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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 09:17

http://www.bvoltaire.fr/florisdebonneville/paris-nest-plus-paris-trump-aurait-raison,316076?mc_cid=033c06cb3c&mc_eid=58ff097ba7

 

Paris n’est plus Paris…

 

Trump

 

aurait-il

raison ?

AUJOURD'HUI

 

Trump avait déjà pris plusieurs fois Paris comme exemple désastreux d’une politique migratoire laxiste.

 

Floris de Bonneville

Journaliste


Ancien directeur des rédactions de l’Agence Gamma
 

 

 

« Paris n’est plus Paris » a déclaré le président Trump devant les 10.000 participants de la réunion annuelle de la CPAC, la Conférence des conservateurs américains. Après avoir parlé des effets désastreux que les Suédois doivent supporter avec l’arrivée des migrants, le président américain a renouvelé son appréciation sur la capitale française. « Regardez ce qui se passe en Europe. »

Et il poursuit son explication de texte pour la compréhension de sa politique migratoire : « J’ai un ami, c’est quelqu’un de très très important. Il adore la Ville Lumière. Pendant des années, tous les étés, il allait à Paris, avec sa femme et sa famille, m’a-t-il raconté. Je ne l’avais pas vu depuis longtemps et j’ai dit “Jim, comment va Paris ?” ; “Je n’y vais plus. Paris n’est plus Paris”, a-t-il poursuivi. Il n’aurait jamais raté une occasion. Aujourd’hui, il n’envisage même plus d’y aller », a encore raconté le 45e président des États-Unis.

Le candidat Trump avait déjà pris plusieurs fois Paris comme exemple désastreux d’une politique migratoire laxiste. L’an passé, en février, à André Bercoff pour Valeurs actuelles, il avait déjà affirmé que « Paris n’était plus ce qu’elle était ».

Puis, en juillet, après le terrible attentat de Nice, « une très belle ville », il avait élargi son appréciation à « la France n’est plus la France ». Et, quelques mois plus tard, en septembre, sur Fox News, il avait répété, à propos de l’afflux de migrants en Europe : « Je suis allé à Paris. Paris ne ressemble plus à Paris. »

Donald Trump adore Paris, au point d’avoir pour obsession le changement intervenu depuis quelques années sur les bords de la Seine. Il n’a évidemment pas tort, et ce n’est pas nous qui allons le contredire. Avec Delanoë puis Hidalgo, Paris a changé, et changera encore. Pas seulement à cause des migrants qui ont importé la jungle de Calais à l’intérieur de la capitale ou dans sa périphérie la plus proche. Mais à cause d’une folle politique qui a transformé la capitale en cauchemar pour les automobilistes. À cause, aussi, des dizaines de manifestations où les casseurs donnent libre cours à leur furie. À cause, enfin, de la menace terroriste rappelée en permanence, aux touristes effrayés, par ces militaires armés chargés de protéger la tour Eiffel et tous les merveilleux sites de Paris.

Alors, oui, Trump n’a pas tort d’alerter ses concitoyens sur la situation de Paris qui n’est plus la Ville Lumière. Son jugement pourrait probablement être fatal à la candidature de Paris aux Jeux olympiques de 2024. Et le Président Hollande n’a pas eu tort, lui non plus, de lui répliquer « qu’il n’est jamais bon de marquer la moindre défiance à l’égard d’un pays ami », tout en terminant sa réponse, faite samedi lors de sa visite du Salon de l’agriculture, par une perfide contre-attaque : « Et je ne ferai pas de comparaison mais ici, il n’y a pas de circulation d’armes, il n’y a pas de personnes qui prennent des armes pour tirer dans la foule. » Oubliant que les caches d’armes dans nos banlieues sont pléthore, et surtout que les victimes des attaques du 13 novembre ont bel et bien été mitraillées par des hommes armés jusqu’aux dents.

Autre réponse cinglante à Trump, qui n’en demandait pas moins : celle de Mme Hidalgo. Par tweet interposé – un moyen de communication cher à Trump -, elle lui répond, avec une photo l’immortalisant entouré de Mickey et de Minnie, en lui affirmant qu’au premier semestre 2017, les réservations de touristes américains sont en hausse de 30 % après avoir chuté, rappelons-le, de 10 % l’année dernière.

Incident diplomatique, guéguerre des communiqués, le « Paris n’est plus Paris » trumpien n’évoquerait-il pas, par hasard, la très gaullienne déclaration de l’Hôtel de Ville, le 25 août 1944 : « Nous sommes ici chez nous… Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! Mais Paris libéré ! »

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Published by marcrousset
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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 15:46

http://www.bvoltaire.fr/laurefoure/seul-enjeu-reconquete-territoires-perdus-de-republique,315870?mc_cid=8673adc7ac&mc_eid=58ff097ba7

Le seul enjeu : la reconquête des « territoires perdus de la République » !

Hier

 

Le prochain scrutin présidentiel ne se jouera pas sur la question de la résorption du chômage ou de la dette publique…

 

Laure Fouré

Juriste

 

 

2907

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Contrairement aux affirmations répétées de l’oligarchie politico-médiatique, le prochain scrutin présidentiel ne se jouera pas sur la question de la résorption du chômage ou de la dette publique, quelle que soit par ailleurs l’importance de ces sujets, mais sur la restauration de la souveraineté de l’État sur les zones dites de non-droit qui échappent à son autorité.

Malgré la situation insurrectionnelle de certains quartiers, la plupart des candidats ne proposent pas de remède drastique à ce fléau, à l’exception notable de Marine Le Pen qui entend « rétablir l’ordre républicain et l’État de droit pour tous » et « mettre en place un plan de désarmement des banlieues concernées et de reprise en main par l’État des zones de non-droit », en ciblant « les 5.000 chefs de bandes délinquantes et criminelles identifiées par le ministère de l’Intérieur ». Moins précis, Nicolas Dupont-Aignan s’engage néanmoins à « mener une politique de reconquête des zones de non-droit » par le renforcement des « BAC en appui des brigades de roulement » et la création de « patrouilles mobiles de sécurisation », ainsi qu’à « lutter contre les trafics, notamment de drogue ».

Si le rétablissement de l’ordre sur le terrain apparaît indispensable à court terme, le retour durable à la paix civile nécessitera une volonté farouche de reconquête des esprits et des cœurs envers la population musulmane, qui occupe majoritairement les territoires considérés.

À cet égard, rappelons que le rejet de la civilisation européenne, en particulier par les plus jeunes, ne résulte pas seulement de politiques d’assimilation infructueuses menées par nos dirigeants successifs, mais provient d’une décision délibérée des autorités du monde musulman. Pour s’en convaincre, il suffit de se reporter à un document établi au début des années 2000 par l’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture, structure dépendant de l’Organisation de la coopération islamique, qui regroupe 57 États membres.

Prenant conscience du risque « d’occidentalisation des enfants des communautés musulmanes au moyen de la scolarisation et des médias », les auteurs de ce texte, intitulé Stratégie de l’action islamique culturelle à l’extérieur du monde islamique, exposent les actions propres à « sauvegarder l’identité culturelle des communautés en Occident », à prémunir la jeunesse musulmane « contre toute fusion dans le milieu ambiant » et à « conserver sa spécificité culturelle dans le cadre du droit à la différence ».

Face à cette entreprise d’embrigadement rendant difficile l’acceptation de nos chères « valeurs républicaines et laïques », le prochain gouvernement devra malgré tout exiger le respect absolu de nos lois, de notre langue et de notre culture et se montrer fier de l’immense héritage transmis par nos aïeux, au lieu de faire sans cesse repentance au mépris des réalités de l’Histoire ; quant à ceux qui refusent de s’inscrire dans la continuité de la nation qui les accueille, rien ne les empêche de retourner sur la terre de leurs véritables ancêtres.

Pour conclure, je propose à tous les candidats de méditer sur le témoignage de Gabriel Matzneff évoquant l’école de sa jeunesse sous la IVe République : « À cette époque, on ne nous cassait pas les oreilles avec les valeurs de la République. […] Quand nos professeurs voulaient nous donner des leçons de civisme, ils se contentaient de nous enseigner l’amour de la France. »

 

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 13:54

 

 

http://www.bvoltaire.fr/clairedegatellier/soutenir-natalite-faut-politique-familiale-universelle-stable,315889?mc_cid=8673adc7ac&mc_eid=58ff097ba7

 

Claire de Gatellier : « Pour soutenir la natalité, il faut une politique familiale universelle et stable »


Présidente de l'association Famille et Liberté
 
 
 

Les chiffres de la natalité pour 2016, révélés par l’INSEE, affichent une baisse pour la deuxième année consécutive alors que, pourtant, le désir d’enfant reste stable, à 2,5 enfants par femme.

Pour Claire de Gatellier, le chômage et la crise ne sont pas une explication suffisante. C’est la politique familiale telle qu’elle est pratiquée en France depuis plusieurs années qui est en cause. Il suffit de comparer avec les autres pays pour s’en convaincre.

 

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 10:50

http://www.bvoltaire.fr/florisdebonneville/a-macrongate-cas-grace-aux-decodeurs-monde,315187?mc_cid=8673adc7ac&mc_eid=58ff097ba7

 

Notre cher Emmanuel est-il en train de mentir aux Français par omission, lui qui, la main sur le cœur, nous parle de probité, d’honnêteté ?

 

Floris de Bonneville

Journaliste


Ancien directeur des rédactions de l’Agence Gamma
 

 

 

Oui, quand la presse va-t-elle aussi se déchaîner pour révéler qui est vraiment Emmanuel Macron, sa coqueluche. Après le Penelopegate, quand la presse et nos commentateurs si dévoués à la vérité toute crue vont-ils enfin nous offrir l’indispensable Macrongate. Il ne va pas falloir, en tous cas, compter sur les Décodeurs du Monde, ce site qui se veut être l’empêcheur de trouver la vérité sur les médias libres.

Adrien Sénécat, l’un de ces décodeurs que la facilité d’écriture pourrait décoder en déconneur, vient donc d’éplucher les sites dits sociaux qui ont osé s’interroger sur la déclaration de patrimoine qu’Emmanuel Macron avait faite lorsqu’il était entré au gouvernement.

Le « décodage » réalisé par Le Monde se veut irréprochable. Il est présenté comme le résultat d’une enquête approfondie et chiffrée auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Le candidat Macron, lui, a préféré ne pas répondre aux interrogations de M. Sénécat, qui a donc conclu… que personne ne peut en tirer de conclusion en l’état, donc qu’attaquer Macron sur ce sujet n’était pas d’actualité. 

On laisse tomber et on promet aux abonnés du Monde de revenir sur le sujet lorsque M. Macron répondra. On ne peut s’empêcher de comparer avec le cas Fillon sur lequel Le Monde s’est acharné, s’empressant d’éplucher à la virgule et au centime près son état financier.

Curieusement, l’enquête des Décodeurs est sortie au lendemain d’une lettre adressée à la même Haute Autorité par trois personnalités indépendantes qui s’étonnent du peu de clarté du candidat Macron.

Cette lettre s’interroge sur la sincérité du patrimoine déclaré et détaille, au centime près, les revenus de M. Macron, de 2010 à 2013, pour un montant de 3.010.996 € alors qu’il n’avait déclaré, en 2014, lorsque M. Hollande eut la bonté de le nommer ministre, qu’une fortune somme toute modeste de 156.160,43 €. Question est posée à la HATVP de savoir où ont bien pu passer les près de trois millions d’euros si durement gagnés en salaires, « bénéfices industriels et commerciaux » et revenus de capitaux immobiliers.

MM. Mumbach, Allenbach et Grass concluent qu’il leur « serait agréable de savoir si leurs interrogations sont ou non fondées »« sachant qu’omettre de déclarer une partie substantielle de son patrimoine ou en fournir une évaluation mensongère est un délit pénal ». Ce à quoi le Décodeur trouve une réponse toute faite : le travail de la Haute Autorité (dont on se demande à quoi elle sert, si cette information est exacte) n’est pas celui de l’administration fiscale, « la manière dont un responsable politique dépense son argent n’est pas de son ressort, ni celui de connaître le montant des impôts acquittés », aurait répondu à M. Sénécat la HATVP.

Alors notre cher Emmanuel est-il en train de mentir aux Français par omission, lui qui, la main sur le cœur, nous parle de probité, d’honnêteté ? Lui qui refuse de nommer ses soutiens financiers. Lui qui aime tellement ses admirateurs qu’il appelle « mes amis ». Lui dont Jacques Attali, dont il est pourtant le fils spirituel, a dit de lui, en juin dernier, qu’il incarne le vide ? Un vide qui essaye de se construire au fur et à mesure de ses discours en nous présentant un projet sans projet et sans chiffres.

Le Macrongate pourrait être décliné sur bien d’autres faits qu’on aimerait voir révélés par les médias, mais je crains que nous ne pouvions compter que sur les seuls réseaux sociaux. Par exemple, votre Boulevard Voltaire que Richard Ferrand a bien volontiers reconnu comme étant un blog d’extrême droite, selon l’accusation de Geoffroy Clavel du Huffington Post faite sur le plateau du « Lab » d’Europe 1.



 

 
 

Oui, quand la presse va-t-elle aussi se déchaîner pour révéler qui est vraiment Emmanuel Macron, sa coqueluche. Après le Penelopegate, quand la presse et nos commentateurs si dévoués à la vérité toute crue vont-ils enfin nous offrir l’indispensable Macrongate. Il ne va pas falloir, en tous cas, compter sur les Décodeurs du Monde, ce site qui se veut être l’empêcheur de trouver la vérité sur les médias libres.

Adrien Sénécat, l’un de ces décodeurs que la facilité d’écriture pourrait décoder en déconneur, vient donc d’éplucher les sites dits sociaux qui ont osé s’interroger sur la déclaration de patrimoine qu’Emmanuel Macron avait faite lorsqu’il était entré au gouvernement.

Le « décodage » réalisé par Le Monde se veut irréprochable. Il est présenté comme le résultat d’une enquête approfondie et chiffrée auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Le candidat Macron, lui, a préféré ne pas répondre aux interrogations de M. Sénécat, qui a donc conclu… que personne ne peut en tirer de conclusion en l’état, donc qu’attaquer Macron sur ce sujet n’était pas d’actualité. 

On laisse tomber et on promet aux abonnés du Monde de revenir sur le sujet lorsque M. Macron répondra. On ne peut s’empêcher de comparer avec le cas Fillon sur lequel Le Monde s’est acharné, s’empressant d’éplucher à la virgule et au centime près son état financier.

Curieusement, l’enquête des Décodeurs est sortie au lendemain d’une lettre adressée à la même Haute Autorité par trois personnalités indépendantes qui s’étonnent du peu de clarté du candidat Macron.

Cette lettre s’interroge sur la sincérité du patrimoine déclaré et détaille, au centime près, les revenus de M. Macron, de 2010 à 2013, pour un montant de 3.010.996 € alors qu’il n’avait déclaré, en 2014, lorsque M. Hollande eut la bonté de le nommer ministre, qu’une fortune somme toute modeste de 156.160,43 €. Question est posée à la HATVP de savoir où ont bien pu passer les près de trois millions d’euros si durement gagnés en salaires, « bénéfices industriels et commerciaux » et revenus de capitaux immobiliers.

 

 

MM. Mumbach, Allenbach et Grass concluent qu’il leur « serait agréable de savoir si leurs interrogations sont ou non fondées »« sachant qu’omettre de déclarer une partie substantielle de son patrimoine ou en fournir une évaluation mensongère est un délit pénal ». Ce à quoi le Décodeur trouve une réponse toute faite : le travail de la Haute Autorité (dont on se demande à quoi elle sert, si cette information est exacte) n’est pas celui de l’administration fiscale, « la manière dont un responsable politique dépense son argent n’est pas de son ressort, ni celui de connaître le montant des impôts acquittés », aurait répondu à M. Sénécat la HATVP.

Alors notre cher Emmanuel est-il en train de mentir aux Français par omission, lui qui, la main sur le cœur, nous parle de probité, d’honnêteté ? Lui qui refuse de nommer ses soutiens financiers. Lui qui aime tellement ses admirateurs qu’il appelle « mes amis ». Lui dont Jacques Attali, dont il est pourtant le fils spirituel, a dit de lui, en juin dernier, qu’il incarne le vide ? Un vide qui essaye de se construire au fur et à mesure de ses discours en nous présentant un projet sans projet et sans chiffres.

Le Macrongate pourrait être décliné sur bien d’autres faits qu’on aimerait voir révélés par les médias, mais je crains que nous ne pouvions compter que sur les seuls réseaux sociaux. Par exemple, votre Boulevard Voltaire que Richard Ferrand a bien volontiers reconnu comme étant un blog d’extrême droite, selon l’accusation de Geoffroy Clavel du Huffington Post faite sur le plateau du « Lab » d’Europe 1.

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 10:39

Vous supprimerez leurs subventions ?

Il y a en tout cas un débat à avoir sur la répartition qui est en faite aujourd’hui, une répartition clairement militante dans des proportions absolument considérables pour des journaux qui ne vendent plus, que les Français n’achètent plus, et qui survivent exclusivement grâce à un certain nombre de contrats dans les mairies communistes ou via la SNCF et Air France.

Parlons d’actualité, l’affaire Théo pour vous ce sont les prémices d’un soulèvement possible des banlieues ? Vous pensez que cela aurait pu être facilement jugulé dès le départ ? Quel est votre sentiment là-dessus ?

Il y a plusieurs choses : déjà il faut savoir – et c’est le syndicat Alliance lui-même qui l’a révélé – il y a eu des consignes données, une fois de plus, aux forces de l’ordre de ne pas intervenir, de ne pas répondre aux provocations, de faire le minimum d’interpellations possibles, pour que cela ne s’embrase pas en cette période électorale. Parce que l’on sait pertinemment que cela pourrait ouvrir les yeux d’un certain nombre de Français, et les amener, peut-être, à cherche une réponse forte au Front National.

Il est évident qu’on a laissé la situation telle quelle pendant un certain nombre de jours.

Par ailleurs, ces casseurs ont été à moitié encouragés par une partie de la classe politique, notamment à gauche puisqu’ils ont passé leur temps, certes, à condamner les « incidents » comme ils disent – une façon sémantique de minimiser la chose -, mais d’autre part, à justifier ces agissements puisqu’on a encouragé, soutenu les manifestations contre les prétendues violences policières.

Il y a eu tellement de violences policières en France qu’on est obligé d’encore se référer à Malik Oussekine il y a trente ans… c’est vous dire ! On a justifié cela, une fois de plus, avec le même discours, les mêmes poncifs en disant « oui, mais c’est le chômage, c’est la mise à l’écart des banlieues, c’est le racisme », donc finalement, c’est pas bien, ils cassent mais d’une certaine manière, ils ont raison de casser puisque c’est la société qui est responsable de cet état de fait.

Au Front National nous avons dès le départ fermement condamné cette approche, repris aussi par une partie de la droite, en disant que non, la société n’a pas de responsabilités, ces gens sont des délinquants voire même des criminels qui se servent du prétexte de l’affaire Théo, sans rentrer dans le détail, pour mettre à feu et à sang des banlieues. Parce que je ne vois pas ce qui peut justifier dans l’affaire Théo le pillage de magasins, le fait de caillasser des bus ou de brûler la voiture du voisin. Il faut changer radicalement de raisonnement et accepter l’idée que c’est une réponse judiciaire et policière ferme face à ces casseurs qui sera la solution, et non pas arroser encore d’argent public comme nous le faisons avec les politiques de la ville depuis longtemps, avec les résultats que l’on connaît.

Au cœur de l’actualité aussi, liée au reste, ce blogueur, Mehdi Mektat, du Bondy blog, vous avez été vous-même la cible de ce blogueur, un scandale qui a émergé grâce aux médias alternatifs !

Exactement ! Une fois de plus, c’est parfaitement révélateur d l’indignation à géométrie variable dont font preuve une partie des journalistes bobos de gauche si prompts à dénoncer la haine et qui ont en leur sein – et protègent, et promeuvent – un certain nombre de personnes comme ce Mehdi qui s’est illustré pendant des mois, voire même des années, par des propos ignobles sur Facebook – jamais d’ailleurs à l’égard de l’islam, il faut bien le préciser – profondément misogynes, antisémites, racistes – toujours à l’égard des mêmes. Et manifestement, il continuait d’avoir les plateaux de télé ouverts puisqu’il a même eu le grand plaisir de pouvoir interviewer Mme Taubira, émerveillée d’ailleurs par l’œuvre de ce jeune homme… qui même dans ses livres, pourtant, tient des propos particulièrement outranciers.

La constatation c’est qu’aujourd’hui, quand on est journaliste d’origine immigrée en France et puis manifestement plutôt musulman, on a le droit de dire tout ce qu’on veut et on a le droit d’insulter l’intégralité des homosexuels, des juifs, ou même des blancs, alors que d’un blanc au Front National, on n’aurait jamais accepté le dixième – et fort heureusement d’ailleurs – de ce qu’a pu dire ce jeune-homme.

On a beaucoup parlé de la visite au Liban de Marine Le Pen et du fait qu’elle ait refusé de porter le voile lors d’une visite dans une mosquée sunnite. Vous qui avez fait un discours féministe bien senti il y a quelques semaines, comment réagissez-vous ?

C’est un symbole important. Les féministes ou en tout cas celles qui s’affichent comme telles à gauche sont les premières à défendre la marchandisation de la femme avec la gestation pour autrui et sa soumission à travers le voile. On voit bien que le voile aujourd’hui ce n’est pas simplement un apanage culturel que l’on retrouve dans certains pays, c’est véritablement en France une offensive de colonisation de l’espace public voulu et incité par l’islam politique et l’islam radical. C’est si vrai d’ailleurs qu’il y a des années de cela, les Français de confession musulmane et pratiquants en France n’avaient aucune difficulté à s’habiller à l’occidentale alors qu’aujourd’hui, dans certaines parties du territoire, dès douze ans, les jeunes filles sont invitées, pour ne pas dire contraintes à porter ce voile, voire le voile intégral. Ce refus de Marine Le Pen est important par les temps qui courent alors même que le flou de la pensée conduit certaines féministes à défendre le voile aujourd’hui comme une liberté de la femme, finalement de pouvoir, se soumettre… librement !

Néanmoins vous connaissez l’adage « À Rome, vis comme les Romains »… ne peut-on pas lui reprocher de demander aux jeunes femmes musulmanes de ne pas porter le voile chez nous et de ne pas se plier à leurs propres mœurs chez elles ?

Vous admettrez que le « fais comme les romains » en France, est assez peu respecté par un grand nombre de musulmans. Donc qu’ils n’exigent pas de nous ce qu’ils refusent de faire en France.

Et puis, le Liban est connu plutôt pour être un pays vraiment multiculturel à cet égard, il y a un respect des religions et notamment de la religion chrétienne, un pays où il n’y a pas, comme en Iran, par exemple, d’obligation pour toute la population de se voiler. Et puis statut diplomatique de Marine Le Pen, ce qu’elle peut représenter – ce qu’elle représentera, je l’espère, demain c’est-à-dire la France – peut justifier qu’elle bénéficie de cette dispense.

Sa volonté de supprimer la double nationalité émeut les chrétiens du Liban. L’un d’entre eux me disait hier : « Nous, les chrétiens libanais, sommes plus français que les Belges. »

C’est un choix doctrinal. Moi, je suis même pour aller encore plus loin que ne le fait actuellement le Front National, puisqu’il autorise la bi-nationalité européenne : Je considère qu’on ne peut pas avoir de double allégeance et qu’à ce titre on ne peut pas être Français et invité à faire son service militaire dans un pays étranger quel qu’il soit, européen ou non même si le lien civilisationnel que nous avons avec l’Europe, des liens extrêmement poussés dans tous les domaines puissent justifier cette exception.

La nationalité française a été trop bradée et il est important qu’elle retrouve un peu de son prestige, qu’elle devienne de nouveau un véritable privilège et qu’elle soit un choix fait en âme et conscience, un choix de cœur et pas seulement une sortie de secours, comme elle est trop souvent aujourd’hui utilisée par un certain nombre de binationaux.

Marine Le Pen a dit qu’elle prendrait peut-être un Premier ministre qui ne serait pas du Front National, coupez-moi si je me trompe !

C’est possible !

Elle pensait à quelqu’un en particulier ? Quel est l’objectif ?

C’est à elle qui faudra le demander mais en tout cas, ce qu’il faut retenir c’est que Marine Le Pen n’est pas enfermée dans l’idée d’un gouvernement fronto-frontiste et qu’elle anticipe déjà la nécessité de l’élargir.

Ça veut dire à une personnalité de la vie civile… ou à des politiques « extérieurs » ?

Ça veut dire les deux, une personnalité de la vie civile ou politique. Cela s’adresserait en l’occurrence à des personnalités de la vie civile mais aussi à des personnalités actives sou non-actives du monde politique, qui ne viennent pas exclusivement du Front National. Elle a cité, déjà en leur tendant la main, Nicolas Dupont-Aignan, Henri Guaino, Philippe de Villiers. Un gouvernement de Marine Le Pen ce sera quelque-chose qui ressemblera au Front National et à l’ouverture à la droite nationale conservatrice en partie.

On entend beaucoup que le Front National ne dispose pas d’un vivier de gens compétents. Vous avez été diabolisés donc les gens susceptibles de faire carrière craignaient ou peut-être craignent toujours de vous rejoindre, de peur d’être stigmatisés et de ne plus pouvoir se recaser ensuite. Vous souffrez en effet d’un déficit de cadres, de compétences ?

Si nous étions à ce point isolés et nuls, je ne pense pas que nous pourrions porter avec autant d’efficacité les diagnostics qui sont les nôtres et qui s’avèrent systématiquement justes ! Nous ne pourrions pas constater que l’intégralité de la droite ou presque reprend à son compte les propositions que nous faisions déjà par anticipation depuis il y a années.

Nous ne nous amuserions pas à vouloir arriver aux affaires si nous n’avions pas de quoi assurer ce pouvoir car nous imaginons bien l’adversité à laquelle nous devrons faire face et nous ressentons bien l’espoir que nous suscitons aujourd’hui auprès d’une grande partie des Français. Nous avons beaucoup de gens avec nous, déjà dans nos élus actuels, peu connus parce que peu invités sur les médias mainstream, mais qui sont des gens très compétents, et nous avons beaucoup de groupes, dont les Horace pour le Front National, qui sont des profils de très haut niveau et qui sont d’ores et déjà prêts à s’investir dans des responsabilités lorsque nous arriverons aux affaires.

On dit souvent que vous être l’héritière de votre grand-père, vous l’acceptez ? Vous le réfutez ?

Je suis sa petite-fille donc forcément ça joue un petit peu dans cette analyse ! Le réfuter serait complètement absurde même si j’ai pu avoir des désaccords politiques forts avec mon grand-père et je ne m’en suis jamais cachée, je l’ai dit publiquement et je le lui ai dit aussi. Mais je refuse de jeter le bébé avec l’eau du bain. Jean-Marie Le Pen ça n’est pas que les polémiques, c’est quarante ans de vie politique, c’est un homme qui arrive du fin fond de la Bretagne, qui parlait breton chez lui dans une maison en terre battue sans eau ni électricité et qui arrive à porter le courant national à bout de bras abandonné et même honni par tous… certes avec les défauts qui sont les siens, mais comme tous les grands hommes il a de grandes qualités et de grands défauts.

Evidemment, le Front National tel qu’il existe aujourd’hui est l’héritier direct du Front National de Jean-Marie Le Pen mais avec toutes les évolutions naturelles : bien sûr, le Front National des années 70 n’est pas le Front National des années 2016 simplement parce que le contexte mondial, national n’est pas le même, les adversaires ne sont pas les mêmes.

Aujourd’hui le Front National est un parti qui se construit face à l’hégémonie de la supranationalité, face à la disparition de nos souveraineté nationales et face au défi qu’est devenu l’islam mondialisé politique et radical donc évidemment les réponses sont autres. Mais le socle reste le même c’est-à-dire la défense de l’identité et de la souveraineté française.


Propos recueillis par Gabrielle Cluzel et Charlotte d’Ornellas

 

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 10:35

Qu’avez vous pensé de l’affaire Fillon ?

Ce qui m’ennuie, c’est que le feuilleton Fillon nous empêche de parler du fond. Et surtout, il occulte d’autres éléments qui me paraissent beaucoup plus importants. Notamment, le contrat commercial entre AXA et la boîte de conseil de François Fillon qui pourrait laisser supposer un lien, voire un conflit d’intérêt qui aurait pu conduire, par exemple, à la valorisation de Monsieur de Castries, ancien PDG d’AXA, anticipé comme futur Premier ministre, ou aurait pu avoir pour conséquence la privatisation de la sécurité sociale dans son programme. Ça me paraît d’autant plus inquiétant qu’il ne souhaite pas révéler les autres clients de cette entreprise de conseil, dont on pourrait soupçonner qu’il y aurait des pays étrangers.

L’affaire Fillon nous empêche aussi de parler de son bilan et de son programme, qui est très loin des fantasmes de la primaire : c’est un programme extrêmement faible, notamment sur la question de l’immigration, ou même sur la question de la lutte contre l’islamisme. Pour donner quelques exemples, François Fillon est opposé à la restauration des frontières nationales, il ne souhaite pas supprimer le droit du sol, il ne souhaite pas supprimer le regroupement familial, il ne souhaite pas restreindre les conditions d’accueil du droit d’asile… bref autant de sujets où il serait amené à décevoir.

Certaines personnalités des Républicains vous sont proches. Il se dit que, pour la première fois, le Front National pourrait se retirer ou faire des alliances là où il ne sera pas en situation d’être élu pour favoriser des personnalités proches dans les convictions….

Ça n’est pas à l’ordre du jour mais il y a en effet une réflexion sur ce sujet. À mon avis, c’est surtout une réflexion d’entre deux tours, elle ne peut pas être menée à l’heure actuelle puisque que ce serait laisser entendre que nous serions déjà dans un logiciel de défaite, ce qui n’est absolument pas notre cas !

On assiste actuellement à une guerre interne chez les Républicains à propos des investitures. L’UDI serait en train de pousser le PCD dehors, pour prendre les places. Jean-Frédéric Poisson proteste, Xavier Lemoine serait sur la sellette… N’est-ce pas une politique un peu curieuse, de la part de François Fillon, alors que les analystes disent qu’il a été porté par un électorat très conservateur ?

Cela ne me surprend absolument pas ! Il a fait une campagne de primaire de droite et donc aujourd’hui, il est en train de faire une campagne de présidentielle. Il était prévisible que la campagne qu’il allait mener pour parler à son socle électoral n’allait pas être la même que pour faire une campagne avec l’intégralité des Français. La droite nous fait systématiquement le coup. Il a beau avoir été en partie élu grâce à Sens commun et à cette image conservatrice qu’incarne parfaitement le Parti chrétien démocrate, pour autant, il paraît évident aujourd’hui qu’il retourne vers les vieilles habitudes de la droite, à savoir préférer les centristes plutôt que les classes populaires. Il s’achète une respectabilité… et il anticipe peut-être la capacité demain à travailler et à gouverner avec les élus de Macron ?

Vous pensez par exemple que lorsqu’il pousse la candidature de NKM dans le VIIe arrondissement de Paris, il fait une erreur ?

C’est surtout représentatif de ce que pense vraiment François Fillon, derrière les apparences. Son organigramme de campagne est lui-même assez révélateur : Avec Benoît Apparu comme porte-parole, quand on connaît ses déclarations, notamment, sur les crèches dans les mairies…, ou Henri de Castries, qui est pressenti comme futur Premier ministre – un homme qui a reçu le prix de Bosphore, à Istanbul, pour avoir été un acteur important de l’avancée des relations entre l’Union Européenne et la Turquie en vue d’une intégration de la Turquie au sein de l’Union Européenne !


On oppose à Marine Le Pen le fameux « plafond de verre » qui l’empêcherait d’être élue. Quelles seraient, selon vous, les conditions nécessaires pour qu’elle remporte l’élection présidentielle ?

On avait les mêmes faux pronostics sur le Brexit, sur Trump, ou même sur le référendum italien. Ce qui était vrai il y a six mois ou un an l’est de moins en moins aujourd’hui. Il certain que l’agencement du deuxième tour va être déterminant. Être face à François Fillon, Hamon ou même Macron change la donne…

Le ralliement d’un certain nombre de personnalités à droite comme Philippe de Villiers, entre autres, pourra participer à rassurer une partie de l’électorat : ce que nous constatons c’est que le Front National est majoritaire chez les 18-25 ans, il est majoritaire chez quasiment tous les actifs.

Mais une partie de l’électorat de droite, notamment les plus de 65 ans, sont plus réticents à nous rejoindre.

Cela tient moins souvent, on le constate, au fond des idées qu’à une certaine image qu’ils peuvent avoir de nous. Ça fait vingt-cinq ans qu’on leur explique que FN = facho = nazi, c’est difficile de se défaire de cela !

Il y a aussi la force de l’habitude de vote, l’attachement un peu irrationnel à une certaine famille politique. Je suis convaincue que si nous arrivons à leur montrer la preuve de notre crédibilité, à les rassurer en ramenant à nous un certain nombre de personnalités, cela pourra créer le déclic salutaire. Ils sont une tranche de la population décisive dans le devenir de la France.

Michel Onfray valide lui-même la thèse du « grand remplacement », dans son caractère purement factuel, démographique… Vous ne croyez pas que, finalement, les prochaines élections sont peut-être les dernières pour lesquelles vous avez une chance de gagner ?

Peut-être pas les dernières, il ne faut pas dramatiser à ce point là, mais il est certain que le temps joue contre nous, car nous sommes en train d’assister à la dissolution de la France, y compris par le haut : nous sommes de plus en plus dépossédés de notre souveraineté. Nous sommes enfermés dans des traités internationaux de libre-échange, nous sommes sous la coupe du gouvernement des juges de la Cour Européenne des droits de l’homme, de la Cour de justice de l’Union Européenne ou même, en France, du Conseil Constitutionnel, nous sommes en train d’assister progressivement à la fin de la politique. Or, on se rend compte que la fin de la politique conduit au chaos et que la suprématie de l’économie sur le politique se fait systématiquement au détriment du bien-être et de la dignité humaine.

Face à ce grand phénomène mondial, particulièrement aigu au sein de l’Union européenne qui l’a mis en œuvre de façon zélée, nous avons un réflexe national très fort dont le Front National est la traduction. Et qui, à mon avis, même si je déteste cette expression, va dans le sens de l’Histoire. C’est ce qui me rassure sur notre capacité à gagner : nous sommes en phase avec une réaction profonde du peuple français. Mais la principale difficulté, c’est la démographie. Nous assistons, c’est un fait, à un remplacement d’une partie de la population française avec l’arrivée quasi anarchique d’une immigration de masse, et avec, en parallèle, une population immigrée qui a beaucoup d’enfants et un peuple historique – on va dire pour faire simple – qui en a beaucoup moins.

Mécaniquement cela engendre une concentration de population étrangère avec tous les effets délétères, communautarisme, insécurité, développement de l’islam radical.

Malheureusement, le Front National n’a pas de prise sur ces populations communautarisées, parce qu’il n’apporte pas de réponses à leurs souhaits communautaires – construction de mosquées, octroi d’un certain nombre de privilèges, acceptation de revendications politiques – et hors de question que le Front National s’amuse à cela comme le font aujourd’hui la droite et la gauche. Il nous faut arriver aux affaires rapidement pour pouvoir contrer ce phénomène.

« Avec Marine Le Pen au pouvoir, ce sera le chaos »… Comment répondez-vous à cette crainte ?

C’est une forme de fatalisme, une forme d’acceptation de l’échec et du renoncement et je trouve que c’est un mode de raisonnement extrêmement triste.

De la même manière que Trump, élu par le peuple contre les élites, subit une offensive de l’État profond, nous subirons cette même offensive, cela me paraît évident… même si il est assez connu que lorsqu’on arrive aux affaires, nombre des ennemis d’hier découvrent soudainement qu’ils nous ont toujours soutenu à l’insu de leur plein gré ! Beaucoup, donc, se retourneront au moment de la victoire, et puis nous mettons aussi en œuvre, au sein de notre projet, des mécanismes qui nous permettront de contourner ces obstacles, avec un retour important du référendum par trois grandes réformes :

L’obligation du recours au référendum pour toutes réformes constitutionnelles – nous ne pourrons plus dorénavant réformer la Constitution par voie de Congrès et éviterons ainsi le coup d’état démocratique de Nicolas Sarkozy avec le Traité de Lisbonne -, l’élargissement du champ d’application de l’article 11 du référendum qui est aujourd’hui assez restreint : nous voulons l’élargir à l’intégralité du domaine de la loi pour pouvoir consulter les Français sur tous les grands sujets de société. Nous voulons enfin mettre en place, et c’est probablement l’une des réformes les plus forte, le référendum d’initiative populaire : cela permettra à 500.000 citoyens de se réunir afin d’obliger à l’organisation d’un référendum sur un sujet particulier, et permettra de déverrouiller beaucoup de choses.

Alors il est vrai que nous aurons certainement des banlieues qui vont assez peu apprécier le fait que nous allions briser tout le marché noir, que nous allions remettre en cause les petites habitudes du trafic de drogue qui fait vivre en sous-main toute une partie de la population, que nous allions briser la loi des caïds, que nous allions couper les subventions à l’islam radical et que nous allions rendre la vie impossible aux salafistes.

Cet embrasement fait peur notamment aux retraités qui se disent finalement il y a un statu quo

J’entends bien mais quel en sera le prix d’ici quelques années ? Tout le monde ferme les yeux, se contente de l’achat de la paix sociale, mais la réalité, c’est que la France vit sur une poudrière et il suffit de la moindre petite étincelle pour que tout s’embrase… et dans quelques années, certainement dans des proportions beaucoup plus importantes. Je veux donc dire à ces personnes âgées : oui, il y aura fermeté, probablement avec des conséquences qui ne dureront pas très longtemps, mais il vaut mieux cela plutôt que de continuer à fermer les yeux et à faire payer à vos enfants, à vos petits-enfants voire vos arrières petits-enfants, un renoncement qui frôle la lâcheté et qui aura des conséquences dramatiques d’ici quelques décennies.

 

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 10:29

http://www.bvoltaire.fr/marionmarechallepen/continuez-a-fermer-yeux-seront-vos-enfants-paieront-prix,315984?mc_cid=8673adc7ac&mc_eid=58ff097ba7

 

Marion Maréchal Le Pen : « Si vous continuez à fermer les yeux, vos enfants en paieront le prix ! »

AUJOURD'HUI

 

 

Marion Maréchal Le Pen


Député de Vaucluse, présidente du groupe FN au conseil régional de PACA
 

Site officiel

 

 

On a le sentiment ces derniers jours que Marine Le Pen se « droitise ». On l’a vu lors de L’émission politique, où elle a parlé de l’école libre par exemple. Est-ce une petite victoire de la ligne Marion Maréchal ?

Je ne crois pas qu’il faille l’analyser ainsi. Cela a été surtout une possibilité pour Marine Le Pen de clarifier ses positions. C’est une émission de deux heures et demie, on a pu aller au fond des choses et éviter les caricatures – il y en a beaucoup, souvent construites par nos adversaires de droite. Caricature sur l’augmentation du SMIC qui n’a jamais été dans le programme du Front National, caricature sur la mélenchonisation du programme économique qui est complètement absurde lorsqu’on s’y penche attentivement. Caricature, aussi, concernant une prétendue laïcisation des espaces publics qui ferait fi des racines chrétiennes de la France alors que précisément nous souhaitons dans la constitution remettre en avant et protéger ce patrimoine chrétien de la France… Ces nombreuses outrances ont été battues en brèche lors de cette émission et c’est heureux.

Au sein du FN, vous êtes celle qui a toujours plaidé pour la politique de la main tendue vers ce que l’on appelle communément la droite hors-les-murs. Le soutien inattendu apporté par Philippe de Villiers, dimanche dernier, à Marine Le Pen (je le cite : « elle a la carrure présidentielle, sa main ne tremblera pas lorsqu’il faudra prendre des décisions douloureuses »)… c’est votre œuvre ?

Je n’y suis pour rien, même si j’ose espérer que les relations privilégiées que j’ai nouées avec Philippe de Villiers ces derniers mois ont pu constituer un premier pas vers cette déclaration. À mon avis, la condition de la victoire de Marine Le Pen sera l’alliance du peuple de droite au sens large, des classes populaires au sens large, avec une partie de la droite conservatrice, incarnée notamment par ce que l’on qualifie de droite hors-les-murs et de personnalités comme Philippe de Villiers. L’enjeu principal de cette campagne est de réussir précisément à briser l’isolement et à ramener à nous un certain nombre de personnalités de droite. Marine Le Pen en a cité quelques-unes comme Nicolas Dupont-Aignan, Henri Guaino, ou certains députés qui ne sont plus vraiment dans la ligne politique des Républicains.

Henri Guaino a refusé cette main tendue puisqu’il a dit qu’il irait à la pêche en cas de second tout Macron – Le Pen…

C’est ce qu’il dit maintenant, mais j’ose espérer qu’il sera ramené à la raison si la France se retrouve face à un candidat mondialiste, libertaire, ultra-libéral comme Macron ou un extrémiste de gauche comme Hamon ou Mélenchon. Ces élus qui sont, j’en suis sûre, des élus de conviction, sauront faire le bon choix le moment venu.

Cette alliance entre la France périphérique et la France conservatrice, dites-vous, est la condition nécessaire à votre victoire, ou en tous cas à la victoire de la droite au sens fort du terme : est—ce que l’opposition n’est pas, finalement, artificielle ? Est-ce que la France périphérique, habitée par une inquiétude identitaire, n’est pas aussi conservatrice ?

Il y a des aspirations communes mêlées. Mais on constate une rupture, surtout sociologique, entre la droite conservatrice, dite bourgeoise – pas dans le mauvais sens du terme – dont les enfants sortent plutôt de grandes écoles, et cette France déclassée, des classes moyennes en difficulté, voire des classes populaires. Les préoccupations du quotidien ne sont pas les mêmes, mais il y a en effet une aspiration identitaire des deux côtés : la question immigration ou sécurité, la plus prégnante chez les classes populaires, est évidemment identitaire – on refuse la disparition de la culture française au profit d’une culture étrangère – mais la question de la lutte contre le mariage homosexuel ou contre la GPA ou la PMA est aussi un combat identitaire, puisque l’identité de la France, c’est aussi l’idée que l’on se fait de la dignité humaine, du respect de l’enfant, de sa filiation, de son enracinement. Ces deux classes sociologiques se retrouvent dans ce grand combat, qui est cohérent.

Elles peinent néanmoins à se reconnaître !

Oui et non. Les dernières élections ont révélé que les lignes avaient bougé. Les analyses du vote catholique en France montrent que nous étions, aux régionales, le premier parti dans cette tranche de population, alors qu’elle était l’une de celle qui nous résistait le plus. Les catholiques en France sont en train de se politiser La Manif Pour Tous est une génération très politique. Pendant très longtemps, chez les catholiques de France, notamment traditionalistes, l’idée de la pureté a dominé : on défendait les idées de façon totalement pure, sans aucun stratagème politique quand bien même l’efficacité ne serait pas au rendez-vous : on était bien avec son âme et avec sa conscience, ça suffisait. Je crois que la génération de la Manif pour tous n’est pas du tout dans cette optique-là, elle a compris qu’il fallait en politique s’adapter à l’environnement, utiliser ses codes et à ce titre être plus efficace. S’adapter ce n’est pas renoncer, leur capacité d’adaptation et de pénétration du paysage politique français portera ses fruits. Il porte déjà ses fruits.

Macron a donné l’occasion aux deux France dont vous parliez de s’unir dans la même indignation ?

Je dois dire qu’il a été « génial » de bout en bout ! Conclure ses propos à des harkis et des pieds-noirs par « Je vous ai compris »… c’est quand même très fort. Manifestement, il n’y a pas de cours d’histoire chez Rothschild.

Quand Marine Le Pen ou Florian Philippot disent « oui, nous reviendrons sur le Mariage pour tous mais ce n’est pas une priorité, ce n’est pas essentiel » on se dit, un peu sceptique, comment parviendra-t-on à revenir sur une telle loi, avec la forte opposition que ça génèrera, si on n’a pas la conviction que c’est essentiel ?

Je ne crois pas. il y a aujourd’hui 144 engagements dans le programme de Marine Le Pen, et il y a parmi eux l’abrogation de la loi Taubira, le refus de la généralisation de la PMA aux couples homosexuels femmes et le refus de la gestation pour autrui pour les couples homosexuels. C’est dit clairement.

Mais Marine Le Pen dit une chose dont il faut accepter la réalité : pour une grande partie des Français – et on peut peut-être le déplorer – l’abrogation de la loi Taubira n’est pas une priorité. Pour eux, la priorité est de savoir si leurs enfants ne vont pas être agressés à la sortie de l’école, de savoir s’ils vont apprendre à lire correctement, s’ils vont boucler leurs fins de mois et pouvoir payer leur loyer. Donc tout en conservant cet engagement sur lequel elle n’a jamais failli – et elle a été la seule ! d’où d’ailleurs l’injustice de ce procès – elle n’a pas voulu en faire un cheval de bataille ultra prioritaire et un étendard, parce qu’elle veut coller aux attentes des Français qui portent principalement sur l’éducation, le pouvoir d’achat ; les salaires et l’identité, sur le plan migratoire et sécuritaire.

Dans le programme du Front National, il y a beaucoup de mesures pour la famille, vous allez revenir sur la dégressivité des allocations familiales par exemple ?

Oui, nous voulons remettre le principe de l’universalité des allocations familiales, c’est-à-dire de ne plus les conditionner aux revenus – ce qu’avaient fait les socialistes.
Nous voulons également mettre en place la priorité nationale, c’est-à-dire que ces allocations seront réservées aux familles de nationalité français (aux couples dont l’un des deux parents au moins est français), évitant ainsi d’encourager la natalité étrangère en France, ce qui est un non-sens.
Nous entendons enfin réactualiser le niveau de ces allocations sur le niveau de vie.

Mais ce ne sont pas les seules mesures pour la famille. La transmission du patrimoine, par exemple, est largement facilitée et encouragée : Marine Le Pen a bien conscience que la petite nation qu’est la famille est la condition de la grande nation qu’est la France, et que si nous ne soutenons pas cette cellule familiale nous brisons avec elle l’enracinement, la transmission parce qu’évidemment l’État ne peut pas combler à lui seul l’intégralité des solidarités sociales !

Vous allez aussi réformer les droits de succession ?

Oui absolument, nous allons faciliter la transmission du patrimoine en mettant en place une fiscalité moins forte qu’elle ne l’est aujourd’hui et sur une durée plus faible : aujourd’hui, on peut transmettre sans taxation 100.000 euros à chacun de ses enfants tous les 15 ans, nous allons ramener ça à 5 ans. C’est un effort très important, qui nous paraît indispensable pour faciliter la vie des familles.

Mais le mot « famille » n’apparaît jamais, c’est un mot qui fait peur au Front National ?

Il ne faut pas s’enfermer dans la sémantique. Ce qui est important, c’est le fond des idées, le projet en lui-même.

 

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 09:45

http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2017/02/24/malika-sorel-dans-les-banlieues-cessons-de-reculer-5914652.html

 

Société • Malika Sorel : « Dans les banlieues, cessons de reculer »

  

 

Un fort intéressant entretien d'Alexis Feertchak du Figaro avec Malika Sorel, qui y déploie sa lucidité et sa fermeté ordinaires. Celles qui manquent justement aux élites politiques ou médiatiques qui structurent le Système, bien plus, d'alleurs, pour ce ui est des premières, qu'elles ne gouvernent la France.  LFAR  

 

3018051584.jpgAprès le viol présumé de Théo à Aulnay-sous-Bois, des émeutes urbaines ont éclaté en Seine-Saint-Denis. Dans quelle mesure peut-on dire que cette dégradation du climat sécuritaire est l'illustration d'une crise sociale et politique ? 

Ce qui est frappant, c'est le climat d'hystérie qui s'empare de plus en plus souvent de notre société. Chacun, ou presque, a son mot à dire sur ce qui s'est produit et voudrait imposer aux enquêteurs et même à la Justice la qualification des faits ainsi que la sentence. Les juges sont placés sous une pression inacceptable dans une démocratie. 

Alors sommes-nous dans la traduction d'une crise sociale et politique ? Une crise politique, assurément car c'est bien l'ordre établi et tous ceux qui l'incarnent de près ou de loin qui se trouvent un jour ou l'autre contestés, et parfois placés dans l'incapacité d'exercer leur mission. Des guet-apens sont tendus à des pompiers. Des policiers tombent dans des embuscades ou sont attaqués car leur surveillance dérange. Un nombre croissant d'enseignants refusent d'exercer leur mission en certains lieux. De même en va-t-il pour des médecins et bien d'autres professions. 

Quant à la crise sociale, tout dépend de ce que vous mettez dans le terme « social. Si vous l'entendez au sens qui a cours depuis le début des années quatre-vingt, alors non, nous ne sommes pas dans la simple traduction d'une crise sociale. Le problème est beaucoup plus profond, et surtout multidimensionnel. L'État, qu'il ait été piloté par la droite ou par la gauche, a consenti de lourdes dépenses dont le contenu n'a pas été suffisamment porté à la connaissance de l'opinion publique. L'État devrait communiquer davantage afin que l'on cesse de l'accuser de n'avoir pas assez investi. Ces accusations répétées - de toutes parts - nourrissent le ressentiment et parfois même la haine à l'égard des institutions et de leurs représentants.  

N'y a-t-il pas aussi une dimension culturelle voire religieuse à cette crise des banlieues ?

C'était le cas en 2005. Pourtant les médias ont persisté à répéter que tout ce qui se produisait était lié à la mort effroyable des deux jeunes dans un transformateur. Gilles Kepel a mis en évidence que l'embrasement des banlieues avait eu pour origine le lancement non intentionnel d'une grenade à proximité d'un lieu qui présentait l'aspect extérieur d'un entrepôt. Les policiers ignoraient que ce bâtiment était utilisé comme lieu de culte. Sur place, l'information a été aussitôt propagée que la mosquée avait été visée délibérément, et qu'il s'agissait d'une attaque de l'État contre l'islam et les musulmans. Il convient de s'interroger sur les groupes de pression et d'influence qui trouvent intérêt à diviser la société selon la croyance, l'ethnie ou la « race ». 

Il est prématuré de tirer des conclusions sur ce qui se produit aujourd'hui et qui se propage à travers un nombre croissant de territoires. Nous sommes en présence d'une population sous le choc de ce qui vient d'arriver et qui se retrouve très vraisemblablement instrumentalisée. Il appartient à nos services de renseignement d'identifier au plus vite quelles sont les forces qui s'activent en sous-main et qui ont intérêt à ce que la police ne puisse plus pénétrer certains quartiers, ou même que la situation échappe à tout contrôle.  

Peut-on comparer la situation actuelle aux émeutes de banlieue en 2005 ?

Depuis 2005, la situation s'est fortement dégradée. Le niveau de violence a considérablement augmenté. Cela était prévisible puisque le fond du sujet n'a jamais été véritablement abordé. On a persisté dans le déni du réel et dans la manipulation des masses. Pourtant, comme le montrent ses propos consignés dans Un président ne devrait pas dire ça, François Hollande n'ignore rien de la gravité de la situation. Évoquant la marche pour Charlie, il fait état de « ces trois France qui semblent parfaitement irréconciliables » et s'interroge : « comment on peut éviter la partition ? … Car c'est quand même ça qui est en train de se produire : la partition ». En 2005, il n'aurait pas employé le terme de « partition » qui est extrêmement lourd. Quel est le bilan de François Hollande dans ce registre ? C'est celui de sa tentative de refondation des politiques d'intégration, que j'ai contribué à torpiller car elle menait tout droit à la disparition à terme de l'identité française. Nul n'a le droit de créer les conditions de l'enterrement de l'identité du peuple français. Chaque peuple a droit au respect de son identité, a fortiori sur son propre territoire. J'ai eu l'occasion d'analyser longuement les différents rapports pour Le Figaro

Malheureusement, les choses n'en sont pas restées là, puisque nous avons eu droit ensuite à un certain nombre de réformes scolaires ainsi qu'à l'adoption de la loi « Égalité et Citoyenneté » qui partent toujours de la même approche et qui recèlent un degré non négligeable de toxicité pour notre avenir à tous. Et l'on en arrive à présent à ce qu'un postulant à la fonction suprême ose asséner qu’ « il n'y a pas de culture française »  !  

Comment jugez-vous la réaction des autorités politiques à ce nouvel accès de violence ? 

Il y a eu de bonnes et de mauvaises réactions. Lorsqu'une enquête est en cours, on ne doit pas tenter d'interférer. Chacun se doit de laisser la Justice suivre son cours. Aussi, la visite du président de la République à l'hôpital n'aurait pas dû se produire car non seulement elle jette du sel sur les plaies, mais elle est de surcroît perçue comme un parti pris. Il avait lui-même reproché au président Nicolas Sarkozy de réagir trop souvent, et lui, que fait-il ? Ensuite, certains politiques de premier plan se sont mis à relayer l'appel au calme lancé par la famille. On croit rêver ! Ce faisant, le politique se démet lui-même de son autorité.

Autre point : qu'une première manifestation ait été autorisée, car il est naturel que des citoyens éprouvent le besoin de marcher ensemble, on peut le comprendre. Mais nous n'en sommes plus là. D'autant que nous sommes en état d'urgence. Comment expliquer que le pouvoir expose ainsi son incapacité à faire appliquer la loi ? C'est préjudiciable pour tous, car toute faiblesse de l'État peut être interprétée comme une invitation à défier encore davantage les institutions. Or, la population a besoin d'être protégée. La sécurité est le premier des besoins. 

Le refus réitéré par le gouvernement de la délivrance d'un récépissé de contrôle d'identité est une très bonne décision. Cette demande part du principe que nos policiers sont suspects. Cette mise en cause récurrente de la police nationale est catastrophique. Il ne faut pas venir ensuite s'étonner de la dégradation de la situation de la sécurité en France. 

Que faire ?

Cesser de démissionner et de reculer en pensant que c'est la meilleure façon d'acheter la paix. Nous le voyons, c'est l'inverse qui se produit. Il faut retrouver le chemin de la raison. En revenir au traitement des individus, et des individus seuls. Considérer chaque être humain sur la base de ce qu'il est en tant qu'être humain, et donc tourner le dos à l'approche communautaire qui pourrait conduire à terme à la partition évoquée par le Président François Hollande. Travailler à retisser le lien de confiance entre notre société, l'école et le corps enseignant. Le chantier est exigeant, mais il est décisif pour l'avenir de notre société. Beaucoup peut encore être fait dans ce domaine. L'espoir est de mise. Responsabiliser les parents, mais aussi les accompagner dans leur mission car l'éducation n'est pas toujours tâche aisée, loin s'en faut ! Dans mes écrits, j'émets un grand nombre de propositions et recommandations. Simplement, il faut être bien conscient que rien ne sera possible sans prendre en compte le fait que la France n'est plus en capacité d'accueillir de nouveaux flux migratoires. Et ce n'est pas qu'une simple question d'ordre socio-économique.  
 

Repris de La Semaine de Magistro du 19.01. Paru sur Figarovoxle 14.02.2017

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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 11:55

http://lafautearousseau.hautetfort.com/archive/2017/02/23/apres-la-nasa-le-pays-legal-decouvre-son-exoplanete-sa-compo-5914232.html

 

Après la Nasa, le Pays légal

 

découvre son exoplanète : sa

 

composition ? Du « faux jeune »

 

Macron et du « vrai vieux »

 

Bayrou

  

  

Le « dégagisme », pour reprendre l'excellente expression de Mélenchon, avait touché tout le monde, jusqu'à hier, montrant l'exaspération des Français face à ces hommes ou femmes politiques - pas forcément âgés, d'ailleurs... - qui incarnent depuis trop longtemps tout ce qu'ils ne veulent plus voir : Cécile Dufflot fut la première virée, puis Sarko et Juppé (et NKM) ; puis Valls et Montebourg (et Peillon) ; Hollande, jugeant plus prudent de ne pas se représenter, s'auto-dégagea lui-même. A un près, on se croirait dans la comptine des Dix petits nègres, magistralement employée par Agatha Christie dans son chef d'œuvre : disparaissant l'un après l'autre, à la fin, « N’en resta plus qu'un. / Un petit nègre se retrouva tout esseulé / Se pendre il s'en est allé... »

Car c'est bien de cela qu'il s'agit. Bayrou était, non pas le dernier des Mohicans, mais le dernier des vieux caïmans, le dernier dinosaure, sur l'avenir duquel les très engoncés politologues - en l'occurrence, paléontologues - dissertaient longuement. Ne s'étant présenté à rien, il n'avait pas été formellement « dégagé », jusqu'ici, mais il a fait le même calcul que Hollande. Habilement (ou hypocritement : chacun son choix) il s'est lui aussi auto-dégagé, mais habillant ce sabordage du joli nom d'alliance, ou de pacte, pour sauver les apparences. 

Tout content, le sémillant Macron - toujours sans programme complet et, donc, sans « chiffrage », et qui a commencé sa dégringolade dans l'opinion, après ses multiples déclarations ineptes et insanes - a accepté ce « baiser de la mort », voyant le seul côté arithmétique des choses, pensant qu'il suffisait d'ajouter des chiffres sondagiers à d'autres, et croyant qu'il tenait, là, « un tournant dans la campagne ». 

Laissons-les tous les deux à leurs illusions, et tâchons de raisonner froidement. Cette alliance contre nature va-t-elle peser d'un grand poids pour Macron, ou va-t-elle au contraire être pour lui un grand poids, certes, mais un grand poids mort, un insupportable boulet, qui va l'entraîner dans sa dégringolade ?

On ne peut que pencher pour la seconde interprétation, lorsque l'on jette un œil sur les trois tweets suivants de Bayrou, précédant le quatrième, qui les contredit à angle droit. Cette cuisine électorale (élu, sans vergogne, par les voix "de droite" (?) maire de Pau, Bayrou refuse sa voix à "la droite", pour la présidentielle ) étant justement ce qui écœure les Français, ce dont ils ne veulent plus, et ce qui a conduit au « dégagisme de tous ». La simple lecture de ces trois tweets, suivie de celle de leur tweet contraire se passe de tout commentaire, et formera notre conclusion, qui s'impose d'évidence :

Trois tweets anti Macron (« mais, ça », comme dit Alain Delon dans la pub, « c’était avant » !) :
 
 Derrière Emmanuel Macron il y a des gds intérêts financiers incompatibles avec l'impartialité exigée par la fonction publique #Bourdin Direct
 
 Emmanuel Macron est le principal responsable de la politique économique de François#Hollande depuis quatre ans. Et pour quels résultats?#QDI
 
Je ne me reconnais pas dans ce qu'E#Macron incarne. Son projet de société est proche de celui défendu par N#Sarkozy en 2007»Questions.Pol
 
Et, tout d'un coup, ô miracle, Bayrou a vu Saint Macron ! :
 
•  J'ai décidé de proposer à Emmanuel#Macron une alliance pour offrir à la France une vraie alternance#Présidentielle 2017#ConfBayrou
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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 14:15

Une France apaisée mais pleine de

fusillades

 

H. Seize

Hashtable

Publié le 20 février 2017

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Rubrique : Editoriaux

   
 

La campagne électorale est maintenant lancée à plein régime, ce qui permet d’intéresser le bon peuple français avec des sujets palpitants comme la colonisation algérienne, les tractations mélenchono-hamonesques et le grand orchestre d’instruments à vent d’Emmanuel Macron. Et heureusement que ces clowns sont là : sans eux, on prendrait conscience qu’il y a quelque chose de pourri dans la République du Bisounoursland.

Pourtant, tout le monde sait qu’en France, grâce à l’énergique pacification de la société entreprise depuis plus de 40 ans, la plupart des problèmes ont été réglés et que, d’années en années, la condition du peuple s’est franchement améliorée : sécurité fiscale puis sécurité financière ont permis à toutes les classes sociales de marcher main dans la main, jusqu’au moment où la sécurité physique fut totale et parfaite.

Pas étonnant, dès lors, qu’à chaque période électorale, les sujets économiques passent très loin au second plan. Pas étonnant que la sécurité des citoyens ne concentre guère d’attention tant le pays est un havre de paix. Comme globalement, tout va plutôt bien, il ne reste plus dans les agendas des journalistes, des chroniqueurs politiques et des politiciens que des questions périphériques sur les petits ajustements qu’on peut encore faire à la magnifique machine huilée qu’est devenue la France, tant et si bien qu’on en est à réfléchir sur la distribution universelle et généreuse des dividendes d’une richesse revenue en fanfare, la sortie de l’euro tant notre économie, solide, garantirait une monnaie en béton armé, ou d’autres mesures frappées au coin du bon sens.

 

En tout cas, c’est la seule explication valable qui me vient à l’esprit quand je vois avec quelle légèreté sont traitées les fusillades régulières qui ont lieu un peu partout dans le pays, et à Marseille en particulier.

Comment ? Vous n’avez pas remarqué ?

Pourtant, quelques titres ont parsemé la presse furtivement, entre deux saillies vagues de politiciens en campagne, et il ne faisait aucun doute qu’une fois encore, le pays et l’arrière-pays s’illustraient autrement que par « vivrensemble » et distribution de câlins.

C’est ainsi que vendredi, on apprenait la mort d’un individu suite à une fusillade. Les circonstances de cette fusillade sont suffisamment « croquignolesques » pour qu’on y consacre quelques mots : deux véhicules, dont une grosse cylindrée, se sont mis à poursuivre une Twingo noire à près de 150 km/h sur l’A55, obligeant les autres automobilistes à s’écarter et à ralentir. Quelques minutes plus tard, après avoir terrorisé plusieurs automobilistes et leurs familles sur leur passage, deux des trois véhicules se retrouveront sur le toit, le conducteur de la Twingo sera abattu puis carbonisé par les occupants du troisième véhicule qui prendront la fuite.

Pour le préfet des Bouches-Du-Rhône qui ne manque manifestement ni d’aplomb ni d’inventivité, tout ceci se résume à – je cite – un bête « homicide par règlement de comptes », le règlement de compte devenant de nos jours un objet vraiment très contondant.

Notez que tout ceci se passe à Marseille en 2017 et pas à Chicago en 1930, et notez qu’une telle série aux États-Unis nous aurait valu d’improbables commentaires des foutriquets habituels sur le port d’arme, la mentalité foncièrement différente des Américains et sur la nécessité évidente de bien encadrer la possession d’armes à feu (parsemé d’un petit « ouf, en France, ce n’est pas comme ça »). Mieux encore, certains, naïfs ou idiots, pourront insister sur le caractère exceptionnel de ce genre de faits divers.

Ils ont, bien évidemment, tort.

En fait, l’aspect exceptionnel ici est dans le faible nombre de victimes et c’est à peu près tout. Les fusillades, dans ce pays, sont devenues en réalité assez régulières. Un petit coup d’œil aux nouvelles locales permet de bien comprendre l’importance du phénomène : Bobigny compte ces derniers jours trois blessés dont un grave à cause d’une fusillade, Aix, Gignac et Marseille complète la série hebdomadaire. La semaine précédente, Allauch et Marseille encore une fois trouvaient une place dans la même rubrique.

Je pourrais aussi, pour l’amusement, ressortir un précédent billet de 2015 dans lequel je faisais état d’une semaine presque banale en Bisounoursie socialiste où, sur sept jours, on trouvait cinq fusillades à différents endroits, fusillades initiés et terminées par la faune locale et jamais par la police qui, comme la cavalerie, arrive toujours après les faits.

De façon très concrète, très claire, la France est devenue une terre de fusillades et on ne doit l’absence de réaction à cette réalité tangible qu’à la cécité commode d’une part des grands médias et à l’envie de ne surtout pas voir cette réalité dérangeante par une proportion majoritaire des politiciens et, il faut bien le dire, des citoyens pour qui fusillade est seulement synonyme d’Amérique. De ce point de vue, la propagande par action ou, comme ici, par omission, fonctionne assez bien.

Il n’en reste pas moins que le pays est, au moins localement, en proie à de véritables guérilla de gangs mafieux que ne semblent arrêter ni la police, ni la gendarmerie, ni la justice ni la kyrielle de politiciens bigarrés qu’on nous offre d’un plateau télé à l’autre.

De façon tout à fait symptomatique et parfaitement en lien avec cette ambiance catastrophique qui règne sur certains pans entiers du territoire français, on assiste aussi à une violence récurrente et systématique lors de manifestations. Les dernières en date, prenant plus ou moins prétexte des violences policières subies par Théo, se soldent par plus d’une douzaine d’arrestations suite à des exactions qu’absolument rien ne justifie, de la même façon qu’absolument rien ne justifie d’aller brûler les voitures personnelles de policiers qui n’ont rien à voir avec l’affaire (cinq jusqu’à présent).

Interrogés ou titillés par ces événements, il va de soi que nos politiciens ont réagi avec la présence d’esprit et la lucidité qu’on retrouve facilement chez certains petits primates lorsqu’il s’agit d’attraper des fruits goûtus tout en se grattant une couille : Marine Le Pen juge nécessaire d’interdire les manifestations (si les gens sont violents, interdisons les gens), François Fillon remet sur la table l’idée d’une majorité pénale à 16 ans, quant au clown qui sévit encore comme président et à son factotum en plastique qui lui sert de ministre de l’Intérieur, ils n’ont rien trouvé de mieux qu’à se taper une petite opération de communication personnelle aussi putassière qu’hypocrite.

 

Autrement dit, soit les politiciens n’ont rien à dire sur ce qui ressemble à un mode de vie très alternatif dans le pays et qui échappe de plus en plus à toute forme d’autorité, soit ils s’expriment sur le sujet et enfilent avec application des bêtises périplaquistes en lieu et place d’un traitement de fond, durable.

Les principes, les lois, la volonté des citoyen excédés par un laxisme multi-décennal, les moyens techniques, financiers et humains, tout existe déjà pour revenir à une situation normale d’un pays dit civilisé, d’état de droit et de respect de la personne. Malheureusement, une frange de la population, la presse et l’intelligentsia politique n’ont toujours pas compris.

À mon avis, dans un proche avenir, elles peuvent se préparer à quelques surprises.

 

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