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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 07:14

https://webmail1g.orange.fr/webmail/fr_FR/read.html?FOLDER=SF_INBOX&IDMSG=237055&check=&SORTBY=1

 

La victoire nette et sans bavure de Fillon à la primaire de la droite est surtout le fruit d'un immense malentendu que la campagne pour la présidentielle sera loin de lever, tant est fort en France le désir de redonner à la fonction suprême un semblant de dignité.
Or Fillon a d'autant mieux profité du rejet des deux « favoris » qu'il a su par son attitude distante et calme donner ce signe, ce qui, de la part de l'ancien premier ministre de Sarkozy, n'était pas gagné. Passer pour un homme neuf et incarner l'espoir du relèvement quand on est un des principaux responsables du déclin du pays : du grand art !

UN MACHIAVÉLISME TRANQUILLE

C'est là que réside le principal danger : que, dans ce jeu de faux-semblant que sont les élections, les Français misent sur un homme rompu depuis quatre décennies de vie politique à tous les reniements, mais plus habile que d'autres à cacher son manque de conviction. Car Fillon n'a pas été seulement le collaborateur zélé, pour ne pas dire servile, de Sarkozy : au gré de sa carrière, il a su, d'eurosceptique, devenir européiste, de gaulliste social, libéral assumé, de souverainiste, libre-échangiste. Son rapt illégitime de l'électorat catholique de droite est la preuve supplémentaire d'un machiavélisme tranquille. Que Jean-Frédéric Poisson n'ait pas réussi à attirer sur son nom la majorité de ces électeurs, d'autant plus heureux finalement de la victoire de Fillon que celle-ci ne les mènera pas au martyre, n'a rien d'étonnant. Poisson n'est pas responsable du caractère contre-productif de sa candidature. C'est le système politique qui condamne a priori le vote de conviction au profit, dès le premier tour, d'un vote utile qui se révèle foncièrement nuisible : les voix qui se sont détournées de Poisson n'auraient pas manqué à Fillon pour être qualifié au second tour. En revanche, le score décevant de Poisson a permis à Fillon, qui avait mis dans son escarcelle l'électorat naturel du premier, à neutraliser la tentative de procès en intégrisme catholique ouvert par Juppé et amplifié par la gauche, en se débarrassant du contenu pour ne garder qu'un emballage très aseptisé, mais qui convient à une bourgeoisie qui pense que porter son catholicisme en bandoulière suffit à obtenir l'absolution.
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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 11:22

http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2016/12/01/histoire-actualite-mort-de-fidel-castro%C2%A0-l-anticommunisme-5881651.html

 

Histoire & Actualité • Mort de Fidel Castro : l'anticommunisme est un humanisme, sauf en France !

  


Par Gilles-William Goldnadel 

Le « lider Maximo » est mort ce 25 novembre. Gilles-William Goldnadel constate [Figarovox, 28.11] qu'au pays de Georges Marchais, le procès du communisme reste à instruire, comme en témoignent les éloges funèbres prononcés en hommage au boucher de La Havane. Gilles-William Goldnadel a raison. Serait-il d'accord pour que l'on instruise concomitamment les procès des tueries et crimes révolutionnaires français ? Ceux-ci sont l'origine et la matrice de ceux-là. LFAR  

 

495725162.jpgCe n'est pas la première fois qu'ils nous font cette mauvaise farce. C'est toujours la même chose, on la croit morte. On se dit que cette fois ils ont compris. Qu'ils ne recommenceront pas. La sotte grandiloquence. Les hommages obscènes. Le déni de la réalité. Eh bien, non, ils ont recommencé.

Ils ont pleuré Castro. Même la sœur, Juanita, n'ira pas à l'enterrement de son frère : «il a transformé l'île en une énorme prison entourée d’eau ». Mais certains, en France sont plus fraternels envers Fidel que la sœur du geôlier.

Avant que de tenter d'expliquer l'inexplicable, un bref rappel de la réalité minimisée. Castro n'était pas seulement qu'un dictateur sud-américain. C'était un boucher et un équarisseur. Il ne s'est pas contenté de torturer et d'exécuter ses opposants, il a vendu leur sang, comme le rappelait le Wall Street Journal dans un article du 30 décembre 2005 : le 27 mai 1966, 3,5 litres de sang par personne furent médicalement ponctionnés sur 166 détenus par décision de Fidel Castro et vendus au Vietnam communiste au prix de 100 $ le litre. Après la prise de sang, 866 condamnés, en état d'anémie cérébrale, paralysés et inconscients, furent emmenés sur des brancards et assassinés.

Miguel A. Faria dans Cuba, une révolution écrit à la page 415 de son livre : «Depuis que Fidel Castro a pris le contrôle de l'île en 1959, les estimations les plus crédibles précisent que de 30 000 à 40 000 personnes ont été exécutées par le peloton d'exécution ou dans les geôles cubaines. »

Dès les premiers jours de la révolution, Castro ordonna des exécutions sommaires dans le but d'établir une culture de la peur qui annihila rapidement toute résistance. Les révolutionnaires d'opérette qui le soutiennent en France lui pardonnent avec indulgence ses exactions en même temps qu'ils maudissent ordinairement la peine de mort appliquée aux assassins de droit commun. Ils passent volontiers sous silence que dans les décennies suivantes, Castro s'assura de la soumission de son peuple en prolongeant l'État de terreur.

Profitons du deuil cruel qui frappe la galaxie communiste et ses compagnons pour régler aussi son compte à celui dont l'icône christique ornait les thurnes estudiantines des seventies et encore de nos jours les T-shirts de quelques attardés. Che Guevara avant que de faire le guérillero en Bolivie, dirigeait dès 1959 la sinistre prison de la Cabana, où il avait acquis le tendre sobriquet de «carnicerito » (le petit boucher). Selon Stéphane Courtois, auteur du Livre noir du communisme, ladite prison était un lieu où la torture et les mutilations étaient quotidiennes. Selon Archiva Cuba, une association basée dans le New Jersey, et qui s'est donné comme mission de documenter les crimes de Castro, en 1959, à la Cabana, au moins 151 personnes innocentes furent assassinées.

Parmi les 94 enfants dont on a pu établir la mort, 22 ont été exécutés par les escadrons de l'idole de l'extrême gauchisme.

Quant à la situation actuelle, et sans même évoquer la faillite économique, Christophe Deloire, président de Reporters Sans Frontières, rappelait samedi que Cuba demeurait au 171e rang (sur 180) au classement mondial de la liberté de la presse.

Ils ont pleuré Castro. Je ne parle pas des communistes. De Pierre Laurent, fils de Paul : « l’artisan de l'une des plus importantes révolutions initiées au XXe siècle… La démonstration de la possibilité de bâtir une société juste et souveraine pour tous les peuples ».

Je ne parle pas de notre Président de la République actuel, tout content d'avoir imaginé effleurer l'Histoire en touchant un vieillard et dont les euphémismes dégoutants dans son hommage funeste : « manquements aux droits de l'homme… désillusions » montrent à quel point les socialistes évaporés n'ont pas totalement coupé le cordon ombilical ensanglanté.

Je parle des compagnons de déroute, je parle des camarades de carnaval : Christiane Taubira, jamais économe d'une hyperbole : « le dernier géant du XXe siècle… ». Je parle de Clémentine Autain, invitée gentiment sur France Inter dimanche matin pour admonester ceux qui fêtent Kissinger mais cognent sur Castro et qui mériterait d'être engagée comme humoriste de la radio active de service public pour ce tweet mémorable et émouvant : « à Fidel Castro, pour la révolution cubaine, la résistance à l'impérialisme U.S, l'expérience « socialiste » d'un autre siècle. Hasta siempre !»

Je parle enfin de Jean-Luc Mélenchon, dont Onfray disait samedi au Point qu'il avait « fumé la moquette », en tous les cas un havane hallucinogène, en écrivant ce twitt halluciné : « Fidel ! Fidel ! Mais qu'est-ce qui s'est passé avec Fidel ? Demain était une promesse. Fidèle ! Fidel ! L'épée de Bolivar marche dans le ciel.»

Je conseille encore à tous ceux qui ne l'aurait pas regardé, de visionner l'hommage du futur candidat fraîchement adoubé par les communistes à la rapière envolée dans les cieux : Samedi matin, à l'ambassade de Cuba. Une homélie larmoyante. C'est sans doute lors d'un même petit matin blafard de 1953, que des staliniens aux yeux rougis rendirent hommage au petit père des peuples qui attend aujourd'hui son fidèle suivant.

J'imagine déjà certains scandalisés par cette dernière ligne.

Le scandale habite ailleurs. Il demeure dans le fait que, précisément, il n'y ait pas scandale quand ces hommages publics au boucher de La Havane sont rendus par des personnes publiques qui ont pignon sur rue.

Et l'explication vient. D'abord l'anti-occidentalisme pathologique, dans sa version antiaméricaine. Tout fut pardonné à Fidel au nom de la lutte sacrée contre l'impérialisme yankee. Tout, y compris le massacre et la mise au pas de son peuple. Mais cette anti occidentalisme radical n'est pas seulement politique, il est aussi racial.

Qu'on me permette de me citer dans mes Réflexions sur la question blanche(2011) : « Il faut se faire à la déraison : un sombre salaud cubain, vénézuélien, bolivien ou mexicain basané, qui sait ? mâtiné d'indien, ne sera jamais aussi honni qu'un bon vieux salaud chilien tel que Pinochet, poursuivi jusqu'au bord du tombeau, et que Sartre charriait pour « sa gueule de salaud latin » classique, à la Franco. ».

Ensuite et surtout en raison du fait que le procès du communisme reste à instruire en France. Il s'agit d'une triste spécificité française.

Il n'y a qu'en France que les archives du KGB n'aient pas été exploitées, après l'effondrement de l'URSS ce dont se désolait ma chère Annie Kriegel. Même dans l'Italie si communisante du compromis historique, les archives ont parlé, et l'on sait quel compagnon de route ou quel journaliste émargeait au budget soviétique. Il n'y a qu'en France où des syndicats politisés peuvent reconnaître leurs liens avec le PC sans être pour autant démonétisés. Il n'y a qu'en France où le parti communiste peut encore oser s'appeler par son nom et s'affubler d'un marteau et d'une faucille. Il n'y a qu'en France où des artistes sentencieux peuvent se produire à la fête du journal de l'organe central du parti communiste sans risquer la sentence. Il n'y a qu'en France où le parti de la gauche morale peut s'allier électoralement avec un parti communiste sans rougir ni être déconsidéré.

Car c'est en France encore que ceux qui ont combattu extrêmement le communisme et ses épigones d'extrême-gauche ont été médiatiquement rangés dans le ghetto de l'extrême droite.

Ce fut notamment le sort de Stéphane Courtois, qui faillit connaître la mort civile pour avoir écrit Le livre noir du communisme.

Pour avoir eu le courage suicidaire d'estimer à 100 millions le nombre d'êtres humains assassinés pour imposer le communisme. Paul Kangor dans The Communist estime que le livre de Courtois est largement en dessous de la réalité. Courtois évaluait à 20 millions les crimes de Staline, mais Alexandre Yakovlev , adjoint de Gorbatchev, cité par Kangor, estime le carnage entre 60 et 70 millions d'humains.

L'anticommunisme est un humanisme.  

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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 10:49

Voir la video ci-dessous  en cliquant sur le lien

 

http://www.tvlibertes.com/2016/11/23/11498/zoom-fabien-bougle-migrants-versailles

 

 

 

 

 

 

 

 

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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 01:46

mdhttp://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-la-construction-navale-en-chute-libre-au-japon-en-coree-et-en-chine.aspx?article=9667480356H11690&redirect=false&contributor=Wolf+Richter.

 

La construction navale en chute libre au

 

Japon, en Corée et en Chine

 

 
Publié le 02 décembre 2016
1132 mots - Temps de lecture : 2 - 4 minutes
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Rubrique : Editoriaux
 
   
 

« Pire encore que ce qui a fait suite à la crise financière globale. »

Les nouvelles commandes reçues par les chantiers maritimes chinois – aujourd’hui connus pour sous-coter leurs compétiteurs et sombrer rapidement dans la banqueroute – ont plongé de 58,5% sur un an entre janvier et octobre, selon le fournisseur de données BIMCO. Pour ce qui est de la Corée du Nord, où sont localisés trois des plus gros chantiers maritimes au monde, les commandes ont plongé de 84,2%. Au Japon, elles ont chuté de 90%.

Tous s’étaient spécialisés dans la fabrication de navires de cale sèche, de pétroliers et de porte-conteneurs. Mais cette année, les commandes de pétroliers ont baissé de 80% à l’échelle globale. La demande en porte-conteneurs a quant à elle perdu 84%.

Le commerce global, qui s’est effondré pendant la crise financière avant d’entamer une reprise en V, aurait dû poursuivre sa croissance. Mais au cours de ces dernières années, il n’a cessé de décliner. Les navires de cale sèche, les pétroliers et les porte-conteneurs font face à une surcapacité rampante et souffrent du déclin des tarifs de transport maritime. Au mois d’août, Hanjin, le plus gros transporteur de Corée autrefois considéré comme un too-big-to-fail, a fait faillite. Toutes les grosses sociétés de transport maritime ont cessé de commander de nouveaux navires.

En revanche, les commandes passées auprès de chantiers maritimes européens ont augmenté de 45% sur les huit premiers mois de cette année. A l’échelle globale, ils ne jouent qu’un rôle minime, avec seulement 9,3% des commandes. Mais ils se concentrent sur le plus petit marché des navires de croisière, des ferries et des remorqueurs.

A l’échelle globale, les commandes de navires ont perdu 77% depuis le début de l’année. Mais elles avaient déjà baissé de 13% sur un an en 2015. Et 2014 avait déjà enregistré un déclin de 26% depuis 2013, qui avait été la première bonne année depuis la crise financière. En 2007, les commandes avaient atteint un record de 92 millions de tonnes brutes compensées. Depuis le début de l’année, elles n’en représentent pour l’instant que 10 millions.

A ce rythme, 2016 pourrait devenir la pire année jamais recensée par BIMCO, qui a commencé à collecter ces données en 1996. Même à l’époque, les commandes représentaient jusqu’à 18 millions de tonnes brutes compensées.

Aucune industrie ne peut faire face à un tel taux d’effondrement sur le long terme. Et l’année prochaine pourrait être pire encore, comme l’explique Peter Sand, analyste des affaires maritimes chez BIMCO. Pour les constructeurs de navires spécialisés dans les porte-conteneurs, les navires de cale sèche ou le transport international, « les possibilités d’annulation et d’ajournement de commandes sont élevées ». Les annulations sont suffisamment catastrophiques à elles seules. Les ajournements peuvent ajouter aux problèmes de liquidité des constructeurs, parce qu’ils impliquent également un recul des paiements.

Parmi les constructeurs à avoir fait faillite, nous comptons le coréen STX Offshore & Shipbuilding, qui a demandé la protection de la cour au mois de mai. Aucun pays ne dépend plus de la construction navale que la Corée du Sud – en 2015, le secteur représentait 7,1% des emplois manufacturiers du pays.

Les trois gros constructeurs coréens - Hyundai Heavy Industries, Daewoo Shipbuilding & Marine Engineering, et Samsung Heavy Industries – se sont débarrassés d’actifs et d’une partie de leurs employés dans le cadre de récents projets de restructuration. Mais cela n’a pas suffi. Au mois d’octobre, le gouvernement a annoncé un plan de sauvetage : il commandera 250 navires jusqu’en 2020, d’une valeur de 6,9 milliards de dollars – mais il s’agira de plus petits navires, et non des gros projets de construction dont les sociétés du pays ont besoin.

Et cela pourrait ne pas suffire. Le 15 novembre, Hyundai Heavy a annoncé la vente de ses entreprises externes à la construction navale, dont ses sociétés de services, d’équipement de construction et de robotique, afin de réduire sa dette. Samsung Heavy a déclaré vouloir licencier entre 30 et 40% de ses employés avant 2018. Daewoo Shipbuilding pense se débarrasser de 20% de ses employés avant 2020.

En Chine, les banqueroutes se multiplient. Entre avril et mai : Zhong Chuan Heavy Industry, Zhong Chuan Heavy Industry Equipment, Zhoushan Xuhua Metal Material, Zhenjiang Shipbuilding (une succursale de Sinopacific Shipbuilding Group), et Yangzhou Dayang Shipbuilding. En février : Sainty Marine ; en décembre 2015 : Wuzhou Shipyard ; et un peu plus tôt en 2015 : Mingde Heavy Industries.

Mais beaucoup de sociétés de construction navale, soutenues par des prêteurs publics, continuent de recevoir des commandes en sous-cotant leurs projets de construction. Elles sont devenues des zombies.

En octobre, Guo Dacheng, directeur de la China Association of the National Shipbuilding Industry, a expliqué que ces zombies devraient disparaître, parce qu’ils endommagent l’industrie dans son ensemble.

Pour rester en vie, les autres constructeurs se diversifient hors des navires de cale sèche et des porte-conteneurs, et tentent de faire concurrence aux Européens en construisant des ferries et des navires de croisière. S’ils y parvenaient, ils créeraient une nouvelle surabondance et finiraient par faire faillite.

Et ce ne sera pas une tâche facile. Les gros constructeurs japonais tentent déjà de se diversifier sur les navires de croisière, mais sans grand succès.

Après une pause d’environ une décennie, Mitsubishi Heavy Industries a recommencé à construire de gros navires de transport de passagers en 2013 – un secteur plus lucratif que celui des porte-conteneurs. En revanche, la société a annoncé au mois d’octobre que son chantier maritime de Nagasaki avait perdu plus de 250 milliards de yens (2,25 milliards de dollars) sur une commande passée par une société de croisières américaine dans le cadre d’une série de modifications de conception et en raison de la hausse du coût des matériaux importés depuis l’Europe.

En conséquence, Mitsubishi a annoncé au mois d’octobre qu’elle n’accepterait plus que des commandes de navires de transport de passagers et continuerait de rechercher des commandes de méthaniers.

Les constructeurs de navires japonais tentent de garder la tête hors de l’eau en consolidant. Imabari Shipbuilding (le cinquième plus gros constructeur au monde), Oshima Shipbuilding, et Namura Shipbuilding se spécialisent dans les navires de cale sèche. Les trois sociétés discutent actuellement avec Mitsubishi Heavy en vue de joindre leurs ressources et de développer des navires de croisière. Ensemble, elles représenteraient le deuxième plus gros constructeur mondial.

Voilà qui pourrait prendre un moment. « L’industrie ne se relèvera pas avant 2021, » a expliqué Yoshikazu Nakaya, analyste chez Mizuho Bank. Il a qualifié le fiasco de « pire encore que celui qui a fait suite à la crise financière globale ».

Les Etats-Unis sont la plus importante destination pour les produits globaux. Et la situation pourrait encore s’aggraver. La récession automobile devrait s’étendre jusqu’en 2017. Lisez ceci : Strongest Pillar of Shaky US Economy has Cracked

 

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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 01:38

http://www.24hgold.com/francais/actualite-or-argent-90-de-la-richesse-sera-detruite.aspx?article=9681462514H11690&redirect=false&contributor=Egon+Von+Greyerz.

 

90% de la richesse sera détruite

 
Publié le 29 novembre 2016
1686 mots - Temps de lecture : 4 - 6 minutes
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Très peu de gens réalisent l'énorme transfert de richesse qui aura lieu dans les cinq prochaines années. La plupart des gens perdront 75 à 90% de leur richesse, et certains en perdront 100%. Mais les investisseurs qui prennent les mesures nécessaires pour protéger leur patrimoine ne verront pas leur argent partir en fumée. J'échange souvent avec des family offices, qui ont bâti des fortunes de centaines de millions de dollars à plusieurs milliards. Sans exception, ils croient que ces fortunes sont le fruit de leurs capacités à monter une entreprise ou à investir. Bien sûr, il faut des compétences et un peu de chance pour bâtir une grande fortune. Cela dit, l’ampleur de la richesse actuelle n’est pas due à cela, mais plutôt à la croissance énorme du crédit et de l’impression monétaire que le monde a connue depuis la création de la Réserve fédérale en 1913. Cela a causé une explosion de la valeur des actifs dans des proportions inégalées.

Croissance des prix des actions = croissance de la dette

Les marchés actions ont bénéficié massivement de la plus grande expansion monétaire que le monde n’ait jamais connu. Si nous regardons le Dow Jones depuis le début du dernier cycle majeur au début des années 1980, nous constatons une hausse des plus remarquables. Au début de 1980, le Dow était à 850 et, aujourd’hui, il est à 19 000. Il s’agit d’une hausse de plus de 18 000 points en 36 ans. Ce qui veut dire que le Dow Jones a grimpé de 9% par an en moyenne depuis 1981. Une augmentation annuelle de 9% fait que l’indice double tous les huit ans. Quel investissement ! Vous achetez des actions en 1980 pour 10 000 $ et aujourd’hui, en 2016, elles valent 220 000 $, sans que n’ayez à lever le petit doigt. En plus, les dividendes ont rapporté environ 2% en moyenne. Mais cette croissance du marché action n’est pas due au marché lui-même – les actions ne grimpent pas annuellement de 9%, pendant 36 ans, sans du carburant pour fusée. L’explication est simple : c’est la dette qui a servi de carburant, parce que la dette américaine a aussi grimpé de 9% par an depuis 1981. Alors, la recette pour devenir un président couronné de succès et aimé est simplement d’imprimer et d’emprunter. La corrélation est absolue entre l’augmentation de la dette américaine et la croissance des marchés actions.

24hGold - 90% de la richesse s...

Reagan connaissait le secret : durant son mandat, il a triplé la dette, de 900 milliards $ à 2 600 milliards $, ce qui fit doubler le Dow Jones, de 960 à 2 200 points. Clinton n’a pas eu à imprimer autant de monnaie pour pousser le marché à la hausse, contrairement à Bush Jr. qui a dû quasiment doubler la dette pour tenter de le faire, mais le marché finit plus bas que lorsqu’il prit la présidence huit ans plus tôt. Obama, lui, a doublé et la dette et le Dow, en ligne avec la tendance à long terme. Le problème, pour Trump, est que nous sommes au point de rendement décroissant – cela avait déjà débuté sous George W. Bush. Lorsque Bush Jr. prit le pouvoir, le Dow était à 10 800, et il est maintenant à 18 800, soit une augmentation de 74%. Mais pour obtenir cette hausse de 74% du Dow Jones, il a fallu que la dette grimpe de 250%. Cela signifie que Trump devra imprimer une sacrée quantité de monnaie pour continuer à stimuler les marchés. En plus, le Dow est à un niveau record, avec un ratio cours/bénéfices supérieur à 20, et les profits des sociétés sont en chute… cela sera pratiquement impossible à réaliser. Les chances de Trump de se faire réélire au bout de quatre ans sont très minces, à cause du niveau actuellement élevé du marché boursier et du niveau record de la dette publique américaine. Mieux vaut devenir président avec une économie faible et un marché boursier faible, comme Reagan.

En 1929, le Dow Jones a atteint un pic de 400 et s'est ensuite s’effondré à 40 en 1932. Cette chute de 90% est survenue à un moment où les conditions économiques aux États-Unis et à travers le monde étaient bien meilleures qu’aujourd’hui. Depuis 1981, le Dow Jones a vu sa valeur multipliée par 22. Alors que le monde connaît une bulle historique d’actifs et du crédit d’une ampleur sans précédent, une implosion de la dette pourrait facilement faire chuter le Dow de 90%, comme en 1929-1932, ou probablement même de 95%, pour retomber à 850, là où ce marché haussier a débuté. Cela signifierait une chute de 95% en termes réels. Je dis "termes réels" parce que nous assisterons probablement au plus grand programme d’impression monétaire de l’histoire. Les banques centrales mondiales imprimeront des milliers de milliards, même des quadrillions, de dollars dans une tentative désespérée de sauver le système financier et l’économie mondiale. Cette impression monétaire massive pourrait faire grimper le Dow bien plus haut, en termes nominaux ou hyperinflationnistes.

Le Dow Jones chutera de 90% en termes réels

La meilleure façon de mesurer le Dow Jones en termes réels est de le comparer à l’or. L’or est la seule monnaie qui a survécu lors des 5 000 dernières années, et il représente un pouvoir d’achat stable. L’or ne prend pas de valeur avec le temps – c’est plutôt la monnaie papier ou fiduciaire qui ne cesse de se déprécier jusqu’à atteindre zéro.

Le ratio Dow/or a atteint un pic en 1999, et il est maintenant dans une tendance baissière. Une fois la correction actuelle terminée, le ratio continuera à tomber vers 1:1, comme en 1980, alors que le Dow Jones était à 850 points et que l’or était à 850 $ l’once. La seule question est de savoir à quel niveau le Dow Jones et l’or seront lorsqu’ils atteindront ce ratio de 1:1. Est-ce que le Dow sera à 10 000 et l’or à 10 000 $ ? Ou verrons-nous des niveaux hyperinflationnistes, avec le Dow Jones à 100 000 points et l'or à 100 000 $ ? Le niveau absolu n’a pas d’importance, parce qu’à n’importe quel niveau, cela impliquera une perte catastrophique de capital pour n’importe quel investisseur sur les marchés actions.

24hGold - 90% de la richesse s...

Lorsque le ratio atteindra 1:1, cela signifiera une perte de plus de 90%, en termes réels, pour les investisseurs en Bourse (1 million $ en actions vaudra moins que 100 000 $ en monnaie d’aujourd’hui). N’oubliez pas que la dernière fois que l’indice Dow Jones s’est effondré de 90%, en 1929-1932, il a fallut 25 ans pour revenir au pic précédent.

Le marché de l’immobilier perdra plus de 75%

Le marché de l’immobilier a également été alimenté par l’explosion du crédit. Je rencontre plusieurs riches investisseurs qui croient que l’immobilier constitue la meilleure forme de préservation de richesse. Il est vrai, bien sûr, que l’immobilier a été un formidable investissement, ces cent dernières années. Pendant des centaines d’années avant 1913, l’inflation est demeurée stable à 1-2% par an. C’était la même chose avec l’immobilier. La valeur d’une maison, au début des années 1700, ne s’est pas beaucoup appréciée pendant 200 ans, jusqu’au début des années 1900. Mais la création de la Fed a conduit à la croissance du crédit et à l’impression monétaire, qui ont pris des proportions exponentielles dans presque tout le monde occidental. C’est pourquoi les prix de l’immobilier ont grimpé de milliers de pourcent au cours des 100 dernières années. Mais il peut être dangereux de croire que l’immobilier représente une valeur réelle après avoir connu la plus grande hausse de l’histoire. Ces dernières années, cette bulle a, en plus, été gonflée par de l’argent presque gratuit et des taux d’intérêt à zéro ou négatifs.

En termes d’or, la valeur de l’immobilier a atteint un pic au début des années 1970. Depuis, la valeur moyenne d’une maison américaine a chuté de 87% par rapport à l’or. On pourrait croire que l’immobilier, aux États-Unis, ne chutera pas beaucoup à partir de ces niveaux. Mais lorsque l’on regarde le niveau élevé des prêts du secteur immobilier, combiné aux taux d’intérêt bas, il est fort probable que l’immobilier, dans le monde occidental, chutera encore. Une cible minimale serait le niveau de 1980, ce qui impliquerait une chute de 50% en termes réels, par rapport à l’or. Mais compte tenu de la bulle immobilière, il est plus probable que nous assistions à une chute de 75-90% depuis le niveau actuel, ce qui voudrait dire qu’il descendrait au moins à 10 sur l'indice Case-Shiller.

24hGold - 90% de la richesse s...

La chute du prix des actifs et la hausse importante de la valeur de l'or pourraient se produire dans les cinq prochaines années. Si tel était le cas, les investisseurs dans les actions et l'immobilier perdront 75 à 90% de leurs actifs en termes réels. Cela ne devrait pas être considéré comme une chute démesurée, mais plutôt comme une correction salutaire, après avoir connu les plus grosses bulles d'actifs et de crédit de l'histoire. Oui, cela engendrera de la misère et nécessitera des ajustements majeurs pour la plupart des gens. Mais cette adaptation est nécessaire afin que le monde puisse à nouveau connaître la croissance, mais sans dette excessive. Parce qu'avec des dettes de l'ordre de 250 000 milliards $ et des millions de milliards de produits dérivés, l'économie mondiale ne peut tout simplement pas avancer. Toute cette dette devra imploser, entraînant avec elle les actifs qu'elle a soutenus.

La meilleure protection : l’or

Clairement, l’or peut offrir une protection contre la destruction de richesse à venir. Mais il doit s’agir d’or physique, détenu hors du système bancaire ou financier, en-dehors du pays de résidence de l’investisseur. L’or doit aussi être conservé dans un pays politiquement stable.

La correction actuelle du prix de l’or devrait être ignorée. Elle est due à la manipulation et à un dollar qui est temporairement fort. Il est essentiel de se couvrir contre les risques que j’ai évoqué plus haut, et l’or constitue la meilleure protection que quiconque puisse posséder. Les gens qui ne possèdent pas d’or s’exposent à des risques financiers et humains monumentaux.

Achat d’or avec Gold Broker
 
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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 17:51

http://www.bvoltaire.fr/gabrielrobin/fillon-et-limmigration-histoire-dune-incomprehension,297025?mc_cid=974a736452&mc_eid=58ff097ba7

 

Fillon et l’immigration :

 

histoire d’une

 

incompréhension

 

 AUJOURD'HUI

 

Je m’étonne que les champions les plus zélés du multikulti, fervents sponsors de l’immigration qui nous détruit, soutiennent François Fillon.

 

Gabriel Robin

Juriste


SG du Collectif Culture, Libertés et Création du RBM
 

 

 

« En face du déni, les extrêmes prétendent qu’on peut fermer les frontières, comme si l’immigration était la source de nos problèmes », disait François Fillon le 14 novembre 2014, tout juste un an avant que l’horreur ne frappe Paris en plein cœur lors des attentats du Bataclan. Depuis, il a essayé de repartir à tribord toute, par pur opportunisme.

Si François Fillon est devenu, en peu de temps, le nouveau héraut d’une droite qui se cherche toujours des hommes providentiels, quitte à recycler sans vergogne ceux qui furent hier responsables de son déclin, rien ne le laissait pourtant présager dans son parcours ou dans ses discours. Premier ministre, il déclarait que les minarets pouvaient parfaitement s’intégrer harmonieusement dans les paysages urbains de la France d’après qu’il a contribué à construire, détachée de ses racines historiques, multiculturelle et, donc, multiconflictuelle.
 
À titre d’exemple, sachez que le candidat à l’élection présidentielle de 2017 compte parmi ses plus proches conseillers l’essayiste Nicolas Baverez. Sur son blog, monsieur Baverez écrivait, le 29 septembre 2016 : « L’immigration est indispensable pour un continent vieillissant. » Il ajoutait en conclusion : « La crise des migrants constitue un test décisif pour l’Europe comme pour les valeurs et les institutions des nations qui la composent. Une course de vitesse à haut risque est engagée entre la démocratie d’une part, les populismes, les démocratures et l’islamisme d’autre part, qui utilisent les migrations comme une arme. »
 
Un point de vue étonnant qui laisserait à penser que les personnalités opposées à l’immigration-invasion feraient des « migrants » une arme quand, tout au contraire, ils essayent de prémunir les peuples contre les dangers que ces derniers représentent.

Laurence Parisot, ancienne présidente du MEDEF, déclarait au micro d’Europe 1 que les « migrants » clandestins étaient une chance pour notre économie. Aujourd’hui soutien de François Fillon, elle estime que son programme économique serait « porteur d’espoir ».
 
Je m’étonne que les champions les plus zélés du « multikulti », fervents sponsors de l’immigration qui nous détruit, soutiennent François Fillon, diabolisé depuis quinze jours par toute la gauchosphère. Serait-ce parce qu’il n’est pas celui qu’on nous a vendu après le premier tour de l’élection primaire de la droite et du centre ? Au fond, François Fillon n’incarnerait-il tout simplement pas la droite mondialiste chimiquement pure, qui fait des peuples des variables d’ajustement ?
 
Dans le programme de François Fillon, vous ne trouverez pas un mot sur les frontières, dont le retour lui paraît une « démagogie », pas un mot sur la préférence nationale, pourtant consubstantielle au principe républicain, pas un mot non plus sur l’arrêt du regroupement familial. J’en passe. Le projet migratoire de François Fillon entre en résonance avec son projet économique. Inspiré par le grand patronat français, il n’est qu’un copier-coller hexagonal de la politique menée outre-Rhin par Angela Merkel.

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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 14:59

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1 Philippot.hautain Et Pretentieux

FN : Les douze anachronismes de Florian Philippot

 
 
 

Jean-Yves Le Gallou, homme politique, écrivain, essayiste…

♦ Pour réussir une campagne politique, il faut entrer en résonance avec l’esprit du temps et les préoccupations des électeurs. Trois tendances majeures surplombent aujourd’hui l’opinion : la critique de la mondialisation financière, l’inquiétude suscitée par l’invasion migratoire et l’islamisation, le retour en force du conservatisme et des valeurs traditionnelles.

Marine Le Pen serait la mieux à même d’y répondre. Mais elle est handicapée par les anachronismes de la ligne Philippot. Jean-Yves Le Gallou décrypte.
Polémia


La société française va dans un sens, la ligne Philippot dans… l’autre

1  La société française évolue à droite : sur l’identité, la sécurité, les valeurs. C’est le moment choisi par Philippot pour gauchir le discours du FN.

2  Les forces de rupture avec le politiquement correct sont nombreuses : mouvements d’inspiration catholique, mouvements d’inspiration identitaire, mouvements entrepreneuriaux, mouvements militants pour le changement scolaire. Les « collectifs » philippotistes chargés de préparer le programme présidentiel de 2017 en sont totalement déconnectés. Ce qui fait courir un double risque : sur le fond, être à côté de la plaque ; électoralement, se priver de tout relais efficace.

 3.- Le plus grand mouvement social depuis 1968, c’est la Manif pour tous (LMPT) : plus d’un million de personnes dans la rue, 3 ans de manifestations, la constitution d’une nouvelle génération militante, la génération 2013. Ce puissant mouvement social, Philippot ne l’a pas vu

Affiche de prévention du Sida

Affiche de prévention du Sida

venir. Il s’en est tenu à l’écart et a convaincu Marine Le Pen de faire de même. Pire : interrogé sur l’abrogation de la loi Taubira il a répondu que cela n’avait pas plus « d’importance que la culture des bonsaïs ». Mépriser les électeurs potentiels, une curieuse manière de faire de la politique… Philippot est même allé jusqu’à défendre la campagne d’affichage sur le VIH de Marisol Touraine (*), c’est-à-dire la promotion d’une philosophie de back room à la porte des établissements scolaires et sur les Abribus.

 4  L’Education nationale est l’objet d’une méfiance croissante de la part des parents d’élèves : détournement de la carte scolaire, fuite vers les écoles privées, multiplication des écoles hors contrat, développement des formations alternatives, demande d’autonomie réelle des établissements, exigence de prise en considération des parents d’élèves. Voilà l’attente sociale de millions de parents d’élèves. Face à cela le projet philippotiste du collectif Racines vise à revenir à l’école de Jules Ferry de 1885 – où les parents n’auraient pas leur mot à dire ; et où un ordre du ministre serait immédiatement exécuté dans toutes les classes. Ce qui est ignorer la capacité de sabotage des organes de l’Education nationale. Une parfaite uchronie !

5 – Dans les années 1990 le FN incarnait la défense de l’identité ; Villiers, Seguin, Fillon, Chevènement, la souveraineté. L’identité est devenue aujourd’hui la première préoccupation des Français mais la ligne Philippot la relègue en second plan. Comme si le contenant formel (la souveraineté) avait plus d’importance que le contenu charnel (l’identité). La dénonciation de l’Union européenne et la sortie de l’euro tiennent lieu de mantras. La critique de l’immigration devient accessoire.

6  De plus en plus d’intellectuels – Eric Zemmour, Renaud Camus, Robert Ménard – osent nommer les problèmes et décrire le Grand Remplacement démographique et civilisationnel, le danger de l’islam et de la chariatisation de la société française. Au lieu de les inviter, de les écouter, Philippot leur tire dans le dos en reprenant contre eux la rhétorique de la diabolisation sur « l’extrême droite », le « racialisme » et le « complotisme ». Grande inélégance, mais aussi grossière erreur, que de croire qu’on se dédiabolise en diabolisant ses voisins.

7 – Le Coran est perçu par une grande majorité de Français comme un danger et comme incompatible avec notre civilisation ; le vote musulman est d’ailleurs radicalement anti-FN comme il a été pro-Hollande (en 2012) et pro Juppé (à la primaire de 2016). Juger l’islam compatible avec la République n’est pas conforme à la réalité. Lancer des appels aux « musulmans patriotes », ce qui revient à ignorer la notion d’oummah, est peu audible. Présenter la construction de mosquées comme « conforme au programme du FN » (comme le fit le philippotiste Bruno Bilde pour Hénin-Beaumont) est incompréhensible. Lancer la web télé Banlieue patriote en faisant appel à Camel Béchikh, membre de l’UOIF, est pour le moins curieux. Tout comme s’adresser à ce frère musulman pour animer des sessions de formation du… FNJ.

8  La vie politique dans le monde occidental est structurée par l’opposition majorité versus coalition de minorités (ethniques, sexuelles, culturelles). Le Oui au Brexit, l’élection de Trump, la victoire à la primaire de Fillon sont des succès obtenus par des campagnes visant d’abord à convaincre les électeurs issus de la majorité. Le FN philippotiste multiplie, lui, les clins d’œil aux minorités sexuelles et ethniques : lancement du « collectif patriote »  à destination des cités de l’islam ; multiplication des appels du pied au lobby LGBT.

9 – Dans les mairies qu’ils dirigent, les conseils régionaux, départementaux ou municipaux dans lesquels ils siègent, les élus FN ont cherché à acquérir une réputation de rigueur financière et de souci des deniers publics. Les promesses de laisser filer le déficit public vont à rebours de 30 ans de leurs efforts. Est-il crédible de proposer l’aggravation d’un déficit budgétaire qui atteint déjà 25% du budget de l’Etat ? Une telle attitude est aussi contradictoire avec la recherche de l’indépendance nationale qui suppose un minimum d’équilibre budgétaire et de la balance des comptes extérieurs. Ce qui explique qu’en 1958 De Gaulle avait appelé Pinay au ministère des Finances et validé le plan Rueff-Armand. A quoi rime de se référer en permanence au général De Gaulle si c’est pour oublier une de ses leçons essentielles ?

10 – La langue de coton et le déni de réalité sont de moins en moins supportés par les électeurs du monde occidental. C’est ce qui explique l’échec d’Hillary Clinton et d’Alain Juppé. C’est le moment choisi par Philippot pour « pasteuriser » le discours du FN, au risque de le rendre insuffisamment audible pour mobiliser l’électorat populaire, porté à l’abstention, et pour récupérer les orphelins du sarkozysme.

11 – La société fonctionne de plus en plus en réseaux. Les idées et les comportements s’échangent et se propagent de manière virale, et s’imposent par eux-mêmes plus qu’ils ne sont imposés de l’extérieur. Or Philippot a une vision jacobine, voire robespierriste, très datée, du fonctionnement de l’Etat, de l’Education nationale et d’un parti politique.

12  Les médias sont de moins en moins crédibles. Les médias alternatifs et les réseaux sociaux jouent un rôle de plus en plus grand : ils ont assuré la victoire de Trump et la défaite d’ « Ali » Juppé. Or la stratégie philippotiste est paléo-médiatique. Elle repose sur l’espérance d’amadouer les médias mainstream : une espérance doublement vaine car c’est contraire à leur ADN et que l’attitude anti-Système est le moteur électoral du vote FN. A contrario la stratégie philippotiste méprise les médias alternatifs et son discours pasteurisé ne bénéficie que d’une reprise poussive sur les réseaux sociaux.

*
*     *

Philippot tout faux : une stratégie limpide mais non opérative

La stratégie de Philippot est limpide : reconstituer la majorité du Non à la Constitution européenne de 2005 (dans la foulée de la quasi-majorité en défaveur de Maastricht), en faveur de MLP. Et pour cela, venant de la « rive droite », viser prioritairement l’autre rive (gauche) des « Républicains ».

  • C’est ringard, car ces débats sont derrière nous (moins dans leurs fondamentaux que parce que d’autres urgences sont apparues depuis 10 à 20 ans – au 1er rang desquelles le Grand Remplacement que Villiers dénonce également – et que c’est ce qui angoisse au 1er chef les « vrais gens ») ;
  • C’est non opératif, car des majorités en contre (agrégats de votes négatifs) ne débouchent pas fatalement, et d’ailleurs rarement, en majorités positives (faisceau de votes d’adhésion), sans un nouveau sens donné à l’action ;
  • C’est contraire aux enseignements électoraux qui montrent que le FN gagne moins difficilement au deuxième tour contre la gauche que contre la droite ; et qui montrent aussi au deuxième tour la mobilisation de la gauche contre le FN : si ce n’était pas le cas Marine Le Pen présiderait la région Hauts de France…

La stratégie de Philippot repose aussi sur l’idée qu’il faudrait « moderniser » le Front national. Une double erreur. « Moderniser » est un mot daté qui fleure bien le siècle passé. « Moderniser » suppose aussi de se couper de ses racines : or sans racines, pas de futur !

Quelles conséquences pour la présidentielle ?

Malgré cela, Marine Le Pen reste encore aujourd’hui créditée d’un pourcentage important d’intentions de vote : pour une raison simple elle vit de la rente de 30 ans de critique radicale de l’immigration. Et le FN reste de loin la meilleure offre électorale sur ce sujet qui prend une importance grandissante. Marine Le Pen reste aussi désignée comme le grand méchant loup par le Système : triste au regard de la dédiabolisation recherchée mais rassurant en terme électoral ! Etre dénoncé par les médias est un certificat de qualité !

Dans ces conditions, il est normal que la qualification de Marine Le Pen pour le second tour paraisse acquise. Tant que la gauche sera éclatée. Mais si un candidat (Montebourg ?) parvenait à rassembler la gauche sociétale (Macron) et la gauche sociale (Mélenchon), un premier tour en forme de triangulaire (Montebourg/Fillon/Le Pen pourrait rebattre les cartes.

Retour aux fondamentaux ?

De ce point de vue, ce serait sans doute une erreur de canonner d’abord Fillon sur son programme économique car une campagne du type « au secours la droite revient » ne peut que servir Fillon d’un côté, les candidats de gauche de l’autre. Dans leurs motivations de vote les électeurs ne choisissent pas le FN pour ses positions économiques (qui souvent les divisent) mais pour ses positions sur l’identité et la sécurité (qui les unissent). Quand on veut réussir un concours, il faut d’abord bosser sa matière forte surtout quand elle a un fort coefficient. En politique cela s’appelle revenir à ses fondamentaux. Surtout quand ils sont portés par le vent de l’histoire !

Enfin, la clé d’une élection présidentielle c’est la mobilisation de l’électorat populaire. Ce qui peut le bouger, c’est le parler vrai et le parler cru, pas les minauderies !

Jean-Yves Le Gallou
30/11/2016

Note de la rédaction (*) : Affiche de prévention du Sida : Marisol Touraine saisit la justice après la «censure» de maires

Image : Un Philippot hautain et prétentieux

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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 14:15

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1 Amiens
 

Comment la laïcité dévoyée contribue à l’islamisation de la

France

 
 
 

Bruno Mégret, haut fonctionnaire, écrivain, essayiste

♦ La notion de laïcité, telle qu’elle est utilisée par le Système dans les débats sur l’immigration, se révèle être d’une grande ambiguïté. Normalement la laïcité devrait conduire à contester l’islam qui est réfractaire à ce concept et à reconnaître son incompatibilité avec les principes qui régissent notre société.

Force est de constater que la classe politique et médiatique, qui se réfère pourtant en permanence à la laïcité, n’en tire nullement cette conclusion.


Lorsque, il y a de nombreuses années, je me suis rendu compte que l’immigration massive allait générer un processus d’islamisation, j’ai pensé que cette nouvelle donne pouvait progressivement faire éclater le consensus de la classe politique et médiatique en faveur de la politique d’immigration à tout va. Car c’est l’idéologie officielle des tenants du Système qui se trouvait ainsi mise en cause par l’islam et bien au-delà, d’ailleurs, de la laïcité. L’égalité des citoyens compromise par le statut d’infériorité réservé aux femmes, la démocratie contestée par la légitimité de la loi divine, les valeurs des lumières réfutées par la confusion du politique et du religieux, il était clair que l’islam n’était compatible ni avec la République ni avec les droits

Les symboles

Les symboles : le tchador et la croix

de l’homme. Dès lors, on pouvait penser que ceux qui défendaient ces principes, les tenants de l’idéologie politiquement correcte, ne pourraient que s’inquiéter de la montée de l’islam et, ce faisant, rejoindre ceux qui contestaient la politique d’immigration massive suivie jusqu’alors.

Certains l’ont fait avec courage mais ils n’ont été qu’une petite minorité. L’essentiel du Système a choisi de rester sur une ligne immigrationniste et a entrepris un exercice idéologique acrobatique pour gommer les contradictions pourtant inhérentes à cette position. Pis : la manière dont ils manipulent leurs principes les amène aujourd’hui à transformer la laïcité en un instrument qui détruit notre identité et qui assure, en revanche, la promotion de l’islam.

La laïcité égalitaire

Ils ont en effet dénaturé la notion même de laïcité en y introduisant une idée d’égalité : l’idée que l’Etat et les pouvoirs publics doivent traiter également toutes les religions. Or cette dimension égalitaire, qui n’est nullement contenue dans le concept de laïcité, est naturellement celle qui est la plus utilisée par les tenants du politiquement correct. Lesquels vont dès lors utiliser la laïcité pour mettre sur le même plan la religion chrétienne et la religion musulmane, ce qui les conduit à faire reculer la première et à assurer la promotion de la seconde. N’est-ce pas d’ailleurs ce que l’on observe tous les jours ? L’islam est au centre des préoccupations des médias quand le christianisme en est pratiquement absent.

C’est en effet au nom de la laïcité, remise à l’honneur par la montée de l’islam, que le Système s’en prend maintenant à toutes les manifestations publiques du christianisme avec comme objectif de l’évacuer totalement de la sphère publique. C’est, par exemple, au nom de cette logique que

Amiens, cathédrale Notre Dame, excellent symbole de notre culture

Amiens, cathédrale Notre Dame, excellent symbole de la culture européenne

certains réclament l’interdiction des crèches à Noël, que d’autres veulent faire taire les cloches des églises et que d’autres encore font la chasse aux croix dans l’espace public. Pis : lorsqu’on veut réglementer une pratique de l’islam contraire à nos traditions, on cherche à s’en prendre symétriquement à l’une de nos coutumes : ainsi, l’interdiction du port du tchador sera-t-elle étendue à tous les signes religieux ostensibles, y compris, bien sûr, au port d’une croix, lequel ne posait pourtant aucun problème.

De plus, cette vision d’un laïcisme symétrique et égalitaire conduit à nier la composante chrétienne de notre identité. Indépendamment de toute considération religieuse, que l’on soit catholique ou non, pratiquant ou non, personne ne peut nier pourtant que notre nation a été façonnée par le christianisme. Il suffit d’observer notre territoire si riche de calvaires, d’églises et de cathédrales, ou de s’intéresser au nom des lieux désignés pour beaucoup par le nom d’un saint, ou encore de se rappeler que les jours fériés correspondent pour la plupart à des fêtes chrétiennes. Or, si l’on nie cette réalité, si l’on cherche à l’occulter voire à la détruire au nom de la laïcité, on gomme tout un pan de notre identité face à l’identité conquérante de l’islam.

En plaçant ainsi sur le même plan une religion qui a marqué notre nation pendant quinze siècles et une autre qui n’est présente dans l’Hexagone que depuis quelques décennies seulement, on assure une promotion extraordinaire à l’islam, lui conférant de ce fait un statut de tout premier plan au sein de notre pays. Dévoyée par les tenants du Système, la laïcité conduit dès lors, indirectement et paradoxalement, à renforcer l’islam en l’installant et en le légitimant sur notre sol, tout en érodant par ailleurs notre propre identité.

L’impératif d’identité

Aussi, pour combattre la montée de l’islam faut-il sortir du schéma politiquement correct, car les valeurs républicaines comme celle de la laïcité ne sont pas suffisantes pour asseoir intellectuellement une opposition claire à l’islamisation de notre pays.

Sur le plan idéologique, c’est bien le recours au concept d’identité qui permet de lever toutes les ambiguïtés. L’islamisation doit être combattue car l’islam n’est pas compatible avec notre identité, ni sur le plan historique, ni sur le plan religieux, ni sur le plan des valeurs. En clair, il ne procède pas de la même civilisation. Et la défense, ô combien légitime, de notre propre civilisation nous impose donc d’empêcher l’islam de s’installer massivement sur notre sol.

Bruno Mégret
30/11/2016

Correspondance Polémia – 1/12/2016

Image : Cathédrale Notre-Dame d’Amiens, l’archétype du style gothique classique, vue par dessus les toits de la ville. Excellent symbole de notre culture, la Cathédrale d’Amiens est classée au Patrimoine Mondial de l’UNESCO.

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 21:04

http://www.bvoltaire.fr/eliecollin/avortement-quand-lideologie-libertaire-se-fait-totalitaire,296782?mc_cid=df3fe67f0a&mc_eid=58ff097ba7

 

Avortement : quand

 

l’idéologie libertaire se

fait totalitaire

 

 HIER

 

Dans une société réellement tolérante, on aurait le droit de juger que le meilleur avortement est celui qu’on évite.

 

Élie Collin

 

 

Le totalitarisme pro-avortement va encore frapper. Le 1erdécembre va être examinée, à l’Assemblée, un projet de loi prévoyant d’élargir aux sites Internet le « délit d’entrave » à l’avortement. En ligne de mire : Les Survivants, un collectif d’agit-prop visant à sensibiliser la société au tabou absolu de l’avortement – un tabou dont on dissimule la scandaleuse réalité derrière le sigle neutre IVG.

Est-ce à dire qu’être contre l’avortement n’est plus possible ? Le gouvernement souhaiterait-il empêcher toute contestation, toute opinion défavorable à l’avortement ? Marisol Touraine, le ministre de la Santé, s’en défend, bien sûr :

« Une opinion explicitement exprimée relève des principes de liberté d’expression et d’opinion qu’il ne s’agit pas de remettre en cause. En revanche, induire délibérément en erreur, intimider et/ou exercer des pressions psychologiques ou morales afin de dissuader de recourir à l’IVG, comme le font certains sites Internet, se situe sur un tout autre terrain. »

 

Pourtant, une visite sur le site des Survivants nous fait douter de la véracité des propos du ministre de la Santé. On y trouve des faits, des chiffres ainsi que des argumentaires sur les effets possiblement néfastes de l’avortement sur les femmes l’ayant pratiqué et sur les enfants souffrant du syndrome du survivant, mis en évidence par des psychiatres américains. Assurément, nous sommes sur un site militant, pro-vie, mais on n’y trouve rien qui « induirait délibérément en erreur, intimiderait et/ou exercerait des pressions psychologiques ou morales ».

Est en jeu la liberté d’expression quant à l’avortement. A-t-on encore le droit de briser l’omerta convenue sur l’avortement ? En fait, ce projet de loi proprement totalitaire n’est qu’une nouvelle expression de l’intolérance des tolérants.

La tolérance est le grand credo des libéraux-libertaires aujourd’hui au pouvoir. Mais c’est une tolérance à géométrie variable. Pour pasticher Saint-Just, la maxime en vogue dans cette gauche faussement tolérante est sans nul doute « Pas de tolérance pour les ennemis de la tolérance ». Le principe même d’ériger la tolérance en valeur absolue, que tout le monde se devrait d’adopter, est contradictoire. Une tolérance authentique et cohérente devrait admettre l’intolérance comme une opinion légitime, au même titre que d’autres opinions. Or, dans le cas présent, la gauche libertaire ne trouve pas absurde de refuser l’opinion différente, qu’elle disqualifie en la présentant comme « intolérante » – mais la gauche n’est probablement pas à cette contradiction près.

Dans une société réellement tolérante, on aurait le droit de juger que le meilleur avortement est celui qu’on évite et de ne pas le considérer comme un « droit fondamental » sans être traité – au choix – d’obscurantiste, intégriste, réactionnaire ou fasciste.

 

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 17:11

http://www.bvoltaire.fr/pascalcelerier/fillon-la-france-blac-et-le-peuple,296870?mc_cid=df3fe67f0a&mc_eid=58ff097ba7

 

 HIER

 

La droite aisée a été séduite par sa radicalité économique. Le peuple ne le suivra que s’il fait preuve de la même radicalité en matière identitaire et sécuritaire.

 

Pascal Célérier

 

 

M. Fillon a été porté par une France qui s’est parfaitement reconnue dans son style et son programme. À l’heure où il lui faut rassembler et élargir son audience, ce n’est bien sûr pas vers la gauche et vers le centre qu’il doit se tourner, mais vers le peuple.

Il lui faut aller vers la base de la pyramide dont il occupe le sommet. Pyramide sociale, d’abord : oui, la France qui l’a choisi massivement est une France bourgeoise et aisée. Pyramide des âges, ensuite : c’est aussi une France âgée.

Le vote Fillon de la primaire ? C’est essentiellement celui de la France BLAC : Bourgeoise, Libérale, Âgée, Catho-conservatrice. Rien de répréhensible à cela. C’est même une très bonne France, parfois.

Avec ses ambiguïtés et ses contradictions, comme tout le monde. Et l’on comprend qu’elle ait eu envie de se faire entendre, à son tour, elle qui était l’oubliée ou la risée des médias. Et de la gauche.

Le libéralisme de M. Fillon lui va très bien : demander à tous les salariés de travailler plus, augmenter la TVA, repousser l’âge de la retraite pour les actifs, supprimer 500.000 postes de fonctionnaires. Pas de souci pour cette France âgée, car elle ne sera pas touchée. Mieux : l’objectif est de sauvegarder son niveau de vie, ses rentes, ses retraites. Tout bon du côté portefeuille.

Et du côté valeurs ? La défense sereine de quelques valeurs familiales, plus par l’incarnation que M. Fillon en donne – ce qui est déjà beaucoup ! — que par ses engagements programmatiques, lui va aussi très bien.

Mais voilà, en mai, c’est tout le peuple qui votera, toute la pyramide, et pas seulement la France BLAC.

Et le peuple, lui, fait un raisonnement imparable : « On va me demander de travailler plus, de faire des efforts ? Mais pour financer quoi ? La construction de mosquées ? La rémunération des imams ? L’accueil de milliers de migrants ? Des centres de déradicalisation ? Des prisons pleines à 80 % de Français “issus de l’immigration” ? Des banlieues communautarisées prises en charge, à coup de milliards d’euros, par la politique de la ville et des élus clientélistes, et d’où sont sortis nos terroristes islamistes ? »

C’est ce cri, d’abord, qui monte « du plus profond de l’âme française ». C’est ce cri qui a retenti au Royaume-Uni en juin avec le Brexit et aux États-Unis avec l’élection de Trump.

Si cette exigence-là n’est pas sérieusement prise en compte par M. Fillon, avec des mesures rapides et radicales à l’appui de sa vision, le peuple ne se reconnaîtra pas dans sa démarche.

La droite aisée a été séduite par sa radicalité économique. Le peuple ne le suivra que s’il fait preuve de la même radicalité en matière identitaire et sécuritaire.

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