous reconduirons les clandestins d’où ils sont venus, et surtout nous réserverons les prestations sociales aux nationaux.

Mais ce n’est pas tout:

L’islam n’apparaît pas conforme à nos fondements sociaux et semble incompatible avec le droit français.

Et de conclure :

C’est à l’islam et à lui seul -je dis bien à lui seul- de s’adapter afin d’être compatible avec nos règles.

Député du 18e, Juppé enfoncera un peu plus le clou en précisant que l’intégration des populations immigrées est « un problème permanent et gigantesque »… Le 9 décembre 2009, raconte Villiers, « en plein débat sur l’identité nationale, il se dit convaincu que la France est islamo-compatible ».

En quelques phrases, nous voici confronté à un homme politique sans conviction, qui se renie, et qui se reniera encore si par malheur il est élu. Un homme qui est allé jusqu’à décorer de la Légion d’Honneur son nouvel ami Tareq Oubrou, l’imam de Bordeaux, membre des Frères Musulmans, qui voit en lui « le bouclier de l’islam ». Et de là à imaginer un « Pacte avec les musulmans » il n’y avait qu’un pas que le candidat a vite franchi pour atteindre son objectif d’identité heureuse islamo-compatible.

Encore faut-il comprendre que dans son dernier ouvrage Philippe de Villiers ne parle de Juppé que par rapport à l’islam. Tout le reste de sa politique est un reniement de son passé.

Alors, oui, ce sera n’importe quel candidat, sauf Juppé… et Sarkozy, une autre girouette !

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30 octobre 2016 7 30 /10 /octobre /2016 05:53

http://www.bvoltaire.fr/andrearchimbaud/le-fbi-sinsere-dans-la-campagne-presidentielle-pourquoi,291378?mc_cid=7dbc0a242f&mc_eid=58ff097ba7

 

Le FBI s’insère dans la

campagne présidentielle.

Pourquoi ?

 AUJOURD'HUI

 

Ouragan sur Washington ou tempête dans un verre d’eau ?

 

André Archimbaud

Consultant stratégique

 

 

Ouragan sur Washington ou tempête dans un verre d’eau ? Dans une lettre postée vendredi, le directeur du FBI James Comey informait les parlementaires que l’enquête dans l’affaire Clinton (utilisation d’un serveur privé lors de son passage au Département d’État) était rouverte, suite à de nouvelles informations venant d’une affaire connexe.

Rappel: la machine Clinton avait réussi pendant 18 mois à focaliser l’attention publique sur un sujet techniquement et légalement difficile à cerner, celui de la protection des secrets d’État. En juillet dernier, M. Comey avait conclu que, bien qu’irresponsable, la conduite de la Secrétaire d’État ne traduisait pas une intention de commettre un crime, et donc ne méritait pas l’inculpation. Dossier classé, l’arbre cachant une forêt immense : une gestion de type mafieux de la machine Clinton faisant de sa fondation le véhicule financier d’un « gouvernement en attente », autant que le prétexte à un considérable enrichissement personnel.

Alors pourquoi cette réouverture?

Première explication : James Comey serait une girouette carriériste. Ayant décidé de ne pas inculper madame Clinton en juillet, il a en effet dû subir de violentes attaques de la part des Républicains comme de Donald Trump… tout en faisant face à une révolte interne des jeunes agents du FBI, ulcérés de la non poursuite de Clinton.

Il aurait donc cédé à la pression, voulant restaurer l’image ternie du FBI.

Deuxième explication : il s’agirait d’un contrefeu de l’administration Obama qui viendrait à point nommé pour soulager la ministre de la Justice, Loretta Lynch, du harcèlement parlementaire dont elle est l’objet au sujet du transfert probablement illégal d’un milliard et demi de dollars à l’Iran afin de libérer des otages américains… au point qu’elle en est réduite à devoir possiblement plaider le 5e amendement (le droit de ne pas s’auto-incriminer).

Troisième explication, liée à la précédente : ce serait un moyen de soulager Clinton des révélations Wikileaks pour les dix derniers jours de la campagne, alors que Trump remonte dans les sondages sur fond de faillite d’Obamacare. Wikileaks en était au 3e acte : présentation d’une Hillary incompétente, puis révélations anodines sur son entourage pour dresser la table, puis escalade avec le long courriel « Clinton Inc. » de Doug Band, argentier de la Fondation comme de la « famille », qui révélait comment il avait aidé à un enrichissement sans cause des Clinton à coups de dizaines de millions. La nouvelle attention médiatique sur Comey permettrait ainsi d’occulter le 4e acte, au cas où des fraudes personnelles des Clinton seraient révélées. Dans ce scénario, Comey pourrait en effet tenir une conférence de presse avant l’élection pour finalement et avec force exonérer Hillary.

Quatrième explication : Comey pense que Wikileaks va sortir une bombe et veut personnellement se prémunir au cas où Trump gagnerait.

Cinquième explication, peut-être la plus simple : si Comey rouvre le dossier, c’est qu’il a trouvé quelque chose de suffisamment grave pour intervenir maintenant.

Il est trop tôt pour conclure. En attendant les chariots démocrates forment le cercle…

 

 

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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 10:22

http://www.bvoltaire.fr/sebastienjallamion/les-policiers-entrent-en-resistance-la-population-doit-les-soutenir,291091?mc_cid=93eeb2338f&mc_eid=58ff097ba7

 

Les policiers entrent en résistance, la population doit les soutenir !

 AUJOURD'HUI

 

Le mouvement des policiers en colère évolue d’heure en heure et a définitivement pris hier la tournure d’une résistance.

 

Sébastien Jallamion

Policier


Président de l’Association Nationale de Défense Egalitaire de la Liberté d’Expression, correspondant Rhône-Alpes de TV Libertés
 

 

 

Le mouvement des policiers en colère évolue d’heure en heure et a définitivement pris, hier, la tournure d’une résistance. C’est un événement sans précédent depuis l’avènement de la VeRépublique.

En effet, alors que des rassemblements ont lieu dans de nombreuses villes de France, et que les fonctionnaires de la police nationale ne cessent de crier qu’ils sont à bout, s’efforçant de démontrer qu’ils ne sont instrumentalisés par personne, malgré une campagne de dénigrement honteuse dont ils sont victimes de la part de certains médias subventionnés, la situation vient de prendre une tournure historique.

Depuis le 27 octobre, le directeur général de la police nationale (DGPN), Jean-Marc Falcone, agissant sur les instructions de Bernard Cazeneuve – un Bernard Cazeneuve que les policiers ont « de la chance » d’avoir comme ministre, selon les propos de Manuel Valls à l’Assemblée, alors même que les policiers manifestaient devant le palais Bourbon -, a donné des instructions de fermeté à l’ensemble des chefs de service de France pour réprimer les mouvements et faire pression sur les fonctionnaires en les menaçant de sanctions.

Ces instructions ont été suivies à la lettre par les directeurs départementaux de la sécurité publique, qui ont convoqué les policiers pour leur poser un ultimatum : tout le monde doit rentrer dans le rang ou les sanctions tomberont.

Des instructions appuyées par une note de service du DGPN.

Les policiers sont ainsi sommés de considérer que les promesses tenues à l’issue d’une réunion entre le chef de l’État et les représentants du personnel, qu’ils désavouent massivement, sont à prendre ou à laisser, alors même que la plupart de leurs revendications n’ont pas été entendues.

Plus de rassemblements, plus de manifestations, plus de photos de soutien, dos tournés, devant les services – sous peine de se retrouver happés par la machine à broyer du fonctionnaire qu’est devenue leur administration -, voici donc la réponse de l’exécutif à la colère légitime des policiers qui n’est pourtant que la logique prévisible d’une politique délétère menée depuis des années.

Écœurés, à bout, estimant que l’enjeu est plus important que les risques de sanction auxquels ils s’exposent, les policiers ont décidé, cependant, de maintenir leurs actions, entrant dès lors en résistance.

Ainsi, jeudi soir, à Metz, un cortège de véhicules de police défilant sur la voie publique a été stoppé par le directeur départemental de la sécurité publique assisté d’un commandant, s’interposant et donnant l’ordre d’arrêter les gyrophares et les deux-tons, provoquant les huées de ses troupes, et l’arrivée de manifestants plus nombreux.

Les photos de soutien continuent à circuler, ainsi que les appels aux rassemblements, sur les réseaux sociaux. La tension entre les policiers et leur hiérarchie, dont ils dénoncent notamment le carriérisme et la déconnexion avec la réalité de ce qu’ils vivent sur le terrain, en plus d’être coresponsables de leur situation, est à son comble.

Au-delà de ce qui est présenté, à tort, comme un simple mouvement social, il convient de rappeler que la police nationale est en charge de protéger nos institutions, dont elle fait d’ailleurs partie, et que la crise que nous vivons est gravissime en ce qu’elle touche à la première de nos libertés, sans laquelle plus aucune autre n’a de sens : la sécurité publique.

C’est pourquoi les citoyens doivent soutenir le mouvement de ces policiers courageux n’hésitant pas à résister aux pressions qu’ils subissent pour alerter l’opinion sur la gravité de la situation en France. Chacun doit rejoindre, autant qu’il le peut, les manifestations organisées dans sa ville et en profiter pour dialoguer avec les policiers, dont ils apprendront nécessairement des vérités qu’on leur cache et qui les concernent, s’agissant de la manière dont l’État assure concrètement leur sécurité.


 
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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 09:22

http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-il-n-y-aura-jamais-de-systeme-monetaire-sain.aspx?article=9496351858H11690&redirect=false&contributor=Dan+Popescu.

 

Il n'y aura jamais de système monétaire sain

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Publié le 29 octobre 2016
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Rubrique : Editoriaux
 
   
 

Alors que l'or marque une pause dans sa route vers les sommets, il est intéréssant de regarder un peu en arrière et de comprendre pourquoi l'or s'est apprécié de façon si spectaculaire au cours des 100 dernières années et pourquoi cela va continuer.

La plupart des gens ne savent pas ce qu'est l'argent. S'ils ont 100 dollars ou 100 euros, ils croient que cela représente une valeur réelle ainsi que la durabilité. Peu de gens réalisent que leur monnaie qu'ils appellent "argent" n'a en réalité rien à voir avec la vraie monnaie. Toutes les monnaies papier sont éphémères et retournent à leur valeur intrinsèque de zéro. Les gouvernements irresponsables s'accrochent au pouvoir en imprimant ou en empruntant des quantités infinies de monnaie fiduciaire, dans l'espoir d'apaiser les gens et d'acheter des votes. La monnaie papier, comme son nom l'indique, ne sera jamais de l'argent réel. Elle est délivrée par décret et ne repose sur rien d’autre que de la dette et du passif.

Le pouvoir corrompt et l'argent corrompt.

C'est une combinaison fatale qui détruit non seulement les personnes, mais aussi les nations. Malheureusement, nous avons atteint une période de l'histoire où les quantités illimitées de monnaie fiduciaire qui ont été créées détruiront également les continents.

L'hyperinflation type ZIMBABWE frappera la plupart des devises

L'exemple ci-dessous nous permettra de comprendre ce que l’argent est, et n’est pas.

La plupart des habitants du Zimbabwe ont cru que le dollar zimbabwéen était de l’argent et qu’il récompensait un travail et ou une production. 

Mais lorsque les irresponsables du régime ont commencé à manquer d’idées et d’astuces pour dissimuler leur incompétence dans la gestion de l’économie, ils ont dû imprimer des quantités infinies de monnaie jusqu’à ce que le billet de 100 milliards de dollars zimbabwéen ne vale plus rien. L’inflation au Zimbabwe a augmenté de façon exponentielle. En 2008, l’inflation annuelle était estimée à 89,700,000,000,000,000,000,000%.

Zimbawe's Hyperinflation

Le Zimbabwe est le parfait exemple d'un pays qui était prospère à l’origine mais qui a été complètement détruit par une mauvaise gestion. Le pays a un secteur agricole très performant, détenu principalement par des Britanniques depuis l’époque de la Rhodésie du Sud. Il dispose également de ressources minérales considérables. Mais cette richesse a été progressivement détruite lorsque le Zimbabwe a acquis son indépendance. Au cours de ce tragique déclin, des terres et domaines privés ont été expropriés et des entreprises ont été nationalisées.

Le Zimbabwe démontre parfaitement comment détruire une monnaie en tuant l’entreprise privée et en la remplaçant par l'ingérence et le contrôle du gouvernement. Il existe de nombreux autres exemples à travers l’histoire. La division de l’Allemagne après la seconde guerre mondiale illustre comment l'économie d'un pays peut être détruite à cause des politiques désastreuses – l'Allemagne de l’Ouest, une économie prospère et de libre marché était opposée à l'Allemagne de l’Est, une économie communiste pauvre et centralisée.

24hGold - Il n'y aura jamais d...

Le déclin du dollar américain a été beaucoup plus rapide que ne le pensent la plupart des gens. En 1971, un billet de 100 dollars américain permettait d'acheter un lingot d'or de 100 grammes (environ 3 onces). Aujourd’hui, avec 100 dollars, vous pouvez acheter un petit bout ou 3% de ce même lingot de 100 grammes.

Mais le dollar américain n’est pas le seul à se déprécier. Les principales devises comme l’euro, le yen, la livre sont engagées dans une course vers le bas, ainsi que toutes les autres devises.

L'or est la monnaie par excellence et la seule qui survivra

Le graphique ci-dessous prouve que l’or est la vraie monnaie et que son pouvoir d’achat reste stable (ligne horizontale à 100 $). L'or ne monte pas. Il exerce la fonction que différentes monnaies devraient tenir. L’or est une valeur stable, et ce depuis des milliers d’années. Il y a 2000 ans, une once d’or achetait un beau costume, et c’est toujours le cas aujourd’hui. C’est exactement le rôle qu’une monnaie devrait exercer. Elle devrait maintenir sa valeur au fil du temps. Mais si nous regardons le graphique ci-dessous, nous voyons que les monnaies ont perdu entre 97 et 99% de leur valeur face à l’or au cours des 100 dernières années.

24hGold - Il n'y aura jamais d...

Comme le montre le graphique ci-dessus, il ne reste plus que 1 à 3 % au dollar, à l’euro, au yen et à la livre pour atteindre zéro. Cette chute finale est garantie et ce n’est plus qu’une question de temps. Alors que la dette grandit de façon exponentielle depuis 2006, nous pourrions assister à cette destruction finale des monnaies dans les 5 à 7 prochaines années. Et si la dette n’engendre pas cet effondrement, les contreparties face aux 1.500.000 milliards de produits dérivés feront défaut.

Ce qui était censée être une monnaie et une réserve de valeur s’est transformée en une promesse sans valeur qui ne pourrait même plus être utilisée lors de transactions. Au stade final de l'hyperinflation, les zimbabwéens voulaient des dollars américains ou de l’or.

La destruction monétaire est la norme historique

Il est fascinant de voir que la destruction monétaire est la norme historique et qu'aucune monnaie papier n’a jamais survécu. Il semble donc peu probable que l’on connaisse un jour un système avec une monnaie saine. Il y a eu des périodes où c'était le cas, mais ces moments n'ont pas duré longtemps. Le pouvoir a un tel effet nocif sur les politiques que l'envie d’imprimer et de dépenser de l’argent semble irrésistible.

La solution la plus simple serait de se débarrasser de toutes les banques centrales car elles sont la raison principale pour laquelle les monnaies se déprécient et finissent par avoir moins de valeur que le bout de papier sur lequel elles sont imprimées. Les banques centrales remplissent deux fonctions principales : elles manipulent artificiellement les taux d’intérêt et elles impriment de la monnaie. En manipulant les taux d’intérêt, elles détruisent les lois naturelles de l’offre et de la demande. Si la demande pour l’argent est forte, les taux d’intérêt dans un marché libre vont monter pour freiner la demande de monnaie. De plus, des taux d’intérêts supérieurs compensent correctement les déposants pour les risques supplémentaires qu’ils prennent.

Manipulation financière sans précédent

Ce qui se passe aujourd’hui est l'opposé d’un marché libre. La dette mondiale a été multipliée par plus de dix en 25 ans et les taux d’intérêt sont nuls voire négatifs. Nous assistons à une répression financière ou manipulation sans précédent. Elle détruit complètement le libre marché et sème les graines d’une apocalypse financière. A chaque fois que les lois naturelles de l’offre et la demande ont été perturbés, cela a toujours engendré de graves conséquences.

Une chose est sûre. Le système financier actuel ne survivra pas parce qu’il repose sur des principes qui ne sont pas durables. Dans un tel système, il n'y a pas de monnaie saine.

L’or est la seule vraie monnaie, et il continuera à refléter la mauvaise gestion de l’économie mondiale ainsi que la dépréciation des monnaies jusqu’à ce qu’elles finissent par ne plus rien valoir.

Achat d’or avec Gold Broker
 
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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 10:12

http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-debut-de-basculement-vers-les-actifs-reels-et-fuite-devant-la-monnaie-.aspx?contributor=Dan+Popescu.&article=9479423512H11690&redirect=False

 

Début de basculement vers les actifs réels et fuite devant la monnaie ?

 

Dan Popescu 

Rubrique : Editoriaux

   
 

En 2016, la Chine aura acheté plus d’actifs dans le monde que les Etats-Unis, avec 200 milliards de dollars contre 180 pour la première puissance économique. C’est la progression qui impressionne également, avec un doublement par rapport à l’année 2015 (105 milliards de dollars). Les hommes d’affaires chinois investissent tout azimut, dans les hydrocarbures en Russie, les minerais en Afrique, les clubs de football en Italie (Inter Milan), les aéroports en France (Toulouse)…

Cette appétence pour les actifs réels ne concerne pas seulement la Chine, et pas seulement les investisseurs privés, mais aussi les banques centrales des pays émergents exportateurs, qui gèrent 10.000 milliards de dollars de réserves de change (provenant de leurs excédents de balance commerciale), et les fonds souverains, qui pèsent 11.000 milliards de dollars. Deux raisons fondamentales expliquent cette évolution : d’une part les pays pétroliers doivent préparer "l’après-pétrole" et trouver d’autres relais de croissance (Norvège, Émirats, Qatar, et maintenant Arabie Saoudite), d’autre part les obligations souveraines, leur principal placement jusqu’ici, ne rapportent plus rien avec la généralisation des taux zéro et des taux négatifs.

On assiste donc à un mouvement de vente des obligations souveraines américaines et européennes par les pays émergents et pétroliers, et à une réorientation vers les secteurs de l’énergie, de l’industrie, des infrastructures, de l’immobilier. Cette tendance "va s’amplifier dans le futur" selon Patrick Artus. Les masses en jeu sont énormes, ces 21.000 milliards de dollars de réserves de change et de fonds souverains représentent la moitié de l’encours des dettes publiques des pays de l’OCDE. D’ailleurs ces ventes d’obligations souveraines font remonter les taux d’intérêt à long terme sur la dette américaine, mais pas dans la zone euro, en raison du Quantitative Easing de la Banque Centrale Européenne (80 milliards d’euros par mois). Etant donné qu’une forte remontée des taux longs mettrait en péril le système financier, voilà qui va encourager les banques centrales à continuer leurs politiques laxistes…

Au-delà de ces raisons d’ordre économique, on ne peut s’empêcher d’y voir également un début de fuite devant la monnaie. D’ailleurs ces pays (Chine, Moyen-Orient) sont justement de gros acheteur d’or, au niveau de la population ou/et de leurs banques centrales. L’or est l’actif réel par excellence, comme nous l’avons dit, mais il ne peut suffire à absorber toute cette masse considérable d’argent, et ces pays doivent en outre diversifier leurs investissements. Quoi qu’il en soit, les grandes monnaies internationales (dollar, euro, yen) n’inspirent plus confiance avec des rendements quasi nuls pour leurs dettes souveraines et une valeur remise en cause par des taux directeurs à zéro et des Quantitative Easing à répétition (sauf aux Etats-Unis pour l’instant).

De la même façon qu’un particulier avec beaucoup de cash n’en retire aucun rendement, et de plus s’expose à des risques de ponction en cas de crise financière (directive BRRD et loi Sapin 2 pour l’assurance-vie), les grands détenteurs de liquidités (banques centrales de pays exportateurs, fonds souverains) comprennent qu’ils détiennent un cadeau empoisonné. La fuite devant la monnaie commence, sans précipitation pour l’instant, les prix des actifs réels vont encore monter, avec sans doute des bulles (pas encore sur l’or, profitez-en), mais toute accélération dans ce domaine peut mettre l’ensemble du système financier sous une pression destructrice

 


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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 09:25

http://metamag.fr/2016/10/26/leurope-a-construire-vers-la-voie-imperiale/

 

L’Europe à construire : vers la voie impériale ?

26 octobre 2016 0 commentaire

 

 

Michel Lhomme, philosophe, politologue ♦

Le temps est venu : ou l’Europe implosera et n’aura été qu’un rêve, ou les Européens prendront en mains leur propre avenir.

Des question se posent. Avons-nous réellement mesuré les conséquences du Brexit et de la crise des réfugiés, celles d’une rupture entre les citoyens et leurs institutions, entre le peuple et les élites technocratiques de l’intégration européenne.

Que s’était-il passé pendant tant d’années ? Les élites politiques nationales avaient trouvé tout simplement en l’Union européenne un moyen de s’affranchir, dans leur prise de décisions, des contraintes de la délibération parlementaire. La recherche de consensus entre États-membres, principe de fonctionnement interne de l’Union, favorisait en effet la prise de décision « behind closed dors », dans les couloirs, entre lobbys. Ainsi, seuls 3 % des textes législatifs communautaires ont fait l’objet d’un débat parlementaire en assemblée plénière entre 2009 et 2013.

Dans le même temps, les élites nationales – au premier rang desquelles les membres des gouvernements, des cabinets ministériels et de la haute administration – ont acquis par leur participation aux négociations communautaires une légitimité qui leur a permis de concurrencer la légitimité démocratique. Cette légitimité nouvelle et surprenante ne provenait pas d’un vote du parlement mais de la recherche ardue de consensus entre les gouvernants européens. La démocratie de la délibération populaire se fondait dans celle du consensus bureaucratique

Or au départ, la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) ainsi que la Communauté économiques européenne (CEE) ont été pensées comme un moyen de renforcer et non de supplanter l’État-nation. Par la suite, les processus d’approfondissement et d’élargissement sont apparus comme relevant des stratégies des gouvernants nationaux pour faire face à certaines de leurs difficultés – économiques notamment, mais aussi politiques. Les gouvernants des États-membres ont alors fait le choix de se soumettre, dans le domaine économique au néo-libéralisme le plus cru proposant et initiant alors un ensemble de règles communautaires qui démantelaient en fait l’agriculture et les industries nationales au profit d’une financiarisation dirigée en grande partie et paradoxalement par la City de Londres.

Un néo-constitutionnalisme des Juges

Nos gouvernants ont été obligés de faire primer les règles du droit sur la délibération et la décision politiques. Ils ont alors instauré un néo-constitutionnalisme des Juges. De même, l’adoubement démocratique par l’Europe des anciens pays de l’Est a clos le débat politique des années 60 et 70 : la transition vers une économie de marché ne pouvait être discutée puisqu’elle était nécessaire à l’adhésion.

La confiance envers les élites politiques nationales s’est perdue. Dès les années 1950-1960, certains se sont opposés au projet européen, l’intégration européenne étant notamment perçue surtout par les partis communistes français et italiens comme renforçant l’influence américaine sur l’Europe de l’Ouest. À la fin des années 1980, les critiques les plus virulentes de l’UE sont venues de l’extrême-droite, le communisme européen se perdant dans le no-border d’un socialisme mondialiste et non-identitaire.  A cela s’est ajouté la faible influence de l’UE sur la scène internationale incapable de défendre et de définir ses frontières (l’illimitation de l’élargissement), de proposer la dissolution de l’Otan et de créer une vraie défense européenne. Il y avait bien un hymne européen, un drapeau européen mais personne ne demanda aux écoliers le lundi matin de le saluer ou de le chanter. De plus dans une telle Europe abstraite où la Nation était dissolue et reniée, le devoir de se battre et de risquer sa vie pour son pays ne constitue plus le socle du contrat social. Le service militaire national a été abrogé. Il n’y a pas d’armée européenne. Dès lors, comment penser développer collectivement une politique étrangère fondée sur la puissance ?

Les attentes de la puissance

Depuis le Brexit, on entend dire partout qu’il faut plus d’Europe sociale. Ce n’est pas si sûr.  Souhaite-t-on soviétiser l’Europe et la transformer en machines à taxes ? L’attente des Européens n’est en fait pas là. Les attentes citoyennes à l’égard de la politique européenne sont les attentes de la puissance. Plutôt que d’insister sur l’incapacité de l’UE à gérer l’économie (laissons cela à l’initiative privée), posons d’une seule voix et avec force la nécessité d’une indépendance européenne sur la scène internationale. Il est plus utile de considérer la politique étrangère de l’Union comme la contribution essentielle au développement d’une identité européenne que de vouloir la socialiser encore plus.

Contrairement à ce qu’on entend un peu partout, l’UE n’est pas la cause de la rupture entre les citoyens et leurs élites mais elle constitue en fait le paravent derrière lequel les gouvernants nationaux se cachent pour éluder le fait qu’ils en sont responsables et qu’ils sont irresponsables. Il ne s’agit surtout pas de « démanteler » l’UE qui pourtant risque fortement de l’être. Démanteler l’UE ne suffira pas à revigorer la vie démocratique nationale.

Les problèmes de la démocratie en Europe ne proviennent pas de l’UE mais d’une classe politique qui s’est défaussée certes par paresse et arrivisme matériel mais qui aussi parce que totalement américanisée, elle sert délibérément et sciemment d’autres intérêts. Il ne faudrait donc surtout pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Il ne s’agit surtout pas d’abandonner l’idée d’Europe, ni même l’UE comme institution. Il s’agit de refondre l’Europe en un nouveau projet.

En quoi donc le démantèlement de l’UE pourra-t-il permettre de redynamiser la vie démocratique des États qui la composent  ? Le débat est peu développé en France alors qu’il a opposé ces dernières années Jürgen Habermas, pour qui l’intégration de l’Europe doit être poussée plus avant afin que s’établisse une véritable démocratie supranationale avec des dirigeants élus au niveau européen, à Wolfgang Streeck, qui prône la fin de la zone Euro pour revigorer le lien démocratique au niveau national et établir une primauté du politique sur l’économie. Habermas propose une fuite en avant mondialiste sur fond d’éthique communicationnelle, une dépolitisation en réalité du citoyen par l’idéologie de la communication et l’archéo cosmopolitisme du gouvernement mondial. Streeck propose de renationaliser ce qui a été dissous et digéré. Engageons-nous plutôt dans la dynamique en gestation de l’Intermarium (axe Baltique-Mer noire-Mer Adriatique) et avançons dans une recomposition de l’Europe.

Voyons plus loin, continuons l’Union européenne et proposons la voie impériale, une voie impériale du XXIème siècle qui ne sera ni napoléonienne, ni celle des Habsbourg.


 

 

 
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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 09:03

http://metamag.fr/2016/10/26/elections-americaines-trump-remporte-le-troisieme-debat-un-lit-pour-hillary-clinton/

 

Elections américaines : Trump remporte le troisième débat, un lit pour Hillary Clinton

 

Jean Guiart, anthropologue, ethnologue ♦

Aucun grand journal américain de la côte est des Etats-Unis n’a publié le compte-rendu sténographique de la troisième confrontation entre les deux candidats. Ils avaient publié pourtant ceux des deux premières confrontations. Sans doute cette publication n’a-t-elle pas eu lieu car elle aurait favorisé Donald Trump, qui selon les observateurs objectifs, s’en était mieux sorti, s’étant contrôlé et ayant fait bonne impression dans son analyse économique.

Alors, on en est toujours resté à ces sondages sans valeur professionnelle patronnés par les grands journaux de la côte est et qui annonce une catastrophe pour Trump alors que le Los Angeles Times le met à 2 centièmes de % au dessus de Clinton et un autre à 4 centièmes.

Les craintes de Donald Trump de manipulations des chiffres au profit d’ Hillary Clinton viennent de se confirmer. Une dizaine d’Etats ont acheté un système de vote automatique à une société qui appartient à Georges Soros, bien connu pour être quelqu’un qui n’a lui aucun scrupule.

On apprend en parallèle que Mme Clinton, lorsqu’elle se produit, doit toujours avoir à proximité un meuble auquel elle puisse se raccrocher, et que son véhicule privée, entièrement fermée aux regards extérieurs, comporte une banquette où elle peut se coucher. Les unions professionnelles de médecins ont diffusé une circulaire recommandant à leurs membres de ne pas porter en public de jugement sur l’état de santé de Mme Clinton, puisqu’ils n’ont pas accès au dossier en son entier. Le soupçon médical qui court est qu’elle aurait un très grave problème neurologique.

Le Washington Post, hier au milieu de la journée, a sorti un article pour le moins destiné à créer une pagaie invraisemblable  et qui ne s’explique que par une remontée des intentions de vote en faveur de Donald Trump. Cet article propose aux citoyens américains de couper leur vote en deux parties, voter pour Mme Clinton et la faire passer, mais pour s’assurer qu’elle aurait le moins de pouvoirs possibles, voter aux élections législatives pour le parti républicain, de manière à neutraliser ses tendances négatives. Il faut donc qu’elle en ait.

Ses financiers si généreux se seraient-ils aperçus entre temps qu’ils jouaient la mauvaise carte ?

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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 12:57

http://www.bvoltaire.fr/benjaminleduc/pourquoi-alain-juppe-devrait-etre-exclu-de-la-primaire,290441?mc_cid=0d780de7e3&mc_eid=58ff097ba7

 

Pourquoi Alain Juppé devrait être exclu de la primaire

 AUJOURD'HUI

 

La position d’Alain Juppé n’étant pas celle de l’alternance, mais une ouverture à gauche, il enfreint la charte des primaires.

 

Benjamin Leduc

 

 

Les 20 et 27 novembre 2016 aura lieu l’élection primaire « de la droite et du centre » à laquelle sept candidats se disputeront l’investiture et le soutien du parti « Les Républicains ». Pour y participer, chaque adhérent doit signer une charte, d’une simplicité extrême qui ne stipule que :

« Le candidat à la présidence de la République soutenu par le parti « Les Républicains » en vue de l’élection présidentielle de 2017 est désigné à l’occasion d’une primaire ouverte à l’ensemble des citoyens partageant les valeurs républicaines de la droite et du centre et s’engageant pour l’alternance afin de réussir le redressement de la France. »

Un des rares points exprimés dans cette charte est donc l’alternance.

Or, le porte-parole d’Alain Juppé, Benoist Apparu, a ouvert la voie à une majorité d’ouverture en cas de victoire d’Alain Juppé contre le Front national à l’élection présidentielle. Comme dans tous les cas de figure, d’après les sondages, Marine Le Pen sera au deuxième tour, une élection d’Alain Juppé signifiera une majorité d’ouverture « en alliance avec le centre, et puis tous ceux qui veulent [les] rejoindre ». La position d’Alain Juppé n’étant pas celle de l’alternance, mais une ouverture à gauche, il enfreint la charte des primaires.

Son programme, distribué abondamment par ses militants à toutes les sorties des stations de métro, comporte quatre points, dont « Faire respecter la laïcité ». Sous ce chapitre, on retrouve entre autres le respect des « règles qui s’appliquent à tous, par exemple l’égalité hommes-femmes ». Toute personne informée sait que l’égalité hommes-femme, en politique, ne signifie rien d’autre que l’application de la théorie du genre, qui est l’un des dogmes de la gauche. Il enchaîne avec le problème de l’islam, « pour en finir avec les financements étrangers », ce qui va amener au financement des mosquées par les « associations culturelles », elles-mêmes financées par des subventions publiques. Bref, il souhaite continuer le travail d’islamisation du pays par le financement public, comme le fait la gauche. Enfin, il conclut sur la création d’un « délit d’entrave à la laïcité » qui ne sera qu’un outil de plus pour détruire les racines judéo-chrétiennes de la France, travail rondement mené par la gauche, qui déjà détourne la laïcité pour en faire un athéisme d’État, de façon totalitaire.

En toute logique, la candidature d’Alain Juppé à la primaire devrait être invalidée. On pourrait demander à tous ceux qui souhaiteraient aller voter pour lui à la primaire : n’avez-vous pas l’impression de commettre un faux serment en signant une charte s’engageant pour « l’alternance, afin de réussir le redressement de la France » tout en votant pour un candidat qui ne fera que continuer le travail de sape de la société française initié par la gauche ?

 

 

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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 12:48

91 % des Français soutiennent les policiers. Le gouvernement agira-t-il enfin ?

 Aujourd'hui

 

Depuis trop longtemps, malgré les appels au secours répétés, la situation sur la voie publique n’a cessé de se dégrader.

 

Olivier Damien


Docteur en droit – Commissaire divisionnaire honoraire

 

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Alors que le mouvement de mécontentement des policiers oscille entre récupération gouvernementale et persistance des intéressés, un récent sondage vient confirmer le large soutien que les Français apportent à leur police. En effet, selon un sondage exclusif IFOP pour Atlantico, 91 % de nos compatriotes estiment que les récentes manifestations sont justifiées, dont 60 % tout à fait justifiées.

Ce chiffre très élevé, en dehors du fait qu’il n’est pas sans rappeler les 94 % de soutien obtenus par les forces de l’ordre lors des manifestations de 2001, s’explique autant par la bienveillance des Français envers cette corporation que par une forte demande sécuritaire. Il traduit également, à n’en pas douter, la crainte de l’ensemble de la population française de voir la situation intérieure du pays dégénérer jusqu’à déclencher des émeutes meurtrières, voire une guerre civile.

Dans ce contexte, la question qui s’impose est celle de savoir si le gouvernement socialiste en place, encore pour quelques mois, aura la volonté, les moyens et la détermination nécessaires pour prendre les mesures indispensables qui s’imposent aujourd’hui. À la lumière des événements passés, il y a fort à craindre que la réponse soit négative. Ainsi doit-on vraisemblablement s’attendre à des tergiversations, des déclarations d’intentions et de beaux discours plutôt qu’à des actes concrets et des mesures fortes.

Les premiers signes de cette démission organisée se traduisent par les tentatives de récupération du mouvement des policiers observé ces derniers jours. La prétendue entrevue, au commissariat de Créteil, du ministre de l’Intérieur avec deux policiers se présentant comme des meneurs du mouvement contestataire constitue bien l’un des premiers éléments de ce vaste mouvement de désinformation. « Yann » et « Émilie », policiers, non identifiés et venus de nulle part, demandant à leurs collègues de suspendre leur mouvement, ressemblent à s’y méprendre à des leurres.

Par ailleurs, les motifs de ce mouvement, inédit ces dernières années en ce qu’il émane directement de la base des services de la direction de la sécurité publique, et tels qu’ils sont traduits par les médias, ne doivent pas tromper.

Certes, il est question de revendications matérielles, tout à fait justifiées lorsque l’on voit l’état dans lequel se trouvent certains locaux et certains véhicules. Certes, il est question de la protection physique des agents, également justifiée lorsque l’on constate la gravité des violences dont sont l’objet les forces de l’ordre. Certes, il est question de légitime défense, tant le cadre actuel de son usage, en état d’urgence qui plus est, est inadapté aux événements. Mais il est surtout question de restauration de l’autorité de l’État, à travers la présence et l’action de ses agents sur le terrain.

Depuis trop longtemps, malgré les appels au secours répétés des policiers et des gendarmes, la situation sur la voie publique ne cesse de se dégrader. Le nombre de ces militaires et fonctionnaires blessés en service ne cesse d’augmenter au fil des années et des mois, sans que les réponses pénales se traduisent, en réaction, par des sanctions adaptées. Oui, des réformes matérielles d’envergure sont devenues indispensables. Mais une politique pénale à la hauteur de la situation sécuritaire dramatique que connaît notre pays l’est tout autant. Or, le moins que l’on puisse dire est que, dans ce domaine, les directions prises par les derniers gouvernements n’ont pas été les bonnes.

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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 11:20

L’euro s’effondrera comme un château de cartes selon son architecte

 

 

   
 

L’euro « s’effondrera » comme s’il s’agissait d’un « château de cartes », a averti Otmar Issing – le fondateur et créateur de l’euro – dans une interview extraordinaire lundi.

Dans l’interview explosive en question, qui a été accordée à la revue « Central Banking », le Professeur Issing a déclaré : « un jour, le château de cartes va s’effondrer ». En ce sens, selon lui, la Banque centrale européenne (BCE) s’étend dangereusement de plus en plus et, partant, l’ensemble du projet euro devient tout simplement irréalisable dans sa forme actuelle.

L’architecte fondateur de l’union monétaire a averti que le rêve de Bruxelles relatif à un « super-État » européen finira par être enterré parmi les décombres de la monnaie unique en ruine, que M. Issing a lui-même conçue.

« Si nous devions être réalistes, nous devrions dire qu’une période de débrouillardise nous attend. Les crises vont s’enchaîner les unes après les autres. Il est difficile de prévoir combien de temps cela va durer, mais l’on peut néanmoins affirmer que cela ne peut pas durer indéfiniment », a-t-il commenté à l’attention de la revue « Central Banking », lors d’une analyse remarquable du projet européen et de son éventuelle déconstruction.

L’économiste respecté a lancé une attaque cinglante à l’égard des soi-disant eurocrates et aussi à l’égard de la première ministre allemande, Angela Merkel. Il les a effectivement accusés de trahir les principes de l’euro et a, par la même occasion, démontré leur incompétence scandaleuse vis-à-vis de la gestion de la monnaie unique.

Qui plus est, Otmar Issing s’en est également pris à l’idée d’un gouvernement fédéral des « Etats-Unis d’Europe », affirmant que la tentative de procéder à une fédéralisation furtivement, c’est-à-dire « par la porte arrière », a transformé les fondements mêmes sur lesquels la monnaie a été bâtie, en créant ainsi un désordre complet dans la législation européenne, où l’euro est en train de couler, et ce rapidement.

Comme c’est souvent le cas lorsque des critiques de fond pointues sont émises à l’égard de l’UE et de la BCE, et ce par des sources respectées et faisant montre d’autorité, l’interview a été traitée d’une manière tout à fait orwellienne. En d’autres termes, elle a été complètement ignorée par la plupart des médias Etatiques de l’Irlande, du Royaume-Uni et de l’UE, en général. En effet, la plupart des médias « Etatiques » européens sont majoritairement pro-UE et, partant, ils continuent d’ignorer les graves problèmes et les risques croissants posés par la monnaie unique et par l’aspect non démocratique de l’UE, notamment vis-à-vis de ses citoyens. L’entretien en question n’a pas été non plus signalé dans la plupart des médias d’affaires de l’UE, qui tendent elles aussi à généralement ignorer toutes les critiques raisonnables vis-à-vis de l’UE, de la BCE et en particulier vis-à-vis de l’euro.

L’entretien explosif a cependant été largement couvert par les médias de droite eurosceptiques, notamment au Royaume-Uni, dans des journaux tels que « The Telegraph » et « The Mail ». Cela signifie que la plupart des citoyens de l’UE n’entendront peut-être pas un seul mot au sujet des critiques et des préoccupations tout à fait raisonnables qu’Otmar Issing a émises quant aux risques croissants encourus par l’euro. Il s’agit pourtant de la monnaie utilisée par ces mêmes citoyens dans le cadre de leurs modes de vie routiniers.

L’effondrement imminent de l’euro semble tout simplement inévitable. L’on doit plutôt se demander quand est-ce que cela va arriver. Sachez toutefois que nous ne prenons aucun plaisir à affirmer cela, d’autant plus quand on sait que l’effondrement de l’euro sera financièrement douloureux pour nos familles, pour nos amis, pour la population européenne en général, ainsi que pour les entreprises dans tous les pays de l’UE.

L’euro a devant lui encore plus de défis que la livre sterling qui s’est effondrée de plus de 43 % par rapport à l’or cette année. Il n’est qu’une question de temps avant que les participants au marché de change ainsi que les traders, ne focalisent leur attention sur l’euro. Par conséquent, ce dernier fera l’objet d’une dépréciation similaire et d’une dévaluation dans les prochains mois.

L’or sera donc enclin à remplir une fois de plus son rôle principal, qui est de représenter une couverture contre la dévaluation des monnaies. Tout comme il l’a fait aux Royaume-Uni ainsi que dans de nombreux autres pays au cours des derniers mois. D’ailleurs, tout comme et il l’a fait à une multitude innombrable d’occasions à travers l’histoire de l’humanité, tout simplement.

 

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