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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 17:34

http://www.bvoltaire.fr/audreydaguanno/record-de-femmes-enfant-sud-de-leurope,307659?mc_cid=256c2f77e6&mc_eid=58ff097ba7

 

Record de femmes sans enfant dans le sud de l’Europe

HIER

 

Pour invertir la tendance, il serait vital d’investir dans les politiques natalistes et de soutien à la famille.

 

Audrey D’Aguanno

Journaliste


résidant en Italie
 

 

 

Certains mythes ont la vie dure. Tel en est celui de la famille nombreuse des pays sud-européens qui, dans l’imaginaire collectif, n’a pas encore fait place au tableau plus sombre, mais ô combien plus réaliste, de régions à la progéniture maigre et où l’infécondité croît plus fortement qu’ailleurs.

Une récente étude de l’INED le confirme : « C’est en Europe du Sud que [le taux d’infécondité] a le plus augmenté récemment – jusqu’à une femme sur quatre née dans les années 1970 pourrait y rester sans enfant. »

Coupables une crise économique persistante et des politiques familiales extrêmement faibles quand ce n’est totalement absentes, qui poussent les jeunes de Grèce, d’Italie et d’Espagne à penser plus à l’émigration qu’à la fondation d’une famille.

À cela s’ajoute un phénomène, difficile à quantifier mais impossible à ignorer : le changement de mentalité des jeunes adultes qui renvoient à plus tard la parentalité, ce que l’étude ne traite que sous l’angle de l’instruction des femmes (accès plus fréquent des femmes aux longues études), sans mot dire, cependant, sur le mortifère bouleversement culturel induit par la montée de l’individualisme, qui a transformé la procréation en sacrifice, l’enfant en entrave au divertissement et à la réalisation de son petit « moi ».

C’est particulièrement le cas en Italie, un des pays les plus vieux et vieillissants au monde, dont le taux de natalité de 1,35 enfant par femme est un des plus bas de la planète, et l’âge de la première – et souvent unique – grossesse est de 32 ans (30 ans en France). On y enregistre huit naissances pour mille habitants, contre 10 naissances pour mille dans le reste de l’Union. Mais la situation y est surtout critique, car c’est le premier pays à avoir entrepris ce que les démographes appellent le « crossing-over », le moment où le nombre de plus de 60 ans dépasse celui des plus de 20 ans. Si rien ne change, les Italiens ne seront plus que dix millions à la fin du siècle.

Le reste du continent suit la même involution, mais plus lentement : en Europe de l’Est, l’infécondité est relativement faible mais en augmentation avec « la transition brutale vers le capitalisme, les nouvelles incertitudes du marché de l’emploi, mais aussi la progression des études supérieures et les nouvelles opportunités de carrière ».

Si, en France, l’infécondité s’est stabilisée, la reproduction est en perte de vitesse et le taux de natalité, « exceptionnel » pour un pays occidental, de deux enfants par femme a baissé pour la deuxième année consécutive (il est désormais de 1,93 enfant par femme).

Pour renverser la tendance, il serait vital d’investir dans les politiques natalistes et de soutien à la famille, de revaloriser les filiales professionnelles qui se traduisent en études plus courtes, mais souvent plus rémunératrices à terme (voir le jeune plombier du coin contre le sociologue trentenaire bossant à McDo), et de lancer rien de moins qu’une révolution culturelle : lutter contre l’assouvissement à tout prix des désirs qui génère l’instabilité des couples et abat le sens des responsabilités, recréer le sentiment collectif et, à travers lui, la communauté. Tout ce que nos politiques s’appliquent à déconstruire depuis près de cinquante ans.

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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 17:21

http://www.bvoltaire.fr/christiandemoliner/immigres-creent-de-croissance-blague,306790?mc_cid=256c2f77e6&mc_eid=58ff097ba7

 

Les immigrés créent de la croissance : quelle blague !

HIER

 

Le coût social des migrants est élevé et risque de détruire notre société.

 

Christian de Moliner

Professeur agrégé et écrivain

 

 

Le Monde, fidèle à son penchant migrantophile, est tout fier de nous annoncer qu’en Allemagne, l’arrivée de 1,1 million de réfugiés a boosté la croissance : 1,9 % au lieu de 1,4 %. Et de sous-entendre que nous devrions les imiter afin de bénéficier, nous aussi, de cette manne inattendue.

D’abord, les journalistes admettent que ce petit 0,5 % de croissance supplémentaire est dû aux 11 milliards déversés pour accueillir les nouveaux venus. C’est simplement de la relance keynésienne par la dépense. On aurait à peu près la même croissance en distribuant en moyenne 135 € par Allemand, ou plutôt en ordonnant de grands travaux afin de s’assurer que les sommes colossales distribuées relancent le moins possible les économies extérieures.

Ensuite, Le Monde avoue que seulement quelques dizaines de milliers de réfugiés ont trouvé du travail (42.000) sur 1,1 million, alors que l’économie germanique, contrairement à la nôtre, manque cruellement de bras. On croyait accueillir des médecins, des ingénieurs, des personnels qualifiés. On a surtout des non-diplômés qui ne connaissent ni l’allemand ni l’anglais et sont, pour l’instant, inemployables. Malheureusement, il y a de grandes chances pour qu’ils le restent toujours. Si on se fie aux statistiques antérieures, 50 % d’entre eux ne travailleront jamais ! On a donc introduit 500.000 personnes qui vivront de charité publique pendant toute leur vie. Une absolue folie économique ! Une catastrophe totale. Sur 50 ans, une dette de 300 milliards pour rien. Et encore, l’Allemagne a un surplus budgétaire à dépenser, contrairement à nous qui sommes en faillite.

Bien sûr, les ONG rétorquent qu’au moins, les migrants tirent bénéfice de ce tonneau des Danaïdes.

Cette remarque est pleine de naïveté. D’abord, les conditions de vie des migrants sont précaires. De plus, le salaire d’un smicard sénégalais est de 300 € par an. Il en coûte 10.000 € s’il vient en Allemagne. S’il reste dans son pays et si on lui verse 1.000 € par an, il vivra bien mieux que s’il vient chez nous. Et comme les migrants, par solidarité, envoient une partie de leurs allocations à leur famille, « l’évaporation » des sommes consacrées aux migrants vers l’Afrique serait sans doute moindre si on les payait à rester chez eux. Ils auraient un meilleur niveau de vie et ils ne seraient plus des déclassés.

Je ne suggère pas, bien entendu, de « salarier » les migrants. Cela serait absurde. Mais au lieu de dépenser 11 milliards chez nous, ne ferait-on pas mieux d’en verser 2 ou 3 chez eux – sachant que la plupart de ces migrants le sont pour raisons économiques – pour des actions concrètes de développement, en refusant systématiquement leurs ressortissants, en dehors du nécessaire droit d’asile ? Bien sûr, nous exigerions des contreparties économiques. Une solution gagnante-gagnante pour tout le monde.

Et on n’introduirait pas chez nous des terroristes, des délinquants ou des violeurs, même si ceux-ci ne sont qu’une infime minorité parmi les réfugiés. Le coût social des migrants est élevé et risque de détruire notre société

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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 17:02

http://www.bvoltaire.fr/benjaminleduc/manif-retour-de-boomerang,307361?mc_cid=256c2f77e6&mc_eid=58ff097ba7

 

La Manif pour tous :

 

retour de boomerang ?

HIER

 

Le plus grand mouvement de contestation vu en France depuis mai 68, aura, par une mauvaise stratégie, perdu le combat qui avait tant mobilisé.

 

Benjamin Leduc

 

 

Lors de la dernière Manif pour tous du 16 octobre, Ludovine de La Rochère avait déclaré :

« Je lance un appel solennel aux famille de France : mobilisez-vous, engagez-vous et votez lors des primaires des partis dont vous vous sentez proches. Votez lors des futures élections présidentielle et législative pour les candidats qui prendront en compte la famille. »

​‌

Un site d’information a également été lancé pour informer sur la position de chaque candidat à ces primaires et qui sera certainement utilisé pour la présidentielle. Il faut cependant constater qu’aucune grille de lecture récapitulative n’a été faite, et que l’utilisateur doit chercher les informations en lisant toutes les déclarations.

Pour la primaire de la droite, seul Jean-Frédéric Poisson avait des positions conformes aux positions des militants de la Manif pour tous, ce qui ne se voyait pas sur le site, certainement en raison du noyautage du mouvement par Sens commun. Ce manque de lisibilité a probablement permis le détournement des électeurs proches de la Manif pour tous par François Fillon.

Pour la primaire de la gauche, aucun candidat n’a de position compatible avec le combat.

Du côté du Front national, aucune primaire n’est prévue, puisque la candidate du parti, Marine Le Pen, a déjà été choisie. Marine Le Pen a, de toute façon, une position claire sur l’abrogation.

Pour l’élection présidentielle, seule Marine Le Pen souhaite l’abrogation (parmi les candidats médiatiques) ; bien qu’elle soit pour un « PACS amélioré », cette mesure va dans le bon sens. François Fillon, de son côté, ne fait qu’affirmer que cette loi est gravée dans le marbre : si, après une alternance, la loi n’est pas abrogée, alors les chances d’abrogation future seront fortement réduites. De la part d’Emmanuel Macron, de Jean-Luc Mélenchon ou du candidat socialiste, il n’y a rien à espérer, bien au contraire. Et parmi les petits candidats déclarés, il y a bien Robert de Prévoisin qui souhaite l’abrogation : oserai-je demander aux élus qui me lisent d’avoir le courage de lui apporter son parrainage ?

Pour les législatives, on pourra s’attendre à une nouvelle charte, qui sera signée par de nombreux candidats « Les Républicains », qui voteront pourtant toutes les lois LGBT. Faute d’avoir soutenu le seul candidat qui aurait pu défendre la famille lors de la primaire de la droite et du centre, ses électeurs sont privés d’un candidat à la présidentielle, et d’investitures de candidats pro-famille aux législatives. Certains passeront peut-être au vote Front national, en espérant que le candidat investi pour leur circonscription ne soit pas un proche de Florian Philippot.

Ainsi, le plus grand mouvement de contestation vu en France depuis mai 68 aura, par une mauvaise stratégie, perdu le combat qui avait tant mobilisé. En lançant le boomerang, les responsables de la Manif pour tous auraient dû se souvenir qu’un tel instrument peut leur revenir en pleine figure et leur faire très mal ! Serait-il possible d’espérer que, pour l’élection présidentielle, les responsables de la Manif pour tous lancent un appel clair à voter pour le ou les candidats qui veulent réellement l’abrogation, sans condition ?

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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 16:49

http://www.bvoltaire.fr/pierredelaubier/apel-faire-plaire-ministere-aux-parents-deleves,307282?mc_cid=256c2f77e6&mc_eid=58ff097ba7

 

.

APEL : comment faire

 

pour plaire au ministère

 

et aux parents d’élèves ?

 

AUJOURD'HUI

 

Séparer la charité de la vérité, c’est une apostasie qui ne sera pas plus efficace contre l’islamisation qu’elle ne l’a été contre la laïcisation.

 

Pierre de Laubier


Conseiller en équilibre personnel et rédacteur de L’Aristoloche
 

Son site

 

 

Que Famille et Éducation, journal de l’APEL (Association de parents d’élèves de l’enseignement libre), donne la parole à un musulman ne me choque pas. Tahar Ben Jelloun, auteur du Terrorisme expliqué aux enfants, aurait pu avoir sur cette question des lumières qu’un chrétien n’aurait pas. Mais l’entretien paru dans le numéro de décembre est une suite de clichés, de confusions et d’esquives. On s’étonne que ce journal y entende une « parole personnelle et courageuse » !

M. Ben Jelloun renvoie le terrorisme islamiste à la violence ordinaire : « Il y a toujours eu de la violence. » Il fait allusion à l’Inquisition et aux guerres de religion plutôt qu’à l’extermination des tribus juives de Médine par Mahomet lui-même. Il prétend que « tout le monde est visé » : que la victime soit un prêtre, que la cible soit un marché de Noël, cela ne le frappe pas.

Bien obligé d’admettre que les terroristes sont des musulmans, il l’explique par le fait que « l’Occident a renoncé à Dieu et adopté des modes de vie qu’ils jugent décadents ». C’est donc l’Occident lui-même qui fabrique les terroristes. Mais les chrétiens aussi souffrent de cette apostasie et de cette décadence. Pourquoi ne posent-ils pas des bombes ? Parce que leur religion le leur interdit. Et les musulmans en posent parce que leur religion le leur permet, voire le leur commande.

Après ces efforts pour camoufler le caractère propre du terrorisme islamiste, M. Ben Jelloun propose des solutions tout aussi indigentes. Il clame son attachement à la liberté d’expression, mais prône l’interdiction des vidéos de propagande islamiste.

Pour vaincre le terrorisme, il faudrait donc restreindre la liberté d’expression ? Mais si, vraiment, il n’y avait aucun lien entre le terrorisme et l’islam, ces vidéos seraient sans danger.

M. Ben Jelloun s’efforce de replacer l’islam dans un « contexte historique » qui lui permet d’écarter d’un revers de main les préceptes coraniques « rigoristes » (et ils sont nombreux) sans lesquels l’islam serait une religion de paix et d’amour… qu’il n’a jamais prétendu être. En soulignant les analogies entre les mots, il occulte les différences entre les choses. Il dit que l’islam est « la troisième religion révélée » et qu’entre la Bible et le Coran, « nous sommes toujours dans la parole de Dieu ». Aux yeux d’un musulman, peut-être ; mais, pour un chrétien, le Coran n’est pas la parole de Dieu. Ses prophètes sont Isaïe ou Ezéchiel… mais pas Mahomet !

En publiant ce galimatias, les responsables de l’APEL prouvent qu’à force de réduire le christianisme à un vague humanisme, ramené à un « contexte » d’époque, à la suite de l’exégèse naïve et vieillotte de Renan, ils ne voient même plus en quoi il diffère des autres religions. Ils ne comprennent pas l’islam, parce qu’ils ne comprennent plus le christianisme.

Cet humanisme chrétien a été inventé pour plaire au ministère, source des subventions, et aux parents d’élèves, considérés comme des clients. Il fallait faire croire que la foi catholique était compatible avec les programmes officiels. Et prétendre que, pour être catholique, il suffit d’être « ouvert à tous » et « riche de ses différences ». Mais accueillir autrui sans le percevoir comme différent, c’est manquer aux devoirs de vérité et de charité (ce qui est la même chose). C’est le pire des mépris de l’autre. Doublé du mépris de soi-même.

Ainsi, prisonnier de ses mensonges, l’enseignement catholique n’oppose à la taqiya qu’un irénisme coupable. Mais séparer la charité de la vérité, c’est une apostasie qui ne sera pas plus efficace contre l’islamisation qu’elle ne l’a été contre la laïcisation.

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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 16:17

http://www.bvoltaire.fr/jeanyveslegallou/philippot-cachot-marion-balcon,307779?mc_cid=256c2f77e6&mc_eid=58ff097ba7

 

Philippot au cachot,

 

 

Marion au balcon !

 

 

AUJOURD'HUI

 

Soixante-huitard sur les mœurs et chevènementiste en économie, le message philippotiste se croit « moderne » mais il a… quarante ans d’âge.

 

Jean-Yves Le Gallou

Ancien député européen, essayiste.


Président de Polémia.
 

 

 

 

En décembre dernier, en agressant publiquement Marion Maréchal-Le Pen qualifiée de « personne seule et isolée », Florian Philippot a commis une double faute.

Il a d’abord attiré l’attention des médias et de l’opinion sur les divergences internes au FN.

Et, par effet boomerang, c’est lui qui apparaît comme isolé.

Un sondage IFOP réalisé pour Le Figaro révèle que 52 % des sympathisants du FN se sentent « plus proches des idées défendues par Marion Maréchal-Le Pen » et seulement 29 % plus proches de Florian Philippot (19 % se sentant aussi proches de l’une que de l’autre).

Cette différence de 23 % est un vrai désaveu pour Philippot. Un homme pourtant omniprésent dans les médias et dans l’appareil du parti, où il diffuse tout à loisir son message.

Un désaveu d’autant plus grave qu’il concerne toutes les tranches d’âge et toutes les catégories socioprofessionnelles.

Si, chez les plus âgés (plus de 65 ans), l’écart entre Marion Maréchal-Le Pen et Florian Philippot se réduit à 8 %, il monte à 54 % chez les 18-24 ans. Cela s’explique. Soixante-huitard sur les mœurs et chevènementiste en économie, le message philippotiste se croit « moderne » mais il a… quarante ans d’âge.

A contrario, la ligne Marion est en phase avec la génération 2013 plus identitaire et plus conservatrice.

Notons, aussi, une différence de style : d’un côté les éléments de langage d’un discours pasteurisé, de l’autre l’affirmation de convictions assumées. Là aussi, il n’y a pas « photo » .

Chez les ouvriers, la différence entre Marion et Philippot est aussi très élevée : 36 % au détriment du vice-président du FN . La raison en est simple : c’est une erreur de penser qu’électorat populaire et électorat de gauche se confondent. Bien au contraire : les ouvriers et les employés qui basculent vers le Front national le font d’abord par rejet de l’immigration mais aussi par refus de la société d’assistance et de la permissivité. Non pour un discours socialisant.

Si elle veut éviter des résultats décevants à l’élection présidentielle, Marine Le Pen serait bien inspirée de prendre en compte les clignotants qui s’allument. De revenir aux fondamentaux de ses électeurs : l’identité, l’arrêt de l’immigration, la lutte contre l’islamisation, la défense des valeurs.

Elle devrait rééquilibrer sa communication : bref, mettre Philippot au cachot et Marion au balcon.

 

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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 16:03

http://www.bvoltaire.fr/mariedelarue/refugies-de-mutti-merkel-ont-traverse-rhin-marchent-paris,307846?mc_cid=256c2f77e6&mc_eid=58ff097ba7

 

Les réfugiés de Mutti

 

Merkel ont traversé le

 

Rhin : ils marchent sur

 

Paris

AUJOURD'HUI

 

Les bonnes âmes assurent que cela fera sous peu de jolis Français qui vont compenser notre faiblesse démographique et résoudre nos problèmes de retraite.

 

Marie Delarue

Ecrivain, musicienne, plasticienne

 

 

Après l’attentat de Berlin, le 19 décembre dernier sur le marché de Noël de la Breitscheidplatz – attentat qui a fait 12 morts et plus de 50 blessés -, les Allemands se sont tout à coup réveillés avec la gueule de bois : ils n’étaient pas invulnérables !

Pas immunisés contre le terrorisme. Pas auréolés d’une reconnaissance aussi ineffable qu’inconditionnelle pour avoir accueilli un million de migrants en 2015. Bref, pas si différents pour les islamistes de ces Français sans cœur qui campent de l’autre côté de la frontière et laissent s’installer villages de toile et cabanons de la misère en bord de Manche.

Mais l’efficacité allemande n’est pas une vue de l’esprit. Là-bas, on est réactif et pragmatique, alors la réponse ne s’est pas fait attendre. Aussitôt les blessés ramassés et les morts enterrés, tandis qu’Anis Amri faisait son petit tour d’Europe l’Allemagne commençait à expulser ses déboutés du droit d’asile. Vers leur pays d’origine ? Ben… pas vraiment. Il faut dire que c’est bien compliqué dans la mesure où bon nombre d’entre eux s’inventent des identités fantaisistes, quand ce n’est pas carrément multiples.

Comme le rappelait dimanche le JDD, « Thomas de Maizière, le ministre de l’Intérieur allemand, a décidé de renvoyer à Athènes les migrants entrés dans l’espace Schengen par la Grèce », une procédure suspendue en 2011. Et depuis le 19 décembre, les procédures se sont accélérées.

Je vous entends d’ici : « Fort bien, qu’ils retournent donc en Grèce et au-delà s’ils le peuvent ! » Sauf qu’ils ne vont pas tous à Athènes.

Mieux que cela : ils sont de plus en plus nombreux à franchir le Rhin pour rejoindre Paris. La préfecture de police estime, ainsi, qu’ils seraient entre 50 et 100 à débarquer chaque jour dans la capitale depuis début janvier. Ce qui nous donne une honnête moyenne de quelque 2.000 personnes par mois, rien qu’en provenance d’Allemagne.

Déjà, « la Bulle », le centre humanitaire ouvert en novembre porte de la Chapelle, est totalement saturée. « La mairie de Paris vient d’ailleurs d’annoncer l’ouverture prochaine de 200 places supplémentaires », écrit le JDD. Et vu la température, on se demande bien qui va en bénéficier, des nouveaux arrivants ou des vieux sans-abri qui peuplent déjà les trottoirs ! « Depuis quelques jours, les associations tirent la sonnette d’alarme, car les campements sauvages commencent à se reformer. En France, les demandeurs “Dublin” (du nom du règlement européen en matière d’asile) seraient déjà actuellement 20.000 », nous dit-on.

Et quand on jette un regard sur les chiffres de nos aimables voisins, on devine que la population des miséreux n’a pas fini de grandir : « En 2016, Berlin a enregistré quelque 280.000 nouvelles demandes d’asile sur un total de 745.545 en cours de traitement, parmi lesquelles 162.510 ont été déposées par des Syriens et 127.892 par des Afghans… Or, si les premiers obtiennent un titre de protection dans près de 100 % des cas – lorsqu’ils réussissent à prouver leur identité –, ce n’est pas le cas des seconds. L’Allemagne refuse une demande afghane sur deux. Et la plupart de ces derniers atterrissent donc à Paris. »

Les bonnes âmes assurent qu’on devrait s’en réjouir, que tout cela fera sous peu de jolis Français qui vont compenser notre petite faiblesse démographique et résoudre tous nos problèmes de retraite. Et puis nous sommes en train de vieillir, et demain nous serons bien contents de trouver quelques Afghans aux yeux de braise pour nous changer les bambinettes et les caoutchoucs du déambulateur.

Bien sûr, comme le dit le JDD, « tous ces naufragés du droit d’asile européen ne sont pas originaires d’Allemagne, certains sont passés par d’autres pays, principalement l’Italie ou la Norvège, mais la part des “réfugiés Merkel” ne cesse de progresser ». (Merci, Mutti !) Alors peut-être serait-il enfin temps de repenser l’Europe, voire de la penser pour de bon au lieu de se payer de mots et se bercer d’utopies, comme on le fait depuis des décennies !

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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 15:49

http://www.bvoltaire.fr/gregoryvandenbruel/molenbeek-djihad-voyage-coeur-de-capitale-mondiale-terrorisme,307835?mc_cid=256c2f77e6&mc_eid=58ff097ba7

 

« Molenbeek-sur-Djihad

 

 

» : voyage au cœur de la

 

 

capitale mondiale du

 

 

 

terrorisme

AUJOURD'HUI

 

La commune de six kilomètres carrés compte 41 lieux de prière, dont pas moins de 25 mosquées où exercent des imams radicalisés et hors de tout contrôle.

 

Gregory Vanden Bruel

Collaborateur parlementaire belge

Son blog

 

 

On ne présente plus Molenbeek, petite commune bruxelloise auparavant sans histoire et désormais connue mondialement pour avoir pouponné, abrité, caché, hébergé et, dans certains de ses quartiers, célébré des djihadistes ayant semé la terreur dans le monde entier.

Deux journalistes belges, autrefois grands reporters ayant bourlingué dans les plaines afghanes et d’autres contrées en guerre, viennent de sortir un livre éclairant sur la capitale européenne du djihadisme.

Le moins que l’on puisse écrire est que le constat dressé par Jean-Pierre Martin (RTL-TVI) et Christophe Lamfalussy (La Libre Belgique), émargeant d’ordinaire à tout ce qu’il y a de plus politiquement correct (notamment sur la question des migrants), est inquiétant – même si nous ne faisions pas partie, pour notre part, et contrairement à la plupart des journalistes issus des médias traditionnels, des naïfs qui faisaient semblant de ne pas savoir.

La commune de six kilomètres carrés compte 41 lieux de prière, dont pas moins de 25 mosquées où exercent des imams radicalisés et hors de tout contrôle.

Il n’y a, d’ailleurs, plus guère de place pour la modération au sein de l’entité officiellement patronnée par Saint-Jean.

Une quarantaine de recruteurs, parmi lesquels une certaine « Fatima Dalton », ayant envoyé son fils au front, sillonnent la commune, de long en large, afin de recruter des candidats au djihad.

Et des djihadistes, l’entité en a fourni en nombre, au point que Mohamed Abrini, l’homme au chapeau des attentats de Bruxelles, aurait déclaré avoir été en Syrie et constaté que « tout Molenbeek y était ». Sur les quelque 500 djihadistes belges partis en Syrie, 79 proviennent de la commune.

En ligne de mire de l’ouvrage, l’ancien bourgmestre de Molenbeek, le socialiste Philippe Moureaux, dont la responsabilité est criante dans le développement du djihadisme à Molenbeek : « Sa gestion de la commune de Molenbeek, où il est seul maître à bord et ne supporte pas la contradiction, il favorise l’émergence de petits arrangements et de petits accommodements. »

Le cocktail, auquel sont mêlés la corruption, la délinquance, les trafics en tous genres et le trafic de drogue, mais aussi le chômage de masse (50 % pour les jeunes de 20-25 ans), est explosif.

Les femmes elles-mêmes n’ont pas droit de cité : « Dans le quartier historique, une fille ne peut pas s’attabler seule ou avec un homme à la terrasse d’un salon de thé. »

Cela se passe en Occident, dans la capitale de l’Europe, à quelques kilomètres des institutions européennes. À Molenbeek, la population a déjà été remplacée et les nouveaux occupants y sont déjà pleinement chez eux.

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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 15:32

http://www.polemia.com/reformes-societales-enjeu-secondaire-non-enjeu-majeur/?utm_source=La+Lettre+de+Pol%C3%A9mia&utm_campaign=e12b7e8834-lettre_de_polemia&utm_medium=email&utm_term=0_e536e3990e-e12b7e8834-55412265

 

Réformes sociétales : enjeu secondaire ? Non enjeu

majeur !

16 JANVIER 2017 | POLÉMIA

 

 

Christophe Geffroy, journaliste patron de presse, cadre dans l’industrie automobile…

♦ Dans la situation difficile qui est la nôtre, où tant de nos concitoyens peinent pour joindre les deux bouts, où la terreur islamiste vient encore de sévir, à Berlin cette fois-ci, le gouvernement socialiste n’a rien trouvé de plus urgent que d’essayer de faire passer une loi instituant un « délit d’entrave numérique à l’IVG », alors même qu’existe déjà la loi Neiertz de 1993 visant le même but. L’opposition politique à ce projet ubuesque a été faible, tout comme a été peu dénoncé un autre projet de loi, intitulé « Égalité et citoyenneté », qui, après avoir été rejeté en seconde lecture au Sénat le 19 décembre, a dû être adopté à l’Assemblée trois jours plus tard.

Les socialistes, sachant qu’ils risquent fort d’être évincés du pouvoir en mai prochain, tentent de faire passer des lois « sociétales » en tablant sur le fait que la droite, comme à son habitude, n’y reviendra pas : ces sujets étant loin d’être accessoires, on aimerait l’entendre et connaître ses intentions !

En effet, le projet « Égalité et citoyenneté » est un véritable fourre-tout où l’on retrouve l’essentiel des revendications du gauchisme culturel : insertion de la notion de genre dans le code de procédure pénale, interdiction des agissements sexistes et de la fessée aux enfants, aggravation de la répression des comportements discriminatoires, pénalisation du négationnisme, etc.


Inflation de lois répressives

Ces deux projets sont symptomatiques d’une absurde inflation normative, la loi, de plus en plus complexe, prétendant imposer avec un arsenal répressif sans précédent le comportement « moralement correct », alors même que l’État dispose déjà d’un pouvoir outrancier en la matière, sans parler de la possibilité donnée à certaines associations de se porter partie civile au moindre « dérapage » de pensée non conforme. En matière de liberté d’opinion, le Rubicon a été franchi depuis longtemps et l’on attend d’un candidat de droite l’engagement ferme d’abolir d’un coup l’ensemble de ces lois liberticides, mesure qui aurait un impact symbolique puissant sans coûter un centime à l’État – au contraire, la cessation immédiate du soutien de toutes les associations gauchistes subventionnées permettrait même quelque économie.

La droite est mal à l’aise sur ces sujets qu’elle juge électoralement peu « porteurs » : là-dessus, les différents candidats, de François Fillon à Marine Le Pen en passant par Nicolas Dupont-Aignan, se rejoignent plus ou moins. Longtemps, la droite au gouvernement a limité son discours politique à l’économie, laissant à la gauche le monopole du pouvoir culturel. Aujourd’hui, tout le monde comprend que l’économie ne suffit plus, que les questions de souveraineté et plus encore d’identité, en lien avec l’immigration massive et la présence d’un islam de plus en plus revendicatif, sont devenues les préoccupations majeures des Français. Penser, dans ce contexte, que les questions dites de « société » sont un enjeu secondaire qui intéresse peu révèle une grave erreur de perspective, et ce pour plusieurs raisons.

D’abord parce que la déconstruction de l’anthropologie traditionnelle qui s’opère avec la théorie du genre, le « mariage pour tous », la manipulation du vivant, etc., est l’un des aspects de l’anxiété d’une population qui se sent menacée dans son existence et son identité, et que l’on prive ainsi de ses repères les plus ancestraux. Il demeure, enfoui au plus profond de chacun, un bon sens naturel qui peut assez facilement émerger à nouveau et même se traduire rapidement électoralement.

L’exemple de l’avortement

En effet – et c’est la seconde raison -, sur ces questions de société, nos politiques pensent que ne sont « populaires » que les revendications qui vont dans le sens de la déconstruction, du recul incessant des limites, de la satisfaction sans discernement de tous les désirs, bref tout ce que la gauche nomme le « Progrès ». Mais, faute de fermes convictions, la droite a abdiqué sur ce terrain avant même de livrer bataille, comme si elle était au fond persuadée de la légitimité des doléances de la gauche. Mais celles-ci ne sont « populaires » qu’en proportion de l’invraisemblable propagande qui s’exerce en leur faveur, qu’en raison du déséquilibre flagrant dans les médias qui militent tous dans le même sens. Ce sont des sujets sur lesquels n’existe aucun débat, seulement et toujours le même son de cloche, ceux qui tiennent un autre discours étant bannis du système ou ridiculisés.

L’exemple de l’avortement est significatif. Alors qu’aucune parole contradictoire n’est audible, que la liberté d’expression n’existe pas dans les grands médias pour les défenseurs de la vie, on en arrive au stade où dire la vérité sur l’IVG devient un délit passible des tribunaux ! Pourtant, si les Français étaient honnêtement informés (*), beaucoup réviseraient leur position et l’opinion pourrait basculer, c’est bien ce qui inquiète tant ses partisans et c’est pourquoi leur seul recours est de verrouiller le débat.
Il y a un mouvement de fond qui se dessine marqué par un réveil des peuples et le retour à des fondamentaux plus classiques trop longtemps proscrits : ce serait une erreur stratégique de penser que les questions de société sont étrangères à ce mouvement.

Enfin, il y a une troisième raison qui est celle de l’honneur de tout responsable politique : sa vocation fondamentale est le service du bien commun, ses préoccupations ne sauraient être qu’électorales et faire fi de la vérité, même lorsque celle-ci n’est pas facile à expliquer. Et n’est-ce pas son rôle que de le faire, même à contre-courant ?

Christophe Geffroy
14/01/2017

(*) Droit et prévention de l’avortement en Europe, sous la direction de Grégor Puppinck (LEH Édition, 2016, 270 pages, 20 €) est une mine remarquable qui apporte de forts arguments contre l’avortement. À lire.
Paru dans www.lanef.net, éditorial janvier 2017

Christophe Geffroy, né le 14 janvier 1959, Marié – enfants. Directeur fondateur de la revue La Nef, mensuel catholique (1990). Ecole Centrale de Nantes, Institut de Sciences-Politiques (Paris), cadre dans l’industrie automobile.

Source : Magistro.fr

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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 10:44

http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2017/01/19/afrique%C2%A0-la-crise-migratoire-n-en-est-qu-a-son-commencement%C2%A0-5901004.html

 

Afrique : la crise migratoire n’en est qu’à son commencement !

  

 

Par Gabriel Robin

Une chronique parue dans Boulevard Voltaire [18.01] où Gabriel Robin alerte sur un risque majeur que court notre pays, l'Europe, notre civilisation. Une grande migration africaine qui ne devrait guère manquer de prendre une ampleur inédite au fil des prochaines années. Gabriel Robin a raison de tirer la sonnette d'alarme ! LFAR  

 

Le lundi 16 janvier, une journée de débats sur les crises migratoires se tenait à Sciences Po Paris, organisée à l’occasion du Youth & Leaders Summit 2017. Arnaud Leparmentier, directeur éditorial du journal Le Monde, a cosigné une tribune avec Maryline Baumard, spécialiste des migrations du même quotidien. Les constats qui y sont dressés font froid dans le dos mais conforteront ceux qui, comme moi, pensent que nous n’en sommes qu’au début d’un phénomène historique majeur, dont il faut absolument se prémunir.

Rappelons quelques données brutes pour commencer :

– l’immigration africaine a largement supplanté l’immigration moyen-orientale en 2016 ;

– selon Frontex, 93 % des personnes débarquées sur les côtes italiennes en 2016 provenaient du continent africain ;

– les Africains venant en Europe transitent par la Libye, pays en proie au chaos suite à la funeste décision de la communauté internationale, menée par Nicolas Sarkozy et Hillary Clinton, de l’attaquer ;

– parmi les « migrants » arrivés en Italie en 2016, des personnes venues indifféremment d’Afrique de l’Est comme d’Afrique subsaharienne (21 % de Nigérians, 11,7 % d’Érythréens, 7,2 % de Guinéens et 6,7 % d’Ivoiriens) ;

– quelques « migrants » sont éligibles au droit d’asile, véritable machine à blanchir les clandestins, quand les autres, beaucoup plus nombreux, ne sont que de simples « migrants économiques » ;

– quand les pays commencent à se développer, les candidats à l’émigration se font plus nombreux parce qu’ils ont les moyens techniques, intellectuels et financiers de nourrir un tel projet ;

– les Maghrébins continuent à arriver en Europe, par tous les moyens mis à leur disposition, le plus souvent légaux (il faudra y mettre un terme) ;

– la natalité continue d’exploser au Sahel, zone francophone comprenant notamment la Mauritanie, le Burkina Faso et le Tchad ;

Rien de très réjouissant pour nous. Insuffisamment préparés et culpabilisés par l’idéologie mondialiste, nous ne sommes pas en mesure de lutter contre ce qui ressemble de plus en plus à une invasion, pire que celle que vécut l’Empire romain finissant au cours des Ve et VIe siècles après Jésus-Christ. 

Ce que nous disions, sous les injures, est confirmé par toutes les études sérieuses en la matière : les « migrants » sont pour la plupart des Africains, viennent pour des motifs économiques et ne devraient pas bénéficier du régime de l’asile, lequel est par ailleurs très souvent dévoyé. L’asile n’est pas un droit. C’est une faveur que nous accordons. 

Monsieur Leparmentier, que nous pourrions difficilement classer dans les rangs des « populistes » ou des « identitaires », explique très bien que l’Afrique est une bombe à retardement : « Qu’un pays relativement prospère du continent africain comme le Nigeria rencontre des difficultés économiques ou politiques imprévues, et c’est toute une émigration régionale qui se redirige vers l’Europe. » En 2050, l’Afrique abritera 2,5 milliards d’âmes. Un chiffre qui donne le tournis.

Il suffit de songer aux difficultés que l’immigration cause à la France comme au reste de l’Europe, y compris les petits-enfants d’immigrés qui ne sont pas encore intégrés, pour mesurer l’ampleur des dégâts que pourraient causer ces mouvements de population inédits. Nous pourrions sombrer et, avec nous, toute une civilisation qui a longtemps été un phare pour le monde.  

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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 10:41

http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2017/01/19/une-loi-liberticide-et-en-contradiction-avec-le-discours-per-5900997.html

 

Une loi liberticide, et en contradiction avec le discours permissif ambiant !

  

 

Depuis 2013, un mineur se déplaçant seul pouvait voyager dans l’UE avec un titre d’identité en cours de validité, sans autorisation parentale. Dans un hémicycle garni d’une dizaine de députés, l'Assemblée nationale a voté, le jeudi 8 octobre dernier, à l'initiative du groupe Les Républicains, le rétablissement de l'autorisation de sortie du territoire pour les mineurs. Le texte vient d'entrer en vigueur ces jours derniers, et ceci (sic) « afin de tenter de limiter les départs vers les zones de conflits comme la Syrie » !

Bon. Après tout...

Mais il y a une chose qui intrigue, là-dedans, et qui serait presque amusante. C'est la contradiction flagrante entre le discours que l'on ne cesse de tenir aux jeunes, en particulier, mais aussi à toute la société, en général, et ce désir soudain d'interdiction.

Par exemple, de nos jours, le discours obligé, issu du politiquement correct, c'est :

 Tu veux avorter, ma fille ? Mais bien sûr ! Et comment donc ! C'est ton choix, c'est ton corps, c'est ta liberté, c'est ta vie...
 
 Tu veux te marier avec ton meilleur copain de classe, mon fils (ou : ma fille, avec ta copine...) ? Mais bien sûr, voyons, qui pourrait t'en empêcher ! C'est ton choix, ton corps, ta liberté, ta vie...
 
 Tu veux fumer, mon gâs ? Du cannabis ou n'importe quoi d'autre ? Mais vas-y donc, qui oserait t'en empêcher ! La loi permissive n'est pas encore passée, mais on s'y active déjà, puisque, tu le vois, la première « salle de shoot » a été ouverte à Paris... Et tant pis pour le minot qui va traverser dans les clous et que tu écraseras parce que tes réflexes seront fortement amoindris : il n'avait qu'à être chez lui ou à l'école ! Tant pis pour celui ou celle qui, affaiblis par l'âge ou la maladie, croiseront la route de ton deux roues ou quatre roues qui ne les évitera pas, pour la même raison. Ils sont au moins sûrs que cela ne leur arrivera plus !... 

Et on pourrait multiplier les exemples : tout est permis, il est interdit d'interdire, pourvu que cela aille toujours dans le même sens, celui de la destruction de la famille et de la société, par le biais d'un individualisme exacerbé et poussé jusqu'à ses plus folles limites.

Mais, alors, puisque tout est permis aux jeunes (et aux moins jeunes) du moment que c'est « leur corps, leur choix, leur liberté, leur vie », pourquoi, tout d'un coup, une interdiction ?

Dans Le Médecin malgré lui, Molière fait dire à Martine : « Il me plaît, à moi, d'être battue... ». Des centaines de jeunes, Français de plastique, adaptent cette réplique au délire terroriste islamiste ambiant, et veulent partir faire le djihad en Syrie, ou ailleurs : "il me plaît, à moi, d'aller faire le djihad". Et on prétendrait le leur interdire ? Eux à qui l'on permet tout ?

Mais, qu'ils y aillent, en Syrie ! Qu'ils partent, et en masse ! Vous voulez aller au paradis d'Allah, allez-y, c'est par là !...

On devrait même leur offrir le billet d'avion (un aller simple) pour une fois, ce serait une dépense utile, qui viderait un peu nos cités et zones de non-droit d'assassins en puissance et dé-poubelliserait un petit peu nos « quartiers 

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