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BLOG POLITIQUE, GEOPOLITIQUE, ET D'ECONOMIE

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LES SANCTIONS CONTRE LA RUSSIE RESPONSABLES DE LA HAUSSE DES HYDROCARBURES EN FRANCE!

Les sanctions contre la Russie responsables de la hausse des prix des hydrocarbures

Hausse immédiate à la pompe : le racket des spéculateurs, des distributeurs et de l’État !

Le régime Macron et les médias de propagande déplorent à l’unisson l’impact de la guerre dans le détroit d’Ormuz sur la prix des hydrocarbures. Mais ils cachent soigneusement celui des sanctions contre la Russie qui aboutit au même résultat.

Les sanctions occidentales imposées à la Russie depuis février 2022 ont un effet paradoxal sur les prix des hydrocarbures. En perturbant l’offre russe, en allongeant les chaînes logistiques et en multipliant les coûts de transport et de risque, elles ont contribué à soutenir ou à faire monter les prix mondiaux du pétrole et du gaz. Pour la France, ce mécanisme a eu des conséquences concrètes et durables : flambée des prix à la pompe, alourdissement de la facture énergétique nationale, pression sur le pouvoir d’achat des ménages et sur la compétitivité industrielle. À l’inverse, une levée (totale ou partielle) de ces sanctions produirait un effet baissier, particulièrement marqué sur le gaz et le diesel en Europe.

Avant 2022 la Russie était un fournisseur significatif

Avant 2022, la Russie n’était pas le premier fournisseur de la France, mais elle occupait une place significative. Elle représentait environ 15 % des importations françaises d’hydrocarbures naturels et figurait parmi les principaux fournisseurs de pétrole brut (6ᵉ rang en 2021) et de gaz. Les sanctions européennes (embargo maritime sur le pétrole russe fin 2022, interdiction progressive des produits raffinés) ont quasiment éliminé les importations françaises de pétrole brut et de produits pétroliers russes. En revanche, le gaz naturel liquéfié russe continue d’entrer en France et constitue même l’intégralité des importations françaises d’hydrocarbures en provenance de Russie, la France restant l’un des premiers importateurs européens de GNL russe.

Cette rupture a obligé la France à se tourner vers des sources plus lointaines et plus coûteuses : pétrole moyen-oriental, américain ou africain, GNL états-unien et qatarien. Le coût de cette diversification s’est immédiatement traduit dans les prix.

Les sanctions ont contribué à l’augmentation des prix

Les sanctions ont agi sur les prix français par deux canaux principaux. Le premier est le renchérissement du pétrole brut mondial, lié aux frictions sur l’offre russe (réorientation vers l’Asie, flotte fantôme, coûts de transport supplémentaires estimés entre 10 et 20 dollars par baril). Le second, plus spécifique, concerne les produits raffinés, en particulier le gazole. La Russie était un important exportateur de diesel. Les embargos, les sanctions sur les raffineries et, plus récemment, les interdictions d’exportation décidées par Moscou pour protéger son marché intérieur (notamment en 2026) ont tendu le marché européen du gazole.

La France, dont le parc automobile reste majoritairement diesel (autour de 50 % des carburants routiers consommés), est particulièrement exposée. Elle importe environ la moitié du gazole qu’elle consomme. Les tensions sur l’offre russe, combinées aux autres chocs géopolitiques, ont fait grimper les marges de raffinage européennes du diesel à des niveaux records, parfois supérieurs à ceux de 2022. Résultat : des prix à la pompe qui ont dépassé les 2 euros le litre à plusieurs reprises, avec des pics au-dessus de 2,20 ou 2,30 euros pour le gazole en 2026. Même lorsque le baril de Brent n’était pas à son maximum historique, le gazole restait cher en raison de la contrainte spécifique sur les produits raffinés.

Une facture énergétique nationale alourdie

La facture énergétique de la France (différence entre importations et exportations d’énergie) a atteint un record en 2022, dépassant 100 milliards d’euros, sous l’effet combiné de la flambée des prix du gaz et du pétrole liée à la guerre et aux sanctions, et de l’indisponibilité partielle du parc nucléaire français. Même si cette facture a ensuite diminué (autour de 45-58 milliards d’euros en 2024-2025), elle reste structurellement plus élevée qu’avant 2022 pour le gaz et, par moments, pour les produits pétroliers.

Le gaz, en particulier, illustre le paradoxe. La France a fortement augmenté ses importations de GNL pour compenser la baisse du gaz russe par gazoduc. Or le GNL est plus cher que le gaz de gazoduc. Les prix de gros européens ont connu des pics historiques en 2022 (plusieurs centaines d’euros le MWh), et même après le reflux, le niveau moyen est resté supérieur à celui de la décennie précédente. Les factures des ménages chauffés au gaz ont sensiblement augmenté, malgré les boucliers tarifaires successifs.

Pour l’État, le coût a été double : dépenses massives de soutien (boucliers, aides à la pompe, subventions) et, en période de prix élevés, une inflation énergétique qui a pesé sur les finances publiques via l’indexation de certaines prestations et la baisse de la consommation. Il a atteint entre 65 et 75 Mds euros rien qu’entre 2022 et 2024.

Les ménages et les entreprises ont financé les sanctions

L’industrie française, déjà confrontée à des prix de l’électricité et du gaz plus élevés que ceux de certains concurrents (notamment états-uniens), a vu ses coûts énergétiques s’envoler. Les secteurs intensifs en énergie (chimie, métallurgie, papier, agroalimentaire) ont subi une perte de compétitivité. Certaines entreprises ont réduit leur production ou délocalisé des activités. Le pouvoir d’achat des ménages a été directement touché : la part de l’énergie dans le budget des foyers a augmenté, les difficultés de paiement des factures se sont multipliées, et les interventions pour impayés (coupures, limitations de puissance) ont progressé.

Les sanctions ont ainsi fonctionné, pour la France, comme une taxe énergétique implicite finançant la guerre non déclarée contre la Russie. En se privant d’une source d’approvisionnement relativement proche et compétitive, le pays a accepté de payer plus cher son énergie, tout en laissant le pétrole russe continuer à circuler vers l’Asie, avec des rabais pour les acheteurs chinois et indiens mais des coûts logistiques additionnels qui soutiennent les prix mondiaux de référence.

La levée des sanctions permettrait une baisse des prix

Une levée des sanctions occidentales visant le pétrole et le gaz russes aurait, selon des analyses de marché et des études économiques, un effet baissier sur les prix mondiaux des hydrocarbures. L’ampleur et la rapidité de cette baisse dépendraient toutefois de plusieurs facteurs : le caractère total ou progressif de la levée, l’état de l’offre et de la demande mondiales au moment de l’annonce, et la capacité de la Russie à réorienter rapidement ses flux vers l’Europe.

Les sanctions actuelles n’ont pas fait disparaître le pétrole russe du marché mondial. Elles l’ont rendu plus cher à transporter, plus risqué et moins flexible. Elles ont imposé des rabais importants (souvent 10 à 25-30 dollars par baril selon les périodes) et des coûts logistiques additionnels estimés entre 10 et 20 dollars par baril.

En levant ces contraintes :

  • Les coûts de transport et d’assurance baisseraient fortement.
  • Le pétrole russe pourrait à nouveau être acheminé plus facilement vers l’Europe (distances beaucoup plus courtes que vers l’Asie).
  • Les rabais imposés par la Chine et l’Inde diminueraient ou disparaîtraient.
  • L’offre effective sur le marché mondial deviendrait plus fluide et moins risquée.

Résultat attendu : une pression à la baisse. Plusieurs analystes notent que le simple assouplissement temporaire de sanctions américaines en 2026 a déjà contribué à calmer les prix dans un contexte de tensions au Moyen-Orient.

L’effet serait différencié selon les produits :

  • Pétrole brut : baissier mais probablement modéré à court terme, car la production russe n’est pas fortement contrainte en volume et reste liée aux quotas OPEC+.
  • Produits raffinés (gazole/diesel) : impact plus fort et plus rapide. Un retour du diesel russe vers l’Europe (trajets de 5-7 jours contre 35-40 jours depuis l’Asie) réduirait nettement les tensions et les marges de raffinage.
  • Gaz naturel : effet baissier le plus marqué. Une reprise progressive des livraisons par gazoduc ferait chuter les prix du gaz européen (TTF) de façon significative.

Pour la France, une telle levée se traduirait par une baisse des prix à la pompe (surtout gazole), un allègement de la facture énergétique nationale, une réduction des coûts pour l’industrie et une diminution de la dépendance au GNL états-unien, plus cher.

Un paradoxe durable

Les sanctions n’ont pas retiré l’offre russe du marché mondial. Elles l’ont rendue plus chère à acheminer et plus risquée. Pour la France, le bilan est clair : prix des carburants structurellement plus élevés, facture énergétique alourdie, pression sur les ménages et l’industrie. À l’inverse, une normalisation des échanges agirait comme un choc d’offre positif (plus de fluidité, moins de coûts, moins de risques), faisant baisser les prix, particulièrement ceux du gaz et du diesel en Europe. L’effet ne serait toutefois pas synonyme d’un retour immédiat aux prix d’avant 2022, car d’autres facteurs (demande mondiale, décisions OPEC+, tensions géopolitiques ailleurs) continueraient de jouer.

Le régime Macron a ainsi sacrifié les intérêts de la France et le niveau de vie des Français au financement d’une guerre indirecte contre la Russie.

Jean Lamolie

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